- Bouches-du-Rhône : une cinquantaine de cygnes sauvages ont été retrouvés morts à la mi-janvier dans les marais situés au nord des Saintes-Maries-de-la-Mer, en Camargue. Les analyses réalisées ont confirmé que ces oiseaux ont succombé à l’influenza aviaire hautement pathogène, indique la mairie dans un communiqué publié le 22 janvier. Les prélèvements effectués après la découverte des cadavres ont mis en évidence la présence du virus H5N1 sur l’ensemble des échantillons analysés. La mortalité a été constatée le 15 janvier par les agents de l’OFB, dans le cadre du dispositif national de surveillance sanitaire de la faune sauvage. Face à ce foyer, la préfecture des Bouches-du-Rhône a instauré, pour une durée de deux mois, des mesures destinées à limiter la propagation du virus sur un périmètre couvrant les communes d’Arles et des Saintes-Maries-de-la-Mer. La chasse aux gibiers d’eau et à plumes est interdite, tout comme les lâchers de gibiers à plumes. Les élevages avicoles sont placés sous surveillance renforcée, avec des protocoles stricts de désinfection et d’analyses. Les autorités appellent également les promeneurs à rester sur les chemins balisés, à ne pas approcher les oiseaux sauvages et à signaler immédiatement tout cadavre sans le toucher, afin de permettre une intervention sécurisée des services compétents.

 

- Charente : le 24 janvier 2026, en fin de matinée, un chasseur de 58 ans a disparu lors d’une battue aux sangliers organisée à proximité de La Rochefoucauld. L’homme est tombé dans la rivière Tardoire alors qu’il tentait de porter secours à son chien, lui-même tombé à l’eau. Un autre participant a essayé d’intervenir, sans succès. Alertés rapidement, les secours ont engagé d’importants moyens de recherche durant toute l’après-midi, mobilisant notamment des équipes cynophiles et des plongeurs. Le corps du chien a été retrouvé à une dizaine de mètres du point de chute, mais celui du chasseur n’a pas été localisé. Les recherches ont été interrompues en fin de journée en raison de conditions jugées trop dangereuses, liées à la météo, à la température de l’eau et à la puissance du courant, notamment dans une zone de fort brassage créée par un déversoir. Les opérations ont été suspendues dans l’attente d’une amélioration des conditions.

 

- Charente-Maritime : un contrôle inopiné a été mené lors d’une partie de chasse le dimanche 25 janvier 2026, dans le secteur de La Rochelle. Cette opération conjointe a mobilisé les services de police et l’OFB. Plusieurs chasseurs ont été contrôlés et quatre d’entre eux ont été verbalisés. Selon la police de La Rochelle, les infractions constatées concernent le non-respect des règles de sécurité, notamment une verbalisation pour chasse à proximité d’habitations, sanctionnée par une amende de 135 euros. Deux autres contraventions ont été dressées pour dépôt d’ordures en dehors des zones autorisées, ainsi qu’une pour divagation d’un animal, susceptible de provoquer des dommages à la faune et à la flore. Les autorités rappellent que les chasseurs doivent impérativement éviter tout tir en direction des habitations, routes ou infrastructures. Le commissaire rochelais Aubry Commecy souligne que ces contrôles visent à garantir la sécurité du public et seront renouvelés tout au long de l’année.

 

- Dordogne : une chasseresse a été blessée au pied par un sanglier lors d’une battue organisée dimanche dernier, dans le Périgord noir. L’incident s’est produit aux alentours de 16 heures, dans un bois situé sur la commune de Berbiguières, près de Saint-Cyprien, en Sarladais, en bordure de la route départementale. Selon les premiers éléments, la victime, qui occupait la fonction de directeur de battue, aurait été surprise par l’animal qui se trouvait dissimulé dans un bosquet. Le sanglier, acculé, aurait alors chargé, provoquant la blessure. Touchée au pied, la victime a pu être rapidement prise en charge par les personnes présentes sur place, et conduite aux urgences du centre hospitalier de Périgueux. Son état n’a pas nécessité l’intervention des secours d’urgence sur les lieux, et une enquête n’a pas été jugée nécessaire, l’incident étant considéré comme accidentel.

