- Creuse : le Rallye Bois Denier convie les passionnés de nature, de chiens courants et de traditions cynégétiques à une journée portes ouvertes organisée le samedi 4 juillet 2026, à partir de 14 h 30, au lieu-dit Le Bois Denier, à Saint-Pierre-le-Bost. Au programme de cet après-midi de découverte : visite du chenil, présentation du parcours du cheval de chasse, simulation de chasse (drag), démonstrations de trompes de chasse, atelier de tir à l'arc, exposition de bois de cerfs ainsi qu'une présentation de fauconnerie. Convivialité oblige, une buvette et des grillades seront proposées sur place tout au long de la manifestation. Cette journée sera l'occasion pour le grand public de mieux comprendre l'univers des équipages de vénerie, d'échanger avec leurs membres et de découvrir un patrimoine culturel et rural encore bien vivant. Renseignements complémentaires : 06 41 34 51 37.

 

- Dordogne : intervention peu commune pour les sapeurs-pompiers. Le 22 juin, sur la commune des Eyzies, un cerf est resté prisonnier d'une clôture après que ses bois se soient emmêlés dans des fils de fer. Alertés, les centres de secours de Vergt, du Bugue et de Sarlat se sont rapidement rendus sur place afin de porter assistance à l'animal. Pour permettre une intervention en toute sécurité, un vétérinaire sapeur-pompier a procédé à son anesthésie à l'aide d'un fusil hypodermique. Une fois endormi, le cervidé a pu être délicatement dégagé de la clôture sans subir de blessures graves. L'opération a mobilisé plusieurs acteurs, dont des agents de l'OFB, ainsi qu'un agent communal, venus prêter main-forte aux équipes de secours. Après son réveil, le cerf a été libéré et il est reparti vers son milieu naturel. Le Service départemental d'incendie et de secours (Sdis 24) a partagé ce sauvetage peu ordinaire sur ses réseaux sociaux, saluant la coordination entre les différents intervenants. (Photo E.Vilatte, Sdis 24)

 

- Eure et Loir : une quinzaine d'agents des services des ressources humaines régionaux et nationaux de l'OFB ont récemment découvert le site du Croc-Marbot, au nord de Châteaudun, haut lieu de préservation des chauves-souris. Guidés par Bruno Landier, conservateur bénévole passionné, les participants ont retracé l'histoire de cette ancienne carrière de chaux, transformée ensuite en champignonnière, avant de devenir l'un des principaux sites d'hibernation des chiroptères dans le sud du département. Protégé par le Conservatoire d'espaces naturels, ce coteau boisé de 1,4 hectare abrite un impressionnant réseau de galeries où hivernent huit espèces de chauves-souris protégées. Les derniers inventaires recensent 428 individus, faisant du Croc-Marbot un site majeur pour la vallée du Loir. (Photo Benoit Allard)

 

- Haute-Garonne : après une interruption en 2025 faute d'un nombre suffisant de bénévoles, la Fête du chien et de la chasse fait son retour à Auterive. La 51e édition se déroulera dimanche prochain, 5 juillet, au Bois de Notre-Dame, renouant avec un rendez-vous incontournable. Tout au long de la journée, le public pourra assister à de nombreuses présentations canines. Les expositions régionales d'élevage du Club du Porcelaine et du Spaniel Club Midi-Pyrénées Gascogne côtoieront des démonstrations de chiens d'arrêt, de meutes de chiens courants ainsi que des exercices de rapport de gibier sur terre et dans l'eau. L'Équipage de vénerie à pied du Rallye de la Peyrade présentera également ses 18 chiens, tandis qu'un chien de troupeau effectuera une démonstration de conduite de brebis. À 11 heures, la traditionnelle messe de la Saint-Hubert sera suivie de la bénédiction des chiens, accompagnée par les cors de chasse des Échos de l'Estrique. De nombreux exposants et associations cynégétiques seront présents. L'entrée est fixée à 5 euros, gratuite pour les moins de 12 ans. Restauration et buvette seront proposées sur place, avec notamment une paella géante cuite au feu de bois et des grillades.

