- Cher : Gilbert Cornélius : 80 ans sonnés… et toujours juste ! Le week-end dernier, les habitants de Saint-Loup-des-Bois ont entendu résonner de nombreux airs de trompe de chasse dans la campagne. Il ne s’agissait pas d’une rave-party clandestine, mais simplement de l’anniversaire de Gilbert Cornélius, figure incontournable du monde de la trompe, qui célébrait ses 80 ans, entouré d’amis venus de toute la France. Et à 80 ans, Gilbert Cornélius sonne toujours. Mieux encore : cela fait désormais 60 ans qu’il fait vibrer les pavillons et les cœurs des sonneurs. Celui que ses proches surnomment affectueusement « Géo Trouve-Tout » a pourtant commencé sa carrière dans l’automobile avant de mettre son talent et son sens de la mécanique au service d’un autre monument national : la trompe de chasse. Depuis plus de 35 ans, il fabrique des instruments dont la réputation a largement dépassé les frontières de sa région. Le Débuché de Paris, les Trompes de Bourgogne ou encore le Château de Chambord comptent parmi ses fidèles utilisateurs. Son secret ? Une obsession assumée pour la qualité, la précision et l’excellence. Avec ses trompes parfaitement maîtrisées, Gilbert Cornélius a contribué à faire rayonner l’art de la trompe bien au-delà du monde de la chasse. À entendre les nombreux sonneurs réunis pour son anniversaire, une chose est sûre : à 80 ans sonnés, le maître facteur continue de donner le ton...

 

- Corrèze : à l’occasion de ses 30 ans, l’AFACCC 19 organise une Grande Fête de la Nature le samedi 27 juin au lac de Ponty, à Ussel. Cet événement promet une journée riche en découvertes, en animations et en convivialité autour des valeurs de la ruralité, de la chasse et de la pêche. Ouverte à tous et entièrement gratuite, cette manifestation mettra à l’honneur les traditions locales avec une grande exposition réunissant plus de 1 500 chiens, reflet de la passion et du savoir-faire des amateurs de chiens courants. Les visiteurs pourront également profiter d’un village dédié à la chasse et à la pêche, de nombreux stands, ainsi que de dégustations de gibier, pour une immersion complète dans cet univers. Tout au long de la journée, des spectacles et animations rythmeront les bords du lac, dans un cadre naturel exceptionnel. En soirée, place à la musique avec un concert à 20h animé par Manu Roig, suivi d’une animation bandas pour prolonger l’ambiance festive. Côté restauration, des menus variés seront proposés le midi et le soir, mettant en avant des spécialités régionales conviviales. Facile d’accès, le site se situe à seulement cinq minutes de la sortie d’autoroute A89. Cette fête se veut un moment de partage intergénérationnel, où passionnés et curieux pourront se retrouver pour célébrer la nature et les traditions rurales dans une ambiance chaleureuse et authentique. Des formules de restauration seront proposées sur place. Renseignements : 06 77 33 39 35 ou 06 34 96 32 26.

 

- Côtes d’Armor : dans le cadre de missions de prospection et d’inventaires scientifiques, les agents de la direction régionale Bretagne de l’OFB ont été autorisés à pénétrer sur certaines propriétés privées situées dans 105 communes de la région. Cette autorisation, accordée par arrêté préfectoral, entrera en vigueur dix jours après son affichage en mairie. Les opérations visent à réaliser des études et suivis naturalistes destinés à améliorer la connaissance de la biodiversité et des milieux naturels. Les agents pourront accéder aux terrains concernés, mais cette autorisation ne s’applique pas aux maisons d’habitation ni aux jardins attenants, qui demeurent exclus du dispositif. Cette mesure s’inscrit dans le cadre des missions légales confiées à l’OFB pour l’inventaire, le suivi et la préservation du patrimoine naturel. Les communes concernées sont précisément listées dans l’arrêté préfectoral accompagnant cette autorisation. 

