Morbihan : la justice ordonne le démontage du parc éolien du Guern

Situé dans la commune du Guern, près de Pontivy (Morbihan), le parc éolien composé de 3 mâts, a été jugé illégal par le Conseil d'Etat, qui a ordonné le démantèlement des installations. Cette décision devrait mettre un terme à plus de 15 années de procédures, à la suite de l’annulation du permis de construire, en avril 2005, par le tribunal administratif de Rennes, annulation demandée par une association de défense de l'environnement, alors que les travaux d’installation des machines étaient achevés. Le 7 avril 2010, ce jugement avait été confirmé par la Cour administrative d'Appel de Nantes, pour qui « le site d'implantation des éoliennes, qui est traversé par la rivière Sarre, constitue un écosystème d'une grande valeur écologique, caractéristique des zones humides ». De plus, les juges avaient souligné la proximité des habitations, dont l’une est à 380 mètres seulement. Dix ans plus tard, le 15 avril 2020, le préfet du Morbihan mettait en demeure la société exploitante de déposer, dans les six mois, un dossier de cessation d'activité, sous peine d'une astreinte judiciaire de mille € par jour, mais malgré cette injonction, la société « Parc éolien du Guern » n'avait pas cessé la production d'énergie et avait effectué un pourvoi auprès du Conseil d'Etat…

Cristian Ghilli, le champion du monde junior de tir, décède lors d’une partie de chasse

Jeudi dernier, le jeune champion du monde de tir s’est accidentellement tiré une balle dans le ventre, alors qu’il participait à une partie de chasse avec des amis, dans les bois de Montecatini Val di Cecina, près de Pise (Italie). En se penchant pour ramasser des douilles de cartouches utilisées, le coup est parti, le touchant mortellement. Le jeune homme, spécialisé dans le tir aux pigeons d’argile, a été transporté rapidement à l’hôpital de Cecina (Toscane), mais l’hémorragie était trop importante et il a malheureusement succombé à ses blessures. Le président de la Fédération italienne de tir a indiqué que Cristian Ghilli « avait été sacré champion du monde par équipe et par équipe mixte, en plus de l’or et d’une troisième place individuelle à la Coupe du monde de Lima, en octobre 2021. Il avait également décroché l’or en individuel, par équipe et par équipe mixte au championnat d’Europe en Croatie, au mois de mai ».

​​​​​​​Covid : vaccination expérimentale dans un zoo de Santiago du Chili

Dans le cadre d'un programme expérimental unique mené par le zoo de Santiago du Chili, deux de leurs pensionnaires, un orang-outan de Bornéo et un tigre du Bengale ont reçu, en début de semaine, leur deuxième dose de vaccin contre le coronavirus. « L’orang-outan, âgé de 26 ans, est considéré comme potentiel reproductif important pour l'espèce, ce qui nous a conduits à nous concentrer sur son immunisation. Quant au tigre, bien qu'il ne soit âgé que de trois ans, il est déjà l’un des plus grands félins du monde. Ils font désormais partie de la dizaine d'animaux qui présentent un schéma vaccinal complet… » a déclaré Ignacio Idalsoaga, directeur du zoo de Buin. « Le vaccin administré est expérimental et n'est pas disponible à la vente. Sa formule, qui est uniquement destinée aux animaux, connaît certaines similitudes avec celui administré chez l'Homme, et sa principale variante réside dans l'adjuvant utilisé » a expliqué le laboratoire vétérinaire Zoetis qui a fourni les doses. Quant au chef du département vétérinaire, Sebastian Celis, il est satisfait : « L'idée est de protéger les animaux les plus sensibles contre le coronavirus et, dans le même temps, de vérifier si les vaccins génèrent une immunité, et combien de temps cette immunité dure, un peu comme chez l'homme ».

