La profession vétérinaire poursuit son évolution. Un arrêté du 17 juillet 2026, publié au Journal officiel du 29 juillet, actualise la liste des spécialités vétérinaires ouvrant droit au titre officiel de « vétérinaire spécialiste ». Ce texte remplace l'annexe de l'arrêté du 26 janvier 2022 afin de tenir compte des évolutions de la profession, des formations et des besoins de la médecine vétérinaire moderne. En France, le titre de vétérinaire spécialiste est strictement encadré. Il ne peut être porté que par des praticiens ayant suivi une formation complémentaire de haut niveau et inscrits sur la liste tenue par le Conseil national de l'Ordre des vétérinaires. Cette reconnaissance constitue un gage de compétence dans des domaines nécessitant une expertise approfondie. La nouvelle liste couvre un large éventail de disciplines. Elle comprend notamment l'anatomie pathologique, l'anesthésie et l'analgésie, la biologie médicale vétérinaire, la chirurgie des animaux de compagnie et des équidés, la dermatologie, l'imagerie médicale, la neurologie, l'ophtalmologie, la nutrition clinique ou encore la reproduction animale. Des spécialités consacrées aux productions animales figurent également au catalogue, comme la gestion de la santé des bovins, des porcs ou des élevages avicoles, ainsi que la santé publique vétérinaire et la médecine des populations. Cette actualisation s'inscrit dans une démarche d'adaptation permanente de la profession. Les attentes des propriétaires d'animaux, les progrès des techniques diagnostiques et thérapeutiques, ainsi que les enjeux sanitaires liés aux élevages et à la faune sauvage nécessitent des compétences toujours plus pointues. Pour les éleveurs, les chasseurs et les gestionnaires de la faune, cette reconnaissance officielle est également une garantie de pouvoir s'appuyer sur des praticiens hautement qualifiés pour répondre à des problématiques spécifiques, qu'il s'agisse de maladies émergentes, de reproduction, de surveillance sanitaire ou de médecine des populations animales. En modernisant la liste des spécialités reconnues, le ministère de l'Agriculture accompagne ainsi l'évolution d'une profession dont le rôle dépasse désormais largement le seul soin des animaux domestiques, en contribuant pleinement à la santé animale, à la sécurité sanitaire et à la préservation de la biodiversité.