 

- Eure-et-Loir : le 27 juin 2026, le Château des Vaux, à Pontgouin et Saint-Maurice-Saint-Germain en Eure et Loir, accueillera une nouvelle édition des Fééries Euréliennes, un festival international de feux d’artifice devenu en seulement quelques années un rendez-vous incontournable. Plus qu’un simple spectacle pyrotechnique, cet événement propose une véritable expérience immersive mêlant lumière, musique et émotion, dans un cadre patrimonial exceptionnel. Chaque année, trois artificiers de renommée mondiale s’affrontent lors d’une compétition spectaculaire. Tous ont déjà été primés dans les plus grands festivals internationaux, de Montréal à Cannes. Pendant environ quinze minutes chacun, ils présentent une création originale synchronisée avec la musique, jugée selon des critères artistiques et techniques exigeants. Le public, lui aussi, joue un rôle central en attribuant le Prix du public à l’applaudimètre. Au-delà de la compétition, les Fééries Euréliennes sont une soirée complète, avec concerts, animations et déambulations dès l’après-midi, avant un enchaînement de spectacles pyrotechniques jusqu’au grand final nocturne. L’événement attire un public toujours plus nombreux : 6 000 spectateurs en 2024, 8 000 en 2025, et près de 10 000 attendus en 2026. Le cadre du Château des Vaux, surnommé le « Petit Versailles du Perche », confère une dimension unique à cette soirée. Propriété de la Fondation Apprentis d’Auteuil, le site accueille également près de 900 jeunes en formation. Le festival s’inscrit ainsi dans une démarche à la fois culturelle et sociale, en impliquant ces jeunes dans l’organisation et en favorisant leur ouverture au monde artistique. Enfin, les organisateurs intègrent une approche écoresponsable, avec gestion des déchets, recours aux circuits courts et actions pour limiter l’impact sur la faune. Entre excellence artistique, engagement territorial et ambiance festive, les Fééries Euréliennes promettent une nuit inoubliable sous les étoiles.

 

- Gard : La polémique née autour de l'utilisation des colliers GPS pour les chiens de chasse dépasse largement la seule question réglementaire. D'un côté, la FDC rappelle son rôle en veillant au respect d'un cadre juridique destiné à éviter certaines dérives susceptibles de porter atteinte à l'équité de la chasse, ou aux intérêts des territoires. De l'autre, les conducteurs de chiens courants soulignent l'utilité quotidienne de ces équipements pour assurer la sécurité de leurs animaux. Car sur le terrain, les colliers GPS sont avant tout perçus comme des outils de protection. Ils permettent de localiser rapidement un chien égaré, de prévenir les risques liés à la circulation routière ou de récupérer un animal en difficulté. Pour beaucoup de chasseurs, il ne s'agit pas de chasser davantage, mais de chasser plus sereinement. La réalité est sans doute entre ces deux approches. Si certaines utilisations détournées méritent d'être encadrées, il serait excessif d'ignorer les bénéfices réels que ces technologies apportent à la sécurité des chiens. L'enjeu n'est donc pas d'opposer fédération et utilisateurs, mais de trouver un équilibre entre respect des règles, éthique cynégétique et réalités du terrain. Un dialogue constructif apparaît aujourd'hui comme la meilleure voie pour y parvenir.

 

- Haute-Garonne : face à la présence croissante des sangliers aux abords des zones habitées, la FDC a décidé d'intensifier ses actions. Dans le cadre du projet « Oc'Sanglier », plusieurs communes partenaires sont désormais associées à une vaste campagne de sensibilisation destinée à limiter les conflits entre riverains et faune sauvage. Flyers, affiches et panneaux d'information ont ainsi été déployés afin d'expliquer aux habitants les comportements à adopter. L'objectif est double : éviter que les sangliers ne trouvent dans les espaces résidentiels des conditions favorables à leur installation et apprendre au public à réagir correctement en cas de rencontre avec ces animaux. Des panneaux ont également été installés à Ramonville-Saint-Agne, notamment aux abords du bois de Lapeyrade et du parc de Soule, afin d'inciter les promeneurs à rester sur les sentiers balisés et à tenir leurs chiens en laisse. Pendant des années, certaines organisations écologistes se sont opposées à toute forme de régulation cynégétique, présentant parfois la chasse comme le problème plutôt que comme un outil de gestion. Aujourd'hui, alors que les dégâts agricoles se multiplient et que les rencontres avec les sangliers deviennent de plus en plus fréquentes en ville, force est de constater que les chasseurs sont les premiers sollicités pour tenter d'apporter des solutions concrètes. Le résultat est là : ceux qui alertaient sur la nécessité d'une gestion raisonnée des populations de sangliers montent désormais au charbon, tandis que nombre de leurs détracteurs se montrent beaucoup plus discrets face aux conséquences de leur opposition à l’indispensable régulation.

