Lundi 21 juin 2021 : Le petit journal de la chasse et de l'environnement

Eolien : un maire pourra dire non à de nouvelles implantations sur sa commune

Dans le cadre de la loi « Climat », le Sénat vient de donner un droit de veto aux municipalités, qui pourront s’opposer aux nouveaux projets de parcs éoliens. Le débat a été tendu entre les défenseurs d’une « France non défigurée » par ces engins, et les écologistes, dont la ministre Barbara Pompili, qui a qualifié ce veto de « danger ». Alors que depuis trente ans, les verts ne cessent de vanter les bienfaits de l’énergie verte, et ont tout fait pour l’implantation d’éoliennes subventionnées à grands coups de milliards d’€, les chiffres publiés par EDF faisaient état, en janvier dernier, d’une production éolienne de l’ordre de… 1,3% de nos besoins en électricité. « L’implantation d’éoliennes pose un problème majeur d’acceptabilité. Peut-être parce qu’on n’a pas suffisamment expliqué qu’il y avait une pollution lumineuse, sonore, un impact sur les couloirs de migration des oiseaux, que dans le calcul de l’amortissement de l’éolien, on n’avait pas pris assez en compte le recyclage de l’éolienne et du béton », a soutenu le sénateur Etienne Blanc (LR), qui a défendu cet amendement. Les chasseurs, eux, avaient dénoncé il y a plus de vingt ans, cette erreur de stratégie…

 

Comment déterminer l’âge d’un sanglier ?

Avec environ 750 000 bêtes noires tuées l’an passé, peu de chasseurs s’intéressent à l’âge des sangliers, si ce n’est par la table d’affutage des défenses, pour les animaux ayant déjà quelques années. Mais les autres ? Pourtant, une meilleure connaissance des populations ne nuirait pas, et apporterait des éclairages nouveaux. Placées sur le devant de la mâchoire, les incisives parlent. Il suffit donc de baisser les lèvres de l’animal pour les apercevoir. La denture complète d’un sanglier comporte, par mâchoire, 6 incisives. Celles de lait présentent une section circulaire, ainsi qu’une extrémité pointue et effilée. Vers l’âge de quinze mois, les deux incisives centrales sont remplacées par les dents définitives, qui ont un profil en forme de trapèze, et deux canaux latéraux, séparés par un renflement central, sillonnent la face intérieure de ces dents. Ensuite, vers deux ans, à l’instar des deux premières, les deux incisives latérales de lait sont également remplacées. Un sanglier est donc dans sa deuxième année, dès lors que les deux incisives situées de part et d’autre des deux centrales, ont pris leur profil trapézoïdal crénelé. Enfin, dans sa troisième année, les deux incisives latérales deviennent, à leur tour, définitives.

 

Carabine Bergara

Depuis 2008, Bergara a développé plusieurs modèles de carabines de chasse. Parmi elles, la version Timber qui est proposée en 11 calibres, dont les 6,5 Creedmor et 308 Winchester, très à la mode actuellement. L’importateur pour la France est Verney-Carron, qui élargit ainsi son offre d’armes rayées avec les carabines à verrou Bergara. La Timber B14 est aussi chambrée en 338 Winchester Magnum, ainsi qu’en 375 HH Magnum, dont la réputation n’est plus à faire. Dans ces calibres, la Timber B 14 peut tout faire, y compris servir à l’étranger sur les plus gros animaux chassables, dès que les contraintes sanitaires seront levées. Voici une carabine fiable, apte à satisfaire les chasseurs globe-trotters les plus exigeants… Voir le banc d’essai en rubrique « Tir de chasse »

 

