- Calvados : un chevreuil retrouvé mort à Combray, en Suisse normande, a été déclaré positif à la tuberculose bovine à la mi-septembre. Il s’agit d’une première dans le Calvados. L’animal, découvert en bord de route par un agriculteur, a été signalé au Groupement de défense sanitaire (GDS) et à la DDPP. Des analyses complémentaires doivent préciser la situation. Si le chevreuil n’est pas considéré par GDS France comme un acteur majeur de la propagation de la maladie en France, cette découverte conduit les services sanitaires à renforcer leur vigilance. Le suivi porte traditionnellement davantage sur les sangliers, blaireaux et cerfs élaphes. Une réunion technique s’est tenue le 1er octobre à Combray avec la DDPP, la DDTM, la Chambre d’agriculture, le GDS, l’OFB et les chasseurs. La faune sauvage et la biosécurité y étaient notamment au programme. De leur côté, les chasseurs ont réagi rapidement : deux chevreuils du secteur ont été prélevés et envoyés en analyse, sans anomalie apparente lors de l’examen initial.

 

- Drôme : deux louves ont été abattues dans la nuit du lundi 21 au mardi 22 septembre 2026, lors de deux interventions distinctes. Selon la préfecture, les tirs ont été réalisés par des lieutenants de louveterie, dans le cadre de tirs de défense simples destinés à protéger des troupeaux. Les deux animaux se trouvaient en situation d’attaque sur des troupeaux situés sur les territoires de Valence Romans Agglo, dans sa partie sud-est, et de Montélimar Agglo, au nord-est. Cette nouvelle action intervient alors que les éleveurs du secteur restent particulièrement attentifs aux attaques de troupeaux. À Allex, une chèvre a notamment été retrouvée morte samedi 19 septembre dans un enclos. Une attaque de loup est suspectée. L’Office français de la biodiversité (OFB) s’est rendu sur place afin de procéder aux constatations et de rechercher d’éventuels indices permettant d’établir l’origine de la mort.

 

- Finistère : comment organiser une manifestation sportive ou culturelle sans porter atteinte aux espaces naturels ? En Bretagne, l’Agence Bretonne de la Biodiversité propose désormais un guide pratique destiné aux organisateurs d’événements. Élaboré par le groupe de travail régional « Sport, culture, tourisme dans les espaces naturels de Bretagne », ce document vise à apporter des réponses communes et harmonisées aux porteurs de projets. Il doit notamment les aider à mieux prendre en compte les enjeux liés à la biodiversité et aux milieux naturels lors de la préparation de leurs manifestations. Le guide peut également servir de référence aux collectivités et aux différents acteurs amenés à accompagner ces événements. Il fournit ainsi un cadre pour anticiper les impacts potentiels, adapter les projets aux caractéristiques des sites concernés et favoriser une meilleure coexistence entre fréquentation du public et préservation des milieux naturels.

 

- Gironde : un TER circulant entre Bordeaux et Agen a été pris pour cible par un tir de fusil de chasse, mercredi 23 septembre 2026, vers 18 heures, à proximité de la gare de Langon. Plusieurs vitres du convoi auraient été brisées d’après les premières constatations réalisées jeudi par la cellule d’identification criminelle et des spécialistes de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) qui ont permis d’établir que le tir provenait d’un fusil utilisant des munitions de type chevrotine. Les enquêteurs doivent désormais déterminer précisément le point de tir et les circonstances de l’incident. Aucun blessé n’est à déplorer parmi les passagers ou les personnels de la SNCF, mais le trafic ferroviaire a été interrompu puis fortement perturbé, avec plusieurs suppressions de trains. Des cheminots ont exercé leur droit d’alerte, tandis qu’un CSE exceptionnel s’est réuni le 24 septembre pour évoquer les conditions de sécurité sur la ligne. Une enquête de flagrance a été confiée à la brigade de gendarmerie de Langon, sous l’autorité du parquet de Bordeaux.

 

 - Haute-Loire : un cerf mort, dont la tête avait été prélevée, a été découvert la semaine dernière sur la commune de Ouides, en Haute-Loire, en bordure de la RD 33, près du village de Remigères. La découverte intervient en pleine période de brame. La préfecture a confirmé l’ouverture d’une procédure judiciaire par l’OFB, chargé de mener les investigations afin d’identifier le ou les responsables. Selon les premières constatations, le cerf aurait été tué par balle avant d’être décapité. Les agents de l’OFB intervenus sur place auraient notamment retrouvé le projectile ayant provoqué la mort de l’animal. L’une des hypothèses étudiées est celle d’un acte de braconnage destiné à récupérer le trophée.