 

- Indre : quatre brebis de race Shetland ont quitté l'étang de Sologne, près de l'autoroute A71, pour rejoindre la pelouse calcaire et le marais de Roussy, à Saint-Georges-sur-Arnon. Leur mission : participer à la restauration de ce site naturel d'exception, progressivement envahi par les prunelliers et autres ligneux qui menacent les milieux ouverts. Grâce à leur pâturage, ces moutons contribuent à freiner la progression de cette végétation envahissante et à préserver la richesse écologique du secteur. Toutefois, leur action ne se limite pas aux arbustes : les espèces herbacées sont également consommées. Afin d'éviter tout risque de surpâturage et de préserver l'équilibre écologique du site, les gestionnaires étudient déjà la possibilité de transférer ponctuellement le troupeau vers un autre espace naturel. Au cœur d'un paysage largement dominé par les grandes cultures céréalières, la vallée de l'Arnon abrite encore quelques joyaux naturels. Le coteau calcaire d'une douzaine d'hectares et le marais voisin, d'une vingtaine d'hectares, constituent un refuge précieux pour la faune et la flore, faisant de ce secteur l'un des espaces naturels les plus intéressants du département.  (Photo Adrien Patrigeon)

 

- Jura : un dépôt sauvage d'une cinquantaine de sacs contenant des restes d'animaux a été découvert au fond d'un gouffre situé dans la forêt de Bonnefontaine. L'alerte a été donnée il y a plusieurs mois par des spéléologues amateurs, qui ont repéré ces sacs à une trentaine de mètres de profondeur lors d'une exploration. À la suite de ce signalement, une enquête a été ouverte par l'OFB, et le 25 juin, une opération de constatation a été menée avec le concours du peloton de gendarmerie de haute montagne des Hauts-de-Bienne, de membres du Spéléo-Secours du Jura, de l'OFB et de la maire de la commune. Les secours ont notamment vérifié la qualité de l'air avant toute intervention souterraine. Les sacs, qui renfermeraient des carcasses de cervidés, ont été photographiés et des relevés d'indices effectués afin de tenter d'identifier leur provenance et leur auteur. Les déchets n'ont pas été retirés. Selon l'OFB, ce dépôt pourrait représenter un risque de pollution des eaux souterraines en raison de la nature karstique du sous-sol. Une éventuelle opération de nettoyage relèvera de la décision de la commune. L’enquête se poursuit afin de retrouver les auteurs.

 

 - Loiret : dans un contexte financier tendu, la Fête de la Sange prépare sa 29e édition qui se déroulera du 11 au 13 septembre 2026 à Sully-sur-Loire. À quelques mois de l'événement, les organisateurs ont présenté les grandes lignes du programme lors d'une réunion plénière organisée en bord de Loire. Cette année, la Savoie sera l'invitée d'honneur. Les visiteurs retrouveront les animations traditionnelles autour de la chasse, de la pêche, de la nature et des savoir-faire ruraux. Près de 150 exposants sont déjà annoncés. Les fédérations de chasse et de pêche, ainsi que de nombreuses associations locales, participeront à l'événement. Parmi les temps forts figurent les démonstrations cynégétiques, les initiations à la chasse et à la pêche, le concours international de trompe de chasse, plusieurs groupes folkloriques ainsi que quatre concerts répartis sur le week-end. Les chiens occuperont une place particulière avec la présence de 53 chenils, un record pour la manifestation. Les scolaires bénéficieront d'un accueil spécifique le vendredi afin de découvrir les pratiques liées à la chasse et à la pêche ainsi que les règles qui les encadrent. Les organisateurs ont également annoncé un renforcement du dispositif de sécurité en partenariat avec la gendarmerie.

