Le Gouvernement renforce l'application de la loi sur le bien-être animal. Un décret publié le 1er août 2026 instaure des sanctions financières à l'encontre des animaleries qui ne respecteraient pas l'interdiction de vendre des chiens et des chats dans leurs établissements. Ces nouvelles dispositions sont entrées en vigueur le 2 août 2026. Pour mémoire, la loi du 30 novembre 2021 interdit, depuis le 1er janvier 2024, la vente de chiens et de chats en animalerie. Elle proscrit également, depuis le 1er décembre 2021, la présentation d'animaux visibles depuis la voie publique, quelle que soit l'espèce concernée. Ces mesures visent à lutter contre les achats impulsifs d'animaux de compagnie, souvent réalisés sans réflexion suffisante sur les responsabilités qu'implique leur détention. Jusqu'à présent, ces interdictions ne s'accompagnaient toutefois d'aucune sanction spécifique. Le nouveau décret vient combler ce vide juridique. Désormais, toute animalerie qui commercialiserait un chien ou un chat s'expose à une contravention de cinquième classe, pouvant atteindre 1 500 euros par animal, montant porté à 3 000 euros en cas de récidive. La présentation d'animaux visibles depuis une voie ouverte à la circulation publique est, quant à elle, passible d'une contravention de quatrième classe, pouvant atteindre 750 euros par animal. Pour le ministère de l'Agriculture, ce dispositif s'inscrit dans une politique plus globale de protection des animaux de compagnie et de lutte contre les abandons. L'objectif est de favoriser une adoption réfléchie. La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a salué l'entrée en vigueur de ces sanctions, rappelant que l'acquisition d'un animal ne doit jamais être un acte anodin mais un engagement durable envers son bien-être. Avec ce décret, les autorités disposent désormais d'un outil de contrôle et de sanction destiné à garantir le respect effectif de la réglementation.