Engrillagement des forêts : une première étape vient d’être franchie…

Les enclos sont dans le viseur de plusieurs parlementaires, dont le sénateur du Loiret, Jean-Noël Cardoux, président du groupe d'études Chasse et Pêche, qui a déposé un projet de loi pour interdire les clôtures hautes, postérieures à 2005, date de la loi relative au développement des territoires ruraux, et définir les nouveaux modèles de clôtures mieux intégrées au milieu naturel. Si l’objectif affiché est de chercher à éliminer ce qui défigure les paysages, il vise aussi, de manière sous-jacente, à freiner les enclos de chasse. Ainsi, les clôtures ne devraient plus dépasser 1,20 m de haut et ménager le passage de la faune au sol. Le texte prévoit qu'elles ne puissent pas blesser ou servir à piéger le gibier, tout en permettant la protection des cultures, des régénérations forestières ainsi que le maintien des clôtures d'intérêt public (emprises du rail et des routes), et, pour préserver le droit de propriété, il prévoit aussi de créer une contravention de 5e classe (amende pouvant aller jusqu'à 1 500 euros) pour pénétration dans une propriété privée rurale ou forestière. Le sénateur Jean-Noël Cardoux a eu la satisfaction de voir son texte adopté à l'unanimité par la commission des affaires économiques du Sénat, et il le défendra aujourd’hui, lundi 10 janvier en première lecture au Sénat, où il devrait être voté et adopté.

Sécurité : encore des accidents en série...

Bien que les FDC aient entrepris le programme décennal de remise à niveau des chasseurs, et que les services de l’OFB multiplient les contrôles, comme celui qui a eu lieu hier dans la région de Besançon (Doubs), et qui a permis aux inspecteurs de l’environnement de relever un certain nombre d’infractions, trop de balles sont tirées dans des circonstances qui ne réunissent pas les conditions les plus élémentaires de sécurité. La semaine dernière, une jument a été touchée par une balle au cours d'une battue aux sangliers. Bien que la victime, comme l’a déclaré un témoin « ne soit qu’un animal », les faits sont aussi graves. La jument était sur son pré avec un autre cheval, au lieu-dit Kertrait, situé à l’ouest de la commune d’Herbignac, en Loire-Atlantique. C’est la propriétaire, arrivée à l’issue des opérations vers 17 heures, qui s’est rendue compte que son cheval était blessé à la cuisse. Transporté à la clinique vétérinaire d’Orvault, la blessure était trop grave et la jument a dû être euthanasiée. La propriétaire a porté plainte et l’enquête en cours devra déterminer les circonstances de cet accident. Samedi, c'est à Hourtin, en Gironde, qu'un chasseur de 35 ans a été grièvement blessé à la cuisse par une balle, là aussi au cours d'une battue aux sangliers. Les pompiers, appelés sur les lieux, ont prodigué les premiers soins d'urgence avant d'évacuer le blessé vers l'hôpital. Puis, hier, un autre chasseur de 48 ans a été blessé à Bourdeilles en Dordogne. Là encore, une balle a traversé la cuisse du blessé, transporté d’urgence à l'hôpital de Périgueux. Rappelons, une fois encore les trois fondamentaux de la sécurité : Identification, Tir fichant et angle des 30°. Il existe des autocollants qui, apposés sur la crosse d'une arme, ou sur son étui, ou encore sur un mirador, rappellent en permanence notre responsabilité, et invitent à redoubler de prudence. 

Mais que se passe-t-il donc avec les sangliers ?

Ils sont partout et, apparemment, les chasseurs ont bien des maux à réguler l’espèce. Mais à qui en incomber la responsabilité ? La saison avance, et si, dans près de la moitié des départements, les plans de chasse sont proches des prévisions, dans les autres, ils sont assez nettement en retard. Les causes sont identifiées : zones de restriction géographique (retraits des propriétaires, emprises du secteur public, droits de chasse réservés), zones de restriction temporelle (forêts péri-urbaines), consignes de tirs trop draconiennes sur des animaux adultes et subadultes, présence de marcassins, errement des animaux en quête de nourriture (absente cette année en forêt), devenus, pour un temps, infidèles à leur territoire. Mais cela suffit-il à expliquer le découragement qui semble gagner nos rangs, et principalement ceux des petites sociétés, désormais en manque d’effectifs, et dépassées par l’abondance ? Aux portes, et dans les villes, les faits divers s’accumulent, comme à Toulouse où un sanglier de 55 kg a dû être abattu par le lieutenant de louveterie du secteur, car les autorités craignaient, à juste titre, un accident. Mais pourquoi les animaux sont-ils si proches ? Pour une raison simple : les zones périurbaines sont devenues des havres de tranquillité et offrent, à proximité, les ressources alimentaires nécessaires. Alors pourquoi aller plus loin et risquer de prendre une balle. Ainsi donc, les conflits environnementaux se multiplient, ciblant à chaque fois les chasseurs… quand ils tuent des animaux, mais aussi quand ils ne les tuent pas. Allez comprendre !