 

- Eure : un accident mortel s’est produit le dimanche 25 janvier 2026 sur la commune de Theil-Nolent, près de Bernay. Le corps sans vie d’un chasseur de 52 ans a été découvert en soirée sur le terrain de son domicile, situé impasse de La Bectière, à une trentaine de mètres de son habitation. Selon les premiers éléments de l’enquête, la piste de l’accident est privilégiée. L’homme aurait trébuché dans des barbelés et un coup de feu serait alors parti de son propre fusil, entraînant son décès. Une enquête en recherche des causes de la mort a été ouverte et confiée à la brigade territoriale de Bernay. Le parquet précise qu’une autopsie doit être pratiquée dans les prochains jours afin de confirmer les circonstances exactes de ce dramatique accident.

 

- Gard : un chien de chasse a été secouru par les sapeurs-pompiers après une chute accidentelle survenue jeudi dernier, à Corconne. Les faits se sont produits vers 10 heures, dans le secteur boisé des Rabassières. L’animal est tombé dans un trou naturel d’environ 25 mètres de profondeur, sans possibilité de remonter par ses propres moyens. Alertés rapidement, les sapeurs-pompiers ont engagé une équipe spécialisée en sauvetage en milieu périlleux afin de procéder à l’intervention. Compte tenu de la profondeur et de la configuration du site, l’opération a nécessité la mise en place de moyens techniques spécifiques. Un vétérinaire a également été mobilisé afin d’évaluer l’état de santé du chien après sa remontée. L’intervention a duré près de trois heures. Le chien a finalement pu être extrait du trou et pris en charge. Aucune autre personne n’a été impliquée dans l’incident.

 

- Loir-et-Cher : la 10e édition du concours photo amateur « Pause Nature » est officiellement lancée. Ouvert à tous les passionnés d’images, l’événement invite à capturer la richesse des ambiances de chasse, de la faune sauvage et des paysages du Loir-et-Cher, ainsi que des départements limitrophes. Trois thèmes sont proposés : scènes de chasse, faune sauvage de Loir-et-Cher et paysages locaux. Chaque participant peut envoyer jusqu’à trois photographies, réparties sur un ou plusieurs thèmes. Les clichés doivent être transmis en format numérique haute définition (300 DPI, minimum 2480 × 3507 pixels – format A4). La date limite d’envoi est fixée au 28 février 2026. Les photos sélectionnées seront exposées lors de l’Exposition annuelle des trophées de cerf, organisée du 27 au 29 mars à Cour-Cheverny. Les lauréats verront ensuite leurs œuvres mises à l’honneur au Game Fair, à Lamotte-Beuvron, avec remise des lots sur place. Le règlement et les documents nécessaires sont disponibles via le Linktree de la FDC du Loir-et-Cher, et pour toute information complémentaire, on peut contacter Marie Doyen.

 

- Haute-Loire : dermatose nodulaire contagieuse (DNC), traité du Mercosur, extension des zones vulnérables aux nitrates, retour du loup, complexité administrative et faibles revenus : la liste des motifs de colère du monde agricole ne cesse de s’allonger. Ces derniers mois, les agriculteurs se sont mobilisés à plusieurs reprises pour dénoncer une accumulation de contraintes qu’ils jugent incompatibles avec la viabilité de leurs exploitations. Face à cette grogne persistante, l’État affiche une volonté d’apaisement. Lors de son point presse de rentrée, le préfet Yvan Cordier a détaillé les orientations et mesures prévues pour 2026. Il a notamment rappelé l’engagement des services de l’État sur les dossiers sensibles, de la lutte contre la DNC, dont il estime la situation désormais maîtrisée localement, à la gestion du loup, en passant par le Mercosur. Tout en réaffirmant l’importance du dialogue avec les organisations syndicales, le préfet a également fixé des limites claires, condamnant toute action de blocage ou de dégradation. Sur la PAC et les normes environnementales, il a tenté de rassurer, promettant stabilité et accompagnement. Reste à savoir si ces annonces suffiront à calmer durablement un malaise agricole profond, nourri par un sentiment d’injustice et de déclassement toujours très présent sur le terrain.

