- Gard : un accident de chasse s’est produit dans la matinée du samedi 7 mars à Rochefort-du-Gard, mobilisant les services de secours. Un homme âgé de 73 ans a été grièvement blessé à la hanche par un éclat de projectile lors d’une action de chasse. Alertés peu après les faits, les sapeurs-pompiers se sont rendus sur place pour prendre en charge la victime. Une ambulance et un officier de commandement ont été dépêchés afin d’assurer la coordination de l’intervention. Les secours ont également travaillé en lien avec les gendarmes présents sur les lieux pour sécuriser le secteur et permettre la prise en charge médicale dans de bonnes conditions. Compte tenu de la gravité de la blessure, les équipes de secours ont décidé d’évacuer rapidement le septuagénaire vers un établissement hospitalier. Un hélicoptère a été engagé pour transporter la victime vers le centre hospitalier d’Avignon, où elle a été admise pour recevoir des soins spécialisés. Les circonstances précises de cet accident de chasse restent à déterminer. Une enquête devrait permettre d’établir les conditions dans lesquelles l’homme a été atteint par cet éclat de projectile.

 

- Isère : la Cour d’appel de Grenoble a alourdi les condamnations civiles prononcées contre le braconnier isérois jugé pour avoir abattu « Morzine », une jeune femelle pygargue à queue blanche. Initialement fixés à environ 60 000 euros, les dommages et intérêts ont été portés à 81 000 euros au titre du préjudice écologique, et à 3 000 euros pour le préjudice moral. Pour la LPO, partie civile, cette décision marque une avancée majeure : « Le préjudice écologique est pris en compte. C’est une grande victoire », a salué son président, Bougrain-Dubourg. En première instance, en juillet 2024, le chasseur trentenaire avait été condamné à quatre mois de prison avec sursis et à la suspension de son permis de chasse pour avoir tiré sur le rapace en février 2024 dans le massif de l’Oisans. Lui, son frère et le parquet avaient fait appel. Née en captivité au parc « Les Aigles du Léman », Morzine participait à un programme national de réintroduction. Équipée d’une balise, elle avait permis l’interpellation des deux hommes.

 

- Haute-Loire : depuis la création du dispositif participatif « Sentinelles de la Nature », en 2015, près de 600 signalements ont été recensés. Cette plateforme permet aux citoyens de signaler des atteintes à l’environnement ou de mettre en avant des initiatives positives grâce à une cartographie interactive. Au total, 599 signalements ont été enregistrés, dont 461 concernant des dégradations environnementales et 138 des actions favorables à la biodiversité. Les atteintes aux sols représentent 45 % des signalements. Il s’agit principalement de dépôts sauvages de déchets, de gravats, de pneus ou de véhicules abandonnés, ainsi que de brûlages à l’air libre. Les problèmes liés à l’eau comptent pour 18 % des signalements, notamment des déchets ou des rejets dans la Loire et ses affluents. Les signalements peuvent conduire à des médiations, des interventions des collectivités ou des actions judiciaires afin de faire cesser les atteintes constatées.

 

- Manche : une découverte inhabituelle a été faite le samedi 28 février 2026 sur la plage de Port-Bail-sur-Mer. En se promenant près du poste de secours avec leurs chiens, deux promeneurs ont constaté la présence du cadavre d’un jeune sanglier d’environ 30 kilos. L’animal semblait être là depuis peu et pourrait s’être noyé, même si aucune trace évidente ne permettait d’expliquer immédiatement sa présence sur le rivage. La mairie a été prévenue et les services techniques de la commune sont intervenus afin d’enlever la dépouille. L’hypothèse d’une battue organisée dans les environs a également été invoquée, sans confirmation à ce jour.

 

- Haute-Marne : l’hécatombe se poursuit... Déjà 181 moutons ont péri depuis le début de l’année 2026, victimes d’attaques attribuées au loup. Après une offensive à Is-en-Bassigny, ce sont cinq moutons qui ont été retrouvés morts au petit matin, égorgés dans leur enclos. Un sixième, grièvement blessé, n’a pas survécu et a dû être euthanasié, alourdissant encore le bilan. Quelques jours plus tôt, 33 brebis étaient tuées dans le Bassigny, ainsi qu’un bélier. Ainsi, attaque après attaque, le prédateur sème la désolation dans les troupeaux. Les pertes s’accumulent, fragilisant des exploitations déjà éprouvées, installant un climat d’angoisse permanent dans les campagnes.