Au Paraguay, un garde a été tué par un cerf dans les jardins du palais présidentiel

Un porte-parole de l’armée paraguayenne a confirmé le décès d’un membre de la garde présidentielle, percuté violemment par un cerf des jardins de la résidence officielle du président Mario Abdo Benitez. Dans les jardins qui s’étendent sur plus de dix hectares, à proximité du centre d'Asuncion, vivent en semi-liberté dans des enclos, des nandous, des aras, un tapir d'Amérique du Sud et des cerfs. « Une caméra de sécurité montre que le sergent est entré dans la zone où se trouvent les grands cervidés et a fait un geste brusque en levant la main, qui fait réagir un grand mâle, déclenchant une attaque foudroyante » a expliqué le colonel Victor Urdapilleta. Le directeur de la faune, au ministère de l'Environnement, a précisé que le cerf faisait partie d'une portée élevée dans un ranch du gouvernement et a assuré que les responsables du palais présidentiel avaient bien consulté le ministère de l'Environnement avant d'intégrer ces animaux dans les jardins de la résidence.

Ourse Sarousse : la justice espagnole classe sans suite les poursuites contre le chasseur

Le chasseur qui a tué l'ourse Sarousse, le 29 novembre 2020, en Espagne, n’est plus dans le collimateur de la justice espagnole. Le tribunal de Boltaña (Aragon) a prononcé un non-lieu, reconnaissant dans cette affaire le caractère de légitime défense. S’il n’y a pas appel de cette décision, elle mettra donc fin aux poursuites judiciaires contre le tireur qui n’a cherché qu’à se défendre pour sauver sa vie, étant dans l’impossibilité de fuir ou de se réfugier dans un endroit sûr. Les juges ont souligné également que le chasseur n'était pas venu chasser l'ours, mais bien le sanglier. Cela nous ramène en Ariège, où dans d’identiques circonstances, un chasseur a tué une ourse, à Seix, le 20 novembre dernier. L’affaire est en cours d’instruction, le Parquet de Foix ayant ouvert une information judiciaire pour « contraventions de chasse dans une réserve de chasse et de faune sauvage, ainsi que chasse sur le terrain d'autrui sans consentement », puisque l’ONF a confirmé n’avoir pas été informé et donc pas donné son autorisation pour cette battue.

La confiscation de la nature est en marche !

Ça parait anodin, mais derrière ce qui semble être une idée salvatrice pour certaines espèces animales, se dissimule la confiscation de la nature au profit de quelques-uns, qui veulent se l’approprier. Ce n’est pas nouveau, puisque, sur ces zones qui deviennent de plus en plus protégées, comprenez de moins en moins accessibles, seuls les personnels des établissements publics peuvent jouir, et sans rendre de compte, des lieux. Quelques scientifiques ou pseudos scientifiques, membres d’associations de protection, sont quelquefois associés, pour des motifs tendancieux (recensements de nids,  comptages, observations…) à ces sorties nature, sans que l’on sache très bien à quoi ça peut servir. Le problème est que, d’ici 2030, un tiers du territoire devrait être sous protection, ce qui promet des beaux jours à ceux qui vont guetter les « indisciplinés », qui auront le malheur de mettre un pied hors des sentiers balisés, au risque de débourser, pour les bonnes œuvres environnementales 135 €, et même jusqu’à 1 500 € dans les secteurs sous haute protection. Alors que le Parc de la Vanoise a lancé une étude sur la « quiétude hivernale », il pose ouvertement la question : « Le dérangement des espèces animales, du fait du développement des activités de sports d’hiver, est-il compatible avec la mission de protection du milieu qu’est celle du PNV ? ». L'étau se resserre. On vous laisse deviner la suite…

