- Charente-Maritime : plusieurs lièvres retrouvés morts font actuellement l’objet d’une surveillance sanitaire. D’après les informations communiquées par la FDC et le réseau SAGIR de l’OFB, les animaux sont touchés par la myxomatose, et non par la tularémie. Il s’agit d’une situation inhabituelle : une nouvelle souche du virus de la myxomatose, apparue initialement en Espagne, affecte désormais des populations de lièvres. Les animaux malades présentent notamment des dépilations autour de la tête et des oreilles, des nodules sur les pattes et un affaiblissement général. La transmission peut se faire directement entre animaux, mais également par l’intermédiaire d’insectes piqueurs. La tularémie, autre maladie susceptible de provoquer la mort de lièvres et transmissible à l’homme, reste toutefois une maladie à surveiller dans la région. Le lièvre peut notamment être impliqué dans sa transmission, même s’il n’en constitue pas le réservoir. Les chasseurs sont invités à signaler les animaux retrouvés morts afin de contribuer au suivi de l’épisode sanitaire.

 

- Dordogne : la chasse a suscité une confrontation entre militants animalistes et représentants du monde rural, samedi 10 octobre, place André-Maurois, à Périgueux. À l’appel du Parti animaliste et de l’association One Voice, une marche silencieuse et une distribution de tracts visaient à réclamer l’interdiction de la chasse. Cette mobilisation s’inscrivait dans une action nationale organisée dans plusieurs villes françaises. En réponse, la Coordination rurale de Dordogne (CR24) avait appelé agriculteurs et chasseurs à se rassembler pour défendre les traditions rurales et le rôle de la chasse dans les territoires. Le syndicat souhaitait notamment mettre en avant les dégâts agricoles provoqués par les sangliers et la place de la régulation du gibier. Il avait annoncé un « comité d’accueil » et prévu un casse-croûte devant la préfecture. Les deux mobilisations se sont finalement déroulées dans le calme, malgré des positions opposées. Cet épisode illustre les tensions persistantes autour de la chasse, entre revendications de protection animale et défense des pratiques rurales. Le débat devrait se poursuivre : de nouvelles actions contre la chasse sont annoncées en France au cours du mois d’octobre.

 

- Doubs : une femme de 30 ans a été violemment chargée par un chamois, jeudi 1er octobre au matin, au pied de la Chapelle-des-Buis, à Besançon. L’animal l’a percutée alors qu’elle courait dans le secteur. Sous la violence du choc, la joggeuse a perdu connaissance pendant plusieurs minutes, avant d’être secourue par les pompiers. Blessée et en sang, elle a été évacuée vers les urgences. Cette nouvelle attaque s’inscrit dans une série d’incidents signalés depuis 2018 sur les pentes de la Chapelle-des-Buis. Il s’agit du quatrième cas recensé dans ce secteur. Les précédentes charges avaient également visé des joggeurs circulant en journée, dans un périmètre relativement restreint. La présence de chamois à proximité immédiate de Besançon et le comportement agressif observé lors de ces différents épisodes interrogent les usagers du secteur. Les circonstances précises de la nouvelle attaque restent à établir.

 

- Drôme : après trente ans d’absence, la France s’apprête à relancer la production de munitions de petit calibre. Le projet prend forme dans la Drôme, où le groupe belge FN Browning Group, propriétaire depuis 2025 de la société Cheddite, prévoit de développer une capacité de production pouvant atteindre 75 millions de munitions par an. Implantée dans le département, Cheddite dispose déjà d’un important savoir-faire industriel. L’entreprise produit actuellement plus d’un milliard de douilles et près de 1,4 milliard d’amorçages chaque année. Cette infrastructure constitue la base du projet de relocalisation, qui vise à renforcer l’autonomie française dans un secteur stratégique. La démarche s’inscrit dans un contexte de remontée en puissance des capacités européennes de défense et de volonté de réduire les dépendances à l’égard de fournisseurs étrangers. Pour la France, l’enjeu est notamment de disposer d’une production nationale capable de répondre aux besoins en cas de crise.