 

- Lozère : un éleveur de 27 ans a été condamné, le 23 juin, par le tribunal correctionnel de Mende, à deux ans de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende, pour avoir empoisonné sept loups du Parc du Gévaudan. Les faits se sont déroulés entre novembre 2024 et septembre 2025 dans ce parc animalier situé à proximité de son exploitation bovine. L’enquête a établi que les animaux étaient morts après avoir ingéré des boulettes de viande contenant de la mort-aux-rats. Les autopsies réalisées sur les sept loups ont confirmé l’empoisonnement. Des images de vidéosurveillance ont permis d’identifier l’éleveur, aperçu à plusieurs reprises au volant de son tracteur à proximité des enclos. Au cours de la procédure, il a reconnu avoir lancé des appâts empoisonnés en direction des animaux à une dizaine de reprises. Fait notable dans ce dossier, malgré un préjudice estimé à plus de 52 000 euros et la perte de sept animaux, la direction du parc n’a pas souhaité se constituer partie civile. Les associations de protection de la nature ont également choisi de ne pas intervenir dans la procédure. Une attitude particulièrement mesurée qui contraste avec la sensibilité du dossier et les fortes tensions que suscite régulièrement la question du loup en Lozère. Lors de l’audience, les responsables du parc ont surtout insisté sur le stress et l’inquiétude provoqués par la découverte répétée d’animaux morts au sein de l’établissement.

 

- Nord : une importante opération de lutte contre le trafic d’espèces protégées a été menée le dimanche 21 juin, à la brocante de Maroilles. Trois inspecteurs de l’environnement de l’OFB ont contrôlé de nombreux stands d’antiquaires et de brocanteurs, afin de vérifier le respect de la réglementation sur la vente d’objets issus d’espèces protégées. Au cours de cette intervention, les agents ont découvert plusieurs infractions liées à la commercialisation d’ivoire d’éléphant. Au total, 74 objets ont été saisis, parmi lesquels deux défenses sculptées. Six procédures judiciaires ont été engagées contre des exposants soupçonnés de proposer ces articles à la vente sans les justificatifs réglementaires requis. L’ivoire d’éléphant fait l’objet d’une réglementation particulièrement stricte destinée à lutter contre le braconnage et le commerce illégal d’espèces menacées. Les contrevenants s’exposent à des peines pouvant atteindre trois ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende.

 

- Pyrénées-Atlantiques : le Parc national des Pyrénées a décidé d'interdire la baignade dans 76 lacs et plus de 700 autres pièces d’eau, répartis sur le territoire protégé du cœur de Parc. Cette mesure s'applique également à d'autres activités nautiques telles que l'utilisation de paddles, de planches à voile ou d'embarcations flottantes. Selon les gestionnaires du parc, cette réglementation vise à limiter les perturbations susceptibles d'affecter les milieux aquatiques de montagne, particulièrement sensibles. Parmi les facteurs évoqués figurent notamment les résidus de crèmes solaires ou de produits antimoustiques, le piétinement des berges, ainsi que l'introduction potentielle d'agents pathogènes ou d'espèces exotiques transportés par les visiteurs. Pour assurer le respect de cette nouvelle réglementation, le Parc national prévoit le renforcement de l'information du public par une signalétique spécifique installée sur les principaux itinéraires de randonnée. Les agents du parc, assermentés et dotés de pouvoirs de police, seront chargés des contrôles. Le non-respect de cette interdiction pourra entraîner une contravention de 135 euros. Les responsables du parc indiquent que cette mesure s'inscrit dans une stratégie plus large de préservation des écosystèmes d'altitude et de la biodiversité associée aux zones humides de montagne.