 

- Meuse : administrateur de la FDC 55 depuis une dizaine d’années, et président de l’Association des chasseurs de gibier d’eau, Olivier Berthold a officialisé sa candidature aux élections fédérales prévues le 21 février prochain. Il conduira une liste intitulée « La chasse meusienne de demain », avec l’ambition d’apporter des réponses concrètes à la problématique sensible des dégâts causés par les sangliers et les cervidés. Engagé de longue date dans le monde cynégétique, Olivier Berthold souhaite s’appuyer sur l’expérience acquise au sein de la fédération pour proposer une gouvernance plus participative. « Notre liste est très ouverte », souligne-t-il, mettant en avant une équipe intergénérationnelle composée de membres âgés de 22 à 62 ans, représentative de toutes les formes de chasse pratiquées dans le département. Spécialiste reconnu de la chasse au gibier d’eau, il demeure également très attaché à la chasse populaire et territoriale. Son projet s’articule autour d’une meilleure régulation des populations de grand gibier, d’un dialogue renforcé avec le monde agricole et d’un accompagnement accru des jeunes chasseurs. Olivier Berthold entend ainsi préparer l’avenir de la chasse meusienne dans un esprit de responsabilité, de concertation et de durabilité.

 

- Moselle : jusqu’au 14 avril 2026, l’arrêté préfectoral autorisant le tir de nuit du sanglier demeure pleinement applicable. Cette mesure, inscrite dans le cadre de la gestion cynégétique départementale et issue de consultations réglementaires, prolonge les opérations de régulation au-delà de la période de chasse ordinaire. Elle vise à répondre à une situation jugée préoccupante par les autorités locales. Contrairement aux accusations formulées par certains opposants, le tir de nuit n’est ni libre ni généralisé. Il est strictement encadré : les interventions se déroulent à l’affût, depuis des postes fixes, et uniquement sur autorisation préalable du lieutenant de louveterie compétent. Il s’agit d’un outil administratif de régulation, et non d’une pratique laissée à l’initiative individuelle des chasseurs. Dans une décision rendue le 26 janvier 2026, le Tribunal administratif de Strasbourg a rejeté le recours en référé déposé par l’association One Voice, estimant que les conditions d’urgence n’étaient pas réunies. Le juge a notamment retenu la surpopulation de sangliers, l’ampleur des dégâts agricoles, les risques pour la sécurité routière et les enjeux sanitaires liés à la peste porcine africaine pour justifier le maintien de l’arrêté. Cette décision confirme la légalité et la nécessité, selon l’administration, de mesures de régulation renforcées.

 

- Nord : face aux effets du changement climatique et à l’évolution des milieux naturels, la FDC59 renforce son engagement en faveur de la bécasse des bois, espèce emblématique dont la gestion repose sur une connaissance fine des populations. Le nouveau conseil d’administration a ainsi demandé au service technique de relancer un suivi scientifique renforcé, fondé sur la collecte d’indices nocturnes d’abondance lors des périodes postnuptiale, d’hivernage et de reproduction. Ce travail de terrain sera complété par des opérations de baguage, destinées à mieux comprendre les déplacements, la fidélité aux sites et la dynamique des populations. Ces actions s’inscrivent dans une démarche partenariale et seront appuyées par la commission « Migrateurs terrestres », qui prévoit la constitution d’un réseau de territoires volontaires pour les années à venir. La FDC rappelle enfin l’importance de la participation des chasseurs : toute bécasse baguée prélevée doit être signalée aux référents départementaux du réseau de l’OFB, afin d’alimenter les bases de données scientifiques. Anticiper aujourd’hui reste la clé pour préserver durablement la bécasse et sa chasse demain.

 

- Pas-de-Calais : un accident de la circulation s’est produit dimanche dernier, vers 7 h 10, sur la RD939, axe reliant Montreuil-sur-Mer à Arras. Les faits se sont déroulés sur le tronçon situé entre les communes de Sainte-Austreberthe et Le Parcq. Alertés rapidement, les sapeurs-pompiers du centre d’incendie et de secours d’Hesdin-la-Forêt se sont rendus sur place, en présence de la gendarmerie. L’accident a impliqué deux véhicules qui circulaient dans le sens Montreuil-sur-Mer/Arras. Les conducteurs ont été surpris par l’irruption soudaine de trois sangliers traversant la chaussée. Malgré une tentative d’évitement, la collision n’a pu être évitée. Deux des animaux sont morts sur le coup, tandis que le troisième a été grièvement blessé. Les conducteurs, indemnes, ont pu immobiliser leurs véhicules sur le bas-côté de la route. La circulation a été sécurisée le temps de l’intervention des secours et des forces de l’ordre.

