Des revendications claires pour « protéger les agents »

Face à cette situation, l’intersyndicale formule une série de demandes précises au gouvernement. Première exigence : la protection effective des implantations de l’OFB par les forces de l’ordre, afin d’empêcher toute dégradation des bâtiments, véhicules ou enceintes administratives. Les représentants réclament également que l’établissement dépose systématiquement plainte lorsque ses agents sont collectivement menacés, insultés ou diffamés. Autre point sensible : l’annulation de l’enquête visant la nomination de Mme Le Strat, jugée injustifiée et déstabilisatrice pour l’institution. Les syndicats demandent en parallèle une déclaration publique claire du gouvernement affirmant sa confiance pleine et entière envers l’OFB et son soutien à l’ensemble des missions que la loi lui confie. Ils contestent également les réductions d’effectifs et de budget prévues dans la loi de finances 2026. Pour eux, affaiblir les moyens humains et financiers de l’établissement reviendrait à fragiliser davantage une structure déjà sous tension, alors même que les enjeux climatiques et de biodiversité exigent un renforcement des politiques publiques. Enfin, les représentants du personnel sollicitent une rencontre avec chacun des ministres destinataires de la lettre afin d’exposer en détail leurs revendications et d’obtenir des engagements concrets. « Protéger le vivant » suppose, selon eux, de commencer par protéger ceux qui s’y consacrent quotidiennement.