 

- Haute-Garonne : les 17 et 18 octobre, la station du Mourtis, à Boutx, accueillera un week-end consacré à la chasse et à la venaison, organisé par l’ACCA de Boutx-Coulédoux-Argut-Dessus. Gratuit et ouvert au public de 9 h 30 à 17 h 30, l’événement proposera de nombreuses animations : démonstrations de chiens d’arrêt et courants, recherche au sang, chasse au vol, à l’arc, au gibier d’eau ou à courre, ateliers pédagogiques, tir laser et balade nature. Des dégustations et des repas autour du gibier permettront également de découvrir différentes préparations, dont un civet de cerf. Une conférence-débat complétera le programme. Certaines activités nécessitent une inscription préalable.

D’autre part, on apprenait en fin de semaine, qu’un homme avait été grièvement blessé par balle à l’épaule, sur un terrain militaire situé au fond de l’impasse de Palayre, à Toulouse. Il se trouvait avec quatre autres hommes, tous munis de fusils de chasse, qui auraient voulu tirer sur un sanglier. Transportée à l’hôpital de Rangueil, la victime présentait un pronostic vital engagé. Quatre personnes étaient entendues par la police jeudi soir afin de déterminer les circonstances du tir et d’identifier son auteur. Si la piste accidentelle était privilégiée, plusieurs questions demeuraient sans réponse, notamment sur l’origine du coup de feu. L’enquête doit établir comment l’homme a été atteint et les responsabilités éventuelles des personnes présentes.

 

- Hérault : la Fédération départementale des chasseurs prépare le regroupement de ses services sur un nouveau siège départemental à Canet, dont la livraison est prévue à l’horizon 2028. Installé sur un terrain de 1,1 hectare, ce futur site réunira les équipes administratives et techniques actuellement réparties entre plusieurs implantations. Le projet répond d’abord à un objectif économique. La FDC 34 prévoit de vendre ses locaux actuels de Saint-Jean-de-Védas et de Bédarieux, afin de réduire ses charges immobilières et de concentrer ses moyens sur un site unique. Le futur siège doit également permettre d’améliorer les conditions de travail et de faciliter les échanges entre les différents services. La dimension environnementale constitue l’autre volet important de l’opération. La fédération souhaite concevoir un bâtiment plus sobre en énergie et intégrer au projet des solutions destinées à limiter son impact sur l’environnement. Le choix de Canet doit ainsi permettre de disposer d’un site adapté aux besoins futurs de la structure tout en maîtrisant les coûts de fonctionnement. Avec ce nouveau siège, la FDC 34 entend donc moderniser son organisation, rationaliser son patrimoine immobilier et inscrire son fonctionnement dans une démarche plus durable. (Photo d'illustration)

 

- Indre : l’affaire du sanglier abattu près de la zone commerciale Cap Sud, dans l’Indre, connaîtra un nouveau volet judiciaire. Le parquet de Châteauroux a fait appel de la relaxe prononcée en première instance à l’encontre d’un chasseur de 76 ans, poursuivi pour mise en danger d’autrui. L’affaire sera donc examinée par la cour d’appel de Bourges. Les faits remontent au 6 décembre 2025. Un sanglier, blessé lors d’une action de chasse, avait été retrouvé près de la D67. Deux chasseurs avaient tenté de le contenir. Après l’échec d’une tentative d’achèvement à la dague, l’un des deux hommes avait utilisé son fusil pour abattre l’animal. La scène, filmée depuis une voiture, avait été largement diffusée. Lors du premier procès, le ministère public avait estimé que les autorités compétentes auraient dû être sollicitées pour encadrer l’intervention sur le domaine public. Le second chasseur a été condamné pour port illégitime d’arme à 500 euros d’amende avec sursis. Les deux hommes seront rejugés par la cour d’appel de Bourges.