 

Puy-de-Dôme : depuis le début de l’année, trois attaques de troupeaux ont été recensées dans le département, sur les communes de Ceyssat, Aydat et Espinasse. Deux nouveaux épisodes récents pourraient être attribués à la présence du loup, même si les expertises sont toujours en cours. Face à la situation, la préfète Anne Frackowiak-Jacobs a réuni, le mardi 27 janvier 2026, l’ensemble des acteurs concernés : Chambre d’agriculture, organisations professionnelles, lieutenants de louveterie, élus locaux et services de l’État, dont la Direction départementale des territoires et l’Office français de la biodiversité. La préfecture assure que les services de l’État sont pleinement mobilisés aux côtés des éleveurs. Chaque attaque fait l’objet d’une expertise, tandis que des dispositifs d’accompagnement et d’indemnisation sont activés. Des solutions d’urgence, comme le prêt de clôtures électrifiées ou un soutien psychologique via la Mutualité sociale agricole, ont également été proposées. Toutes les exploitations ovines et caprines du département peuvent par ailleurs bénéficier d’aides à la protection des troupeaux.

 

- Pyrénées Atlantiques : à Lourdes, l’association de chasse Saint-Hubert Club a inauguré, le samedi 17 janvier à 12h30, sa nouvelle salle de découpe ainsi que son nouveau siège, situés au Tydos. La cérémonie s’est déroulée en présence du maire Thierry Lavit, accompagné de Mohamed Dilmi et de Jean-Luc Dobignard. Le président du club, Thierry Planet, a salué l’implication de la municipalité, soulignant l’engagement personnel du maire, le soutien des élus et le travail des services municipaux, notamment juridiques. Il a rappelé l’importance de cette salle de découpe, équipée aux normes, indispensable aux activités d’après-chasse, en particulier face à la prolifération des sangliers et aux dégâts qu’ils occasionnent. Les travaux réalisés (toiture, chape, carrelage, placo, bac de décantation, VMC) ont été détaillés, certains ayant été effectués par les chasseurs bénévoles eux-mêmes. Après la coupe du ruban, le maire a insisté sur l’enjeu réglementaire, agricole et environnemental du projet, rappelant le rôle de la chasse dans la régulation des espèces et la préservation de la biodiversité. La visite s’est conclue par la présentation des équipements, puis un moment de convivialité dans le nouveau siège de l’association.

 

- Pyrénées Orientales : les collectivités locales sont invitées à miser sur le développement de zones humides filtrantes, en complément des stations d’épuration traditionnelles, afin de mieux préserver les milieux aquatiques. Ces dispositifs naturels permettent de traiter des pollutions invisibles que les procédés classiques éliminent mal : résidus médicamenteux, hormones, pesticides, microplastiques ou encore drogues. Composées de roseaux, de joncs et de sédiments vivants, ces zones fonctionnent comme de puissants filtres biologiques capables de réduire jusqu’à 90 % de ces contaminants. Au-delà de l’épuration, elles produisent une eau plus favorable à la vie aquatique, bénéfique aussi bien aux poissons des rivières qu’aux écosystèmes marins du golfe du Lion. Dans un territoire fragile comme les Pyrénées-Orientales, soumis à la pression sur les lagunes et le littoral, ces infrastructures offrent une solution écologique, peu coûteuse et sans consommation d’énergie. Elles favorisent la biodiversité, limitent les inondations et renforcent la résilience du littoral, ouvrant la voie à un modèle méditerranéen exemplaire.

 

A l’étranger

 

- Australie : depuis 2021, l’Australie a procédé à l’abattage de près de 9 000 chevaux sauvages afin de protéger le Parc national de Kosciuszko, l’un des plus vastes du pays. Introduits par l’homme, les brumbies ont vu leur population croître fortement, entraînant une dégradation sévère des écosystèmes. Leur alimentation et le piétinement de leurs sabots ont rasé la végétation, fragilisé les sols et accéléré l’érosion des berges des ruisseaux. Leur présence sur les routes constitue également un danger pour la sécurité. Face à l’ampleur des dégâts, les autorités de la Nouvelle-Galles du Sud ont autorisé l’abattage aérien, une mesure controversée mais jugée nécessaire par les experts, faute d’alternatives réalistes. Désormais, environ 3 000 chevaux seront conservés pour maintenir un équilibre.

