Mercredi 7 juillet 2021 : Le petit journal de la chasse et de l'environnement

Europe : la Commission a accepté l'interdiction de l'élevage en cage

C’est fait, et sans doute pour la première fois, sous la pression d'une initiative citoyenne. Les 1,4 million de signatures recueillies ont obligé la Commission européenne à s'emparer du sujet. La fin des cages commencera donc en 2027, le temps de laisser aux éleveurs le soin de mettre en place leur nouvelle organisation. Stella Kyriakides et Vera Jourová (respectivement commissaire européenne à la santé et à la sécurité alimentaire et vice-présidente de la Commission), ont donc annoncé le 30 juin 2021, par communiqué de presse, leur réponse positive, puisque la Commission présentera une proposition législative d’ici à la fin de 2023, afin de supprimer progressivement, et d’interdire définitivement, l’utilisation des cages pour toutes les espèces et catégories d’animaux visées par cette « initiative ».  Le Parlement européen avait déjà voté, le 10 juin, sur ce sujet en adoptant une résolution demandant à la Commission de se prononcer pour une interdiction des cages, dans toute l’UE, d’ici 2027. « Les éleveurs seront appuyés dans leur transition, pour garantir qu’elle soit juste et économiquement viable » a précisé la commissaire.

 

Rapport annuel du « haut conseil pour le climat »

Le Haut conseil pour le climat (HCC) a transmis son rapport annuel au Gouvernement. Ce document instructif fait le point sur les émissions de carbone de la France par rapport aux objectifs de sa stratégie bas-carbone (SNBC). On peut y lire que : les émissions françaises de gaz à effet de serre ont diminué de 1,9% en 2019 (moins 8,6 Mt éqCO2). Selon le HCC, des progrès ont été réalisés dans les secteurs du bâtiment, de l'industrie et de la transformation d'énergie, suivis de l'agriculture, alors que les transports voient leurs émissions stagner. Mais le retard dans les objectifs persiste et pour accélérer le rythme, le HCC préconise de pérenniser les efforts consentis dans le cadre du plan de relance. Les mesures contraignantes doivent être rapprochés selon les scientifiques (date d'arrêt de vente des véhicules thermiques avancée à 2030, sortie des énergies fossiles pour le chauffage des bâtiments, fin des exemptions de taxes sur le fioul pour l’agriculture…). Mais attention, souligne le HCC : « L'adaptation va nécessiter de la solidarité régionale, des transferts, de la délocalisation. On est donc dans un enjeu national d'aménagement du territoire… ».

 

Chevreuil : le rut commence !

Pour les amateurs de chasse du brocard, la Fédération des Chasseurs des Ardennes a pris l’heureuse initiative de mettre en relation les territoires susceptibles d’offrir quelques brocards à prélever durant la période d’été. Les chasseurs intéressés pour pratiquer ce mode de chasse dans le département des Ardennes peuvent prendre contact à l’adresse suivante : « brocarden@chasseurdefrance.com ». Il suffit ensuite de préciser vos coordonnées : nom, prénom, adresse postale, téléphone et adresse mail. Le principe de base retenu est que l’intéressé doit être titulaire d’un permis de chasser validé dans les Ardennes.

 

Chasse d’été : les balles « d’achèvement »

Malheureusement, elles sont quelquefois nécessaires, mais présentent souvent un choix difficile à faire dans l’urgence de la situation. Contrairement aux idées reçues, la balle de front est celle qui procure le plus de déboires, car difficile à mettre en œuvre, surtout lorsqu’il s’agit d’un sanglier, susceptible de charger, et qu'un ou plusieurs chiens l'accompagnent. Les possibilités de fragmentations multiples, ou de tangente sur l'os frontal, sont le lot courant de toutes les atteintes de face. Dans l'état d'urgence où l'on se retrouve parfois, la tentation est grande d'en finir, mais que d'accidents pour les chiens. Il convient donc d'attendre et d'agir sans précipitation… et sans jamais oublier que, malgré tout, le risque subsiste. Donc à éviter… si on peut. La balle d'achèvement radicale se tire quand l’animal est de profil, à la base de l'oreille, quelques centimètres en dessous, et vers l'arrière. Ainsi, le projectile ira se perdre dans la masse osseuse céphalique, sans trop de risques de fragmentations aberrantes, sur un animal de poids élevé.  