 

- Isère : l’opération « Un Dimanche à la chasse » propose aux non-chasseurs de découvrir la chasse de l’intérieur, gratuitement, en participant à une journée ou une demi-journée aux côtés de chasseurs. Les dates et les modes de chasse varient selon les communes. Pour cette édition 2026, plusieurs rendez-vous sont programmés en octobre, notamment les 17, 18, 25 et 27 octobre. Les participants pourront ainsi découvrir différents modes de chasse : chasse collective du grand gibier, chasse devant soi, chasse au chien d’arrêt, chasse au vol ou encore chasse du lièvre aux chiens courants. À titre d’exemple, les ACCA des Côtes-d’Arey, de Reventin-Vaugris et de Roche accueillent le public le 17 octobre ; celles de Chuzelles, Cognin-les-Gorges, Meyrié et Villette-de-Vienne le 18 ; plusieurs communes, dont Châtonnay, Cholonge et Le Gua, le 25 octobre. L’opération, relayée par la Fédération départementale des chasseurs de l’Isère, vise à favoriser la rencontre et les échanges entre chasseurs et non-chasseurs. Les inscriptions sont organisées directement auprès des sociétés participantes.

 

- Jura : un chasseur de 73 ans, originaire de Saint-Claude, a comparu vendredi 2 octobre devant le tribunal correctionnel de Besançon pour la destruction présumée d’un lynx, une espèce protégée. Les faits remonteraient à la fin de l’année 2024. Le prévenu conteste depuis le début de l’enquête avoir tué l’animal. Le dossier repose notamment sur des témoignages recueillis par l’Office français de la biodiversité et sur une photographie d’un lynx mort retrouvée dans le téléphone du chasseur. Celui-ci affirme que cette image date de 2023. Plusieurs personnes l’auraient également entendu se vanter d’avoir tué l’animal, ce qu’il nie, évoquant un « complot » lié à des tensions au sein de son association de chasse. Le corps du lynx n’a jamais été retrouvé. La défense a demandé la relaxe, estimant que les éléments du dossier ne suffisent pas à établir les faits. Le parquet a requis 18 mois de prison avec sursis, le retrait du permis de chasse et celui de la carabine. Plusieurs associations se sont constituées parties civiles. Le jugement sera rendu le 11 décembre 2026.

 

- Lot et Garonne : un agriculteur de 42 ans a été condamné mardi 6 octobre par le tribunal judiciaire d’Agen pour avoir poursuivi des sangliers au volant de son 4x4, lors d’une battue à Lougratte. Les faits remontaient à février 2025. Une personne présente lors de la chasse avait filmé la scène et transmis les images à l’OFB. Sur la vidéo, le véhicule tout-terrain circule à vive allure à travers champs, franchissant routes et fossés pour suivre une compagnie de sangliers, alors que d’autres chasseurs se trouvent à proximité, fusils en main. L’utilisation d’un véhicule motorisé pour traquer ou chasser le gibier est interdite. À l’audience, le prévenu avait contesté avoir voulu percuter les animaux, expliquant qu’il cherchait seulement à « aller au-devant ». Son avocat avait plaidé la relaxe. Le tribunal l’a finalement condamné à 500 euros d’amende avec sursis et à un an de retrait du permis de chasser. Son 4x4 a également été confisqué définitivement. Le parquet avait requis quatre mois de prison avec sursis.

 

- Moselle : à Gosselming, la Fédération des chasseurs de Moselle vient d’inaugurer, autour de l’étang des oiseaux, un espace pédagogique ouvert à tous. L’inauguration a réuni de nombreux élus locaux ainsi que les représentants des organismes partenaires. Destiné à la découverte et à l’observation de la nature, le site doit permettre au public de mieux connaître les oiseaux, les milieux naturels et la biodiversité locale. La Fédération nationale des chasseurs, l’OFB, le Parc naturel régional de Lorraine, la Fondation François Sommer, la Fédération régionale des chasseurs du Grand Est et l’Agence de l’eau Rhin-Meuse ont participé au projet. Autre rendez-vous en Moselle : le Challenge National Chasseurs de France, qui rassemble les passionnés de chiens d’arrêt et de chiens leveurs. Ouverte à tous les chasseurs, novices comme expérimentés, cette compétition propose une rencontre autour du travail des chiens et de la pratique cynégétique. La deuxième édition départementale se déroulera le samedi 17 octobre 2026 à Morhange. Les chasseurs intéressés peuvent s’inscrire auprès de la FDC57, qui fournit également les informations complémentaires sur cette journée.