Tué par un ours en Slovaquie

Un promeneur de 57 ans a été surpris et attaqué par un ours en Slovaquie. L’annonce a été faite la semaine dernière par les autorités slovaques : « Le corps déchiqueté a été retrouvé, relançant le débat sur l'interdiction de la chasse à l'animal. Il s'agit du premier cas connu de rencontre fatale avec en ours dans l'histoire de notre pays » a déclaré Marina Debnarova de l'agence d'Etat, en charge des forêts. L’attaque s’est déroulée dans la vallée de Bansko, à 250 km de Bratislava. L'autopsie a confirmé que l’homme avait été mordu à la tête et à la nuque. L’accident a suscité la colère des chasseurs, qui réclament l'abrogation de l'interdiction de la chasse à l'ours dans le pays. « Nous avons fait tout ce qui était possible pour protéger les ours. Maintenant, il est grand temps que nous protégions les gens » a affirmé le responsable de l'Association des chasseurs slovaques, Imrich Suba. Selon lui, la population d’ours bruns, en Slovaquie, qui était tombée à 30 individus dans les années 1920, dépasse aujourd'hui les 2 700, chiffre conforme à celui annoncé par l'agence forestière. Bien évidemment, les écolos slovaques souhaitent continuer à les protéger et, en dernier recours, accepteraient des interventions… avec des balles de paintball !

 

Vendredi 18 juin 2021 : Le petit journal de la chasse et de l’environnement

Sécurité : un cran plus haut

A la demande de la FNC, lors de la dernière réforme de la chasse en 2019, la sécurité a été inscrite dans la loi, par l’obligation faite à tous les chasseurs, et tous les 10 ans, de suivre une « formation sécurité décennale ». Cette « remise à niveau », dispensée exclusivement par les FDC commence, malgré les difficultés liées à la crise sanitaire, en présentiel ou en distanciel. Un dixième des chasseurs, soit près de cent mille, recevront les bons conseils du « contenu pédagogique », identique pour toute la France, défini par la FNC avec l’avis de l’OFB. Pour obtenir l’attestation délivrée à l’issue de cette formation d’une demi-journée, les quatre modules abordés (apports théoriques et mises en situation par vidéos reconstituant des faits réels) devront être réussis.

Voir le communiqué de la FNC

 

Concours de trompes de chasse

Organisé par la Société de Vénerie, le concours 2021 aura une résonnance toute particulière. « Au cours de cette intersaison, qui ne verra malheureusement que très peu d'occasions de nous retrouver entre veneurs, une manifestation « en ligne » mérite l'attention de chacun de vous : le concours de trompe de chasse 2021. La trompe est une excellente ambassadrice de notre passion. En participant à ce concours, vous contribuerez à la faire rayonner. La vitalité de la vènerie se juge aussi à la capacité des sonneurs à se mobiliser. Faisons de ce concours un succès, tant par le nombre de concurrents que par la qualité de leur trompe… » a déclaré Pierre de Rouälle, président de la société de Vénerie. Pour participer, les sonneurs doivent être adhérents à l’Association des Veneurs (à jour de leur cotisation 2021), et s’inscrire avant le 30 juin. Le jury, composé de Nicolas Bon, Jean-Luc Corroyer, Mickael Perennez, Vincent Dornez, Vincent Pinel, Mathieu Wassmer et Loïc de Suremain, délibèrera en juillet, après avoir auditionné les vidéos des concurrents enregistrées « face à la caméra » (pavillon non visible) et envoyées à : cmeheust@venerie.fr. L’enregistrement des fanfares devra être accompagné d’une photocopie de la carte d’identité.

 

En Guyane, des dizaines de dents de félins saisies dans des bijouteries

A la suite d’un signalement anonyme, une enquête judiciaire a été initiée au mois de novembre vers trois bijouteries de l’ile de Cayenne. Après la mise sous surveillance des établissements, et recueils des données nécessaires pour des interventions, les inspecteurs de l’OFB du service départemental de Guyane ont perquisitionné les trois bijouteries et y ont saisi 49 dents de félins, 6 dents de pécari, 2 griffes de jaguar, 1 dent de tapir et 1 dent de caïman noir. Le commerce de tout ou partie de ces espèces sauvages de Guyane étant interdit, ou soumis à réglementation, les commerçants ont été entendus par les enquêteurs et sont poursuivis pour achat, mise en vente, vente, cession irrégulière, utilisation d’une espèce animale protégée et/ou inscrite à la CITES. Convoqués en justice dans le cadre d’une ordonnance pénale, ils ont écopé d’amendes variant entre 1 500 et 4 000 € avec confiscation de toute la marchandise.