 

Dans la galerie des trophées

Indre : Tout juste entré dans la classe d’âge des adultes, ce cerf tiré lors de saison 2016/2017 est un seize cors irrégulier. Bien qu’un peu fermé, le trophée reste imposant par sa taille et la beauté de ses andouillers aux courbures nettement marquées. Les empaumures comptent 9 épois et présentent une structure quasi identique et symétrique composée à droite d’une fourche et d’un chandelier, et à gauche de deux fourches décalées. La cotation du trophée s’élève à 180,04 points.

 

Côte d’Or : Ce trophée de cerf atypique, déjà par le fait qu’il soit en velours, n’a pas pour origine une quelconque anomalie testiculaire… Le malheureux animal s’est tout simplement pris dans une clôture dont il ne s’est jamais libéré. Mort d’étranglement, il a été retrouvé en mai 2017, en début de refait donc, sur le territoire de la commune de Saint Victor sur Ouche.

 

 

 

Bas-Rhin : Deux dagues massives dont la fameuse pliure d’âge sur celle de gauche, des andouillers d’œil réduits à la taille d’un bourgeon… Voilà le trophée, assez caractéristique, d’un cerf en phase de ravalement. L’animal a été tiré le 6 décembre 2019 et son âge, estimé par la Commission technique de la FDC 68 dépasse largement les 12 ans. Les circonférences des meules mesurent 19 et 20 cm, tandis que celles des perches varient entre 7,5 et 14 cm…

 

Ardennes : Malgré la cassure du grès droit, ce beau sanglier tiré sur le territoire de Thilay le 6 octobre 2019 par Mathieu Mouze, est coté à 107,80 points. Les défenses, larges de 25 mm, mesurent à gauche 17,1 cm et 18,9 à droite. La circonférence des grès identique de chaque côté atteint 6,9 cm. Un beau solitaire comme on aimerait en rencontrer plus souvent !

Mardi 6 juillet 2021 : Le petit journal de la chasse et de l'environnement

Qu'est-ce qui ne va pas avec la « chasse au trophée » ?

Le CIC revient sur l'événement européen en ligne du 30 juin dernier, « La chasse aux trophées : outil de conservation ou menace pour la faune ? » animé par Manuela Ripa, membre du Parlement européen (Verts/ALE d'Allemagne) et le Dr Joanna Swabe (HSI/Europe), dont l’organisation s'exprime et fait campagne contre la chasse internationale. Présenté dans les informations générales fournies avant l'événement, le webinaire visait à : « examiner si la chasse aux trophées exerce une pression insoutenable sur les espèces menacées, si cette pratique apporte vraiment une contribution significative à la conservation de la faune, et si elle fournit une source importante de revenus aux populations locales ». Le programme comprenait des présentations de Audrey Delsink (directrice de la faune, Humane Society International (HSI)/Afrique) ; Paula Kahumbu (écologiste de la faune et PDG, WildlifeDirect) ; Lenin Tinashe Chisaira (avocate en environnement et directrice, Advocates4Earth) ; David Scallan (Secrétaire général de la FACE) et Miet Van Looy (chargée des relations internationales, CITES et réglementations européennes sur le commerce des espèces sauvages, DG Environnement, Commission européenne). Les dés étant pipés dès le départ, cette émission ne fut, pour le CIC, qu’un rappel brutal du pouvoir néfaste de la désinformation et de discours chargés d'émotions. Plutôt que d’analyser objectivement la situation, l'événement a cherché à convaincre les téléspectateurs que la chasse internationale, communément appelée « chasse au trophée » ne génère pas les avantages annoncés, et prouvés, par les chasseurs. Le Dr David Scallan, secrétaire général de la FACE, était bien seul face à ces farouches opposants, et seule Miet Van Looy (CITES et Règlements de l'UE sur le commerce des espèces sauvages) a fourni une bonne compréhension du rôle que joue la CITES pour assurer la conservation, grâce à une utilisation et un commerce durable. Pour les autres intervenants, l’idolâtrie animale prévaut et peu leur importe les moyens de subsistance humains et la conservation de la faune dans les pays concernés. Cela a donc amené le CIC à annoncer la sortie d’une brochure dédiée, pour « rectifier les choses ». Il s'agit d'une version compacte et simplifiée qui contient les faits clés sur la chasse internationale et les divers avantages qu'elle produit. Pour en télécharger une copie (version en anglais uniquement) c’est ICI

 

Eoliennes : qui va payer ?