 

- Nord : un ancien responsable d’une société de chasse en forêt de Nieppe, a été débouté de sa demande d’indemnisation contre l’Office national des forêts (ONF). À l’issue d’un litige engagé en 2022, la justice a rendu sa décision fin juillet à Dunkerque, condamnant les chasseurs à verser 3 000 euros à l’établissement public. Ils réclamaient pourtant 263 000 euros de dommages et intérêts. À l’origine du différend figure un conflit entre l’ancien adjudicataire d’un lot de chasse en forêt de Nieppe, et l’ONF, qui lui louait cette parcelle. Estimant avoir subi des préjudices liés aux méthodes de l’établissement, il avait engagé une procédure judiciaire contre l’Office pour obtenir réparation. Le tribunal a finalement donné raison à l’ONF. Mais l’affaire n’est pas terminée. Charles Licour, chef d’entreprise installé en Flandre maritime, a décidé de faire appel du jugement. S’il affirme avoir tourné la page de la forêt de Nieppe et chasser désormais en plaine dans la Meuse, il entend poursuivre son combat judiciaire. (Photo ONF)

 

- Oise : les 12 500 chasseurs de l’Oise sont invités à la prudence face à la multiplication des tensions depuis l’ouverture de la saison. La FDC a diffusé un rappel des comportements à adopter en cas d’incivilités, de provocations ou d’obstructions. Elle recommande notamment de garder son calme, ne pas répondre aux provocations et prévenir la gendarmerie en cas de situation conflictuelle. Cette mise en garde intervient après plusieurs menaces de mort publiées sur les réseaux sociaux, avec des messages appelant notamment à « réguler » les chasseurs ou évoquant des affrontements sur les routes. Les actes de sabotage sont également au cœur des préoccupations. Plus de cinquante miradors ont ainsi été dégradés en forêt de Hez, tandis que d’autres ont eu leurs barreaux sciés à Barbery. Une plainte a été déposée. Face à ces incidents, la fédération entend surtout éviter toute confrontation directe. Les chasseurs sont encouragés à signaler les faits aux forces de l’ordre et à laisser celles-ci intervenir en cas de menace, d’obstruction ou de dégradation.

 

- Bas-Rhin : le siège de la FDC a été la cible de dégradations dans la nuit du 3 au 4 octobre. Plusieurs vitres de la façade ont été brisées à coups de pierres. Selon la FDC 67, les auteurs, qui n’ont pas encore été identifiés, auraient utilisé de grosses pierres provenant d’une voie ferrée située à environ 300 mètres du bâtiment. Une plainte a été déposée. Dans un communiqué, les dirigeants de la FDC 67 condamnent ces dégradations et dénoncent un climat qu’ils estiment de plus en plus hostile au monde de la chasse. Ils établissent notamment un lien avec les propos tenus récemment par la députée Sandrine Rousseau lors de l’université d’été du mouvement REV, au cours desquels elle avait appelé les militants à une confrontation « physique » avec les chasseurs lors de l’ouverture de la chasse. La fédération estime que de tels appels à la confrontation peuvent favoriser le passage aux actes. L’enquête devra toutefois déterminer les motivations et les circonstances précises de cette dégradation.