 

- Hérault : face aux dégâts provoqués par les lapins de garenne, une réunion de travail a réuni, jeudi 24 septembre, à Saint-Aunès, agriculteurs, chasseurs, services de l’État et acteurs locaux. La commune, à la demande des exploitants, souhaite coordonner les interventions avec les villages voisins également concernés. Présenté par la DDTM et un lieutenant de louveterie, le plan d’action repose sur trois étapes : nettoyage et débroussaillage des secteurs infestés, opérations de furetage, puis destruction des garennes et de leurs réseaux de galeries. À l’issue du furetage, les lapins peuvent être prélevés ou capturés puis déplacés, selon les conditions et les autorisations. Dans le secteur de Mauguio-Saint-Aunès, les friches, talus, accotements routiers, emprises ferroviaires et autoroutières constituent des foyers importants. Une cartographie réalisée avec les agriculteurs a permis de localiser les secteurs où les dégâts aux cultures et aux semis sont les plus importants. De nouvelles opérations coordonnées avec la louveterie sont désormais envisagées.

 

- Loire-Atlantique :  à Sainte-Anne-sur-Brivet, une voiture en circulation a été visée par un tir d’arme à feu dimanche 27 septembre, vers 18 heures. Les deux occupants du véhicule ont entendu une détonation avant qu’un projectile ne traverse la portière avant droite. Le passager, âgé de 22 ans, a été légèrement blessé au mollet. L’enquête doit déterminer précisément l’origine du tir. À ce stade, l’hypothèse d’un accident de chasse est privilégiée. Les circonstances de ce tir, effectué alors que le véhicule circulait, font l’objet de vérifications par les enquêteurs.

 

- Lozère : un chasseur de 27 ans s’est retrouvé bloqué sur un aplomb rocheux, lundi 28 septembre, à Banassac-Canilhac. Parti à la poursuite de ses chiens lancés sur la trace d’un sanglier, le jeune homme s’est retrouvé dans une situation délicate au lieu-dit Roquayzou, sur un secteur escarpé. Ne parvenant plus à progresser ni à rejoindre un endroit sécurisé, il a finalement alerté les secours vers 11 heures. Une opération de sauvetage a alors été mise en place avec l’intervention du Groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux (Grimp) des sapeurs-pompiers. Plusieurs centres d’incendie et de secours ont été mobilisés pour cette opération : La Canourgue, Marvejols, Le Massegros, Chanac et Sainte-Énimie. Les équipes spécialisées ont pu atteindre le chasseur et le ramener en sécurité depuis son poste particulièrement exposé. Le chasseur est ainsi sorti indemne de cette mésaventure, qui aurait pu avoir des conséquences plus sérieuses dans un environnement aussi accidenté. Quant aux chiens, à l’origine de cette péripétie, ils n’ont finalement pas eu besoin de secours. Les canidés ont retrouvé par eux-mêmes un chemin permettant de regagner la sortie du secteur.

 

- Lot : un jeune homme participant à une battue a été percuté par une voiture, dimanche 27 septembre, en Bouriane. Selon la FDC, le véhicule aurait dévié de sa trajectoire alors que les participants procédaient au panneautage de la chasse. Le jeune homme, accompagnateur non armé, a été blessé et se serait vu prescrire 21 jours d’ITT. Une plainte a été déposée et une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes. Le parquet aurait précisé que le caractère volontaire du choc ne serait pas établi à ce stade. L’affaire a conduit Willy Schraen, président de la FNC, à publier une tribune le 29 septembre. Il y dénonçait une possible montée des tensions autour de la chasse et aurait appelé les chasseurs à ne répondre à aucune provocation et à saisir la justice. Il aurait également interpellé Sandrine Rousseau, après les propos tenus par la députée lors de l’UniREVcité en août, où elle a appelé à se tenir « face » aux chasseurs « physiquement ». La justice devra désormais établir les circonstances et les éventuelles responsabilités dans cet accident.