Alors que l’industrie éolienne revendique 8,6% de la production annuelle d’électricité, EDF annonçait, pour janvier dernier, une production de 1,5% seulement de nos besoins. Les avantages de cette énergie, que les verts ont imposée, qui coûte une fortune aux contribuables et qui ne produit quasiment rien aux moments où on en a le plus besoin, semblent fondre aussi vite que l’absence de vent… Et comble du porte-monnaie, rien n’a été prévu pour le démantèlement des machines qui arrivent en fin de service. La durée de vie d’une éolienne est en effet estimée aujourd'hui à une vingtaine d'années. Or, un récent rapport de RTE prévoit l'installation de six à sept fois plus d'éoliennes en 2050 qu'aujourd'hui, ce qui ne va manquer de poser le problème de l’approvisionnement en « terres rares » (groupe de métaux entrant dans la fabrication des aimants permanents d’éoliennes, dont le néodyme et le dysprosium). Entre les partisans de cette énergie (il y en a encore), et ceux qui sont pour y mettre en terme, le débat fait rage. La France, déjà défigurée par quelques 10 000 machines, peut-elle en laisser installer 50 000 autres ?

 

Etat de la tourterelle en Europe

La tourterelle (Streptopelia turtur) revient sous le feu des projecteurs. Sa population, qui a subi un déclin drastique dans les années 1980, est maintenant considérée comme en déclin modéré (PECMBS, 2019) et est estimée, au minimum, à 2 millions de couples reproducteurs. Classée comme chassable dans 10 États membres de l'UE, un programme de gestion adaptative a été recommandé, et la récente analyse des rapports, au titre de l'article 12 (2013-2018), montre que ce n'est pas dans les états membres où la tourterelle est chassée que les déclins les plus importants sont observés. En effet, les pays autorisant la chasse de l'espèce, comme la France, l'Espagne et l’Italie, arrivent à maintenir les effectifs, puisque les biotopes favorables à cet oiseau sont entretenus, ce qui n’est plus le cas, là où sa chasse n’est pas autorisée. Pour arrêter le déclin de la population de tourterelles, la priorité devrait être accordée à la restauration de la qualité de l'habitat, plutôt qu'à la fermeture de la chasse, puisqu’une petite récolte durable de l'espèce assurerait la continuité des actions d’entretien des milieux favorables à ces oiseaux.

 

Une douzaine de « porcs pygmées » relâchés dans la nature, en Inde

Ce sont les plus petits suidés du monde. « Porcula salvania » appelé aussi porc pygmée, mesure environ 25 cm de haut et 65 cm de long, pour un poids d'environ 8 à 9 kg. Il vit dans les prairies humides à hautes herbes, et était, jusqu'au milieu du 20e siècle, fréquemment trouvé au pied de l'Himalaya en Inde, au Népal et au Bhoutan. Sa population a commencé à décliner dans les années 1960, avec la destruction progressive de son habitat, et on a même cru l’espèce éteinte. Surprise donc en 1971, quand quelques survivants ont été trouvés dans l'Etat d'Assam, au nord de l'Inde. Soigneusement protégés en captivité, un programme de conservation a été entrepris, et a permis la réintroduction du petit « sanglier nain » dans la nature. « Cette fois, ce sont sept mâles et cinq femelles qui vont enrichir la faune de notre pays » a indiqué Dhritiman Das, l’un des scientifiques qui pilote ce programme.