 

- Pyrénées-Orientales : avec les fortes chaleurs de cette fin de mois de juin, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, multiplie les déplacements sur le terrain afin de mettre en avant les actions du gouvernement en matière d’adaptation au changement climatique. Elle s’est donc rendue, le 20 juin 2026, à Argelès-sur-Mer, pour inaugurer la plus importante installation française de réutilisation des eaux usées traitées, et destinées à l’agriculture. Ce projet, implanté dans un département particulièrement touché par la sécheresse depuis plusieurs années, permettra de valoriser jusqu’à 1,3 million de mètres cubes d’eau par an auparavant rejetés en mer. Selon le ministère, cette ressource doit contribuer à sécuriser l’approvisionnement en eau d’une soixantaine d’exploitations agricoles et irriguer près de 700 hectares de cultures. Cette inauguration intervient alors que la question de l’accès à l’eau pour l’agriculture occupe une place centrale dans les débats publics et parlementaires. Le gouvernement présente cette infrastructure comme une illustration concrète du plan « eau » lancé en 2023 pour renforcer la gestion de la ressource face à la diminution annoncée des disponibilités hydriques.

 

- Sarthe : la Fête de la chasse, de la pêche et de la nature prépare activement sa 31e édition à Saint-Symphorien. Les bénévoles sont déjà mobilisés pour préparer cette manifestation qui se déroulera le dimanche 5 juillet 2026 dans le cadre prestigieux du parc du château de Sourches. Devenue au fil des années l'un des rendez-vous ruraux incontournables du département, cette manifestation attire chaque été plusieurs milliers de visiteurs venus découvrir les traditions cynégétiques, halieutiques et les activités liées à la nature. Le programme reprendra les ingrédients qui ont fait le succès de l'événement. Dès le matin, les concours ouvriront la journée avant la traditionnelle messe de Saint-Hubert célébrée par le curé de Conlie. Le repas champêtre, avec son incontournable bœuf à la broche, devrait une nouvelle fois rassembler un large public. L'an dernier, près de 1 200 repas avaient été servis. Tout au long de l'après-midi, les visiteurs pourront assister à diverses démonstrations, animations et concours mettant à l'honneur les savoir-faire ruraux, les chiens de chasse, la pêche et les métiers liés à la gestion de la nature. La journée s'achèvera en soirée par un feu d'artifice, point d'orgue d'une manifestation qui perpétue depuis plus de trente ans l'esprit de convivialité et de transmission du monde rural.

 

- Paris : les amateurs de glaces artisanales peuvent retrouver cet été les créations de la cheffe Zélikha Dinga, fondatrice de Caro Diario, qui revient pour la quatrième année consécutive au Musée de la Chasse et de la Nature, dans le quartier du Marais. Jusqu’au 19 juillet 2026, sa gelateria éphémère, rebaptisée pour l’occasion « Il Gelato Museo », accueille les visiteurs dans la cour du musée. Formée auprès d’un glacier historique de Turin, la cheffe propose des glaces élaborées dans le respect de la tradition italienne. Tout au long de la saison, de nouveaux parfums seront dévoilés, souvent imaginés en collaboration avec des personnalités issues des univers de la création ou de la gastronomie. Les éditions précédentes avaient notamment mis à l’honneur des saveurs originales comme la tomate, le sésame ou encore les graines de fenouil. L’expérience ne se limite pas à la dégustation. Soucieuse de l’esthétique du projet, Zélikha Dinga a confié au studio Perron et Frères la conception d’un kiosque inspiré du postmodernisme italien et de l’architecte Aldo Rossi. L’identité visuelle, réalisée par Budestschu Tual, complète cet univers raffiné et singulier. Avec ses créations glacées et son décor soigné, « Il Gelato Museo » s’impose une nouvelle fois comme l’une des adresses gourmandes incontournables de l’été parisien.

 