 

- Etats-Unis : un don majeur accordé au Boone and Crockett Club permettra de supprimer les frais d’inscription au programme d’enregistrement des records de grand gibier. Habituellement fixés à 40 dollars, ces frais ne sont plus exigés pour tous les dossiers reçus depuis le 1er janvier 2026. Ce geste d’un membre à vie et mécène engagé vise à lever un frein identifié de longue date à la participation des chasseurs et à enrichir une base de données qui compte déjà plus de 64 000 enregistrements accumulés depuis plus d’un siècle. Fondé en 1895, le Boone and Crockett Club mesure bois, cornes et défenses du grand gibier nord-américain afin de suivre l’état des populations et de leurs habitats. Son recueil de référence, Records of North American Big Game, publié pour la première fois en 1932 et aujourd’hui dans sa 15? édition, constitue un outil scientifique essentiel pour la gestion de la faune. Selon l’organisation, la présence de mâles adultes est un indicateur clé de la santé des écosystèmes. En rendant l’inscription gratuite, le Club espère augmenter significativement le nombre de dossiers soumis et améliorer encore la qualité des données disponibles. Les chasseurs pourront, s’ils le souhaitent, effectuer un don volontaire. Les responsables saluent une initiative qui renforce l’accessibilité du programme et perpétue la tradition de la chasse éthique et de la conservation scientifique.

 

- Finlande : en septembre 2025, un incident grave et exceptionnel impliquant un loup s’est produit à Loppi, dans le sud du pays. Une habitante a été contrainte de défendre son chien à mains nues face à l’attaque d’un loup. Des analyses ADN ont ensuite confirmé qu’il s’agissait bien d’un loup sauvage. Selon l’Institut finlandais des ressources naturelles (Luke), l’animal n’a montré aucune crainte face à la présence humaine. Lorsque la victime a tenté de protéger son chien en le soulevant, le loup s’est retourné contre elle. Le chien et sa maîtresse n’ont toutefois subi que des blessures légères. Les investigations ont établi la présence, à ce moment-là, d’un couple de loups et d’un individu solitaire dans le secteur. Le loup abattu ultérieurement à proximité est fortement suspecté d’être l’auteur de l’attaque. Aucun autre individu n’a depuis été observé. Cet épisode met en lumière un enjeu central de la gestion des grands carnivores : la perte de la peur naturelle de l’homme. Les spécialistes rappellent qu’une gestion active et fondée sur la science, incluant si nécessaire des prélèvements ciblés, est essentielle pour préserver l’évitement de l’humain et garantir la sécurité des populations.

 

- Italie : la présence accrue des loups en Italie continue de susciter de vives tensions, notamment dans les zones urbaines. La population est aujourd’hui estimée entre 3 000 et 3 500 individus, alors qu’elle frôlait l’extinction au début des années 1970. Ces dernières semaines, de nombreuses observations ont été signalées dans plusieurs villes de Romagne, notamment à Pesaro, Rimini et Cesena, où des loups ont été filmés à proximité immédiate des habitations. Début janvier, cette situation a conduit à la fermeture temporaire de l’aéroport régional de Rimini Fellini après l’observation d’une meute de quatre loups près des pistes. Les autorités estiment que les animaux ont été attirés par des proies, notamment des lièvres, déplacés par les conditions hivernales. Les autorités locales appellent à renforcer la prévention, tandis que des habitants dénoncent une cohabitation de plus en plus difficile avec la faune sauvage

 

- Zambie : le ministre du Tourisme de Zambie, qui est aussi le président de la Commission régionale du tourisme des Nations Unies pour l’Afrique, Rodney Sikumba, a été désigné « Lauréat 2026 du Prix international du Législateur ». Cette distinction récompense son engagement remarquable en faveur de la conservation de la faune, de la chasse durable et de son leadership dans le tourisme international. Élu député de Livingstone Central en juin 2025, Rodney Sikumba supervise, en tant que ministre, le Département des parcs nationaux et de la faune sauvage de Zambie (DNPW). Il intervient notamment sur les politiques de chasse, les dossiers liés à la CITES et les grandes priorités de conservation. Défenseur constant d’une gestion responsable de la faune, il œuvre à la préservation des traditions cynégétiques en Afrique australe.