Attaques envers les chasseurs et les pêcheurs : le SCI riposte

Le SCI (Safari Club International), ainsi que la National Rifle Association et la Sportsmen's Alliance Foundation, se sont emparés de la défense de la chasse et de la pêche, dans une action en justice intentée par le Center for Biological Diversity (CBD). La procédure entamée par la CDB conteste une règle de 2020 de l’US Fish and Wildlife Service (USFWS), élargissant l'accès à la chasse et à la pêche sur des millions d'acres. Le CBD attaque cette expansion qui amènerait sur ces zones l’utilisation de plomb, et accuse l'USFWS d’avoir violé la loi sur la procédure administrative, lorsqu'elle a ouvert ces nouveaux territoires à la chasse et à la pêche. Plus précisément, le CBD prétend que ces nouvelles opportunités ouvrent la porte à l'abattage par inadvertance d'espèces menacées. Le président du SCI a déclaré : « Le Safari Club International se bat contre les attaques du Center for Biological Diversity devant les tribunaux et dans nos efforts de plaidoyer. La tentative de la CDB d'interdire la chasse et la pêche, nuira gravement à la faune et à l'habitat qu'elle prétend protéger… ». Ce délicat dossier sera amplement discuté lors des prochaines assises du SCI, qui se tiendront du 19 au 22 janvier prochains, à Las Vegas. Deux autres sujets majeurs seront également au centre des débats : la fracture urbaine-rurale et la chasse aux trophées.

75 ans de réforme : et maintenant ?

Dans le domaine de la chasse, l'ordonnance du 28 juin 1941 a créé des institutions spécialisées, destinées à encadrer sa pratique : le Conseil Supérieur de la Chasse (CSC), et les Fédérations Départementales des Chasseurs (FDC). En 1972, le CSC a été transformé en « Office National de la Chasse » (ONC), qui est devenu, par la loi du 26 juillet 2000, « Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage » (ONCFS), établissement public à caractère administratif. Les gardes chasse fédéraux, dirigés et payés par les FDC jusqu’à la fin des années 1980 sont ainsi devenus, avec l’ONC, des « Gardes Chasse Nationaux » (GCN), puis, avec l'ordonnance du 11 janvier 2012, des « Inspecteur de l'environnement », ce qui leur conféra des pouvoirs judiciaires élargis, véritable « Police de l'environnement » dont ils portent l'insigne. L’ONCFS était dirigé par un conseil d’administration composé de 22 membres, représentant l’État, les FDC, les associations de chasse spécialisées, les propriétaires ruraux, les agriculteurs, les forestiers, les organismes de protection de la nature, ainsi que les personnels de l’établissement. Mais arriva la loi « Pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages » créant l’Agence française pour la biodiversité (AFB), établissement public de l’Etat, qui prévoyait que la contribution à l'exercice des missions de police administrative et de police judiciaire, relatives à l'eau et à l'environnement, s’exercerait en liaison avec les établissements publics compétents, dans le cadre d'unités de travail communes. Et c’est ainsi que le Conseil d’Administration de l’ONCFS, réuni exceptionnellement le 11 janvier 2017 sur convocation de son président, également président de la FDC de Gironde, a voté une motion demandant au Président de la République de suspendre le projet de mutualisation entre les services de terrain de l’Office, et ceux de la nouvelle Agence Française pour la Biodiversité, en vain. La suite amena la loi du 24 juillet 2019, portant création de l'OFB (Office Français de la Biodiversité) fusion de l'AFB et de l’ONCFS avec effet au 1er janvier 2020. Depuis, l’étau s’est encore resserré sous la pression incessante des opposants à la chasse… Les prochaines élections présidentielle et législatives seront donc décisives pour l’avenir de la chasse et sa pratique, il est crucial que chacun d’entre nous s’en souvienne…