 

Gabon : les populations autorisées à abattre des éléphants en cas de légitime défense

C’est la préconisation annoncée, et validée, lors du Conseil des ministres du Gabon, qui s’est tenu le jeudi 10 juin. C’est le chef de l’Etat lui-même, Ali Bongo Ondimba, qui, face à la recrudescence des intrusions des pachydermes dans plusieurs localités du pays, a proposé cette mesure autorisant l’abattage des éléphants par les populations en cas de légitime défense. Le conseil des ministres a entériné et le décret d’application devrait être signé rapidement. Le ministre des Eaux et Forêts, de la Mer et de l’Environnement fixera également les conditions d’autorisation de battues administratives à l’éléphant. « Le texte vise à contribuer à la sécurité des cultures vivrières des communautés locales, ainsi que leur intégrité physique, tout en préservant les objectifs de gestion durable de la faune sauvage » précise le communiqué final du Conseil des ministres. Une fois de plus, la communauté internationale va s’apercevoir que, sans chasse, les éléphants sont tués comme avant, mais ne rapporte plus rien aux autochtones obligés de déforester pour faire un semblant de culture… saccagée par les éléphants.

Jeudi 17 juin 2021 : Le petit journal de la chasse et de l’environnement

L'extinction des espèces avance… mais à quel rythme ?

Les scientifiques sont formels, la 6e extinction des espèces est en phase d’accélération. C’est la raison pour laquelle ils planchent sur ce sujet pour chercher à savoir en combien de temps la biodiversité s'est effondrée, puis régénérée par le passé. A l’échelle du temps, la 5e extinction de masse, qui s’est passée il y a 66 millions d'années, a mis fin au Crétacé. Lors de cette longue période, 76% des espèces de la planète ont disparu. Aujourd’hui, des facteurs aggravants accélèrent le mouvement (pollution, surexploitation des terres, destruction de l'environnement, etc…). Pour étudier le rythme de l'extinction actuelle, une équipe internationale de biologistes évolutionnistes, de paléontologues, de géologues et de modélisateurs, dirigée par l'Université de Giessen, a compilé plus de 3 000 espèces vivant en Europe, dans le cadre du scénario « Business as Usual » (BAU). Ce scénario, considéré comme le pire, prévoit notamment un réchauffement global de plus de 3°C en 2100, mais, précisent les spécialistes : « ces données doivent être interprétées avec précaution, car elles comportent de nombreuses limites et incertitudes… ».

 

Chasses d’été : une seconde nature... 

Relativement discrets depuis le printemps, les sangliers se montrent de nouveau. Les laies meneuses, qui s’étaient isolées pour les mises bas, reconstituent leur cellule familiale. Ces compagnies, généralement composées de trois générations, deviennent plus actives au moment où, dans les champs, les épis des céréales arrivent au stade « laiteux », une gourmandise dont les bêtes noires raffolent. C’est là, près de ces cultures qu’il faut les attendre et, si possible, décantonner le groupe en éliminant une bête rousse. L’autre chasse concerne les brocards. Ils ont conquis leurs nouveaux territoires à force d’intimidations, d’aboiements et d’affrontements débridés, et les ont marqués par des frottis et des gratis. A l’approche de juillet, la tension monte… Confirmant les déplacements incessants des animaux, c’est pendant cette période que les coulées se creusent, en attendant l’apparition de ces fameux « ronds de sorcières » qui marquent les longues poursuites des mâles derrière les chevrettes, non encore consentantes. Voyeur intime, le chasseur est donc le témoin privilégié de cette tranche de vie. Les quinze jours qui arrivent sont les plus favorables à l’observation, au balayage des sentiers de pirsch et à l’aménagement des petits postes d’affût.