Lundi 5 juillet 2021 : Le petit journal de la chasse et de l'environnement

Des députés proposent un « Défenseur des droits des animaux »

Afin de mieux faire respecter les lois en vigueur, une trentaine de députés de la majorité présidentielle (LREM, MoDem et Agir), dont le député vétérinaire Loïc Dombreval, ont proposé de créer un « Défenseur des droits des animaux ». Il s’agira d’une « version simplifiée et avec moins de moyens » a concédé ce dernier, qui a ajouté espérer « faire rentrer dans le giron du droit », les actions parfois illégales effectuées par des ONG, pour alerter sur certaines situations de cruauté. Derrière cette apparente commisération envers les animaux d’élevage, se cache, d’une façon à peine voilée, la tendance végane, puisque sont visés tous les éleveurs (de volailles, de porcs, de lapins et autres producteurs de foie gras et de viande sous toutes ses formes). Et la chasse dans tout cela ? Le mot est soigneusement évité, mais bien évidemment, elle est dans le collimateur. La passerelle entre les animaux d’élevage et les animaux sauvages rétrécit à chaque coup de rabot, et on se demande bien comment « un défenseur des droits des animaux », officiellement investi, n’aura pas l’envie de placer un gilet pare-balles sur ceux qui sont « res nullius ». Nul doute que ce « défenseur » aura du « poil à gratter » puisqu’il pourra s’autosaisir, ou être saisi ou renseigné par des « lanceurs d’alerte »…

 

Commerce en ligne : depuis le 1er juillet, la TVA s’applique sur tous les achats hors Union européenne

Les chasseurs sont également concernés puisqu'un certain nombre effectuent régulièrement des achats à l'étranger. Depuis le 1er juillet, tous les produits achetés en ligne, en provenance de pays situés en dehors de l'Union européenne, y compris le Royaume-Uni, sont assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée, dès le premier euro. En imposant ces nouvelles taxes, l’UE entend contrôler davantage les plateformes de e-commerce étrangères, et lutter plus efficacement contre la fraude. Le nouveau cadre légal devrait rapporter, pour chaque état membre, environ 7 milliards d’euros de recettes annuelles supplémentaires, selon les estimations de la Commission européenne. Dans la pratique, deux cas de figure vont se présenter pour les acheteurs : si le vendeur a adhéré à la convention « IOSS » (Import One-Stop Shop) et c’est le cas des grands acteurs du commerce en ligne (Alibaba, Amazon, eBay, Wish, Rakuten…), ils vendront TTC et ce sont leurs plateformes qui reverseront directement la TVA à l’Etat-membre où la marchandise sera livrée. Pour les autres vendeurs qui n’appliqueront pas ce prélèvement de la TVA « à la source » (vente hors taxe), ce sont les consommateurs qui auront à se renseigner sur les « frais de dédouanement », car c’est le transporteur, en charge de leur colis, qui prélèvera la TVA à la place du vendeur. La Poste a déjà communiqué les tarifs qu’elle appliquera : si vous réglez votre TVA en ligne sur son site Internet, entre le moment de l’expédition et celui de la réception de votre colis, un montant de 2€ ou de 5€, en plus de la TVA, vous sera demandé. Si vous ratez le coche et que vous vous en acquittez à la livraison, ce sera plus cher : 8€, en plus de la TVA, à régler auprès de votre facteur, ou en dernier recours, dans votre bureau de poste. Pour éviter toute mauvaise surprise, avant de passer commande, n'hésitez donc pas à vous rapprocher de l'entreprise assurant la livraison de vos achats afin de connaître les frais de dédouanement pratiqués. Vous pouvez également consulter le site de la Douane française qui a mis en ligne une page dédiée aux achats sur Internet, ainsi qu'un prototype de calcul des taxes et droits de douane pour estimer vos frais selon la catégorie de produits.

