Le porte cible a également son importance et un simple tréteau de bricolage fera l’affaire. La cible y sera maintenue au moyen d’agrafes ou de pinces. Pour le tir de battue, et bien que leur longueur moyenne soit d’une petite cinquantaine de mètres, optez pour un réglage à 100 mètres qui devrait amener votre balle à environ trois centimètres au-dessus du point central de la cible (la table balistique du fabricant de cartouches vous donnera précisément l’écart supérieur en fonction de la DRO de la munition employée). Concernant les tirs d’approche ou d’affût, plus lointains, il sera préférable de régler l’optique pour une distance de 200 mètres. Cela englobera tous les calibres, standards et magnums, un peu tendus. De cette façon, on sera toujours bons aux distances intermédiaires. Enfin pour ceux qui pratiquent en montagne, un réglage à 300 m est conseillé. Il permet de couvrir quasiment toutes les situations. Rappelons que, pour ces tirs à longue distance, le canon de l’arme devra être suffisamment long pour valoriser pleinement la poudre de la munition.

 

Le décor étant planté, voyons les optiques…

Pour la battue, les points rouges assurent de bonnes performances jusqu’à une centaine de mètres, voire un peu plus si ce point rouge est limité à 2 MOA (point sur la cible de 6 cm de diamètre à 100 mètres). Pour les autres, plus envahissants sur la cible, ils font bien leur travail jusqu’à 50/60 mètres, mais au-delà, ils couvrent quasiment tout l’animal visé, ce qui est préjudiciable au bon placement de la balle. Pour ces appareils et dans tous les cas, il faut que la pile soit en bon état. Si vous avez le moindre doute, n’hésitez donc pas à la changer en début de saison. Pour les lunettes, qu’elles soient de battues ou mixtes, elles ne doivent pas avoir une possibilité de réglage supérieure à la distance de 300 mètres, prévue par la réglementation en France. Signalons ici que, si les réglages « laser » permettent d’approcher la visée, le tir de quelques balles sera cependant nécessaire afin de vérifier l’impact en fonction des vibrations du canon.

 

Les phases de réglage

L’arme posée sur le chevalet, le tireur la maintient sans la bloquer avec la vis de serrage. Trois balles seront tirées dans cette configuration, la croix de la lunette étant posée sur le plein centre de la cible. Si elles sont parfaitement centrées, il ne sera pas nécessaire d’en tirer plus. En revanche, si elles sont décentrées, il faut procéder comme suit :

- enlever les capuchons des tourelles,

- remettre l’arme en position de tir avec la croix de la lunette toujours sur le centre de la cible et bien la caler ainsi en la serrant au niveau du fût,

- déplacer à l’aide des vis de tourelle le croisillon de la croix de lunette pour l’amener sur le point moyen des impacts obtenus avec les 3 premières balles. Attention, l’arme ne doit pas bouger pendant la manœuvre des vis de tourelles.

- ensuite, retirez une série de 3 balles.

A partir de là, on découvre le nouveau réglage. S’il faut ajuster, on apprécie l’amplitude, sachant que sur les optiques européennes, la valeur d’un clic est de 1 cm à 100 mètres. Pour le matériel made in USA, cette valeur est pratiquement de 7 mm à 100 mètres. La tourelle supérieure permet de régler la hauteur du tir et la tourelle latérale, la dérive. Pour un tir trop bas, on tourne la tourelle vers UP ou H, la barre horizontale descend ce qui oblige à remonter l’arme et donc la ligne de visée pour atteindre le point visé. Pour un tir trop à droite, on tourne la tourelle vers L ou à l’inverse de R, les deux indications n’étant pas toujours présentes. La barre verticale du réticule se déplace vers la droite obligeant un déplacement de l’arme vers la gauche, rectifiant ainsi le point d’impact. Ces manœuvres sont à inverser dans le cas où l’arme tire trop haut et trop à gauche.