 

- Nord : trois élus de la majorité régionale des Hauts-de-France comparaissaient jeudi devant le tribunal correctionnel de Lille pour prise illégale d’intérêts. Les prévenus sont également impliqués dans le monde cynégétique : ils occupent ou ont occupé des fonctions de président ou de vice-président de fédérations départementales de chasse dans le Nord, l’Oise et la Somme. L’affaire trouve son origine dans une enquête ouverte après la participation de ces élus à des décisions régionales concernant le financement d’actions menées par les FDC. Il leur est reproché d’avoir pris part à des votes portant notamment sur l’attribution de subventions régionales à ces structures, alors même qu’ils y exerçaient des responsabilités. Selon les éléments révélés par la presse, la procédure fait suite à une plainte déposée par une élue de l’opposition régionale, qui estimait qu’un conflit d’intérêts pouvait exister. Les intéressés contestent toute irrégularité. Ils affirment avoir respecté les règles et soutiennent, pour certains, ne pas avoir pris part directement au vote incriminé ou n’avoir tiré aucun bénéfice personnel des décisions prises. Le jugement du tribunal de Lille est attendu dans les prochaines semaines.

 

- Oise : le bulletin d’information « Infosite n°8 » du réseau Natura 2000 du massif de Fontainebleau est paru. Ce nouveau numéro met à l’honneur les hêtraies du massif, habitats emblématiques particulièrement fragilisés par les épisodes récents de sécheresse et de canicule. Un dossier spécial présente les résultats d’études menées récemment afin de mieux comprendre les facteurs influençant leur état de conservation et d’identifier les leviers de gestion forestière susceptibles de renforcer leur résilience face au changement climatique. Le massif forestier de Fontainebleau est reconnu pour son caractère environnemental exceptionnel. Il abrite une grande diversité de milieux naturels : pelouses, landes, vieux bois, mares et tourbières, qui en font l’un des hauts lieux de biodiversité en Europe. Intégré au réseau européen Natura 2000 depuis 2004, il bénéficie d’un cadre de protection visant à préserver habitats et espèces rares ou menacés tout en conciliant activités humaines et biodiversité. La gestion repose sur un document d’objectifs (Docob), validé par un comité de pilotage présidé par le maire Julien Gondard, réunissant élus et acteurs locaux.

 

- Deux-Sèvres : un habitant de Marigny (Manche) a été condamné mardi 3 mars 2026 à une amende de 400 euros pour avoir détenu chez lui, sans autorisation administrative, un lion blanc recueilli auprès d’un cirque. L’homme héberge, depuis de nombreuses années, des animaux non domestiques au sein de son association Daktary. Selon lui, ces animaux lui étaient confiés dans des situations d’urgence, notamment après des abandons ou à la suite de la fermeture de structures comme des cirques. L’affaire remonte à l’automne 2018, quand les services de l’OFB avaient été alertés de la présence d’animaux sauvages dans sa propriété située au hameau de La Blotière. Lors d’un contrôle, les agents avaient alors constaté la présence de plusieurs espèces, dont un lion blanc ainsi qu’un groupe de nandous, un oiseau proche de l’autruche considéré comme potentiellement dangereux. Les enquêteurs avaient également relevé que certains animaux étaient maintenus dans des installations ne répondant pas aux normes réglementaires, notamment en matière de hauteur de clôture. La justice a finalement retenu la détention d’animaux sauvages sans autorisation. (Photo Gendarmerie nationale des Deux-Sèvres)

 

- Vienne : la Cour administrative d’Appel a annulé l’extension du parc éolien « Rochereau I », situé sur trois communes, en raison des risques pour l’outarde canepetière, une espèce d’oiseau fortement menacée. La décision a été rendue le 24 février 2026 et met fin au projet porté par la société Sorégies. Le projet prévoyait le remplacement d’anciennes machines par quatre éoliennes atteignant environ 230 mètres de hauteur. Les nouvelles installations devaient être implantées à proximité immédiate de la zone de protection spéciale des « Plaines du Mirebalais et du Neuvillois », considérée comme l’un des derniers secteurs de présence de l’espèce dans le département. Les juges ont estimé que les mesures proposées par le promoteur, notamment la création de 15 hectares de jachères favorables à l’habitat de l’oiseau, ne permettaient pas de réduire suffisamment l’impact du projet. Les experts ont également évoqué les risques d’effarouchement et de perte d’habitats de reproduction. La Cour a donc annulé l’arrêté préfectoral autorisant l’extension du parc éolien et condamné la société Sorégies à verser 1 500 euros aux associations requérantes.