 

- Isère : un chasseur a été condamné par le tribunal de Grenoble après avoir abattu un chat sauvage d'Europe (Felis silvestris) lors d'une battue organisée le 5 novembre 2025 sur la commune de Saint-Bueil. Le tireur a expliqué avoir confondu l'animal protégé avec un lynx. Les faits ont été révélés après le signalement anonyme adressé à l'OFB. Les agents ont retrouvé la dépouille du félin et confirmé qu'il s'agissait bien d'un chat sauvage, une espèce strictement protégée en France et au niveau européen. Plusieurs associations de protection de la nature, ainsi que la FDC de l'Isère, se sont constituées parties civiles. Reconnu coupable le 7 juin 2026, le prévenu a été condamné à une suspension de son permis de chasse pendant deux ans, ainsi qu'à la confiscation de son arme. Il devra également verser 1 000 euros de dommages et intérêts à chacune des associations requérantes, ainsi que 500 euros au titre des frais de justice. Les associations ont toutefois décidé de faire appel concernant le rejet de leur demande de réparation du préjudice écologique.

 

- Loiret : les faits remontent au 23 novembre 2024, en forêt domaniale d'Orléans, sur le territoire de la commune de Châtenoy. Ce jour-là, Pierre Rigaux, fondateur de l'association Nos Viventia, et plusieurs militants anti-chasse suivent et filment un équipage de chasse à courre afin de documenter son activité. La situation dégénère lorsqu'ils croisent plusieurs participants à la chasse. Selon le militant, des veneurs et suiveurs tentent alors de l'empêcher de filmer et cherchent à s'emparer de son téléphone portable. Des images de l'altercation seront ensuite diffusées sur les réseaux sociaux. Pierre Rigaux dénonce également des menaces et des violences, tandis que les chasseurs contestent cette version et affirment avoir seulement voulu mettre fin à un enregistrement qu'ils jugeaient intrusif. Le 19 juin 2026, le tribunal correctionnel d'Orléans a reconnu coupables les trois prévenus du délit de tentative de vol en réunion. Les magistrats ont considéré que le fait de chercher à s'emparer du téléphone portable utilisé par Pierre Rigaux constituait bien une tentative d'appropriation du bien d'autrui, même si l'objectif invoqué était uniquement d'empêcher la diffusion des images. Les trois hommes ont été condamnés à une amende de 500 euros avec sursis. Ils devront également verser chacun 100 euros de dommages et intérêts à Pierre Rigaux au titre du préjudice moral. Le jugement n'a en revanche retenu aucune poursuite concernant les accusations de violences physiques, de menaces de mort ou de dégradations évoquées par le militant anti-chasse. Faute d'éléments suffisants, ces faits n'ont pas été caractérisés au cours de l'enquête.

 

- Haute-Marne : les amateurs de musique, de patrimoine et de traditions ont rendez-vous le samedi 27 juin à 18 heures à la cathédrale Saint-Mammès de Langres, pour un concert hors du commun. Organisée par l’Office de tourisme de Langres et des 4 Lacs, en partenariat avec La Haute-Marne Respire & Inspire, cette soirée promet un moment d’émotion et de découverte dans le cadre majestueux de l’un des plus beaux édifices de la cité fortifiée. Le public pourra se laisser porter par les sonorités puissantes et envoûtantes des trompes de chasse, sublimées par l’intervention d’une récitante qui viendra enrichir cette parenthèse musicale d’une dimension poétique et culturelle. Que l’on soit passionné de vénerie, amateur de musique traditionnelle ou simplement curieux de vivre une expérience originale, ce concert s’annonce comme un temps fort de l’été langrois. Une belle occasion de redécouvrir la richesse d’un patrimoine vivant dans un écrin chargé d’histoire. N’hésitez pas à venir nombreux partager cette soirée exceptionnelle.