- Seine et Marne : espèce rare et particulièrement discrète, la cigogne noire semble poursuivre son retour. De récents indices observés dans les massifs forestiers d’Île-de-France, notamment en forêt de Fontainebleau, confirment l’intérêt croissant de ce grand migrateur pour les vastes espaces boisés franciliens. Une présence qui suscite l'enthousiasme des naturalistes, tant l'espèce demeure emblématique de la qualité des milieux forestiers. Contrairement à la cigogne blanche, plus familière des zones agricoles et des villages, la cigogne noire privilégie les secteurs forestiers tranquilles, à proximité de cours d'eau ou de zones humides où elle trouve sa nourriture. Reconnaissable à son plumage sombre aux reflets métalliques et à son bec rouge vif chez l’adulte, elle reste difficile à observer en raison de son comportement très farouche. Chaque année, l’espèce effectue une longue migration entre l’Europe et l’Afrique. Après avoir hiverné au sud du Sahara, elle rejoint au printemps ses sites de reproduction. Longtemps cantonnée à quelques bastions de l’est et du centre de la France, elle étend progressivement son aire de présence vers de nouveaux territoires. Pour les spécialistes, ces signes témoignent de l’amélioration de certains habitats forestiers et de la capacité de la cigogne noire à recoloniser d’anciens territoires. Son avenir demeure toutefois étroitement lié à la préservation de vastes zones boisées calmes et peu fréquentées, indispensables à la réussite de sa reproduction.

 

- Var : un braconnier a été condamné pour avoir pratiqué des captures intensives sur une propriété de Vérignon. Reconnu coupable de destruction et détention illégale d'espèces protégées, il écope de 90 jours-amende à 10 euros, de deux amendes de 400 euros, du retrait de son permis de chasse pendant trois ans et d'une interdiction de détenir une arme sur la même durée. L'affaire remonte au 14 novembre 2025, lorsqu'une opération menée par les gendarmes, avec l'appui de l'OFB et de la DDTM a permis de découvrir une importante installation de piégeage. Les enquêteurs ont saisi notamment 600 grives congelées, 50 grives vivantes, 19 mésanges congelées, 160 boîtes de pâté de grives, 70 baguettes enduites de glu, 15 pièges métalliques ainsi que 18 armes à feu. Selon l'enquête, le braconnier attirait les oiseaux grâce à un appareil diffusant leurs chants avant de les capturer à l'aide de baguettes engluées. Déjà condamné à verser 11 500 euros de dommages et intérêts aux parties civiles, il devra également remettre le site en état.

 

- Haute-Vienne : le préfet Maurice Barate a signé un nouvel arrêté autorisant la destruction de terriers de blaireaux sur la commune de Saint-Martin-le-Vieux, dans le cadre de la lutte contre la tuberculose bovine. Cette opération, confiée aux lieutenants de louveterie, prévoit l'utilisation de pelles mécaniques pour détruire uniquement les terriers préalablement vérifiés et déclarés vides de tout animal. Cette décision intervient après la détection récente d'un foyer de tuberculose bovine sur le territoire communal. Selon les autorités, l'objectif est d'empêcher une recolonisation rapide des terriers susceptibles d'avoir été fréquentés par des animaux infectés et d'évaluer les conditions d'une éventuelle réoccupation de ces habitats. Cette mesure s'inscrit dans le dispositif sanitaire mis en œuvre dans les secteurs concernés par la maladie, où le blaireau est considéré comme une espèce pouvant participer à la circulation de la bactérie responsable de la tuberculose bovine. La destruction des terriers intervient uniquement après contrôle de leur vacuité et vise à compléter les autres actions de surveillance et de prévention déployées dans les zones où des cas sont recensés.

 

- Outre-Mer : l’OFB a mené la deuxième édition de l’opération MOWA, destinée à lutter contre le commerce illégal d’espèces sauvages dans les territoires ultramarins. L’action a mobilisé les inspecteurs de l’environnement en Guyane, Guadeloupe, Martinique, Mayotte, La Réunion et Saint-Pierre-et-Miquelon, avec le concours des Douanes, de la Gendarmerie nationale et de la Police nationale. Les contrôles ont été réalisés dans les ports, aéroports et zones de transit, en application de la Convention CITES, de la réglementation sur les espèces protégées et de celle relative aux espèces exotiques envahissantes. Les espèces recherchées variaient selon les territoires : reptiles, oiseaux et arachnides en Guyane et aux Antilles, produits issus des requins, coraux ou bois précieux dans l’océan Indien, ainsi que produits de chasse et de la mer à Saint-Pierre-et-Miquelon. Au total, près de 900 personnes, 40 véhicules et 30 pirogues ont été contrôlés. Les agents ont dressé neuf procès-verbaux et saisi notamment un requin entier, 12 kg de viande de requin, des langoustes, des lambis, de la viande de brousse, des végétaux et un tenrec. Cette opération a également permis de renforcer la coopération entre les différents services engagés dans la lutte contre les trafics liés à la biodiversité.