 

A l’étranger

 

- Allemagne : le suivi scientifique des grandes espèces de faune sauvage se renforce grâce à de nouveaux programmes de recherche menés en collaboration avec les autorités régionales, les universités et les associations de chasse. Les chercheurs utilisent désormais des outils novateurs, dont l’IA, pour étudier les populations de loups, de lynx, de cerfs ou encore de sangliers. Les méthodes incluent le suivi GPS, l’analyse génétique des prélèvements biologiques et l’installation de pièges photographiques dans les massifs forestiers. Ces données permettent de mieux comprendre la répartition des espèces, leurs déplacements et l’évolution de leurs populations. Elles servent également à adapter les plans de gestion et à anticiper les conflits potentiels avec l’agriculture ou l’élevage. Les chasseurs participent régulièrement à ces programmes en transmettant des observations de terrain ou des échantillons biologiques. Cette coopération entre scientifiques et acteurs cynégétiques est considérée comme essentielle pour améliorer la connaissance des écosystèmes et assurer une gestion durable de la faune sauvage.

 

- Autriche : dans plusieurs régions forestières du pays, la dernière saison de chasse a été marquée par l’observation de cerfs élaphes portant des trophées particulièrement impressionnants. Les spécialistes expliquent ce phénomène par plusieurs facteurs : une gestion plus attentive des populations, des habitats forestiers favorables et une sélection progressive des animaux reproducteurs. Les plans de chasse et la limitation des prélèvements des grands cerfs maitres de place permettent en effet à des individus d’atteindre un âge avancé, condition nécessaire au développement de grands trophées. Ces résultats témoignent également d’une amélioration globale de l’état des populations dans certaines zones. Toutefois, les gestionnaires rappellent que l’équilibre entre les effectifs de cervidés et la régénération forestière reste un enjeu majeur pour de nombreux massifs européens.

 

- Belgique :  le 4 mars dernier, Rudi Van Decraen, président de la « Hubertus Vereniging Vlaanderen », principale organisation représentant les chasseurs flamands, a été grièvement agressé sur son territoire de chasse à Balen. Hospitalisé à Mol, il souffre de multiples fractures, d’une épaule luxée et de blessures au visage après avoir été passé à tabac par deux hommes masqués. Selon les premiers éléments rapportés par la presse belge, l’attaque s’est produite mercredi soir. Une caméra installée sur le territoire avait signalé la présence de deux individus suspects près d’une installation cynégétique. Pensant empêcher d’éventuelles dégradations, le responsable s’est rendu sur place. À son arrivée, il aurait été immédiatement attaqué, jeté au sol puis frappé à plusieurs reprises avant que les agresseurs ne prennent la fuite, le laissant grièvement blessé. L’agression a suscité une vive émotion dans la communauté cynégétique, en Belgique comme à l’étranger. La fédération flamande des chasseurs a dénoncé un acte inacceptable et rappelé que les désaccords sur la chasse ou la gestion de la faune ne peuvent jamais justifier la violence.

 

- Colombie : les autorités prévoient de transférer 70 hippopotames vivant à l’état sauvage dans la région d’Antioquia, près de Medellín. L’opération, estimée à environ 3,5 millions de dollars (près de 3,2 millions d’euros), devrait être menée d’ici juillet 2026. Dix animaux doivent être envoyés dans un sanctuaire au Mexique et une soixantaine vers une réserve en Inde. Ces hippopotames sont issus d’un groupe importé à la fin des années 1980 par le narcotrafiquant Pablo Escobar pour son hacienda. Après sa mort en 1993, les animaux ont été laissés en liberté et se sont reproduits dans un affluent du fleuve Magdalena. Leur population atteint aujourd’hui près de 150 individus. Classés comme espèce invasive par le ministère colombien de l’Environnement, ils représentent un risque pour les habitants et les écosystèmes locaux. Les autorités évoquent notamment des incidents avec des riverains. L’opération doit encore obtenir certaines autorisations administratives, notamment de la Convention sur le commerce international des espèces menacées (CITES). Les animaux seront capturés dans des enclos, placés dans des caisses spéciales puis transportés par avion vers leurs nouveaux lieux d’accueil.

