Le sanglier de Bacchus

Cent quarante-trois bouteilles de vin pour un sanglier de 53 kilos, qui dit mieux ? Nous sommes dans un petit village de l’un de ces beaux départements de l’Est de la France. Quelques centaines d’âmes y vivent paisiblement, à quelques kilomètres du chef-lieu. Comme partout, regroupés en association communale, les chasseurs de la bourgade, au nombre de seize, ont pour territoire la plaine qui ceint le village et les bois communaux. C’est donc sur ces trois cents hectares de forêt que l’aventure a commencé. Mais revenons à ce dimanche matin de décembre 2006. Comme tous les dimanches matin de la saison de chasse au bois, les sociétaires se rendent à la « baraque » pour neuf heures. Il faut en effet laisser le temps aux deux agriculteurs du village, de terminer leur tâche. Cela permet aux chasseurs de faire un petit détour dans le pays et de passer chez Sébastien, le boulanger. Il n’est pas chasseur Sébastien, mais il les aime bien et cela pour deux raisons. D’une part, ils sont sympathiques et d’autre part, ils sont tous des bons clients...

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Le tueur du bois des Moines

Une journée de chasse devrait être conviviale et joyeuse. Pourtant, pour le second dimanche de cette année 2006, toute l’équipe des traqueurs faisait grise mine… Le chef de battue, Jean-Claude, était soucieux. Il avait fait le point la veille au soir avec le président de l’ACCA, son ami Laurent. Comment fallait-il s’y prendre pour résoudre le problème ? Cela faisait presque deux mois maintenant que les membres, et surtout les traqueurs de leur société, étaient confrontés à cette histoire « à dormir debout », à un point tel qu’ils n’osaient plus aller chasser le bois des Moines, sur le secteur de la Haute Borne. En effet, depuis le début du mois de novembre précédent, ils n’avaient fait qu’accumuler, bien malgré eux, les incidents en ces lieux. Le premier dimanche, les deux meilleurs chiens du chef de traque furent sérieusement blessés. La semaine suivante, au même endroit, deux autres griffons étaient pris à parti dans les collines. L’un fut tué sur place, l’autre bien mal en point ne dut son salut qu’à la rapidité des secours. Le troisième dimanche, enfin, le calme semblait revenu…

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« Soupe, soupe ! »

Antoine, un solide quadragénaire, chasse sur un petit massif forestier de la région Centre. Dans cette belle Sologne si convoitée par bien des chasseurs de l’Hexagone, il habite un joli petit pavillon, décoré avec goût, dans un village d’une centaine d’âmes. Tous les dimanches, pendant la saison de chasse, il se rend au lieu du rendez-vous, distant de six kilomètres, avec son petit 4x4. A ses côtés, sagement assis sur le siège passager, se dresse fièrement Polux, son chien, issu d’un mélange de races locales. Pas très beau, mais doté d’un sens de la chasse que lui envieraient bien de ses congénères de race pure, Polux, est hirsute comme un griffon, quête la bête noire comme un épagneul breton, et mène à voix comme une meute de Saint Hubert. C’est dire qu’il est sacrément gorgé, le bougre, et capable de vous débusquer un sanglier dans n’importe quelle coupe, pourvu qu’on lui laisse le temps de fouiller toutes les remises possibles. Donc de ce côté-là tout va bien…

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Rodrigue, le chasseur à vingt balles

Il y a, chez les chiens, des sujets d’exception. Et chez les hommes ? L’histoire aurait pu commencer comme toutes les histoires du monde, mais il n’en est rien. On ne sait plus s’il faisait chaud le jour de sa naissance, mais Rodrigue, aux dires de sa mère quelques minutes après l’accouchement, faisait déjà la pluie… et des mécontents. Dernier né de l’une des filles de la villa « Esperanza », une maison fort accueillante, Rodrigue avait déjà deux frères et une sœur que sa jeune maman ne voyait que de temps en temps, car les enfants lui avaient été tous retirés de sa garde maternelle. Qu’importe, ce quatrième, elle l’avait fait dans la rue, devant plusieurs témoins qui, pour la plupart auraient pu être le père. Et c’est avec la plus grande curiosité qu’ils regardaient, sous les trombes d’eau qu’un violent orage laissait choir, la maman tenter de mettre à l’abri le rejeton. Quand, enfin, en guise d’ambulance, le taxi brinquebalant de Pedro, arriva, son conducteur fut, une fois de plus, pris de pitié envers les deux créatures qu’il conduisit, sans aucun espoir de récupérer le prix de sa course, au dispensaire le plus proche, où officiaient quelques religieuses d’origine française. Elles donnèrent les premiers soins au bébé, s’occupèrent quelques jours de la maman, qui regagna son antre, sans autre regard pour le rejeton qu’elle avait mis au monde. Une douzaine d’années plus tard...