 

- Seine et Marne : le samedi 17 octobre, la commune de Jutigny accueillera une épreuve départementale du Challenge national des chasseurs de France. Cette compétition, initiée par la Fédération nationale des chasseurs, est ouverte aux chasseurs pratiquant la chasse du petit gibier devant soi avec un chien d’arrêt ou un spaniel. L’épreuve débute par la présentation du concurrent, de son chien et de son matériel. Elle se poursuit par un parcours pratique d’environ vingt minutes, au cours duquel le jury évalue l’éducation et l’aptitude du chien, le comportement et la sécurité du chasseur, ainsi que la complicité entre l’homme et son auxiliaire. Le tir, à l’arme à feu ou à l’arc, fait également partie de l’épreuve, avec deux oiseaux au maximum pouvant être prélevés. Le Challenge vise à mettre en valeur une pratique de chasse responsable, la relation entre le chasseur et son chien et les actions en faveur du petit gibier. Les meilleurs concurrents pourront accéder aux finales régionale puis nationale. Les renseignements et inscriptions sont disponibles auprès de l’organisation locale.

 

- Deux-Sèvres : la mégabassine de Sainte-Soline pourrait être remplie dès cet automne, après un avis favorable rendu le 2 octobre par les services du ministère de la Transition écologique concernant une dérogation à la réglementation sur les espèces protégées. La décision intervient près de deux ans après la suspension de son autorisation environnementale par la cour administrative d’appel de Bordeaux, en décembre 2024. Les juges avaient notamment souligné les conséquences du projet sur l’habitat de l’outarde canepetière, un oiseau migrateur menacé. Cet avis ministériel intervient malgré l’avis défavorable du Conseil national de la protection de la nature (CNPN). Les experts estimaient notamment que les mesures compensatoires proposées étaient insuffisantes et qu’aucune véritable alternative moins dommageable pour les écosystèmes n’avait été étudiée. Une consultation publique est ouverte jusqu’au 18 octobre. La préfète des Deux-Sèvres devra ensuite décider d’accorder ou non la dérogation. En cas de feu vert, le remplissage pourrait reprendre à partir du 1er novembre, sous réserve que le niveau des nappes phréatiques soit suffisant. La Coopérative de l’eau des Deux-Sèvres salue une étape décisive pour le projet. À l’inverse, les associations environnementales dénoncent une décision qui écarte les conclusions scientifiques et jugent les mesures proposées insuffisantes.

 

A l’étranger

 

- Alaska : une erreur affichée par l’intelligence artificielle de Google a conduit une chasseuse de Kodiak, à abattre trois bécassines de Wilson avant l’ouverture officielle de la chasse. Le 5 septembre 2026, Christina Weaver avait effectué une recherche sur Google concernant les dates de la saison de chasse aux bécassines. L’encadré généré par l’IA indiquait une ouverture au 1er septembre, sans préciser que cette date ne concernait que certaines zones de l’Alaska. À Kodiak, la chasse ne devait commencer que le 8 octobre. Pensant être dans la légalité, la chasseuse a donc prélevé trois oiseaux près de son domicile. De retour chez elle, elle a vérifié les réglementations auprès d’autres sources et découvert son erreur. Elle a alors contacté elle-même la police d’État pour signaler les faits. Le trooper Alex Wick a effectué la même recherche et obtenu le même résultat erroné, confirmant la bonne foi de la chasseuse. L’infraction a néanmoins été constatée au regard de la réglementation officielle. Christina Weaver a plaidé coupable le 28 septembre et écopé d’une amende de 150 dollars. L’affaire illustre les risques liés à l’utilisation d’informations réglementaires générées automatiquement.

