Alsace : un radar pour étudier les migrations

Sur le site de Bréchaumont, au sud-est de Mulhouse dans le Haut-Rhin, le radar de détection des migrations des oiseaux a été inauguré lundi dernier, 19 septembre. Subventionné par la région Grand-Est à hauteur de cent mille €uros, piloté et financé en partie par la FRC, cette installation fonctionne déjà depuis un an et assure les comptages 24 heures sur 24. « Ce nouveau radar capte tous les oiseaux. Il fonctionne la nuit, là où se fait la moitié des migrations. Il permet aussi de voir les oiseaux qui volent à haute altitude, ce qui est complémentaire aux comptages effectués depuis le sol » a expliqué le président de la FRC Grand-Est, Bruno Heckenbenner. Ce radar est donc le 7e installé en France, et le premier dans le Grand-Est. Bien évidemment, n’étant pas porteuse du projet, la LPO déplore, mais seulement pour ce radar et pas les autres, que : « Les données ne sont pas assez précises pour faire avancer la connaissance ». Quant au président de la FRC, il estime : « que les données captées par le radar sont importantes, et serviront à tout le monde… ». 

Orne : un grand cerf tué illégalement lors d’une battue aux sangliers

L’affaire fait du bruit, dans et hors le monde de la chasse. A Mauves-sur-Huisne, samedi dernier, dans le cadre d’une battue aux sangliers organisée sur autorisation préfectorale, afin de limiter les dégâts dans les cultures, un participant a dérapé à la vue d’un grand cerf. A travers une haie, il a mis en joue et tué l’animal qui est tombé sur un terrain privé. Le propriétaire du champ a porté plainte et une enquête a été immédiatement ouverte par la gendarmerie de Mortagne-au-Perche. A la FDC de l’Orne, la réaction a été unanime : « Ce n’est pas possible de voir ça, ce n’est pas digne des chasseurs et de leur éthique » a déclaré Yves L’Honoré, technicien supérieur, qui a ajouté : « Le président Christophe de Balorre est véritablement atterré par ce qui s’est passé... L’auteur est un porteur de permis, rien de plus. Il a déjà commis de nombreuses fautes graves qui ont fortement atteint la communauté des chasseurs, qui se désolidarise totalement de cet acte. C’est une brebis galeuse… ». La FDC a déjà annoncé qu’elle se portera partie civile à la fin de la procédure et demandera une peine exemplaire contre cet individu…

Vivre avec les grands prédateurs, est-ce possible ?

Les verts en rêvent. Malheureusement, pour y parvenir, ils sont en train de faire, avec les animaux, ce qui est arrivé à la plupart des sociétés humaines modernes : des individus assistés, de moins en moins capables de se défendre seuls. « Il faut éduquer les loups » disent les uns. « Il faut garder les ours à distance » répondent les autres. Mais, perdus dans un environnement qui n’est plus le leur, les grands prédateurs sont condamnés à ne plus vivre en liberté, puisque l’Homme s’est accaparé la nature. Elle reprendra bien évidemment ses droits, car rien n’est jamais définitivement figé, et le vieil adage « chasser le naturel, il revient au galop » est toujours d’actualité. A oublier que chacun étant le prédateur d’un plus faible, mais la proie d’un plus fort, l’insupportable arrive. Depuis des années on se doutait bien que les chiffres communiqués étaient faussés, d’une part par la volonté d’imposer la présence des grands prédateurs, et d’autre part par des interventions humaines qui dénaturent complètement l’objectif recherché. Les conclusions étaient connues à l’avance, mais le besoin de tenter l’expérience est en train d’éradiquer les premiers protecteurs de la montagne, ceux qui empêchent les biotopes de se refermer, et qui participent à l’entretien des chemins : les éleveurs. Depuis la ville, bien à l’abri derrière des murs, confortablement installés devant un écran de télé qui ne montre que des fausses images de la vraie nature, les bobos sont invités à venir passer ne serait-ce qu’une journée avec ceux qui pleurent tous les jours devant les cadavres de leurs animaux éventrés… La suite est imminente et la réaction viendra quand ces bobos seront privés de campagne, de mer et de montagne, pour des raisons de sécurité. Des proies on vous dit… 