 

« Pauvre ruralité »

Sous ce titre, un habitant de Marville, dans la Meuse, a adressé au maire de son village, à la suite de la pose de filets pour empêcher la nidification des hirondelles, le courrier suivant (précisons de suite que l’OFB est intervenu pour faire démonter ces filets) : « Monsieur le Maire, J’ai eu connaissance de l’intervention de l’OFB, concernant les nids d’hirondelles qui gênaient certains habitants… je me souviens de l’époque où le ciel de Marville était rempli d’hirondelles, époque malheureusement révolue ! Quand j’étais gamin, on entendait en permanence les cris des martinets. Là aussi, l’époque est révolue ! Plutôt que d’écouter le premier râleur venu, il serait plus judicieux d’informer la population que les hirondelles, et les passereaux en général, sont des animaux protégés. Dès lors, la destruction des nids est passible d’amendes. Il y a quelques mois, des faits divers ont défrayé la chronique. Là, des grenouilles qui gênaient des habitants, un peu plus loin, c’est le chant d’un coq qui perturbait le voisinage, ailleurs, les odeurs de crottin d’un cheval ou le braiment d’un âne indisposait les voisins. Qu’est-ce que c’est que cette époque où personne ne supporte plus rien ! On marche sur la tête ! Plutôt que de mettre des filets pour empêcher les hirondelles de nicher, il serait plus intelligent de fournir quelques planchettes et une poignée de clous à ceux qui ne sont pas contents. Ils peuvent installer des tablettes sous les nids pour récupérer les déjections, ou mettre simplement du papier journal au sol pour protéger le plancher. Quant à ceux qui ne peuvent pas supporter la campagne, qu’ils aillent habiter ailleurs ! ».

 

La dernière girafe blanche et son girafon tués par des braconniers

Ça s’est passé au Kenya, où la seule girafe blanche femelle répertoriée au monde, et son girafon né en 2019, ont été retrouvés à l'état de squelette, dans une réserve de Garissa, dans l'est du pays. C’est une association locale qui a publié l’information, déplorant ce massacre. Ces animaux, extrêmement rares, dont la couleur est due à une pigmentation de leur peau, n'ont jamais été vus dans un autre pays que le Kenya. « Ce n'est pas de l'albinisme, comme on pourrait le croire, mais une particularité génétique appelée leucisme. Cette caractéristique se retrouve chez d'autres animaux comme les tigres blancs… » a déclaré Mohammed Ahmednoor, directeur de la Ishaqbini Hirola Conservancy, qui a ajouté : « Nous sommes la seule communauté dans le monde à être gardienne d’une girafe blanche. Son meurtre est un coup dur, d’une part pour les énormes mesures prises par la communauté pour conserver les espèces rares et uniques, d’autre part pour le tourisme, en enfin pour les pour les chercheurs en génétique qui avaient là un réservoir exceptionnel à étudier ».

Mercredi 16 juin 2021 : Le petit journal de la chasse et de l’environnement

Evoluer, pour ne pas disparaitre !

