En période de gel prolongé ou de forte neige, les perdrix (grises ou rouges) sont particulièrement vulnérables. Le froid intense, la couverture neigeuse et la raréfaction des ressources alimentaires augmentent fortement leur mortalité. Une aide ciblée, bien conduite et régulière peut améliorer significativement leur survie hivernale. La priorité est l’accès à une alimentation énergétique. Les perdrix ont besoin de calories pour maintenir leur température corporelle. Les céréales entières sont les plus adaptées : blé, orge, avoine, triticale ou maïs concassé. Il est préférable de proposer un mélange de plusieurs graines pour limiter le tri et assurer un apport équilibré. L’agrainage doit être régulier et modéré, idéalement tous les 2 à 3 jours en période de neige persistante. Un apport excessif attire les prédateurs et favorise la dépendance. Les graines doivent être déposées sur sol dégagé, jamais directement sur la neige, afin de rester accessibles. Les sites doivent être calmes, peu fréquentés par l’homme et éloignés des routes. Privilégier les lisières, bandes enherbées, haies basses ou abords de jachères. Éviter les zones trop ouvertes où les perdrix seraient exposées aux rapaces. Il est conseillé de multiplier les petits points d’agrainage plutôt qu’un seul site important, afin de réduire la pression de prédation et la concurrence entre oiseaux. Les perdrix supportent mieux le froid sec que l’humidité et le vent. La présence de couverts naturels est essentielle : haies, ronciers, bandes de luzerne, repousses de céréales ou couverts faunistiques non broyés. En cas de manque, des abris artificiels simples (tas de branchages, fagots, bottes de paille légèrement aérées) peuvent offrir une protection efficace contre le vent et la neige. Contrairement aux idées reçues, l’eau reste indispensable en hiver. En période de gel, il est utile de proposer de l’eau non gelée dans des récipients peu profonds, changée régulièrement. Cela limite le stress physiologique et améliore la digestion des graines sèches.