Le ministère de la Transition écologique accélère sa réorganisation. Annoncée en juin 2026 par la ministre Monique Barbut, la réforme prévoit la création d’une Direction générale de l’environnement (DG Environnement) regroupant plusieurs compétences aujourd’hui réparties entre différentes directions. Les premiers macro-organigrammes ont été présentés lors du comité de suivi du 9 septembre. Le projet vise notamment à réunir au sein d’une même structure les politiques consacrées à l’eau, la biodiversité, la prévention des pollutions et des risques, mais aussi la santé environnementale, le droit de l’environnement et l’économie circulaire. Selon la ministre, l’objectif est de rendre l’organisation plus lisible et de mieux coordonner des politiques qui sont de plus en plus interdépendantes.
Le périmètre des missions serait maintenu et la réforme ne serait officiellement motivée ni par une réduction des effectifs ni par des économies budgétaires. La réforme repose sur trois grands axes : création de la nouvelle DG Environnement, recentrage de la DGALN sur le logement, la construction, l’urbanisme et l’aménagement, et regroupement de plusieurs fonctions transversales au sein du secrétariat général. Une nouvelle direction consacrée aux statistiques, aux études et à la recherche doit également voir le jour. Brice Huet a été chargé de préfigurer la future DG Environnement. La mise en œuvre est prévue pour début 2027. Cette réorganisation suscite toutefois des interrogations syndicales. La CFDT estime notamment qu’un regroupement administratif ne suffira pas nécessairement à améliorer les arbitrages si les moyens humains et budgétaires diminuent. Elle souligne également le risque que certains dossiers moins visibles deviennent orphelins au sein d’une structure beaucoup plus importante. L’enjeu est particulièrement important pour l’eau et la biodiversité, deux politiques désormais confrontées à des pressions croissantes liées au changement climatique, aux pollutions et à la dégradation des milieux. L’Union européenne souligne elle-même l’interdépendance croissante entre qualité de l’eau, biodiversité et pollution. La nouvelle architecture administrative devra donc démontrer qu’elle permet réellement de mieux coordonner ces politiques, au-delà du simple changement d’organigramme.
Le ministère de la Transition écologique se réorganise : une nouvelle direction pour regrouper eau, biodiversité et risques
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Le ministère de la Transition écologique se réorganise : une nouvelle direction pour regrouper eau, biodiversité et risques