Souffrances prolongées, blessures secondaires et guérisons partielles
Lorsque les organes vitaux ne sont pas atteints, la mort éventuelle de l’animal survient par effets secondaires, souvent au prix de grandes souffrances. Trois types de mécanismes dominent : les lésions d’organes ou de membres essentiels, les infections, et les atteintes empêchant l’alimentation. Les fractures des os porteurs, notamment sur les membres supérieurs, génèrent douleur, hémorragie, fièvre et perte de mobilité, sans possibilité de guérison naturelle.
Ces traumatismes finissent par épuiser même les animaux les plus robustes. Les blessures infectieuses, fréquentes en périodes chaudes, résultent de la contamination de plaies profondes par des parasites et des germes. Elles évoluent rapidement vers des infections graves, parfois mortelles en quelques jours, accompagnées de fièvre élevée, de toxémie et de défaillance de plusieurs organes. Certaines agonies sont plus longues encore, notamment en cas de gangrène, poussant l’animal affaibli à rechercher l’eau et des zones isolées. Les blessures qui privent le gibier de nourriture sont les plus cruelles : atteintes de la mâchoire ou de la langue laissent l’animal mobile mais incapable de se nourrir. Il survit alors sur ses réserves pendant plusieurs semaines, jusqu’à une mort par épuisement. Ces cas rendent la recherche au chien de sang difficile et souvent infructueuse. À l’inverse, certaines blessures superficielles peuvent cicatriser ; les animaux tués ultérieurement portent parfois les traces d’anciens impacts. Ces survivances rappellent que la puissance d’un projectile ne garantit ni l’efficacité immédiate ni l’humanité du tir. Elles soulignent surtout la responsabilité du chasseur : privilégier des tirs précis et renoncer à ceux qui risquent d’entraîner souffrances inutiles, seul moyen de rester fidèle à l’éthique de la chasse.