 

- Allemagne : la délégation allemande du Conseil international de la chasse et de la conservation du gibier (CIC) a tenu sa réunion d’automne au château de Kranichstein, près de Darmstadt, qui abrite un musée de la chasse. Quelque 80 participants ont pris part à ces deux journées, auxquelles assistaient également le président du CIC, Luis de la Peña, et son directeur général, Arno Wimpffen. Les échanges ont notamment porté sur les activités de l’organisation et la préparation de sa prochaine assemblée générale, prévue à Hambourg du 8 au 11 avril 2027. Plusieurs projets de conservation ont été présentés. À Berlin, une enquête révèle que 75 % des habitants interrogés se déclarent favorables, en principe, à la chasse en ville. Des discussions sont en cours avec les autorités pour envisager sa mise en œuvre. En Saxe-Anhalt, un programme vise à réintroduire le lapin de garenne, dont les populations ont diminué sous l’effet des maladies et de la perte d’habitat. La chasse ne sera autorisée qu’après stabilisation des effectifs. Enfin, une étude examinera les conséquences du retour du loup sur les populations de cerfs et de sangliers, leur comportement et les pratiques cynégétiques. Ses conclusions seront diffusées dans une brochure destinée aux chasseurs et aux forestiers. La rencontre s’est achevée par un dîner de gala en présence de Michael Ruhl, secrétaire d’État à l’Agriculture de Hesse.

 

- Autriche : un accident de chasse aussi rare que malheureux s’est produit le 26 septembre à Rauris, dans la région du Pinzgau. Un chasseur a été grièvement blessé alors qu’il tentait de tracter un cerf qu’il venait d’abattre. L’animal mort a soudainement glissé et l’a violemment heurté au mollet, provoquant sa chute sur un terrain montagneux et escarpé. Blessé, l’homme a dû déclencher l’alerte des secours en montagne. La situation a pu être coordonnée par téléphone avec un collègue, le chasseur étant lui-même membre de l’équipe de secours de Rauris. Une intervention délicate a ensuite été menée par hélicoptère pour évacuer le blessé, suspendu à un câble au-dessus d’une zone boisée difficile d’accès. Une fois ramené dans la vallée, il a été pris en charge par un médecin urgentiste et les sauveteurs, avant d’être transporté vers une clinique de Zell am See. Le 2 octobre, ses collègues ont partagé sur les réseaux sociaux une vidéo de l’opération. On y voit le chasseur, prénommé Tom, s’équiper lui-même avant son hélitreuillage. Ses camarades lui ont souhaité un prompt rétablissement, non sans humour, en lui souhaitant également « un meilleur karma ».

 

- Etats-Unis : le gouvernement du Manitoba a marqué, le 1er octobre, la Journée de reconnaissance des agents de conservation, instituée en 2019. À cette occasion, une cérémonie organisée au palais législatif a permis d’accueillir 12 nouvelles recrues au sein du Service des agents de conservation. Elles viennent d’achever leur formation à la Western Conservation Law Enforcement Academy et vont désormais rejoindre les collectivités de la province. Les agents de conservation assurent notamment la protection de la faune et des ressources naturelles, participent aux opérations de recherche et de sauvetage, interviennent lors de situations d’urgence et apportent leur concours à la lutte contre les incendies. La cérémonie a également permis de distinguer plusieurs agents pour leurs services et réalisations, avec notamment des prix décernés par le Safari Club International et l’Association of Midwest Fish and Game Law Enforcement Officers. Cette journée rappelle aussi les risques liés à ces fonctions, exercées notamment dans des secteurs éloignés et difficiles. Depuis 1966, six agents de conservation du Manitoba sont morts en service.

 

- Finlande : le biathlète finlandais Arttu Heikkinen, 22 ans, pourrait être contraint de mettre un terme à sa carrière après une condamnation liée à un accident de chasse. Les faits remontent à 2024. Alors qu’il chassait avec son parrain, le sportif avait tiré accidentellement sur celui-ci avec son fusil. Touché au haut du corps et à la tête, l’homme avait notamment perdu la vue d’un œil. Condamné en août 2025 pour blessures aggravées et infraction à la réglementation de la chasse, Heikkinen avait fait appel en invoquant un accident. La cour d’appel de Rovaniemi a toutefois confirmé vendredi dernier la décision initiale. Le Finlandais devra verser 15 200 euros de dommages et intérêts à la victime, ainsi qu’environ 11 400 euros de frais de justice. L’affaire pourrait désormais avoir de lourdes conséquences sportives. Selon le Conseil national de la police finlandais, une condamnation pour blessures aggravées entraîne la révocation du permis de port d’armes. Or, cette autorisation est indispensable à la pratique du biathlon. Champion du monde junior en 2022, Heikkinen avait encore disputé la Coupe du monde en janvier 2026.