 

- Meuse : la fronde contre l'augmentation de la taxe destinée au financement des dégâts de grand gibier continue de s'étendre en Meuse. Réunis le 11 juin à l'initiative de Claude Pierron, adjudicataire de deux lots de chasse du Haut-Juré, les représentants de quinze des seize sociétés de chasse du massif 44 ont affiché leur opposition à la nouvelle contribution mise en place par la FDC 55. Les chasseurs dénoncent une hausse jugée disproportionnée pour certains territoires. Claude Pierron affirme que la contribution réclamée pour ses 740 hectares passerait de 2 200 à 27 500 euros, malgré la réalisation de plus de 100 % du plan de chasse attribué. Dans un courrier adressé au président de la FDC 55, avec copie à la préfète, à la FNC, à la chambre d'agriculture et à l'ONF, les signataires alertent sur les conséquences possibles de cette mesure. Selon eux, de nombreux chasseurs envisagent de ne pas renouveler leur permis ou d'abandonner leur activité, tandis que certaines ACCA pourraient se retrouver dans l'incapacité financière de faire face aux nouvelles charges. Les responsables rappellent qu'ils ne contestent pas le principe de l'indemnisation des dégâts agricoles, mais dénoncent un système qu'ils jugent inéquitable et déconnecté des réalités du terrain. Plusieurs évoquent désormais la possibilité d'un recours devant le tribunal administratif. En filigrane apparaît une inquiétude plus large : si une partie significative des chasseurs venait à renoncer à exercer, la régulation des populations de sangliers pourrait être fortement perturbée. Une situation qui risquerait d'entraîner, à moyen terme, une aggravation des dégâts agricoles que cette taxe est précisément censée financer.

 

- Oise : condamné le 11 juin 2026 par le tribunal correctionnel de Soissons à quatre ans de prison avec sursis pour homicide involontaire, Christophe Ellul a décidé de faire appel du jugement. Cette démarche, confirmée par le parquet, porte sur l’ensemble des dispositions pénales et civiles de la décision et suspend de fait l’euthanasie de son chien Curtis, ordonnée par le tribunal. L’affaire remonte au 16 novembre 2019. Elisa Pilarski, alors enceinte de six mois, avait été retrouvée morte en forêt de Retz (Aisne), son corps présentant de nombreuses morsures. Au moment du drame, elle promenait Curtis, un chien de type american pit bull terrier appartenant à Christophe Ellul. Au cours de l’enquête, plusieurs expertises vétérinaires et génétiques ont été réalisées. Elles ont conclu que Curtis était à l’origine des blessures mortelles. Bien qu’une chasse à courre se déroulât à proximité avec 21 chiens présents dans le secteur, aucun ADN de ces animaux n’avait été retrouvé sur la victime ou ses effets personnels, contrairement à celui de Curtis.

 

- Puy de Dôme : la vache ferrandaise, race emblématique du Puy-de-Dôme, a été choisie pour devenir l'égérie du Salon international de l'agriculture 2027. Une consécration pour cette race locale qui a bien failli disparaître dans les années 1970. Au début du 20e siècle, plus de 140 000 ferrandaises peuplaient les pâturages auvergnats. Mais, la mécanisation de l'agriculture et le développement de races plus spécialisées ont entraîné un effondrement spectaculaire de ses effectifs. À la fin des années 1970, il ne restait plus qu'environ 200 femelles reproductrices. Grâce à la mobilisation d'éleveurs passionnés et aux programmes de sauvegarde mis en place, la race a progressivement retrouvé sa place dans les exploitations. Aujourd'hui, son cheptel compte près de 4 000 femelles. Réputée pour ses qualités laitières, sa viande et ses aptitudes au travail, la ferrandaise incarne le succès des actions de conservation menées en faveur des races locales. Après une édition 2026 marquée par l'absence exceptionnelle de bovins en raison de la dermatose nodulaire contagieuse, elle symbolisera le retour des vaches au Salon de l'agriculture, du 27 février au 7 mars 2027.

