Jean-Pierre Vigier, député de la Haute-Loire, a été entendu le 10 février en tant que président de l’ANEM (Association Nationale des Elus de Montagne), dans le cadre de la mission d’information « Loi Littoral, Loi Montagne : 40 ans après, quelle différenciation ? » dont Guillaume Gontard, sénateur de l’Isère, est le président, Jean-Michel Arnaud, sénateur des Hautes-Alpes, le rapporteur, et Frédérique Espagnac, sénatrice des Pyrénées-Atlantiques, la vice-présidente. Jean-Pierre Vigier a d’abord rappelé que la loi Montagne fut, en 1985, la première loi de différenciation territoriale, complétée par un Acte II en 2016. Il a ensuite dressé un bilan de son application puis présenté les mesures coconstruites par l’ANEM avec les élus et les acteurs de la montagne pour un Acte III Montagne. Pour le président de l’ANEM, l’objectif est clair : il s’agit de renforcer l’application des mesures existantes et de les adapter aux nouveaux défis que doivent relever les territoires de montagne, notamment le changement climatique. Il a détaillé comment faire avancer ces propositions sur plusieurs fronts, à la fois législatif, budgétaire, réglementaire et de communication. La première étape est déjà lancée avec un texte de loi transpartisan en construction qui porte les mesures les plus urgentes pour adapter les politiques publiques aux besoins spécifiques des territoires de montagne sur l’école, la santé, l’urbanisme, l’agriculture et la gestion partagée de l’eau. Cette audition au Sénat a permis de mettre en lumière des sujets particulièrement critiques : les questions liées à l’urbanisme et au cumul de contraintes des lois Montagne et Littoral, autour des lacs de montagne notamment, et les enjeux de gestion partagée et multiusage de la ressource en eau. Jean-Pierre Vigier a réaffirmé la nécessité de mettre en œuvre concrètement le droit à la différenciation territoriale en montagne.