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« Biscotte », la fille de boule et quilles

« Bravo, vous avez gagné… un marcassin ! »

 

Il n’est pas si éloigné le temps où des animaux de toutes espèces étaient donnés en prix à des loteries et autres concours qui occupaient, à défaut d’amuser, les participants aux réjouissances populaires, dans les petits pays de la France profonde. C’est ainsi que, début juin 1961, lors de la fête patronale dans un petit village de Bourgogne, les habitants, leurs invités et la jeunesse des environs étaient venus en nombre pour se divertir. Alors que les agapes se prolongeaient autour des tables, les premiers rassasiés se rendaient sur la place du village où avaient été dressés le bal monté, un manège de chevaux de bois pour les petits, et le traditionnel jeu de quilles, objet des affrontements pas toujours très pacifiques des compétiteurs...

 

Par Hubert Buiron

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Le sanglier du rail

Il est quatre heures trente, ce matin de décembre, quand Robert arrive enfin à son domicile…

Venant des carrières de Dugny et d’Haudainville, une noria de wagonnets suspendus approvisionnent jour et nuit le site de chargement de la Valtoline. C’est là que Robert travaille, chauffeur sur une de ces lourdes locomotives à vapeur de la SNCF...

Par Christian Busseuil

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Tout est bien qui finit bien...

 

J’étais invité, avec l’ami Bernard, à la chasse à tir, à deux heures de voiture environ de chez moi, dans une forêt domaniale que je connaissais bien, pour y avoir longtemps chassé avec Jean, notre invitant. Devant faire un bout de route commune avec François, je n’avais pas pris l’adresse exacte du rendez-vous, fixé dans un petit village moyenâgeux, à l’écart d’un grand axe de circulation…

 

Par Olivier de la Varnière
 

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Drame en forêt

Partir à deux en forêt à la recherche d’un méchant ragot, c’est exaltant. Rentrer seul et ne pas savoir ce qu’est devenu son compagnon, c’est inquiétant. Faire une horrible découverte le lendemain matin, c’est consternant…

David est un jeune chasseur du Sud-Est qui a suivi, il y a trois ans déjà, la formation dispensée par sa fédération départementale de chasseurs pour chasser à l’arc. Si les deux premières années lui laissèrent quelques bons souvenirs de sa passion, principalement sur du petit gibier et un brocard tiré à l’approche, mais manqué, sa troisième saison de chasseur à l’arc a marqué son esprit « pour toute ma vie de chasseur » dit-il maintenant calmement, avec son merveilleux accent méridional...

 

Par JFG

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A bout touchant !

Je participe aux battues de grand gibier depuis 4 ans. Lorsque j'ai commencé, je n'avais que mon vieux calibre 12 magnum, et quelques Brenneke qui ont envoyé ad patres quelques cochons. Chance du débutant ? Alors, je suis monté en grade au sein de l’équipe, et suis passé des postes peu enviables de « Couillonville » aux postes de confiance…

 

Par Jean-Paul Cappy

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Sur la bonne voie

 

Cette histoire, non pas de chasse, mais de sanglier, m’a été contée par un cheminot retraité, un ancien de « la vapeur » attaché à un vaste dépôt de triage et de réparations de locomotives de l’Est de la France... 

Par Jean-François Guerbert

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La fin de la « Vittel Délices »

Pétillante et fraîche comme une eau de source, voici l’histoire qui, depuis un demi-siècle fait toujours sourire dans la plaine lorraine... 

 

Limaille est un petit village tout en longueur, où les fermes et les quelques commerces s’alignaient des deux côtés de l’unique rue, le long des larges usoirs. Ce jour-là, à l’heure de l’apéritif, trois chasseurs s’accoudaient au zinc du café Dupette : le grand Roger, le Riquet et l’Ernest. S’il n’y avait leur passion commune pour la chasse, rien n’expliquait leur amitié tant ils étaient différents. Bel homme, le Roger posait le type même du grand gaillard toujours habillé avec élégance, le Riquet passait déjà son temps à se plaindre et l’Ernest, agriculteur à la retraite jouait le mentor de l’équipe…

 

Par Christian Busseuil

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