 

- Saône et Loire : surprise insolite lundi dernier en fin de matinée à Chalon-sur-Saône. Un chamois s’est retrouvé piégé dans la piscine d’un particulier après avoir franchi la clôture de la propriété. Le maitre des lieux a assisté à la scène alors qu’il se trouvait dans son jardin. L’animal, visiblement désorienté, a effectué un bond avant d’atterrir directement dans le bassin. Malgré plusieurs tentatives pour regagner la terre ferme, le chamois n’est pas parvenu à sortir seul de l’eau. Craignant qu’il ne s’épuise, le propriétaire a alerté les sapeurs-pompiers. Rapidement sur place, les secours ont procédé à sa capture à l’aide d’un lasso et d’une cage de transport. Pour limiter son stress, l’animal a été maintenu dans l’obscurité à l’aide de serviettes. Après examen, le chamois a finalement été relâché sain et sauf dans le secteur de Cuiseaux, où plusieurs individus ont déjà été observés en liberté. (Photo DR)

 

- Tarn : c’est une première en France. Les fédérations des chasseurs et des pêcheurs ont uni leurs moyens pour acquérir le lac de Serviès, avec l’objectif d’en faire un espace consacré à la préservation de la biodiversité. La transaction, réalisée pour un montant de 258 000 euros via la SAFER Occitanie, concerne un site de 33 hectares, dont près de 20 hectares en eau. Ancienne gravière située entre Castres et Graulhet, le lac était mis en vente depuis plusieurs années. Plusieurs projets privés avaient été évoqués, notamment l’installation d’activités de loisirs motorisés ou de panneaux photovoltaïques. Soucieuse de préserver ce secteur, la commune de Serviès a soutenu une solution fondée sur la protection des milieux naturels. Le site présente un intérêt écologique important. Relié à plusieurs plans d’eau proches de l’Agout, classé Natura 2000, il constitue une zone de repos et d’alimentation pour de nombreux oiseaux migrateurs. La gestion du lac sera assurée par les fédérations départementales de chasse et de pêche, avec le soutien des collectivités locales, afin de favoriser la biodiversité tout en maintenant un accès partiel au public.

 

- Vosges : un accident de chasse s'est produit samedi soir sur le territoire de la commune de Martinvelle. Un chasseur a été blessé après avoir été atteint par un tir provenant de sa propre arme, alors qu'il se trouvait seul à l'affût. Les faits se sont déroulés aux environs de 21 heures. Pour des raisons qui restent à déterminer, le coup de feu est parti accidentellement, blessant l'homme au niveau du bassin. Rapidement alertés, les secours sont intervenus sur place avant de transporter la victime vers le centre hospitalier de Vittel. Compte tenu de la nature de ses blessures, elle a ensuite été transférée dans un établissement hospitalier de Nancy. Malgré la gravité potentielle de l'accident, le pronostic vital du chasseur n'était pas engagé. Une enquête de gendarmerie a été ouverte afin d'établir avec précision les circonstances dans lesquelles ce tir accidentel s'est produit.

 

92 - Essonne : l’Office national des forêts (ONF), en partenariat avec la Métropole du Grand Paris, donne rendez-vous aux amoureux de nature et de cinéma les 26 et 27 juin 2026 pour la 8e édition du festival Branche & Ciné, organisé au cœur de la forêt domaniale de Meudon. Installés en pleine forêt, dans une ambiance nocturne unique, les spectateurs pourront profiter gratuitement de projections en plein air, confortablement installés sur des transats ou avec leurs propres couvertures et chaises. Le vendredi 26 juin à 22 h, le public découvrira « Le Chant des forêts », documentaire de Vincent Munier. Après « La Panthère des neiges », le photographe naturaliste propose une immersion sensible dans les forêts vosgiennes à travers trois générations passionnées par la vie sauvage. Cerfs, lynx, oiseaux rares et Grand Tétras seront au rendez-vous dans ce film consacré à la transmission et à la beauté du monde forestier. Le samedi 27 juin à 22 h, place au célèbre film d’animation « Nausicaä de la vallée du vent » d’Hayao Miyazaki. Cette œuvre culte mêle écologie, science, guerre et réflexion sur les rapports entre l’homme et la nature. Les projections sont gratuites mais l’inscription est obligatoire. Les organisateurs recommandent de prévoir vêtements chauds et chaussures adaptées au milieu forestier.