La chasse sera-t-elle encore pratiquée dans vingt ans en France ? Posée par la Fondation François Sommer, et traitée par Philippe Dulac et son équipe, cette question va, sans aucun doute, faire débat. La Fondation a publié, le 11 juin, un livre blanc très documenté sur l’avenir contrasté, et menacé, de notre activité. Fidèle à ses origines, au croisement de la culture, de la chasse et de la nature, le travail de la Fondation est riche de réflexions et d’enseignement. « Retisser le lien entre la chasse et la société, 8 chantiers pour 2040 » est le fruit d’une démarche prospective réalisée avec le cabinet Futuribles. Ce livre blanc est donc issu d’une analyse documentaire extrêmement poussée, de tables rondes d’experts, et d’entretiens individuels menés durant trois ans. Il présente les scénarios possibles, ou probables, que connaitra la chasse française dans les vingt prochaines années, et ouvre huit chantiers pour assurer la pérennité de cette pratique. La Fondation relève ainsi qu’au rythme actuel de l’artificialisation des sols, l’équivalent de trois départements français de sol naturel aura disparu en 2040. Le grand gibier continuera dans le même temps de croître, ce qui impliquera une régulation d’autant plus efficace que le nombre de chasseurs aura diminué. A cette urbanisation galopante qui éloigne les citoyens de la ruralité et impacte la gestion de la faune sauvage, s’ajoute la montée de la « cause animale », et l’antispécisme dans le débat public. Les chasseurs vont devoir s’adapter à ces changements environnementaux et sociétaux. La Fondation François Sommer invite ainsi les chasseurs à se mobiliser pour élaborer un nouveau contrat social, moral et écologique avec la société. Une perspective qui implique d’adapter les pratiques et les comportements : instauration d’une formation permanente, éthique repensée, renforcement de la sécurité, respect de l’animal et d’autrui dans une nature à partager, restauration de la biodiversité, approches territorialisées, nouvelles pratiques de chasse… sont quelques-unes des pistes recommandées par cette étude pour renouer le dialogue entre toutes les parties prenantes, dans un esprit partenarial et de cogestion.

Voir le Livre Blanc

 

Le fiasco de la « Gestion adaptative » ?

Il faut remonter à 2018, quand Nicolas Hulot, ministre démissionnaire de la Transition écologique, accusait le gouvernement de favoriser le lobby des chasseurs. Dans la réforme qui suivit, figurait la « gestion adaptative », un dispositif intelligent importé d’Amérique du Nord, et demandé par les chasseurs. Il consiste à définir le nombre d'individus pouvant être tués, après expertise scientifique sur l'état de conservation de chaque espèce. Pour ce faire, fut créé un comité d’experts composés de 14 membres: six chercheurs, six représentants du monde de la chasse et deux représentants des associations de protection de l'environnement. Mais trois ans après, l'objectif est loin d'être atteint et… le comité vient de voler en éclat, avec la démission de plusieurs de ses membres… qui déplorent « le manque de concertation qui regroupe les parties prenantes de façon équilibrée… ». Vous l’avez deviné, les associations de protection, avec leurs deux représentants, sont à la manœuvre, et rappellent que : « Les conditions ne sont pas réunies pour faire fonctionner la gestion adaptative en France. Le Comité a émis trois avis sur trois espèces d'oiseaux : la tourterelle des bois, le courlis cendré et la barge à queue noire, mais le gouvernement n'a pas suivi ses recommandations pour la tourterelle des bois et le courlis cendré. Heureusement, le Conseil d’Etat a suspendu la chasse de ces oiseaux… ».

 