 

A l’étranger

 

- Afrique du Sud : la justice sud-africaine a mis un terme à l’une des plus importantes affaires de trafic de cornes de rhinocéros jamais instruites dans le pays. Jeudi 18 juin, un organisateur de safaris présenté comme le principal architecte d’un vaste réseau international de braconnage a été condamné à verser une amende de deux millions de rands, soit près de 123 000 dollars. Cette décision intervient après un interminable feuilleton judiciaire débuté en 2010 et marqué par de nombreux recours et reports d’audience. Plus de 1 700 chefs d’accusation avaient été retenus contre le principal suspect et plusieurs coaccusés, notamment pour chasse illégale, racket, blanchiment d’argent et trafic de cornes de rhinocéros. Selon les autorités américaines et sud-africaines, l’homme aurait organisé des safaris destinés à permettre à des chasseurs étrangers d’abattre illégalement des rhinocéros afin d’alimenter le marché noir international. Les cornes étaient ensuite revendues principalement en Asie, où elles continuent d’être recherchées malgré l’absence de toute preuve scientifique concernant les prétendues vertus médicinales qui leur sont parfois attribuées.

 

- Australie : le gouvernement a confirmé la détection de son premier cas de grippe aviaire hautement pathogène H5N1 sur son territoire continental. Le virus a été identifié chez un labbe brun, un oiseau marin migrateur retrouvé mort sur une plage isolée d’Australie-Occidentale. Un second oiseau, un pétrel géant, a également présenté un résultat positif. Jusqu’à présent, l’Australie continentale constituait le dernier grand territoire épargné par cette souche virale qui circule depuis plusieurs années à travers le monde. Des signes de présence du virus avaient toutefois déjà été observés en 2025 sur les îles Heard et McDonald, situées à près de 4 000 kilomètres des côtes australiennes. Les autorités indiquent qu’aucune propagation importante n’a été constatée à ce stade. Aucun foyer n’a été détecté dans les élevages de volailles et aucun épisode de mortalité massive d’oiseaux sauvages n’a été signalé sur le continent. Cette découverte intervient alors que des analyses génétiques ont récemment confirmé qu’une souche pathogène de grippe aviaire H5 était responsable de la mort de plus de 13 000 jeunes éléphants de mer sur les îles Heard et McDonald entre 2025 et 2026. Dans certaines colonies, les scientifiques ont observé des taux de mortalité atteignant 97 %. Les autorités australiennes renforcent désormais leur surveillance afin de limiter les risques de propagation du virus à la faune sauvage et aux élevages.

 

- Belgique : les promeneurs présents vendredi dernier aux carrières de Flémalle, en province de Liège, ont eu la surprise d’assister à une observation peu commune sous nos latitudes. Un groupe de douze vautours fauves a été aperçu tournoyant au-dessus des falaises calcaires du site, profitant des ascendances thermiques générées par les fortes chaleurs de la journée. Ces grands rapaces, dont l’envergure peut dépasser 2,50 mètres, ont survolé le secteur pendant plusieurs dizaines de minutes, offrant un spectacle impressionnant aux observateurs. Plusieurs photographes amateurs et passionnés d’ornithologie ont rapidement partagé leurs clichés sur les réseaux sociaux, témoignant de l’étonnement suscité par cette apparition. Originaire principalement des massifs montagneux du sud de l’Europe, notamment des Pyrénées, des Grands Causses et de la péninsule Ibérique, le vautour fauve effectue régulièrement des déplacements parfois très importants à la recherche de nourriture ou lors de la dispersion des jeunes individus. Ces excursions peuvent conduire certains oiseaux à parcourir plusieurs centaines de kilomètres et à atteindre ponctuellement la Belgique, les Pays-Bas ou l’Allemagne. Les falaises de Flémalle, avec leurs parois abruptes et les courants ascendants qui les longent, constituent un point de passage favorable pour ces planeurs exceptionnels. Les spécialistes rappellent toutefois qu’il s’agit d’une présence temporaire et qu’aucune installation durable de l’espèce n’est actuellement constatée dans la région.

