Le petit journal de deux indissociables : la chasse et l'environnement

CHASSER LES BROCARDS D'ETE

 

Les judicieux conseils d’Hubert Lafutaie pour réussir votre saison d’approche.

Un guide qui vous livrera des petites astuces qui mènent au succès…

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Accord FNC / ONF sur les grands ongulés

Une carotte par devant, un coup de bâton par derrière, c’est ce que l’on en déduit à la lecture du communiqué de la FNC, qui vient de conclure, avec l’ONF : « un accord global national relatif à la gestion des grands ongulés dans les forêts domaniales, afin de favoriser l’équilibre forêt-gibier ». La justification semble logique de la part du gestionnaire des forêts de l’Etat, seul détenteur légal du droit de chasse qu’il délègue à des amodiataires (baux), ou à des clients (licences), mais rappelons quelques chiffres : en France, la forêt couvre 17,1 millions d'ha, dont 12,9 millions d'ha de forêts privées, 2,7 millions d'ha de forêts communales et de 1,5 million d'ha de forêts domaniales réparties sur 1300 massifs, soit environ 9% de la surface totale. L'accord qui vient d'être signé ne concernerait donc que ces 9% ? «… Ces dispositifs se fondent sur un principe « gagnant-gagnant » : une baisse de la population de grand gibier par une augmentation des prélèvements contre une baisse des prix de loyers de chasse ou le versement de bonus importants… sous certaines conditions… ».  S’ensuit le détail des mesures, et en fin de communiqué, ce tir à vue sur les chevreuils : « … l’accord prévoit de favoriser le prélèvement des chevreuils de manière adaptée notamment par le tir d’été, en raison de son impact en cas de surpopulation qui s’avère préjudiciable au renouvellement forestier. D’une manière plus générale, la FNC et l’ONF sont favorables à la diversification des modes de chasse, et s’engagent à promouvoir la valorisation des produits de la chasse par l’accompagnement à la création de filières venaison sur le territoire… ». Histoire de tailler une bavette ?

 

Pour lire le communiqué de la FNC, c’est ICI


Moustiques vecteurs : comment répondre aux enjeux actuels ?

Avec des épidémies de dengue, de chikungunya, ou de Zika dans les territoires ultramarins, et un nombre croissant de cas dans l’Hexagone, les moustiques vecteurs d’agents pathogènes s’imposent comme un enjeu majeur de santé publique pour l’ensemble des territoires français. La distribution et la densité des différentes espèces de moustiques vecteurs (notamment Aedes aegypti et Aedes albopictus, le moustique tigre) et leur résistance aux insecticides évoluent. Sous l’effet du dérèglement climatique et de la mondialisation des échanges, d’autres espèces sont également susceptibles de s’implanter. Une augmentation des cas de maladies vectorielles est donc prévisible sur le territoire national dans les prochaines années. Pour anticiper ces risques et améliorer les stratégies de lutte anti-vectorielle, il est indispensable de faire évoluer les méthodes de surveillance, de prévention et de contrôle des moustiques vecteurs. Dans cette perspective, l’Anses organisera, en collaboration scientifique avec le Muséum national d’Histoire naturelle, un séminaire à destination de la communauté scientifique et technique travaillant sur les moustiques vecteurs, le jeudi 25 avril 2024. Cet événement permettra de présenter des travaux de recherche innovants en entomologie, virologie, biologie, sciences humaines et sociales, et d’évoquer des actions concrètes mises en œuvre par des acteurs de la lutte anti-vectorielle pour répondre aux enjeux actuels et améliorer les stratégies de lutte.