 

- Morbihan : à Nostang, c’est un événement sportif qui va faire fait les frais d’une opération de régulation. Le trail prévu le 11 octobre 2026 a été annulé à moins de deux semaines du départ, après que les organisateurs aient appris la tenue, le même jour, d’une battue administrative. Celle-ci doit entraîner la fermeture de la voie express et de la ligne SNCF, avec un report important de la circulation sur les routes locales. Pour les organisateurs des Chemins d’antan de Nostang, la décision intervient tardivement et bouleverse toute la préparation de la course. L’association déplore avoir été informée très tard de cette opération, alors que plusieurs centaines de participants étaient attendus.

 

- Oise : après plusieurs mois de travaux, le musée de la Vénerie de Senlis a retrouvé son public. La réouverture est intervenue à l’occasion des Journées européennes du patrimoine. Cette réouverture marque une nouvelle étape dans la rénovation de l’établissement. Les espaces d’accueil et le rez-de-chaussée ont été repensés, les parcours de visite renouvelés et les œuvres, mises à l’abri durant le chantier, ont progressivement retrouvé leur place. Leur retour s’est effectué dans des conditions particulièrement soigneuses, avec notamment des caisses adaptées et des protections spécifiques pour les parties fragiles des peintures. La grande nouveauté se trouve toutefois au sous-sol : un spectacle immersif consacré à l’histoire de Senlis et des rois investit désormais l’ancienne cave. Son accès est limité à 22 personnes par séance. Installé dans le logis du prieuré Saint-Maurice, au cœur du parc du château royal, le musée conserve une importante collection consacrée à l’art et à l’histoire de la vénerie. L’établissement sera ouvert du mercredi au dimanche, de 10 h à 13 h et de 14 h à 18 h. Le tarif est de 7 €, avec un tarif réduit à 4 €.

 

- Puy-de-Dôme : le programme de restauration du faisan sauvage en Limagne Nord a livré des premiers résultats encourageants. Les comptages réalisés en juillet et août par la FDC et des bénévoles font apparaître 5,53 jeunes par poule, contre 3,74 en 2025. Pendant 17 sorties effectuées au lever ou au coucher du soleil, sur les 3000 ha parcourus, 47 poules faisanes et 260 jeunes ont été comptabilisés, contre 50 poules et 188 jeunes l’an dernier. Cette progression constitue un indicateur intéressant de la reproduction naturelle. Engagé depuis trois ans, le programme repose sur la réintroduction de faisans issus de souches sauvages, accompagnée d’une période de protection durant laquelle les sociétés de chasse partenaires renoncent aux prélèvements. L’objectif n’est donc pas simplement de soutenir temporairement les effectifs par des lâchers, mais de favoriser l’installation d’une population capable de se reproduire et de se maintenir naturellement.

 

- Haute-Saône : le tribunal de Vesoul a examiné, mardi 29 septembre, plusieurs affaires de chasse illégale impliquant trois hommes. Dans la première, un jeune homme de 19 ans aurait utilisé le 4x4 de sa mère pour poursuivre des sangliers en novembre 2025, avant d’en tuer un dans un champ. Il aurait reconnu les faits après leur découverte par les dispositifs de surveillance de la commune. Il a été condamné à trois mois de prison avec sursis, 3 000 euros d’amende et une privation de ses droits de chasse. Dans la seconde affaire, deux hommes de 22 et 31 ans auraient chassé de nuit entre 2022 et 2025, notamment avec des fusils de gros calibre équipés de viseurs nocturnes. Des dizaines de cadavres d’animaux avaient été retrouvés dans des cultures, dont des sangliers, cerfs, lièvres, buses et hérons cendrés. Des éléments balistiques et des enregistrements issus des viseurs auraient alimenté l’enquête. Le jugement concernant ces deux prévenus a été mis en délibéré au 13 octobre.

 

- Saône et Loire : une partie de chasse aurait pu tourner au drame, dimanche matin à Marcilly-lès-Buxy. Vers 11 heures, un adolescent de 17 ans a été touché à la jambe par un tir accidentel effectué par son cousin, âgé de 30 ans. La victime a reçu une balle au niveau du fémur, à proximité immédiate de l’artère fémorale. Malgré la gravité potentielle de la blessure, son pronostic vital n’a pas été engagé. Les secours sont rapidement intervenus pour prendre en charge l’adolescent et le transporter vers un établissement hospitalier. Selon les premiers éléments, le tir aurait été déclenché accidentellement alors que les deux cousins participaient à la même partie de chasse. Les circonstances précises de l’accident devraient être établies par l’enquête.