 

Les loups gagnent encore du terrain

Le 29 juin, l’OFB a dévoilé, lors de la réunion du Groupe national loup à Lyon, l’effectif des loups présents sur le territoire en 2021, ce qui n’a pas manqué d’inquiéter les éleveurs. Avec 624 loups recensés et des risques de prédation encore accrus, la Fédération nationale ovine (FNO) a réclamée « une protection adaptée à chaque territoire et l’intervention plus fréquente des services de l’État ». Selon l’OFB, le nombre de meutes est de 106, réparties sur 123 zones de présences permanentes (ZPP), et ce petit monde « s’éparpille » sur un territoire de plus en plus large. Alain Pouget, en charge du dossier loup à la Coordination rurale, a été surpris, lors de la réunion du 29 juin, par la présentation du suisse Jean-Marc Landry, « expert loup » choisi par le préfet coordonnateur du GNL, pour étoffer la connaissance sur le prédateur. « Pourquoi le GNL ne fait-il pas appel au comité scientifique qu’il a nommé pour acquérir des connaissances ? » s’interroge-t-il. Un autre sujet a passionné les débats : le financement. « Pourquoi les problèmes des loups sont toujours financés par des crédits agricoles ? C’est au ministère de la Transition écologique à supporter cette charge » a martelé Alain Pouget, qui rappelle que le coût global, pour l’année 2020, s’est élevé à un peu plus de… 34 millions d’€, sans compter les dizaines de milliers d’animaux sauvages croqués par ces prédateurs.

 

Une espèce rare et menacée, repérée pour la première fois au Cambodge

Un muntjac géant, espèce rare et en danger d'extinction, a été repéré au Cambodge pour la première fois, « signe que les efforts du pays pour la préservation de la vie sauvage paient » ont déclaré les autorités locales. « L'animal a été pris en photo en avril par une caméra automatique, dans le parc national de Virachey, dans la province de Ratanakiri, au nord-est du pays » a déclaré Neth Pheaktra, porte-parole du ministère de l'Environnement. Mais la découverte n'a été officialisée que fin juin, quand les autorités cambodgiennes ont récupéré la caméra et passé au crible des mois d'images de la forêt. Le muntjac géant a été découvert pour la première fois dans les forêts voisines du Vietnam et du Laos en 1994. Sa présence dans le Parc national de Virachey est donc une surprise de taille, d’autant plus que le biotope avait souffert d'une déforestation rampante au début des années 2000. Le muntjac géant (Muntiacus vuquangensis) est la plus grande des 12 espèces de cerfs muntjac. D’un poids pouvant atteindre une trentaine de kilos, ses bois sont plus grands que ceux des muntjacs communs, bien que la base soit plus courte. La queue du muntjac géant est également plus courte, triangulaire et blanche à l'extrémité. Connus également sous le nom de cerfs aboyeurs en raison de ses cris uniques, l’espèce est considérée comme gravement menacée au niveau international. Lors du remplissage du réservoir Nakai, dans la province de Khammouane au Laos, 38 muntjacs géants avaient été capturés, étudiés puis relâchés dans la zone nationale protégée Nakai-Nam Theun adjacente.

Vendredi 2 juillet 2021 : Le petit journal de la chasse et de l’environnement

Permis de chasser : fronde à l’OFB…

Etonnant ce courrier envoyé par les agents de l'Unité du Permis de Chasser de l’OFB, à tous les présidents des FDC. Sur la forme, il aurait sans doute dû être précédé d’une alerte. Sur le fond, il reflète la détresse dans laquelle se trouvent les inspecteurs, qui se sentent abandonnés par leur hiérarchie. Le coup de pouce qu’ils souhaitent, sous cette forme de chantage, ne devrait donc pas tarder, le président de la FNC Willy Schraen excellant dans ce genre d’exercice. La mèche est allumée, souhaitons donc qu’elle fasse long feu et que ce problème administratif soit rapidement résolu. 

Voir le courrier des agents de l'Unité du permis de chasser de l'OFB

 

Et au tour des zoos…

Si certains de ces établissements n’étaient pas mécontents de voir la chasse malmenée par les « protecteurs des animaux », on ne va pas se réjouir de ce qui leur arrive aujourd’hui. Mais c’est officiel, après les cirques, la menace plane désormais sur les zoos, et c’est l’organisation PETA qui vient de tirer la première salve. « Pendant le confinement, certains zoos ont commencé à diffuser en direct des images des animaux qu’ils détiennent en captivité… Ces animaux devraient être libres de se déplacer dans la nature. Lorsque nous les regardons en direct sur les caméras des zoos, nous voyons les images d’une prison qui retient des individus innocents dans des cellules oppressantes… ». Le ton est donné, et après la première larme, suit ce constat sévère : « Les zoos font le commerce de la misère, qu’il s’agisse d’enlever des animaux sauvages de leur milieu naturel, de rompre leurs liens familiaux ou de les élever en captivité pour les soumettre ensuite à une vie d’emprisonnement… Ne soutenez pas les zoos, ne regardez pas leurs vidéos en ligne et ne les visitez pas. Ne donnez pas votre argent à ces établissements, qui tirent profit de l’exploitation des animaux… ». Même attaque, même tourmente… Alors, même combat ?