 

- Mongolie : un homme d’une quarantaine d’années a été tué et une femme d’une cinquantaine d’années grièvement blessée lors d’une attaque d’ours survenue mercredi soir à leur domicile, dans la banlieue d’Oulan-Bator, capitale de la Mongolie. Blessée, la femme a réussi à s’enfuir et à trouver de l’aide auprès de ses voisins. Elle a ensuite été hospitalisée, a indiqué un responsable du département municipal de l’environnement, lors d’une conférence de presse. À la suite de cette attaque mortelle, une équipe de 35 gardes forestiers a été mobilisée pour retrouver l’animal et l’abattre. Les interactions entre les ours et les humains semblent se multiplier dans le pays. Selon les autorités, 24 signalements confirmés ont été enregistrés depuis le début de l’année 2026 dans la région d’Oulan-Bator, contre seulement deux en 2018 et un en 2019. Face à cette évolution, les autorités mongoles ont délivré des permis de chasse à l’ours dans huit provinces. Elles cherchent également à se procurer des fusils permettant de tirer des fléchettes tranquillisantes, afin de faciliter les interventions des gardes forestiers dans les zones rurales. Les causes de cette augmentation des rencontres entre humains et ours restent toutefois à préciser.

 

- Portugal : le groupe belge FN Browning est associé au Portugal dans un projet de création d’une usine de munitions de petit calibre, destinée notamment aux besoins des forces armées et de sécurité. Un mémorandum d’entente a été signé le 29 septembre entre la Belgique et le Portugal, ouvrant la voie à une coentreprise entre FN Herstal, qui appartient au FN Browning Group, et la société publique idD Portugal Defence. L’investissement est estimé à 50 millions d’euros et l’usine pourrait créer près de 100 emplois. Sa mise en production est prévue pour 2029. La localisation n’est pas encore arrêtée : plusieurs possibilités sont étudiées, notamment Viana do Castelo, où FN Herstal dispose déjà d’une implantation, et Alcochete. Le projet doit permettre au Portugal de rétablir une capacité nationale de production de munitions, interrompue depuis près de trente ans, et s’inscrit dans le programme européen SAFE, destiné notamment à renforcer les capacités industrielles de défense des États membres. Le gouvernement portugais prévoit une participation minoritaire, d’environ 35 %, dans la future société commune. FN Herstal dispose déjà d’une usine à Viana do Castelo consacrée à la production d’armes de chasse et de tir sportif.

 

- Suisse : un jeune chasseur valaisan a fait un prélèvement exceptionnel lors d’une sortie en haute montagne, au-dessus de Stalden. Il a abattu un chamois mâle qui présentait une particularité rarissime : une troisième corne. La rencontre a eu lieu mardi dernier, dans la forêt d’Inalb. Accompagné d’un collègue, le jeune homme a repéré l’animal et, après l’avoir observé, a estimé qu’il correspondait aux critères de prélèvement. Ce n’est qu’en s’approchant de sa dépouille qu’il a découvert cette excroissance inhabituelle. Ni lui, ni les chasseurs consultés par la suite n’avaient connaissance d’un cas similaire. Située au-dessus de l’œil gauche, cette troisième corne mesure 16 centimètres. Il s’agirait d’une « corne cutanée », une formation anormale liée à la peau et non au crâne. Bien que très rare, cette anomalie est connue des spécialistes. Âgé de plus de dix ans, selon les estimations, le chamois ne semblait pas gêné par cette excroissance. L’animal sera naturalisé, conservant ainsi la trace de cette rencontre hors du commun.