 

- Savoie : à Saint-Nicolas-la-Chapelle, un jeune loup orphelin est observé depuis plusieurs mois à proximité des habitations. Avec sa sœur, il aurait été livré à lui-même après la disparition de leurs parents, que l’association One Voice affirme avoir été probablement victimes de tirs. La jeune femelle, retrouvée très affaiblie au bord d’une route, est morte quelques jours plus tard. Le jeune mâle, désormais seul, serait amaigri, atteint de gale et désorienté, selon l’association. One Voice demande une intervention vétérinaire et une prise en charge du louveteau, estimant qu’il ne serait plus en mesure de survivre seul. Mais cette demande soulève une question fondamentale lorsqu’il s’agit de faune sauvage : faut-il systématiquement intervenir dès qu’un animal connaît les difficultés inhérentes à son existence ? Maladie, famine, prédation, disparition des parents et mortalité juvénile font pourtant partie des mécanismes naturels qui régulent les populations sauvages. Chez les loups comme chez les autres grands prédateurs, tous les jeunes ne parviennent pas à l’âge adulte. Vouloir sauver chaque animal affaibli peut ainsi conduire à substituer une logique humaine aux mécanismes naturels. Un louveteau malade ou orphelin n’est pas nécessairement un animal « en détresse » qu’il faudrait sauver à tout prix : il peut aussi être confronté à une sélection naturelle qui existe depuis bien avant l’apparition de l’homme. La question mérite donc d’être posée sans émotion excessive : jusqu’où doit aller notre intervention dans la vie d’une espèce sauvage ? Pour certains, l’absence d’intervention constitue une indifférence coupable ; pour d’autres, elle relève au contraire du respect du fonctionnement naturel des populations animales. Ici, laisser la nature suivre son cours peut aussi être considéré comme une forme de respect de la vie sauvage.

 

- Seine-Maritime : dimanche 20 septembre 2026, vers 16 h 30, un habitant d’Elbeuf, près de Rouen, a découvert un serpent d’environ deux mètres dans son appartement, situé au troisième étage. Le reptile, présenté comme un python, était en train de pénétrer dans le logement par une fenêtre restée ouverte. Selon le témoignage de l’habitant, recueilli par Le Journal d’Elbeuf, seule une partie du serpent se trouvait encore à l’extérieur lorsqu’il l’a aperçu. Pris de panique, notamment par crainte pour son chien, cet habitant, qui est chasseur et possède une arme déclarée, a saisi sa carabine et tiré sur le reptile. « Je lui ai tiré dessus tellement j’ai eu peur », a-t-il expliqué. Avec l’aide de plusieurs voisins, il a ensuite placé le serpent blessé dans un sac-poubelle, en attendant l’arrivée des secours. Les sapeurs-pompiers, accompagnés des forces de l’ordre, sont intervenus pour récupérer l’animal. Le python, blessé lors du tir, a été confié à un spécialiste afin de recevoir des soins. Une enquête a par ailleurs été ouverte afin d’établir comment ce serpent a pu se retrouver dans cet appartement.

 

A l’étranger

 

- Etats-Unis : plus de trente ans après avoir été prélevé, un cerf de Virginie vient d’entrer dans l’histoire des records nord-américains. Le Boone and Crockett Club a officiellement validé le trophée Sam Aiuppa/James Martin à 207 7/8 pouces, selon le système de mesure utilisé pour les bois. Le cerf a été prélevé par Sam Aiuppa fin novembre 1991, dans le comté de LaSalle, en Illinois, lors d’une chasse au faisan. Ses bois, montés sur une plaque, sont ensuite restés 32 ans dans le sous-sol du chasseur. C’est un électricien qui, en découvrant leurs dimensions impressionnantes, notamment des andouillers de massacre particulièrement développés, a attiré l’attention sur ce trophée. Acquis par le collectionneur James Martin, le trophée a subi plusieurs mesures indépendantes avant sa validation officielle. Son score de 207 7/8 pouces dépasse de 1 6/8 pouce le célèbre cerf Jordan et le place au deuxième rang mondial, derrière le record de Milo Hanson, établi à 213 5/8 pouces. Pour le Boone and Crockett Club, ces records constituent également une importante base de données sur la faune nord-américaine. Près de 60 000 trophées y sont aujourd’hui répertoriés, fournissant aux chercheurs des données historiques utiles au suivi et à la gestion des populations de grands gibiers.