 

- Colombie : la Colombie est devenue le premier pays tropical à adopter une législation nationale visant à empêcher que l’élevage bovin contribue à la déforestation. Cette nouvelle loi impose une traçabilité renforcée de la filière afin de garantir que les bovins commercialisés ne proviennent pas de zones déboisées illégalement. Le dispositif prévoit la mise en relation progressive des systèmes d’identification du bétail, des données foncières et des outils de surveillance des forêts. L’objectif est d’empêcher l’intégration dans les circuits commerciaux, d’animaux élevés sur des terres conquises au détriment des espaces forestiers, notamment dans certaines zones sensibles de l’Amazonie colombienne. L’élevage extensif est considéré comme l’un des principaux moteurs de la déforestation dans le pays. Selon les autorités, près de 3,3 millions d’hectares de forêts ont déjà disparu au cours des dernières décennies. La mise en œuvre de la réforme s’étalera sur deux ans et sera accompagnée de mesures de soutien aux éleveurs ainsi que de la création d’un système de certification des produits garantis « sans déforestation ». Cette initiative est déjà présentée comme une référence potentielle pour d’autres pays confrontés aux mêmes enjeux environnementaux.

 

- Espagne : une enquête menée par la police espagnole a conduit à la découverte de 256 animaux exotiques protégés et à l’arrestation de deux personnes soupçonnées d’appartenir à un réseau de trafic d’espèces sauvages. L’opération, menée dans la région de Séville, a débuté après l’interception à l’aéroport San Pablo d’une valise contenant plusieurs animaux transportés sans les autorisations requises par la réglementation internationale. Les investigations, ouvertes fin 2025, ont donné lieu à des perquisitions dans cinq habitations et trois locaux industriels. Parmi les animaux saisis figurent des varans des savanes, des rainettes aux yeux rouges, des caïmans à lunettes ainsi qu’un très rare iguane vert albinos, particulièrement recherché sur le marché des animaux exotiques. Les enquêteurs ont également découvert 61 chiens et 28 chats qui auraient été destinés à une commercialisation illégale. Près de 57 000 euros en espèces ont été saisis au cours des opérations. Outre les deux personnes interpellées, huit autres individus font l’objet d’investigations. La police soupçonne l’existence d’un réseau structuré ayant bénéficié de complicités pour transporter des animaux vivants et falsifier certains documents de transport.

 

- Pays-Bas : le service néerlandais d’inspection du bien-être animal (LID) tire la sonnette d’alarme dans son rapport annuel 2025. Si le nombre global de signalements pour négligence animale a légèrement reculé, la gravité des situations rencontrées continue d’augmenter pour la troisième année consécutive. Les inspecteurs constatent une évolution préoccupante des infractions. Là où ils relevaient autrefois principalement des manquements mineurs liés à l’entretien des animaux, ils interviennent désormais de plus en plus souvent dans des situations d’urgence. Les dossiers concernent notamment des animaux souffrant de sous-alimentation sévère, vivant dans des conditions d’hygiène dégradées ou privés de soins vétérinaires jusqu’à un stade critique de leur état de santé. Autre indicateur inquiétant : les signalements provenant des cliniques vétérinaires ont triplé en seulement trois ans. Les professionnels de la santé animale sont de plus en plus confrontés à des cas nécessitant une intervention des autorités. Selon le LID, cette évolution traduit une dégradation du bien-être animal dans certains foyers et souligne la nécessité de renforcer la prévention, l’accompagnement des propriétaires et les contrôles afin d’éviter que les situations de négligence ne dégénèrent en maltraitance grave.