 

A l’étranger

 

- Andorre : une caméra automatique installée dans les montagnes andorranes a permis de capturer une image exceptionnelle : celle d’un loup en liberté dans la vallée du Madriu-Perafita-Claror. Diffusées officiellement le 15 juin 2026 par le gouvernement andorran, ces images avaient en réalité été enregistrées en septembre 2025 lors d’un programme de suivi du chat forestier. Selon les autorités, il s’agit de la première preuve vidéo de la présence d’un loup sur le territoire de la principauté. Cette observation n’est toutefois pas considérée comme surprenante. Depuis plusieurs années, l’espèce poursuit son expansion naturelle dans les Pyrénées et a déjà été détectée dans les régions voisines, notamment en Catalogne et en France. Le gouvernement andorran précise qu’il s’agit d’une présence isolée et qu’aucun incident n’a été signalé. Afin de suivre l’évolution de l’espèce, une quinzaine de pièges photographiques sont déployés sur le territoire, complétés par le travail des gardes forestiers et des agents chargés du suivi de la faune sauvage. Les autorités assurent poursuivre une surveillance attentive de cette espèce protégée.

 

- Brésil : selon le dernier rapport annuel sur la déforestation publié par MapBiomas, le Brésil a enregistré en 2025 une baisse de 20,6 % des surfaces déboisées par rapport à l’année précédente. Avec 984 794 hectares de végétation native détruits, le pays repasse pour la première fois depuis 2019 sous le seuil symbolique du million d’hectares déboisés par an. La diminution concerne l’ensemble des six grands biomes brésiliens. L’Amazonie affiche une baisse de 23,5 %, tandis que le Cerrado, principal foyer de déforestation du pays, concentre encore plus de la moitié des surfaces détruites malgré un recul de près de 17 %. Le Pantanal enregistre la plus forte amélioration, avec une chute de 48 % des défrichements. Les autorités attribuent ces résultats au renforcement des contrôles environnementaux, à l’augmentation des inspections et à un meilleur suivi des alertes satellitaires. Toutefois, le bilan reste préoccupant : plus de 10,9 millions d’hectares de végétation ont disparu depuis 2019. L’expansion agricole demeure la principale cause de déforestation, représentant près de 99 % des pertes enregistrées en 2025. Les incendies, de plus en plus fréquents, continuent également d’exercer une forte pression sur les forêts brésiliennes.

 

- Chine : face à la progression du virus H7N9 de la grippe aviaire, les autorités de Shanghai ont décidé de fermer temporairement l’ensemble des marchés aux volailles vivantes de la métropole. Cette mesure exceptionnelle vise à limiter les risques de contamination et à enrayer la propagation de cette souche virale récemment apparue chez l’homme. L’annonce a été faite par la municipalité lors d’une conférence de presse, au cours de laquelle les responsables sanitaires ont souligné la nécessité de protéger la population. Jusqu’alors, le virus H7N9 était uniquement connu pour circuler chez les oiseaux sans transmission avérée à l’être humain. Toutefois, plusieurs cas d’infection humaine ont été recensés ces derniers jours dans l’est de la Chine. Selon les autorités sanitaires, au moins quatorze personnes ont été contaminées, dont quatre à Shanghai. Six décès ont déjà été enregistrés. Les investigations se poursuivent afin de déterminer précisément les modes de transmission du virus et d’évaluer l’ampleur du risque sanitaire.

 

- Espagne : près de 200 personnes ont participé à une marche revendicative dans le parc naturel de Collserola, près de Barcelone, pour réclamer la levée des restrictions d’accès imposées dans le cadre de la lutte contre la peste porcine africaine (PPA). Soutenue par une pétition ayant recueilli plus de 5 000 signatures, cette mobilisation traduit le mécontentement croissant d’une partie de la population, après près de six mois de fermeture de certains secteurs du massif. La PPA, maladie virale touchant les porcs domestiques et les sangliers, représente une menace importante pour la filière porcine. Afin de limiter les risques de propagation, les autorités catalanes ont restreint l’accès à plusieurs espaces naturels fréquentés par les sangliers. Les manifestants jugent toutefois ces mesures disproportionnées et dénoncent certaines incohérences, soulignant que d’autres activités ont parfois bénéficié de dérogations. Ils estiment que les efforts devraient davantage se concentrer sur la protection des élevages et le contrôle sanitaire des exploitations. Face à cette contestation grandissante, le gouvernement catalan envisagerait désormais un assouplissement progressif des restrictions dans certaines zones du parc.