 

- Espagne : le pays reste mobilisé face à la peste porcine africaine (PPA), détectée pour la première fois dans le pays depuis plus de trente ans, à la fin de novembre 2025. Les premiers cas avaient été confirmés sur deux sangliers retrouvés morts près de Barcelone, dans la zone de Bellaterra, marquant le retour de la maladie dans la péninsule ibérique après son éradication en 1994. Depuis cette découverte initiale, la surveillance sanitaire a permis d’identifier plusieurs nouveaux cas, tous essentiellement chez des sangliers sauvages dans la région catalane. Début 2026, les autorités recensent plus de 30 foyers et environ 160 sangliers positifs répartis dans plusieurs communes autour de Barcelone, notamment Cerdanyola del Vallès, Sant Cugat del Vallès ou Terrassa. Pour limiter la propagation du virus, l’Espagne a mis en place un dispositif strict : zones de restriction, clôtures sanitaires, contrôles renforcés et surveillance des carcasses de sangliers. Les autorités ont également instauré une zonification sanitaire validée par l’Union européenne, distinguant une zone de surveillance et une zone infectée soumise à des mesures plus strictes. Pour l’instant, aucun cas n’a été détecté dans les élevages porcins, ce qui constitue un point crucial pour un secteur pesant près de 8,8 milliards d’euros d’exportations par an. La maladie, très contagieuse et mortelle pour les porcs et sangliers mais sans danger pour l’homme, reste toutefois sous étroite surveillance. Les autorités espagnoles poursuivent les opérations de contrôle afin d’éviter toute extension du virus vers d’autres régions d’élevage.

 

- Etats-Unis : le Boone and Crockett Club a salué l’annonce d’un important renforcement des financements dédiés à la conservation des habitats de migration du grand gibier dans l’Ouest américain. Dans le cadre de la Commission Make America Beautiful Again, près de 8 millions de dollars supplémentaires viennent s’ajouter aux 2 millions déjà prévus cette année par la National Fish and Wildlife Foundation (NFWF) pour son Fonds d’habitat saisonnier et de corridors migratoires. Des contributions privées et tribales complètent cette enveloppe, portant à près de 10 millions de dollars le montant disponible pour le cycle 2026, un niveau record depuis la création du programme. Lancé en 2018, le programme vise à améliorer et restaurer les habitats essentiels aux déplacements saisonniers d’espèces emblématiques telles que l’élan, le cerf mulet et le pronghorn. Les projets soutenus protègent des terres privées via des servitudes volontaires, aménagent des passages fauniques, adaptent les clôtures et restaurent de vastes superficies d’habitats. Depuis ses débuts, 21,6 millions de dollars ont été attribués à 86 projets, générant plus de 88 millions de dollars d’impact grâce aux fonds complémentaires. Pour le Club, ce nouvel élan permettra d’étendre les actions à davantage d’espèces et de territoires, tout en conciliant conservation, accès et développement économique durable.

 

- Italie : le marché italien des armes de chasse connaît une forte dynamique d’innovation technologique. Plusieurs fabricants nationaux, parmi lesquels Beretta et Benelli, développent de nouveaux équipements visant à améliorer la précision, la sécurité et le confort d’utilisation des carabines et fusils destinés à la chasse. Les progrès concernent notamment les systèmes de réduction du recul, les dispositifs de visée électroniques ou encore les matériaux utilisés pour alléger les armes tout en conservant leur robustesse. Certaines carabines récentes intègrent également des rails universels facilitant l’installation d’optiques modernes, comme les lunettes thermiques ou les viseurs numériques. Cette évolution accompagne les changements des pratiques cynégétiques, notamment pour la régulation du sanglier ou du grand gibier dans des conditions de faible luminosité. Les fabricants italiens, historiquement réputés pour leur savoir-faire armurier, misent ainsi sur l’innovation pour rester compétitifs sur un marché international très concurrentiel. Selon les professionnels du secteur, la demande pour des armes plus ergonomiques et technologiquement avancées continue de progresser, aussi bien chez les chasseurs européens que sur les marchés d’exportation.