 

Pour voir le programme complet de la journée, c’est ICI


Société Centrale Canine : passage au numérique pour les démarches

La dématérialisation des formulaires et des documents officiels se poursuit à la Centrale Canine, dans l’objectif de faciliter et accélérer les démarches. C’est ainsi au tour des demandes de carnets de travail de passer au format digital. La Centrale Canine est depuis plusieurs années impliquée dans un vaste processus de dématérialisation de ses démarches (Licences, demandes d’affixes…). Grâce à leur espace LOF Connect, les éleveurs et particuliers ont la possibilité d’effectuer de nombreuses demandes en ligne, en quelques clics. Nouvelle addition à la liste des documents passant au digital, le formulaire de demande de carnet de travail passant lui aussi au tout numérique ! Désormais libéré des contraintes du papier, en particulier des délais postaux, le traitement des demandes de carnet de travail sera considérablement plus rapide et efficace. Le paiement, réalisé directement en ligne de manière complètement sécurisée, sera lui aussi simplifié. Pour le reste, aucune autre modification : le carnet de travail reste inchangé, aussi bien dans son fonctionnement que dans son utilité. Il reste un document obligatoire pour la pratique et le suivi des disciplines dites « d’utilité ». Cette mesure sera mise en place progressivement pour atteindre une dématérialisation totale au 1er juillet 2024. Pour toute question à ce sujet, la centrale Canine invite à contacter le service des carnets de travail, dont les coordonnées sont disponibles sur sa page contact : https://www.centrale-canine.fr/articles/nous-contacter


Aujourd’hui, vote de la PAC révisée… Une mauvaise nouvelle pour le petit gibier ?

Fin mars, les États membres de l’UE ont soutenu la proposition de la Commission européenne relative à une révision ciblée de la PAC. Le Parlement européen a donc appliqué une procédure d'urgence pour garantir que le même texte soit voté sans amendement, en commission de l'agriculture, et enfin lors de la session plénière du Parlement qui se tiendra aujourd’hui, lundi 22 avril. Pour se conformer aux conclusions du Conseil européen adoptées en février, la proposition législative de la Commission européenne comprend plusieurs mesures qui sont de mauvaises nouvelles pour le petit gibier et la biodiversité (au sens large), de terres agricoles. La proposition qui sera soumise au vote comprend :

- pour les exploitations agricoles de moins de 10 hectares : l’exonération des contrôles et des sanctions liés au respect des exigences de conditionnalité de la PAC ;

- la modification des exigences fixées pour les normes GAEC 6 (couverture du sol pendant les périodes sensibles),  GAEC 7 (rotation des cultures) et GAEC 8 (éléments non productifs) ;

- la possibilité, pour les États membres, d'adopter des exemptions par rapport aux normes BCAE 5 (gestion du travail du sol et érosion des sols), BCAE 6, 7 et 9 (interdiction de convertir ou de labourer les prairies permanentes désignées comme prairies permanentes écologiquement sensibles dans les sites Natura 2000).

La proposition fait suite au règlement délégué de la Commission modifiant les règles concernant la norme BCAE 1 sur la préservation des prairies permanentes, adopté plus tôt en mars. Pour la FACE, c’est une inquiétude de plus : « Il est clair que les agriculteurs sont confrontés à de nombreux défis complexes qui doivent être relevés. Toutefois, ces modifications des conditionnalités de la PAC signalent une mauvaise nouvelle pour les populations de petit gibier, qui dépendent d'habitats agricoles sains. À l’avenir, l’Europe a besoin d’une politique agricole plus résiliente pour mieux répondre aux besoins des agriculteurs et à la biodiversité » a-t-elle déclaré.


Les faits divers de la semaine passée...

- Aude : le bilan des dégâts pour la saison 2022/2023 s’est élevé à 533 000 €. La cause principale est connue : population de sangliers en hausse constante avec son corollaire, de nombreux dégâts dans les champs et les vignes notamment. « Nous avons tué la saison dernière 20 000 sangliers » a précisé Yves Bastié, qui ajoutait : « la FDC s’insurge contre ces structures publiques posant des conditions à la pratique de la chasse sur leurs territoires, Conservatoire du littoral en tête » et de dénoncer une certaine hypocrisie étatique, ces restrictions survenant au moment même où il n’a jamais été autorisé de chasser aussi longtemps…

 

- Côte d’Or : jeudi dernier, un débat consacré au retour du loup en Bourgogne-Franche-Comté était organisé au Conseil régional, en présence du préfet de Région, porteur de la parole de l’État, face aux questions des élus. Gilles Platret, patron de la droite et du centre, a confirmé, témoignages à la clé, la présence de deux meutes de loups en Saône-et-Loire. Si certains s’attendaient à un débat houleux entre pro et anti-loups, mis à part quelques piques bien ciblées, il n’en fut rien. Les élus ont exposé leurs points de vue, leurs pistes d’améliorations, et ont posé leurs questions au préfet de Région, qui a présenté les nouvelles dispositions du Plan loup.