 

- Etats-Unis : face à la progression de l'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) H5N1 sur le territoire américain, l'Université de Cornell vient de lancer un ambitieux programme de surveillance, consacré aux populations félines. Portée par le Centre de santé féline de Cornell, cette initiative vise à mieux comprendre la circulation du virus chez les chats domestiques et errants, une espèce dont la sensibilité au H5N1 suscite une attention croissante des scientifiques. Le projet repose sur la création d'un consortium réunissant vétérinaires, virologues, épidémiologistes et spécialistes des maladies infectieuses. Dans un premier temps, le dispositif sera déployé dans l'État de New York et sur l'ensemble de la côte Est des États-Unis avant d'être progressivement étendu à l'échelle nationale. Financé actuellement par des dons et des fonds propres du Centre de santé féline, ce réseau permettra de collecter et d'analyser des données sanitaires afin de détecter précocement d'éventuelles contaminations. À terme, les chercheurs souhaitent élargir cette surveillance à d'autres maladies infectieuses émergentes susceptibles d'affecter les populations félines et de représenter un enjeu de santé publique.

 

- Kazakhstan : Vladimir Poutine a profité d’une visite d’État au Kazakhstan pour offrir quatre tigres de l’Amour à son voisin d’Asie centrale. Un cadeau plutôt original : là où certains chefs d’État apportent des contrats ou des promesses diplomatiques, le président russe est arrivé avec un mâle, une femelle et deux jeunes tigres destinés à recoloniser une région où le tigre touranien a disparu depuis plus de 70 ans. Capturés dans l’Extrême-Orient russe, les félins ont parcouru plusieurs milliers de kilomètres avant d’être relâchés dans la réserve naturelle d’Ile-Balkhach, vaste territoire de 1,2 million d’hectares préparé depuis des années pour accueillir de nouveau un grand prédateur. Équipés de colliers GPS, ils seront suivis de près par les scientifiques kazakhs. L’objectif est ambitieux : restaurer progressivement une population de tigres dans une région qui abritait autrefois le célèbre tigre de la mer Caspienne. Les autorités kazakhes rappellent que le tigre de l’Amour est génétiquement très proche de cette sous-espèce disparue. Reste désormais à savoir si ces quatre ambassadeurs à moustaches réussiront là où tant de grands projets politiques peinent parfois à convaincre : s’installer durablement et prospérer sur le long terme.

 

- Suisse : la présence du loup poursuit son expansion. Selon le rapport annuel publié par la fondation Kora, le pays comptait en 2025 un total de 43 meutes, soit quatre de plus qu’un an auparavant. Au total, 350 loups ont été recensés, contre 319 en 2024. Les experts estiment qu’au moins 155 louveteaux sont nés au cours de l’année écoulée. Cette progression s’est traduite par l’apparition de nouvelles meutes, notamment dans le canton d’Obwald, où le loup s’est installé pour la première fois, ainsi qu’à Neuchâtel, où une sixième meute a été identifiée dans le Jura. Début 2026, des meutes étaient présentes dans neuf des vingt-six cantons suisses. Cette augmentation intervient malgré le renforcement des mesures de régulation. Durant la campagne 2025-2026, l’abattage de 115 loups avait été autorisé, mais 77 animaux ont finalement été prélevés. La fondation Kora souligne toutefois qu’il faudra encore plusieurs années pour évaluer les effets réels de cette politique sur la dynamique des populations et les dommages causés au bétail. Le rapport met également en évidence une diversification génétique croissante des loups présents en Suisse, avec l’arrivée d’individus issus des populations d’Europe centrale et des Balkans, aux côtés des animaux provenant traditionnellement de l’arc alpin.