 

- Pologne : le cerf élaphe occupe une place centrale dans la gestion du grand gibier. Présente dans de vastes massifs forestiers comme ceux de Bialowieza ou des Carpates, l’espèce fait l’objet d’un suivi régulier afin de maintenir un équilibre entre populations animales et milieux naturels. Les autorités cynégétiques polonaises établissent chaque année des plans de chasse destinés à contrôler les effectifs tout en préservant la qualité génétique des populations. Les prélèvements ciblent principalement les jeunes individus ou les animaux présentant certaines caractéristiques, afin de permettre aux mâles adultes d’atteindre leur pleine maturité. Cette gestion favorise la présence de cerfs aux bois développés, particulièrement appréciés dans les traditions cynégétiques d’Europe centrale. Toutefois, la croissance des populations de cervidés soulève aussi des enjeux pour la régénération forestière. Dans certaines régions, les dégâts sur les jeunes plantations obligent les gestionnaires à ajuster régulièrement les quotas de prélèvement.

 

- Roumanie : le suivi scientifique de la bécasse des bois se poursuit et s’intensifie. Cette espèce migratrice, très prisée des chasseurs roumains, fait l’objet, depuis plusieurs années, de programmes de baguage et d’observation visant à mieux comprendre ses déplacements et l’évolution de ses populations. Les données collectées permettent notamment de suivre les routes migratoires reliant les zones de reproduction d’Europe du Nord et de l’Est aux zones d’hivernage situées plus au sud. Les scientifiques s’intéressent également aux effets du changement climatique sur les périodes de migration et de reproduction. Certaines observations montrent déjà des modifications dans les dates d’arrivée ou de départ de l’espèce. Les informations recueillies permettent d’adapter les mesures de gestion, notamment les périodes de chasse et les quotas éventuels. Ce travail collaboratif entre chercheurs et chasseurs contribue à améliorer la connaissance d’une espèce emblématique des forêts européennes.

 

- Royaume-Uni : la chasse au renard demeure un sujet de débat récurrent depuis l’interdiction de la chasse à courre avec mise à mort, votée en 2004, et entrée en vigueur en 2005. La législation autorise toujours certaines formes de chasse dites « simulées », dans lesquelles les chiens poursuivent une piste artificielle. Dans plusieurs régions rurales, les partisans de la chasse considèrent que ces pratiques font partie du patrimoine culturel et contribuent à la régulation du renard, espèce parfois responsable de prédations sur les élevages de volailles. À l’inverse, les associations de protection animale réclament régulièrement un durcissement de la loi, estimant que certaines chasses continueraient à provoquer la mort d’animaux. Le débat reste donc très présent dans la société britannique. Les autorités locales et les forces de police sont régulièrement sollicitées pour contrôler les activités cynégétiques et vérifier le respect de la réglementation en vigueur.

 

- Zimbabwe : un rhinocéros blanc du Sud nommé Thuza, gravement atteint d’une infection parasitaire à l’œil, a pu être soigné grâce à une méthode inhabituelle mise en place en août 2025 près de Bulawayo, à l’extérieur du parc national de Hwange. Les équipes locales parviennent désormais à lui administrer quotidiennement des gouttes dans les yeux, ce qui a permis de stabiliser son état. Selon les spécialistes impliqués, l’animal se porte désormais bien et l’infection semble maîtrisée. Pour parvenir à ce résultat, les soigneurs ont appliqué une technique inspirée des méthodes utilisées au Palm Beach Zoo & Conservation Society en Floride. L’idée consistait à attirer l’animal dans un espace étroit à l’aide de nourriture, puis à l’habituer progressivement à la présence humaine et au contact autour de la tête. En quelques jours, le rhinocéros a accepté les manipulations nécessaires au traitement. Cette intervention a été menée par des spécialistes du comportement animal, notamment Thad et Angi Lacinak, venus former les équipes d’Imvelo Safari Lodges et les gardes anti-braconnage locaux. Le traitement était jugé crucial : une perte de vision aurait compromis la survie de l’animal dans la nature. L’opération s’inscrit dans un programme de réintroduction de rhinocéros blancs du Sud sur des terres communautaires au Zimbabwe, alors que l’espèce reste menacée par le braconnage et la perte d’habitat.