​​​​​​​Environnement : un quart de l'Amazonie irrémédiablement détruite

Lors du 5e sommet des « Peuples indigènes », des dirigeants amazoniens et enquêteurs des neuf pays concernés (Bolivie, Brésil, Colombie, Équateur, Guyane, Guyane française, Pérou, Suriname, Venezuela) ont présenté un rapport sur le poumon vert de la planète. Ce que l’on savait déjà est confirmé par ces autorités, qui hélas, ne sont pas gouvernantes : « un quart de l’écosystème a atteint le point de non-retour… », ce qui signifie qu’il est irréversiblement détruit par la déforestation et ses dérives : le narcotrafic et la contamination. En théorie, il en reste donc 75% qui mériteraient toutes les attentions, mais cela ne semble pas être la priorité, puisque les mesures annoncées au monde entier pour sauver ce qui peut l’être encore, ne sont pas appliquées sur le terrain. Complicité ? A ce stade, c’est évident confirment les chefs des 511 peuples autochtones qui survivent dans ce qui est devenu leur enfer, avec la disparition brutale, en quelques années, de 280 défenseurs et dirigeants amazoniens, assassinés. « L'Amazonie succombe parce que nous sommes envahis par l'exploitation forestière et les compagnies pétrolières. Ils attaquent nos territoires et éliminent tout ce qui peut les gêner… » a déclaré la Brésilienne Marciely Tupari, de la Coordination des organisations indigènes de l'Amazonie brésilienne...

Un « ZAN » (Zéro artificialisation nette) mal ficelé ?

C’est le ministre lui-même, Christophe Béchu, qui vient de demander aux préfets de ne pas se précipiter pour mettre en œuvre cet objectif, tout en assurant cependant qu’il n'était pas remis en cause. « Il ne faut pas se précipiter d'appliquer un décret pour lequel il y a des points qui apparaissent comme objectivement améliorables, et ça ne me semble pas une remise en cause » a-t-il déclaré, lors de son audition par la Commission des lois de l'Assemblée nationale. Le « ZAN » est inscrit dans la loi Climat, adoptée en 2021, et plusieurs décrets datés du 29 avril dernier précisent ses modalités d'application. Mais sont apparues des éléments qui, pour certains parlementaires, ne leur semblent pas avoir fait partie de la volonté du législateur et pour d'autres aboutissent à des aberrations ou des incohérences » a confirmé le ministre qui a ajouté : « La plus belle, et qui m’a amené à écrire aux préfets, c'est la nomenclature qui classe les parcs et jardins comme des espaces artificialisés ». L'objectif de la loi est de diminuer le rythme de grignotage des espaces naturels par la ville, pour arriver à zéro en 2050. L'artificialisation dégrade la biodiversité, augmente les risques d'inondations et contribue au réchauffement climatique en libérant du CO² stocké dans les sols.

L’ONF explique pourquoi la chasse est nécessaire au renouvellement de la forêt…

L’Office fait état de trois causes majeures, responsables du déclin des forêts. Sans doute y en a-t-il une quatrième, mais elle reste, pour le moment, sous silence, puisqu’elle concerne les modes d’exploitation, et principalement le machinisme qui pénètre désormais dans les sous-bois, avec la délicatesse qu’on lui connait. Mais lui ne fait pas de dégâts, ou du moins préfère-t-on ne pas les voir… Concernant les trois causes traitées, il y a les parasites, le gibier et les clôtures...