 

Peste Porcine Africaine : restons vigilants !

Ce sont nos amis belges qui le rappellent, et ce conseil vaut aussi pour nous. Dans un courrier adressé aux présidents et secrétaires des conseils cynégétiques et au Royal St-Hubert Club de Belgique, la direction de l’Environnement belge attire l’attention des chasseurs qui pratiquent le tourisme de chasse à l'étranger. « Nous nous réjouissons tous du statut « indemne de PPA » retrouvé par la Belgique à la fin de l'année dernière. La raison de l’introduction de ce virus en Gaume n'est pas encore élucidée, mais il est très probable que l'activité humaine ait été déterminante dans ce processus. Aujourd'hui encore, le risque le plus important de voir réapparaître ce virus dans nos sangliers n'est vraisemblablement pas une contamination de proche en proche depuis l'Allemagne ou un autre pays, mais plutôt son « parachutage » accidentel sur notre territoire. Parmi les activités présentant le risque d'importer cette maladie hautement contagieuse, figure le tourisme cynégétique dans les pays où le virus est présent. Afin de mettre toutes les chances de notre côté, pourriez-vous diffuser cette recommandation à vos membres pour les sensibiliser aux bons réflexes… ».

 

Assemblée générale 2021 de la FACCC

Après Moulins en 2019, et en visio-conférence en 2020, c’est autour du fameux canyon de Bozouls, en Aveyron, que se tiendra l’AG 2021, les 17 et 18 juillet prochains. Elle va revêtir une connotation particulière, celle des retrouvailles, après deux années de contrariétés dues à la crise sanitaire. Le programme prévoit, le samedi de 17 à 19 heures, une réunion de tous les présidents des délégations départementales, invités à se retrouver pour deux heures d'échange, de partage, de réflexions et de préparation des grands chantiers qui se présentent. Le dimanche, de 9h à 12h, se tiendra l’AG, en présence des adhérents, des représentants des AFACCC départementales et des invités. Après les sujets statutaires, on y parlera, entre autres, de la grande étude sociologique que vient de lancer la FACCC, visant à comprendre les attentes et les besoins de ses adhérents, mais également de mieux les connaître dans la pratique de leur passion. Ces travaux sont confiés à une étudiante en « Master Sciences Humaines et Sociales », mention Sociologie, de l'Université de Bourgogne, qui travaillera en collaboration avec l'équipe FACCC dédiée (Marie-Claude Koenig, Jean-Pierre Lacour et Valérie Trassaert). Pour ceux qui envisagent de faire le déplacement, il est conseillé de ne pas attendre le dernier moment pour réserver.

Jeudi 1er juillet juin 2021 : Le petit journal de la chasse et de l’environnement

Pour quelques verts de plus, les chasses traditionnelles vont trinquer !

A peine étions nous sortis des élections régionales et départementales, que la campagne électorale pour l’élection présidentielle de 2022 était lancée. Les mois qui arrivent vont donc être riches d’alliances, de mésalliances, de promesses, de vindicte et autres opportunités politiques, ce qui nous promet quelques rebondissements, dont on ne soupçonne pas encore aujourd’hui, les conséquences qu’ils auront sur la chasse. Une chose est cependant sure, les chasses dites « traditionnelles » vont trinquer, comme celle à qui les verts viennent de faire « décoller » la tête, et ce n’est pas terminé puisque les anti-chasse, pas forcément défenseurs des animaux, ont en réserve toutes celles qui sont issues d’une spécificité locale, et… il y en a un certain nombre. Ils sont donc sur un petit nuage nos adversaires, qui nous annoncent des jours encore plus sombres. La FNC est revenue, dans un communiqué, sur l’interdiction de la chasse à la glu (comprenez la capture d’oiseaux vivants à l’aide de glu, pour en faire des appelants, remis en liberté après leur saison de service… ». 

