Dans l’Unité de gestion cynégétique du massif de Saint-Hubert (UGCSH), les plans de tir imposés sur la base des données recueillies par le Département Nature Forêt, ont été l’an dernier particulièrement augmentés, notamment sur le secteur 1, situé dans la région de Nassogne. Ce secteur, qui est l’un des cinq qui composent l’Unité de Gestion du massif, couvre une superficie de 14 524 ha. Pour la saison 2022, le minimum de prélèvements à réaliser s’élevait à 120 cerfs coiffés et 306 non coiffés, dont
au moins la moitié en biches et bichettes. « Ce plan m’apparaissait quelque peu exagéré par rapport à la population existante » souligne le président de l’UGCSH, Paul-Emmanuel De Becker-Rémy, précisant : « Ainsi, la réalisation du tableau de chasse en fin de saison laissait apparaître un déficit de quelques 23 coiffés et 65 autres, confirmant la difficulté d’atteindre l’objectif imposé. Cela dit, en tant que responsable de l’exécution des plans de tir, l’Unité de Gestion devait faire quelque chose. D’ailleurs, la législation en vigueur permet de chasser jusqu’au 31 janvier, en cas de non-réalisation des minima, et pour réduire les densités de sangliers, là où elles sont encore trop importantes… »
Par Jean-Marc Thiernesse

Mode de chasse qui a le vent en poupe, la traque-affût fait école. Considérée, à juste titre, comme étant plus sécurisante que la battue traditionnelle, de plus en plus de responsables de chasse la mette en pratique. Chez nos voisins belges, à l’ouest de la base aérienne de Florennes, le bois de la Sapinière est un territoire privé familial mutualisé avec un territoire communal, le tout pour une superficie d’environ 300 ha. Les lisières s’ouvrent sur les plaines cultivées et les pâturages du Condroz, et en cœur de forêt favorable aux feuillus, le chêne domine. Seuls 5% de la superficie du domaine est couverte de résineux. Dans ces lieux, Jean-Louis Menne affiche ses priorités quant à la gestion de la Sapinière : régénérer les peuplements de feuillus sans engrillagement, et parvenir à obtenir, puis à entretenir une population de chevreuil en harmonie avec les capacités nourricières du milieu…
Dédiée principalement aux traditionnelles monterias, l’Andalousie abrite aussi un magnifique territoire qui déroge à la règle, au cœur du parc national Hornachuelos, située dans le sud de la Sierra Morena… En Espagne, l’Andalousie constitue l’une des dix-sept communautés autonomes du pays. La Junta de Andalucía est l’institution sur laquelle repose son autogouvernement, car le préambule du statut d’autonomie du pays reconnaît l’Andalousie comme une « réalité nationale ». Nous sommes au cœur de l’Espagne, comme en témoigne la devise de la région : « Andalucía por sí, para España y la humanidad » (L’Andalousie par elle, pour l’Espagne et pour l’humanité », mais ici, l’identité régionale est forte et marquée par son drapeau blanc et vert. L’Andalousie est bordée au nord par l’Estrémadure et la communauté de Castille-La Manche, et au sud par la Méditerranée, Gibraltar et l’Atlantique. Mais que fait donc ici Pascal Nordlinger, le propriétaire français de la finca « Las Palomas », dans cette contrée sauvagement authentique ?
Après la traditionnelle soirée d’affût collectif, qui suit l’ouverture générale de la chasse du 23 août, nous sommes de retour en Alsace, sur les hauteurs de Saverne, alors que les hêtres commencent à prendre leurs couleurs automnales. Il a beaucoup plu la veille de cette journée de traque-affût… Alors que j’attends mon hôte et ami, Michel Gascard, sur le parking de la salle des fêtes de Dimbstahl, je reste admiratif devant le versant alsacien des Vosges, enveloppé dans la brume matinale, d’où s’étirent de minces écheveaux de brouillards… La prairie, en premier plan, est parsemée de quelques points blancs. Ce sont des agarics champêtres, que les mystères de la nuit ont posé dans l’herbe tendre…