[ LIRE LA SUITE... ]

​​​​​​​Pigeon voyageur : 8 500 km de dérive…

On ne sait si l’oiseau a quitté son parcours initialement prévu pour aller « se faire la belle » avant de livrer son message, mais son parcours original a surpris les spécialistes de cet art. Le pigeon a été trouvé par un promeneur sur le littoral de Saint-Leu, à la Réunion, le 27 août dernier. Mais facteur aggravant, il a été mis en quarantaine pour cause de grippe aviaire avant d’être confié au centre de soins de la société d’études ornithologiques de La Réunion (Seor), à Saint-André. C’est là que ses soigneurs ont pu localiser son propriétaire, éleveur à Taïwan. L’animal était porteur de trois bagues : l’une à la patte gauche permettant d’ouvrir électroniquement son box lors de son retour, les deux autres à la patte droite, portant des sigles et des numéros, ce qui a permis d’identifier sa provenance.

​​​​​​​Classement du site de la bataille de Gergovie

En septembre 52 avant J-C, Vercingétorix et son armée reconduisaient les Romains de Jules César dans la vallée, sous le plateau de Gergovie. Cette « gauloiserie » a valu à ce site au caractère exceptionnel, une protection de niveau national, dont la conservation et la préservation présentent un intérêt général du point de vue artistique, historique, scientifique, légendaire et pittoresque. Considérant le riche passé de Gergovie, Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, et Bérengère Couillard, secrétaire d’État chargée de l’Écologie, ont officialisé le classement du site « de la bataille de Gergovie, des oppida arvernes de Corent, Gergovie et Gondole et des camps de César », classé désormais « patrimoine historique et pittoresque ». Situé à sept kilomètres au sud de Clermont-Ferrand, à la limite des parcs naturels régionaux des volcans d'Auvergne et du Livradois-Forez, le plateau de Gergovie est la figure de proue d’un patrimoine historique et paysager d'exception. Lieu de la bataille éponyme et symbole de la victoire des gaulois, cet oppidum (ville celte fortifiée) est également un formidable belvédère qui s’étire en direction du Val d’Allier et permet de découvrir d’autres sites historiques, dont la concentration et la richesse sont uniques en Europe : l’oppidum de Corent, probable capitale du peuple arverne en 120 av. J-C, situé sur les communes de Corent et Veyre-Monton mais aussi l’oppidum de Gondole sur la commune du Cendre.

Alimentation canine : Bunge et Blendtek s’associent…

Afin de stimuler la production de protéines végétales pouvant être utilisées dans les aliments pour chiens, le distributeur Blendtek s’est associé au producteur Bunge, déjà présent dans plus de 40 pays. Les protéines végétales de Bunge, qui sont proposées sous diverses formes, y compris des poudres, sont fabriquées à partir de soja, de pois, de faba (un petit haricot vert), de lentilles et de mungo (également un petit haricot vert). Kris Rogers, vice-président de Blendtek, a déclaré : « cet accord permettra à notre entreprise d'apporter des solutions de protéines inégalées… ». Quant au directeur des ventes de Bunge North America, Rick Jackson, il a déclaré qu’il était ravi de travailler avec Blendtek, pour offrir les ingrédients à davantage de clients… L’an passé, c’est la société de barres énergétiques biologiques « Clif Bar » qui entrait dans ce secteur très porteur et lucratif de l'alimentation pour animaux de compagnie. Comme quoi, deux santés avancent de concert : celle de nos chiens et celle de leur porte-monnaie…

Une directrice pour l’ONF ?

Depuis le départ de Bertrand Munch, remercié le 31 mars dernier, l’ONF est dirigé par Olivier Rousset, directeur général par intérim. L’Office est donc toujours en quête de directeur (ou directrice) et après l’hypothèse Jean d’Haussonville, actuellement à la tête du Domaine de Chambord, il y a la candidate proposée par l’Elysée, Valérie Metrich-Hecquet, haute fonctionnaire qui fut la secrétaire générale du ministère de l’Agriculture entre 2014 et 2018, puis la patronne de la DGPE (direction générale de la performance économique) au ministère de l’Agriculture, dont l’une des sous-directions s’occupe de la forêt. Elle siégeait aussi au conseil d’administration de l’ONF comme représentante du ministère, où elle a participé à la cure d’amaigrissement de l’Office, ce que lui reprochent les syndicats. « Elle a clairement pris part à la purge économique de l’établissement. Depuis une dizaine d’années, elle œuvre à la privation et à la destruction méticuleuse de l’ONF » a déclaré Patrice Martin, secrétaire national du syndicat Snupfen, pour qui le profil de la candidate est inquiétant pour l’avenir de la maison. Auditionnée mercredi dernier, Valérie Metrich-Hecquet est donc dans l’attente de sa nomination officielle qui devrait intervenir dans quelques jours.

