Pyrénées-Atlantiques

Un beau brocard du Sud-Ouest

Tiré par un chasseur belge dans une commune des Pyrénées-Atlantiques, ce brocard pèse net 488 g pour un volume de 180 ml. Les perches mesurent respectivement 23,3 et 21 cm, pour un écartement de 8,5 cm. Ses jolies meules lui valent trois points de beauté, tandis que les autres critères – grain, couleur, régularité, andouillers et pointes – se situent dans la moyenne. L’animal présente toutefois une particularité peu commune : un andouiller postérieur droit prend naissance juste à la base de la perche, conférant au trophée une touche de singularité. Avec une cotation de 125,88 points, cette tête atteint le niveau argent. L’ensemble offre ainsi un trophée équilibré, dont les mensurations, la qualité des meules et cette anomalie de développement constituent les principaux attraits. Une belle illustration de la diversité des formes que peuvent prendre les bois du chevreuil, même au sein d’une ramure relativement classique dans cette région.

 

Vosges

Une tête bizarre peu commune

Estimé à 12 ans, ce cerf en âge d’être récolté présente une anomalie spectaculaire de la ramure. Son bois gauche est réduit à un simple moignon portant un court andouiller, ainsi que trois bosses de couleur ivoire rappelant les extrémités d’andouillers. À droite, en revanche, le bois, de type 14 cors, est parfaitement développé et ne présente rien d’inhabituel. Ce prélèvement a été réalisé le 28 septembre 2024 par Charles Boukine, sur la commune de Senonges, dans le massif de Darney, au sud du département des Vosges. La tête devait être présentée à l’examen de l’Association pour la gestion et l’amélioration du grand gibier (AGAGG) des Vosges. Au-delà de sa valeur cynégétique, ce trophée retient surtout l’attention par le contraste saisissant entre ses deux bois : une ramure droite complète face à un bois gauche fortement régressé. Cette différence entière local vosgien.

 

Aisne

Un bon six pointes de la vallée de l’Oise

Ce brocard, coté à 123,02 points, a été tiré par Alexandre Guinet le 1er juin 2023, sur la commune d’Urvillers, au sud de Gauchis. Un peu étroits, mais d’une belle coloration brun foncé et abondamment perlés, les bois sont massifs. Leur base vient se confondre avec les meules, qui prennent naissance sur deux pivots particulièrement puissants. Le volume du trophée atteint 195 ml, pour un poids net de 371 g. Les perches mesurent 27,5 et 25,2 cm, avec un écartement de 7,2 cm. Ces mensurations sont complétées par un total de 14,5 points de beauté. L’ensemble compose une tête harmonieuse, où la couleur soutenue, la perlure et la puissance des pivots compensent une largeur un peu modeste. Ce six-pointes de la vallée de l’Oise constitue ainsi un trophée solide, bien caractérisé et récompensé par une cotation supérieure à 123 points ici local.

 

Moselle

Un modèle de dix cors à surandouiller 

Obtenu durant la saison de chasse 2025-2026 dans le massif du Donon, ce cerf présente une ramure particulièrement élégante, typique d’un beau dix cors à surandouiller. Les bois, presque noirs, montrent une distribution très symétrique des différents andouillers, tandis que les fourches sommitales sont largement ouvertes. L’ensemble dégage une impression de puissance et de régularité qui en fait un trophée remarquable à première vue. Estimé à sept ans, l’animal est pourtant considéré comme trop jeune au regard des critères de gestion retenus. La commission fédérale chargée de l’examen des trophées lui a ainsi attribué un carton rouge pour cette raison. Ce jugement rappelle que la qualité esthétique d’une ramure ne suffit pas à elle seule : l’âge de l’animal constitue également un élément déterminant dans l’appréciation du prélèvement. Malgré cette réserve, ce dix cors à surandouiller demeure un bel exemple de ramure régulière et bien structurée au sein du massif forestier.

 

Haute-Marne

Une belle tête bizarre

Tiré en juin 2024 sur le territoire d’Osnes-le-Val, ce brocard aux bois clairs donne l’impression de sortir tout juste de son velours. La ramure, assez bien perlée, doit son originalité à un traumatisme survenu à la base du bois droit, avec vraisemblablement une atteinte partielle du pivot. Cette blessure a perturbé la croissance et provoqué la formation vers le bas d’un long andouiller, qui vient couvrir la cavité orbitale. Le bois gauche présente, quant à lui, la structure d’un six-pointes, mais avec des andouillers très peu développés. Le contraste entre les deux côtés de la tête est donc particulièrement marqué. Cette configuration atypique illustre aussi les conséquences que peut avoir une atteinte du pivot sur le développement ultérieur d’une ramure. Par son aspect singulier et sa croissance profondément dissymétrique, ce trophée constitue une tête peu commune, davantage remarquable par son histoire de développement que par ses qualités classiques de beauté au regard des critères habituels.

 

Belgique

Une merveille de régularité

Symétrie parfaite dans la distribution des andouillers, régularité remarquable des épois issus des double-fourches et empaumures bien équilibrées : ce cerf mérite pleinement le qualificatif de 14 cors régulier. La qualité de la ramure est d’autant plus étonnante que son âge est estimé à 13 ans. Malgré cet âge avancé, les bois ont conservé une structure et une régularité qui pourraient facilement être celles d’un animal tout juste adulte. Ce cerf est également le plus âgé du tableau de chasse du Conseil cynégétique de la Vallée de la Semois, unité de gestion couvrant plus de 30 000 hectares, le long de la frontière française, de Carignan jusqu’au massif forestier de Sedan. Avec une cotation de 176,57 points, ce trophée reçoit une médaille de bronze, complétée par une médaille récompensant son âge, supérieur à dix ans. Une longévité remarquable associée à une ramure exceptionnelle en Belgique.