 

- Finistère : avec 3 800 sangliers tués au cours de la dernière saison, le Finistère « croule » sous les coups de boutoir des bêtes noires. La FDC est inquiète et ne sait plus que faire « face à l’insoluble problème de la prolifération du sanglier ». Allons bon… Que les agriculteurs qui subissent des dégâts ne soient pas contents, on le comprend. Que d’autres qui les craignent, pleurent avant d’être battus, c’est déjà équivoque, mais que la FDC ne sache pas ce qu’il faut faire, c’est regrettable. Le président Daniel Autret devrait prendre l’attache de ses collègues dont les départements flirtent avec les 20 000 sangliers tués…

 

- Haute-Marne : dans le sud du département, neuf béliers, tous mordus au cou, ont été tués dans la nuit du 12 au 13 avril sur le territoire de Noidant-Chatenoy, proche de Chalindrey. Alertés, les inspecteurs de l’OFB ont procédé aux premières constatations sur place afin de déterminer le genre de prédateur qui a sévi. Quatre béliers avaient la trachée écrasée, et les autres étaient morts de blessures multiples allant de la gorge aux testicules, ce qui peut laisser penser à l’action de plusieurs prédateurs…

 

- Loire-Atlantique : pendant que les défenseurs des blaireaux militent pour faire interdire leur chasse, et que les veneurs sous terre subissent un matraquage en règle pour les services qu’ils rendent à la société et à l’agriculture, ces gentils et sympathiques petits blaireaux viennent de montrer qu’ils étaient « sous » la bonne voie… Mardi dernier, à force de creuser, ils ont bloqué le tram-train Nantes-Châteaubriant, pour cause de terriers détectés sous les voies, entre la gare d’Issé et d’Abbaretz. Les voyageurs n’ont pu que constater l’annulation de leur transport, mais une solution était trouvée en soirée… avec un unique trajet en car reliant Châteaubriant à Nantes où l’arrivée était prévue vers 21 heures. Aucun écolo n’était présent pour les accueillir. Dommage !

 

- Oise : au terme de la saison de chasse 2023/2024, les chasseurs sont satisfaits d’avoir pu prélever davantage de sangliers, et réduire ainsi les dégâts occasionnés sur les surfaces agricoles. Cependant, une inquiétude subsiste : la baisse des populations de grands cervidés, ce qui a été constaté lors de l’exposition annuelle des trophées. Commentaire de Marc Morgand, directeur de la FDC : « Une bonne saison, où on a pu prélever davantage de sangliers et réduire les dégâts sur les surfaces agricoles de 30%...».

 

- Savoie : sur la Dent du Villard, au-dessus de Bozel, un parapentiste a eu des sueurs froides, le samedi 6 avril, quand, lors de son vol, il a été attaqué par un aigle royal. Peut-être est-il venu trop près du nid, ce qui a dérangé le bel oiseau qui, durant presque un quart d’heure, a « serré » le pilote lui occasionnant une cinquantaine de plaies sur les bras. « Il m’a attaqué par-derrière, au niveau du casque. Surpris, j’ai bougé les bras, je lui ai tapé dessus. La douleur était vive », a raconté le parapentiste qui a pu conserver la stabilité de sa voile avant de venir se reposer sur l’aire de Bozel qui a ajouté : « Avec les blessures d’animaux, on ne peut pas trop suturer. J’ai eu droit à de la chirurgie exploratoire pour écarter tous risques de lésions sur les nerfs et les tendons, et aussi une éventuelle contamination. J’ai huit points de suture, liés à cette chirurgie, à la main droite, où il s’est accroché en premier et le plus fort. C’était vraiment profond »…

 

- Var : probablement échappé d’une « soue », ce cochonglier, qui n’a rien d’un albinos, se baladait vendredi dernier dans le petit bourg de Varages, à la grande surprise des passants. Mélange de porc domestique et peut-être d’un sanglier déjà pas très pur, on peut se demander comment il est arrivé là, et surtout comment il peut y rester. La seule chose à faire, dans ce cas, est de prévenir les autorités qui missionneront le lieutenant de louveterie du secteur pour mettre un terme aux balades de cette calamité sur pattes.