Palmarès du concours « Capitale française de la Biodiversité 2022 »

La communauté de communes alsacienne de la Vallée de Bruche a été élue « Capitale française de la Biodiversité 2022 ». Avec les quatre autres collectivités lauréates, elle illustre, par ses actions, le lien étroit entre restauration des paysages et protection de la nature. A partir d’un paysage profondément dégradé par la déprise agricole et l’enrésinement forestier, la communauté de communes de la Vallée de la Bruche a su impulser une politique de réouverture des paysages, en permettant l’émergence et la pérennisation d’acteurs économiques et associatifs. La gestion paysagère menée dans cette vallée vosgienne est intimement liée, dans la conception comme dans la mise en œuvre, à la préservation et au développement de la biodiversité. Il ne s’agissait pas seulement de rouvrir des parcelles enrésinées, mais de travailler les lisières, de favoriser de nombreux éléments fixes du paysage (bosquets, haies, arbres isolés, vergers…), de reconquérir des fonds de vallées, des berges de cours d'eau. Un véritable travail de fond. Dans le cadre de ce concours, quatre autres collectivités ont également été récompensées : - Saint-Chamas (Bouches-du-Rhône), meilleure commune pour la Biodiversité 2022, dans la catégorie de moins de 20 000 habitants ; - Saintes (Charente-Maritime), meilleure commune pour la Biodiversité 2022, dans la catégorie de moins de 100 000 habitants ; - Angers (Maine-et-Loire), meilleure commune pour la Biodiversité 2022, dans la catégorie de plus de 100 000 habitants ; - Laroque-des-Albères (Pyrénées-Orientales), coup de cœur du Jury 2022. A noter que l’édition 2023 du concours « Capitale française de la Biodiversité » est d’ores et déjà ouverte, et les communes et intercommunalités françaises sont invitées à candidater jusqu’au 31 janvier 2023 sur : www.capitale-biodiversite.fr

​​​​​​​« Avertissement à l'humanité : un tiers des espèces d'arbres menacées »

Un comité de scientifiques de l’UICN s’est penché sur la situation des arbres dans le monde, et le moins que l’on puisse dire est qu’ils se montrent bien pessimistes. Mais, comme c’est dans l’air du temps et du réchauffement climatique, les hypothèses d’avenir se suivent, sans toutefois aucune certitude… « L'année dernière, nous avons publié le rapport sur l'état des arbres dans le monde, dans lequel nous avons montré qu'au moins 17 500 espèces d'arbres, soit environ un tiers des 60 000 espèces d'arbres du monde, sont menacées d'extinction. Maintenant, nous voulons souligner pourquoi il faut s'inquiéter que tant d'espèces d'arbres disparaissent », a déclaré Malin Rivers, rapporteur de l'étude. Il ajoute : « Si nous n'agissons pas maintenant, cela aura un impact sur l'humanité, nos économies. Écologiquement, cela aura aussi un impact catastrophique sur la planète… Nous montrons que les forêts diversifiées stockent plus de carbone que les monocultures, mais fournissent aussi un habitat aux animaux, assurent la stabilisation des sols, la résistance aux maladies, la résistance aux tempêtes et aux intempéries. En perdant la diversité des arbres, nous perdrons également la diversité de tous les organismes : oiseaux, animaux, champignons, micro-organismes, insectes… ». Dommage que l’UICN n’aborde jamais la véritable cause du déclin généralisé de tout ce qui nous entoure : la démographie humaine qui entraine la surexploitation des ressources naturelles de la planète. Mais… chut ! il ne faut pas en parler pour ne pas fâcher ceux qui abondent en fonds les ONG.