Lire le communiqué de la FNC

 

En Seine-Maritime, la régulation de 1 430 renards est annulée

Le vendredi 25 juin, le Tribunal administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral du 20 juillet 2020, qui autorisait l'abattage de 1 430 renards dans le département de Seine-Maritime, par les lieutenants de louveterie. Le recours avait été formulé par AVES France, l’ASPAS, la LPO, le Groupe mammalogique normand et One Voice. Dans son arrêté, la préfecture expliquait que cet abattage se justifiait, car il avait été observé : - une hausse tendancielle des renards, au vu des prélèvements réalisés par piégeage et des déclarations de dégâts sur les quatre dernières années. - un risque sanitaire recensant des cas avérés de gale sarcoptique, et que le renard était vecteur de l’échinococcose alvéolaire, transmissible à l’homme et de la néosporose caninum, transmissible aux bovins. – la prédation de cette espèce sur la petite faune sauvage (perdrix notamment) et les élevages amateurs de volailles est jugé important. Cela n’a pas été suffisamment convaincant, puisque le TA n’a pas retenu l’argumentaire de la préfecture, estimant que : « la population des renards est stable dans le département de Seine-Maritime, au regard de l’Indice kilométrique d’abondance (IKA) qui consiste à dénombrer le nombre d’individus par kilomètre carré, et qui est inférieur à la moyenne nationale ». Concernant les maladies, le tribunal assure que : « l’échinococcose alvéolaire demeure une maladie parasitaire rare et stable en France, et qu’une quarantaine de cas seulement est enregistrée chaque année depuis 2007 sur l’ensemble du territoire national… ». Dans ces parties de ping-pong, la chasse, y compris celle de régulation, est toujours entre les deux raquettes…

 

Pour les collectivités locales, « La qualité du service rendu par l’ONF s’est détériorée »

Ce coup de semonce annonce sans doute des jours difficiles pour l’Office national des forêts, qui n’en finit pas de se restructurer. Certains élus n’hésitent même plus à dire que les forêts, maltraitées et surexploitées, sont à l’agonie, et coûtent tellement d’argent aux collectivités locales que, pour faire des économies, il serait bien mieux : « de payer l’Office pour qu’il n’y touche plus… ». Devant ce sévère constat, la Fédération nationale des communes forestière (FNCOFOR), a décidé de voter contre le contrat d’objectif et de performance (COP) que l’ONF doit présenter au Conseil d’administration qui se tiendra demain, vendredi 2 juillet. Dominique Jarlier, président de la FNCOFOR, s’en est expliqué ainsi : « Nous avons, lors du CA de notre fédération qui s’est tenu les 24 et 25 juin, décidé de voter contre. Son contenu est insupportable, sur le fond et sur la forme… Si ce texte est voté, nous ne ferons plus de travaux avec l’ONF, nous ne vendrons plus de bois, et certaines communes demanderons de sortir du régime forestier… ».

 

L'Union européenne accentue la protection des abeilles

Devant l’effondrement des populations d'insectes pollinisateurs, très vulnérables aux pesticides, les ministres de l’Agriculture des 27 pays membres ont fixé un nouvel objectif de protection des abeilles mellifères. Selon l’ONU, indispensables à la biodiversité, les abeilles pollinisent 71 des 100 espèces cultivées qui fournissent 90% de nos denrées alimentaires. Leur déclin est donc catastrophique, ce qui a amené, le lundi 28 juin, les ministres à prendre en compte, dans l'évaluation des pesticides, les effets sur les essaims d'abeilles. Il en ressort que : « les pesticides ne peuvent être autorisés au sein de l'UE, que si une évaluation complète des risques a démontré l'absence de nocivité sur la santé humaine, et d'effets inacceptables sur l'environnement… ». Il est vrai que les critères, pour évaluer l'impact sur les abeilles, n'avaient pas évolué depuis 2002, selon la Commission européenne.