 

- Yvelines : curieuse agression, le week-end dernier, quand un automobiliste et son passager ont été pris pour cible après avoir fait des appels de phare à une voiture qui circulait à très faible allure, sur une route entre Poissy et Saint-Germain-en-Laye. La route était dégagée jusqu’à ce qu’ils arrivent à hauteur de deux autres véhicules qui manœuvrent étrangement. Souhaitant les dépasser, le conducteur a fait des appels de phare, ce qui n’a sans doute pas plu à un passager des autres véhicules, qui a sorti un fusil et fait feu à deux reprises. Une dizaine d’impacts plus tard, les policiers ont récupéré deux étuis vides… qui permettront peut-être d’identifier les auteurs de l’agression.


22 avril, c’est le « Jour de la Terre »

Comme chaque année, les citoyens du monde entier célèbrent, aujourd’hui 22 avril, le « Jour de la Terre », un événement qui a pour but de sensibiliser les gens sur la singularité de notre planète, sa richesse et sa biodiversité. Initiée en 1970, aux Etats-Unis, par un sénateur du Wisconsin, Gaylord Nelson, cette journée qui rassemble désormais près de 190 pays et plus d'un milliard de personnes, est l'occasion de se pencher sur l’empreinte écologique que l’Homme laisse sur la Terre, et vise à accompagner les individus et les organisations à diminuer leur impact sur l'environnement. Il y a de nombreuses manières d'apporter sa pierre à l'édifice, notamment en nettoyant les déchets, en plantant des arbres, en utilisant des modes de transport alternatifs ou en réduisant notre consommation d'énergie, mais il est aussi possible de contribuer à la conservation de la biodiversité en éduquant les autres sur les conséquences de la perte de biodiversité. En juillet 2023, Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU avait déclaré : « L'ère du réchauffement climatique est terminée, place à l'ère de l'ébullition globale… », faisant référence au nombre de records liés au climat qui ont été battus l'été dernier. La hausse des températures, qui entraîne l'augmentation de la concentration de CO², et engendre des phénomènes météo extrêmes ont pour conséquence : des vagues de chaleur extrême, la diminution de la qualité de l'eau, la pollution de l'air et des allergènes, des problèmes d'approvisionnement en eau et en nourriture, des intempéries plus violentes et destructrices, la dégradation des conditions de vie et la dégradation de l'environnement.


Belgique : la chasse au cœur des élections de juin 2024

Le 9 juin prochain, en plus de voter pour les députés qui siégeront au Parlement européen à Strasbourg, les Belges voteront également dans le cadre de leurs élections régionales et fédérales. Pour éclairer leurs adhérents, et tenter de leur apporter des réponses aux nombreuses questions qu’ils se posent pour l’avenir de la chasse dans leur pays, le Royal Saint-Hubert Club de Belgique, l’Amicale des Chasseurs de la Région wallonne, la Fédération des Chasseurs au Grand Gibier de Belgique et la Délégation belge du CIC, organisent un grand débat politique à la Maison de la Culture, 74 Chaussée de l’Ourthe à Marche-en-Famenne, le mercredi 24 avril à 19 heures. Les cinq principales formations politique de Wallonie y ont délégué un représentant : Monsieur Willy Borsus pour le « MR » ; Madame Christina Dewart pour « ECOLO » ; Monsieur Eddy Fontaine pour le « PS » ; Monsieur Benoît Lutgen pour « Les Engagés » ; et Monsieur Laszlo Schonbrodt pour le « PTB ». Un questionnaire thématique a été envoyé à ces différents partis, et les réponses apportées serviront de fil rouge à la soirée. L'entrée est libre pour tous les amis de la chasse et de la nature, mais les places étant limitées, une inscription préalable est requise par mail sur : debat@rshcb.be


Candidatez pour le « Prix national du Génie écologique 2024 »