Attention aux chiens lors des battues d’été

A la période la plus chaude de l’année, les chiens courants sont soumis à rude épreuve. Lors des battues, souvent indispensables pour préserver les récoltes et les bonnes relations avec les agriculteurs, trois risques majeurs menacent les chiens. La déshydratation : le meilleur moyen pour la prévenir est de disposer d’un récipient par chien, d’eau propre et fraiche à volonté. Pour les rafraichir rapidement, une astuce consiste à préparer des glaçons de bouillon de poulet, faible en sodium, ou des glaçons au yaourt. Et pour leur redonner de l’énergie entre deux battues, éviter les croquettes sèches et optez pour des aliments en boîte qui contribuent à procurer une part de l’humidité nécessaire à l’organisme. Les brûlures des coussinets : sous le soleil, certains endroits du sol peuvent être très chauds. Evitez de découpler en pleine journée, d’autant plus que la voie sera meilleure en soleil déclinant. Les signes de brûlures aux coussinets se reconnaissent aux boiteries, à l’effort soutenu pour avancer, au léchage et mordillement des pattes et l’apparition de cloques ou de rougeurs. Si le coussinet est déchiré, il faut rapidement mettre le chien dans un endroit frais et rincer avec de l’eau fraîche, avant d’appliquer une crème antibactérienne douce. Le coup de chaleur : c’est un risque sérieux pour la santé du chien, pouvant même lui être fatal. La première des précautions incombe bien évidemment au maître qui doit éviter de faire travailler son ou ses chiens, si les conditions sont défavorables. Un chien qui chasse, surtout en meute, ira au bout de ses forces. La montée en température au cours de la poursuite nécessitera, comme pour les risques de déshydratation, de l’eau fraiche et propre, de l’ombre et un endroit ventilé.

 

Ours roumains : situation hors de contrôle

Dans le pays, il n’y a plus une seule zone naturelle qui ne soit pas fréquentée par les ours. Lors de chaque sortie, la probabilité d’en rencontrer au moins un est désormais effective, même aux portes des zones habitées où ils viennent à la recherche d’une nourriture facile à trouver. Bien que les conseils donnés aux personnes voulant se risquer en forêt soient diffusés et rappelés en permanence, les accidents se multiplient. En voici donc une liste (non exhaustive) piochées dans les recommandations roumaines, à l’attention des Pyrénéens en voie de colonisation ursine : « Ne pas courir et reculer lentement face à l'ours. Faire du bruit pour avertir les ours de votre présence (parler fort, chanter, siffler, taper des mains…). Se munir d'un spray anti-ours le plus efficace possible, à utiliser à au moins 10 mètres. Ne jamais tourner le dos aux prédateurs. Les pétards ne sont pas efficaces, car les ours ne les dissocient pas des tirs de chasse, qui ne représentent pas un danger pour eux…». En Roumanie, le bilan définitif 2019 fait état de 84 attaques sur des humains, dont 8 mortelles et 76 victimes mutilées. Les experts forestiers avouent aujourd’hui que la gestion des ours roumains est hors contrôle, alors que le dernier recensement fait état de près de 8 000 ours dans le pays. (Photo Gérard Vaglio)

Mardi 15 juin 2021 : Le petit journal de la chasse et de l’environnement

Samedi dernier, je me suis connecté…

La FNC invitait, samedi dernier, à une manifestation « virtuelle » pour défendre la ruralité. Le virtuel n’étant pas ma tasse de thé, au moment de « cliquer », je me suis vraiment demandé à quoi ce genre de manifestation pouvait servir. Alors que nous avons tout ce qu’il faut pour agir sur le terrain, voilà que, comme les bobos, nous plongeons dans l’irréel. Pour proclamer aujourd’hui que nous avons eu « x » connexions ? Oui, et après ? Y en a-t-il une seule d’entre elles qui va faire changer le regard, que ceux qui ne sont pas chasseurs, portent sur nous ? Alors samedi dernier, après ma participation aussi virtuelle que le motif qui l’a déclenché, j’ai pris quelques outils que les gens des villes ne connaissent même pas, et j’ai rejoint les collègues de notre petite société de chasse communale. Scies, pelles, pioches, râteaux, sécateurs, croissants, serpes sont sortis des coffres des voitures, et dans la journée, nous avons réhabilité trois points d’eau, consolidé quatre agrainoirs, renforcé la protection des fourmilières contre les sangliers, élagué et nettoyé 5 kilomètres de tranches et d’allées forestières, dont 2 km de « GR » qui mènent à la forêt de Clairvaux et son abbaye Saint Bernard, étape des gens du nord, en marche vers Saint Jacques de Compostelle. Nous avons eu l’occasion d’échanger avec ces voyageurs, curieux et étonnés d’apprendre que c’était nous, les chasseurs, qui entretenions le chemin sur lequel ils étaient. En quelques minutes, la très courtoise discussion changea le regard de nos interlocuteurs, et je peux vous affirmer qu’après, encore plus conscients de notre utilité, nous étions plus motivés que jamais pour « renvoyer dans les cordes » un quelconque opposant qui nous aurait contesté le droit de chasser. Tout cela pour dire que, une fois de plus, nous sommes passés à côté du concret, et cédé l’action à la parole. A quand une journée nationale ? A quand la mobilisation de tous les chasseurs de France sur le terrain, autour d’un thème fédérateur, et Dieu sait s’il y en a. Ne devenons pas, avec les réseaux sociaux, aussi stupides que nos adversaires. Notre survie est dans l’action, sur le terrain, ce que les autres ne savent pas faire…