 

- Hongrie : enfants et familles se sont réunis en Hongrie, à l’occasion de la Journée des enfants chasseurs, consacrée à la découverte de la faune sauvage, de la chasse et des traditions qui lui sont associées. Le Conseil international de la chasse et de la conservation du gibier (CIC) a apporté un soutien financier à l’événement ainsi qu’une animation spécialement conçue pour le jeune public. Parmi les temps forts, un conte animalier a raconté comment des chasseurs venaient en aide à la faune pendant une période de sécheresse, en apportant de l’eau aux animaux dans la forêt. Le spectacle mettait en scène plusieurs espèces de gibier, notamment des oiseaux et des mammifères, avec une attention particulière portée au cerf élaphe. Les cris des animaux étaient interprétés par Tamás Erdélyi, champion d’Europe de brame du cerf élaphe. Le récit était assuré par Beatrix Bán, présidente du groupe de travail Artemis du CIC, accompagnée de représentants de l’organisation. L’objectif était de sensibiliser les enfants à la faune, aux milieux naturels et aux enjeux de conservation, en associant divertissement et découverte. Le CIC a également salué le soutien de la Chambre nationale de chasse hongroise, notamment dans le cadre de l’initiative « 1 euro par chasseur », qui a contribué au financement de cette journée.

 

- Italie : en Lombardie, la délégation locale de la Federazione Italiana della Caccia (FIDC) participe depuis 2025 à la gestion d’une zone de 68 hectares située dans la zone de protection spéciale (ZPS) Natura 2000 qui couvre 7 222 hectares et est présentée comme la plus riche en biodiversité de la plaine du Pô. La parcelle confiée à la FIDC se trouve dans la plaine inondable du fleuve, sur la commune de San Benedetto Po. Avec le Bureau national d’études de la Fédération italienne de la chasse, la délégation locale a élaboré un projet de gestion de l’habitat. Il prévoit notamment la création d’espaces ouverts au sein des bois ainsi que la culture de céréales laissées en jachère. Ces aménagements doivent favoriser la biodiversité aviaire et apporter des ressources alimentaires supplémentaires aux espèces présentes sur le site, qu’elles soient résidentes ou migratrices. Le projet concerne notamment la caille des blés, la tourterelle des bois, des espèces de pics, la perdrix grise et différents passereaux.

 

- Russie : les émissions de méthane, en Sibérie, ont presque doublé entre 2010 et 2023, sous l’effet du réchauffement climatique, selon une étude publiée dans la revue Science. Cette hausse serait notamment liée à la fonte plus précoce du pergélisol, ces sols gelés en permanence qui couvrent une grande partie des régions septentrionales. Pour parvenir à cette conclusion, des chercheurs de l’université d’Édimbourg, en Écosse, et de l’Académie chinoise des sciences ont exploité des mesures réalisées sur plusieurs années par le satellite japonais Gosat, complétées par des données provenant de stations au sol. Le méthane est un puissant gaz à effet de serre, dont l’impact sur le réchauffement climatique est nettement supérieur à celui du dioxyde de carbone sur une période de vingt ans. Selon les chercheurs, les émissions désormais mesurées en Sibérie représentent environ 10 % de celles produites par les zones humides à l’échelle mondiale. L’étude identifie par ailleurs deux phénomènes distincts à l’origine de ces émissions, sans toutefois les détailler dans les éléments disponibles.

 

- Slovénie : entre 2021 et 2024, le projet slovène « Cultiver la biodiversité en plaine », financé par le fonds de développement rural de l’Union européenne, a expérimenté des mesures concrètes pour favoriser la biodiversité dans les exploitations agricoles. Trois espèces d’oiseaux des terres agricoles en déclin étaient ciblées : le vanneau huppé, l’alouette des champs et l’alouette lulu, avec également des actions en faveur des pollinisateurs et des prairies. Les agriculteurs, accompagnés de chercheurs, ont notamment créé 640 mètres de haies, 2 300 m² de bandes fleuries et 4,53 hectares de jachères sans engrais ni produits phytosanitaires. Des parcelles non ensemencées ont été maintenues pour les alouettes, tandis que les travaux agricoles étaient interdits autour des nids de vanneaux et d’alouettes lulu durant la reproduction. L’expérience a rapidement influencé la PAC slovène : les mesures concernant l’alouette des champs et le vanneau ont été intégrées au Plan stratégique 2023-2027. Elles couvrent déjà 1 041 hectares, tandis que 54 nids de vanneau ont été protégés dès la première année. Le projet souligne enfin l’importance du travail conjoint entre agriculteurs, conseillers et chercheurs pour inscrire ces pratiques dans la durée.