Le Prix national du génie écologique met en lumière et valorise les projets vertueux, afin de donner de la visibilité à cette filière émergente, et de favoriser son développement. Ce prix permet également de montrer que l'ingénierie et le génie écologique répondent à de nombreux enjeux opérationnels pour la préservation de la biodiversité et des services écosystémiques. Les coorganisateurs de cette 5e édition, l’A-IGÉco et l’OFB, en partenariat avec la direction de l’Eau et de la biodiversité du ministère de la Transition écologique, se sont associés à « Plante & Cité » pour un prix spécial sur les projets en milieu urbain. Organisé depuis 2014, le « Prix National du Génie Écologique » permet de valoriser des projets de qualité, de montrer que le génie écologique peut répondre à de nombreux enjeux, notamment la reconstitution de milieux naturels, la restauration de milieux dégradés et l’optimisation de fonctions assurées par les écosystèmes. Il contribue à travers les projets lauréats, à partager les bonnes pratiques en faveur de la biodiversité et à favoriser le développement de cette filière. L’appel à candidatures s’adresse à tout projet ou opération de génie écologique, finalisé à la date de candidature, et qui répond à l’une des catégories définies chaque année. La date limite de candidature est fixée au 30 avril 2024.

 

Pour en savoir plus, c’est ICI


Vosges : la préfecture a dit oui au « Projet de renforcement du grand tétras »

Depuis des décennies, la population de grands tétras est à la peine dans les Vosges. Les causes, multiples et complexes, mènent inexorablement à l’affaiblissement génétique et aujourd’hui, il ne resterait qu’une demi-douzaine d’oiseaux sur le massif vosgien. D’où, la volonté d’un projet ambitieux, porté par le Parc naturel régional des Ballons des Vosges, dans le cadre de la stratégie pour le Grand Tétras dans le massif. Face à cette initiative, les opposants à ce projet, et pas des moindre, puisqu’il s’agit, entre autres, du Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel, dénonçait une opération inutile, coûteuse et vouée à l’échec, tant que les conditions favorables à l’accueil de l’emblématique oiseau ne seraient pas réunies. Mais « qui ne risque rien, n’a rien » a sans doute estimé la préfète des Vosges, qui vient d’autoriser, par arrêté préfectoral, ce projet de renforcement de la population « à titre exploratoire pour une première période de 5 ans ». Cette stratégie est pilotée par l’Etat et animée par le Parc naturel régional des Ballons des Vosges, sa gouvernance étant assurée par le comité Tétras Vosges qui rassemble tous les acteurs politiques, socio-économiques et associatifs concernés par cette espèce (Direction Régionale de l’Environnement de l’Aménagement et du Logement du Grand-Est ; Région Grand Est ; Office National des Forêts ; Groupe Tétras Vosges ; Office Français de la Biodiversité ; Conservatoire d’espaces naturels de Lorraine ; Parc animalier de Sainte-Croix ; les FDC concernées ; Fédération du Club Vosgien). C’est dans ce cadre que le Parc naturel régional des Ballons des Vosges a élaboré, au cours des 2 dernières années, le dossier technique et administratif pour justifier sa demande, auprès des services de l’État, d’autorisation d’introduction dans le milieu naturel, de Grand Tétras dans le département des Vosges, (en application des articles L.411-4, R.411-31 et suivants du Code de l’environnement). Une quarantaine d’oiseaux en provenance de Norvège vont donc, très prochainement, apporter du sang neuf aux grands tétras vosgiens…


Ivresse de bourgeons...