JFG

Lire le communiqué de presse de la FNC

 

Des députés européens demandent la suppression de l’élevage en cage d’ici 2027

A la suite d’une « initiative citoyenne européenne » votée parait-il par 1,4 million de personnes, les eurodéputés ont adopté, jeudi dernier, (558 voix pour, 37 voix contre, et 85 abstentions) un texte qui demande à la Commission européenne de faire des propositions pour mettre en œuvre la suppression progressive de l’élevage en cage des animaux d’ici 2027 dans l'UE. Présente dans l’hémicycle, la commissaire européenne à la santé, Stella Kyriakides, a assuré que l’exécutif européen « s’engagera en faveur du bien-être des animaux. La Commission se penchera aussi sur le soutien aux éleveurs qui devront modifier leurs façons de travailler afin de respecter les nouvelles normes… ». Selon le texte soumis à vote, les lapins sont les animaux les plus couramment élevés en cage, de même que les poules pondeuses et les truies. La résolution finale du Parlement européen inclut également un amendement qui demande à la Commission de faire des propositions « visant à interdire le gavage cruel et inutile des canards et des oies pour la production de foie gras ».

 

La forêt amazonienne rejette-elle plus de carbone qu’elle n’en absorbe ?

C’est ce qu’affirment des scientifiques dans une étude publiée il y a quelques jours. Depuis une dizaine d’années, le changement climatique et les activités humaines seraient à l’origine de ce basculement majeur, dont les conséquences ne sont pas encore évaluées. L'Amazonie brésilienne, qui représente 60% de cette forêt primaire, a perdu une part importante de sa biomasse, et ses pertes en carbone seraient d’environ 18% supérieures aux gains, a précisé dans un communiqué l'Institut français de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae). « C’est la première fois que l'on a des chiffres qui montrent le basculement » a expliqué Jean-Pierre Wigneron, chercheur à l'Inrae. L’étude met aussi en avant les dégradations de la forêt : arbres fragilisés en bordure des zones déforestées, coupes sélectives, incendies, mortalité des arbres liée à la sécheresse…

 

Belgique : le dossier perdrix évolue !

Après avoir répondu aux remarques du Conseil d’Etat, le ministre Willy Borsus a signé, le 10 juin, l’arrêté ministériel fixant les modalités d'introduction et d'approbation des plans de gestion de la perdrix grise. L’arrêté sera disponible prochainement sur : www.chasse.be. Il sera effectif après parution au Moniteur, prévue vers le 1er juillet, mais, d’ici là, les chasseurs et les conseils cynégétiques peuvent aller de l’avant en délimitant les unités de gestion, et en travaillant leurs plans, en sorte de déposer le tout, dès cette parution au Moniteur, à la Direction générale du Service public de Wallonie Agriculture, de la Ressources naturelles et Environnement. L’urgence est là, puisque la Directrice générale dispose de 30 jours ouvrables pour statuer sur la demande, et que l’absence de décision n'autorise pas à chasser la perdrix grise. En cas de problème les chasseurs peuvent contacter leur conseil cynégétique ou le Royal Saint-Hubert Club.