Avec le printemps et l’éclosion des bourgeons, revient le temps des comportements quelquefois étranges des chevreuils. Il est vrai qu’il n’est pas un animal qui pait ou qui broute. Non, le petit cervidé est un gourmand très délicat, qui choisit soigneusement sa nourriture et… ses desserts. Végétarien exclusif, les ressources de la forêt et des plaines cultivées sont pour lui un garde-manger varié et de qualité. Mais petit « hic », au début du printemps, toutes les jeunes pousses et surtout celles du hêtre et du frêne, ainsi que de nombreux bourgeons, dont ceux de la bourdaine et du bouleau qu’il aime particulièrement, peuvent le mettre dans un état voisin de l’ivresse. Mais, en plus des comportements curieux qu’il peut avoir dans cet état, d’autres conséquences sont visibles sur son miroir et ses cuisses, dues à de fortes diarrhées, appelées communément « le mal de brout ». Il s’agit en fait d’un dérèglement digestif, provoqué par le passage de l’alimentation hivernale (ronces, lierre et autres semi-ligneux), à la consommation de verdure nouvelle et de jeunes pousses, très riches en protéines. Ce changement rapide de régime provoque un déséquilibre de la flore intestinale avec une multiplication des bactéries qui, ordinairement inoffensives, se mettent à fabriquer des produits de fermentation toxiques. Ils entraînent, d’une part des troubles généraux et, d’autre part, une irritation intestinale qui déclenche de la diarrhée chez les animaux prédisposés ou affaiblis par plusieurs mois d’hiver. Pour l’aider à surmonter cette période délicate, il y a une solution simple : mettre à sa disposition du sel. Il contribue à réguler l’hydratation, concourt à la régulation de la digestion, et participe activement au bon fonctionnement du système nerveux et des muscles. Selon la densité du biotope, il est recommandé de mettre une pierre à sel par tranche d’une cinquantaine d’hectares.


Nouveau record pour un bighorn mexicain

« Lorsque nous avons atterri au Mexique, mon père et moi, il nous fallait rejoindre le ranch La Palmosa, à Coahuila, grand de 156 miles carrés de désert spectaculaire. Nous y sommes parvenus au terme d’un vol en hélico de 45 minutes, à couper le souffle... Au quatrième jour de notre safari, après une bonne nuit de repos, petit déjeuner pris et Jeep chargées, nous nous sommes dirigés vers la zone fréquentée par un très discret et grand bélier, que nous n’avions pas pu apercevoir les jours précédents. Assis à l’ombre, l’un des guides observait dans sa longue-vue la montagne voisine… Calmement, il appela son chef, Emilio, et lui indiqua un petit point, quasiment en crête. Emilio prit ses jumelles, et quelques secondes plus tard se tourna vers nous avec un grand sourire. Un grand bélier était tranquillement couché et dominait une harde d’une dizaine d’animaux, des femelles et des jeunes. Derrière nos guides, nous sommes descendus dans la vallée et avons entrepris l’ascension qui devait, en principe nous mener vers le grand mâle. Deux heures plus tard, exténués et assommés par la chaleur, nous étions quasiment sur la ligne de crête… à 368 mètres de la harde, mais… sans bélier en vue. Emilio nous rassura : puisque la harde était là, le mâle ne devait pas être loin, sans doute encore couché et masqué par un buisson. L’observation reprit, et nos quatre paires de jumelles fouillèrent le moindre recoin du plateau… désespérément vide. Une petite heure plus tard, l’adjoint d’Emilio nous fit signe de le rejoindre discrètement. Le bélier était devant nous, couché à 415 mètres précisait le télémètre. Vingt minutes après que nous nous soyons installés, l’animal s’est levé, s’est étiré et a commencé à s’éloigner. Le guide me fit comprendre que c’était le moment. Bien en appui sur mon sac à dos, j’ai pointé mon arme, revérifié la distance et donné dix clics de hausse. Au coup de feu qui a résonné sur le flanc de la montagne, le bélier n’était plus là. En proie au doute, je l’ai cherché dans ma lunette, sans succès, mais Emilio et l’autre guide arboraient des sourires rassurants et m’indiquèrent l’endroit où il était tombé. Seules ses cornes dépassaient d’un cactus. En m’agenouillant près de mon bélier, j’ai fait une prière, remerciant le bon Dieu de m’avoir donné une telle occasion, qui met en exergue les efforts de conservation du mouflon d’Amérique. Avec sa cotation de 191 3/8 SC, ce trophée devrait rentrer dans le top 5 du Mexique, Emilio nous rappelant que, sans la chasse, son pays n’aurait pas été en mesure de financer ces efforts de réintroduction » a relaté l’auteure, Madeline Demaske, avocate dans le groupe de travail juridique du SCI (Safari Club International).