Le petit journal de la chasse et... de l'environnement

 

Nouvelle alerte émanant de la FNC : « La Commission européenne s’attaque à notre patrimoine rural ! »

Dans son communiqué, la FNC s’en prend vertement à la Commission européenne, qui, précise-t-elle, continue son travail de sape pour détruire, petit à petit, les traditions rurales et patrimoniales françaises. L’État français a reçu, la semaine dernière, un nouvel avis motivé venant de la Commission, avis dans lequel elle déroule clairement son idéologie verte totalement hors-sol. « Non, la baisse de la biodiversité n’est pas liée à la pratique de la chasse » martèle la FNC qui ajoute : « Les chasses traditionnelles sont dorénavant attaquées dans leur ensemble, en désignant clairement les palombières. Comme on peut le lire, la Commission estime qu’il vaut mieux tuer des oiseaux à l’aide d’une arme à feu, plutôt que d’utiliser des pratiques ancestrales de chasse transmises de génération en génération, qui ne concernent qu’un petit quota de prélèvement. La Commission prend également bien soin de tenir la porte solidement fermée à toute discussion, concernant la chasse des oies en février. Préférant continuer à autoriser l’abattage massif des oies en Europe hors période de chasse, du moment que les chasseurs français ne puissent pas en tuer quelques-unes en février, à destination de leurs assiettes. Et comme si cela ne suffisait pas, s’ajoute à cette logorrhée anti-chasse, une liste exhaustive d’espèces menacées qui est aujourd’hui posée sur la table du ministère de la Transition écologique. Non, messieurs les fonctionnaires européens adeptes de fake-news, la baisse de la biodiversité n’est pas liée à la pratique de la chasse ! La Commission européenne met sciemment en danger les traditions et les passions rurales de dizaines de millions de personnes, au nom d’un militantisme qui n’a pas lieu d’être en son sein… ».

Pour lire l’intégralité du communiqué de la FNC, c’est ICI


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Grippe aviaire : le virus touche de plus en plus de mammifères…

La situation sanitaire au regard de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) en France s’est encore détériorée, et a même empiré au cours des dernières semaines. Dans la faune sauvage le nombre de cas a aussi fortement progressé en France métropolitaine et en Europe. Le risque de contamination s’est donc accru du fait de la baisse des températures et de l’activité migratoire des oiseaux sauvages qui va s’amplifier. Alors que les petits passereaux disparaissent des jardins, d’autres espèces sont touchées, ce qui a amené l’ANSES à tirer la sonnette d’alarme après l’euthanasie, fin décembre, d’un chat domestique touché par le IAHP. L’animal vivait dans une habitation située à proximité d’un élevage de canards, également touché et entièrement abattu. L’exécutif a bien tenté, la semaine dernière, de rassurer à ce sujet, mais la crainte demeure chez les éleveurs, que cette dernière information ne va pas rassurer : on vient d’apprendre en effet qu’en Espagne, un élevage de visons était touché par la grippe aviaire. Le virus H5N1 fait redouter l’apparition d’une nouvelle pandémie en Galicie. « C’est en octobre 2022 que des visons d’un élevage espagnol ont commencé à mourir » rapporte la revue « Sciences », confirmant que les autorités sanitaires ont d’abord cru à une infection au Sars-CoV-2, le virus responsable du Covid-19. Mais très vite, les agents dépêchés sur place ont conclu à une infection au H5N1, le virus de grippe aviaire qui fait rage depuis 2022. En réponse, « 50 000 visons ont été abattus et leurs carcasses détruites ».


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Un train de la SNCF écrase un chat : les fondations « Brigitte Bardot » et « 30 millions d’Amis » déraillent...

L’affaire remonte au 2 janvier dernier, à bord d’un train en partance de la gare Montparnasse, quand le chat « Neko » s’est échappé de son sac de transport, et a eu la très mauvaise idée d’aller se balader sur les voies, sous le regard de ses deux propriétaires, une mère et sa fille, qui ont assisté, impuissantes, à la mort de leur animal tué par les roues d’un TGV. « C’est un passager qui a été sciemment écrasé ! » a protesté la fondation Brigitte Bardot, suivie par « 30 millions d’Amis » qui ont déclaré qu’elles allaient porter plainte contre la SNCF pour « sévices graves et actes de cruauté ayant entraîné la mort d’un animal ». S’il est vrai que les propriétaires du chat avaient signalé sa fuite au personnel présent en gare, il leur a été expliqué qu’il n’était pas possible d’intervenir sur les voies, au milieu d’un trafic dense, et après plusieurs minutes de négociations, le train avait démarré. Bien évidemment, la SNCF a expliqué « regretter ce triste incident, tout en rappelant qu’elle se préoccupait de la condition animale ». Mais de son côté, pour Reha Hutin, présidente de la fondation « 30 millions d’amis », les agents de la gare « ont fait preuve d’un manque d’empathie aberrant en laissant un train partir sachant qu’un chat se trouvait sur les rails ! » ajoutant : « l’animal disposait d’un billet lui permettant de voyager à bord du train en toute légalité ». C’est malgré tout un peu fort de café de vouloir faire porter le chapeau au personnel de gare, pour une erreur, malheureuse certes, mais qui n’incombe qu’aux deux propriétaires de l’animal…


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Ministère de la Transition écologique : Christophe Béchu a présenté son plan anti-sécheresse

Afin de mieux prévenir les vagues de sécheresse, et mieux gérer la quantité d'eau disponible, le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, a détaillé le plan du gouvernement pour lutter contre les épisodes de sécheresse, qui sont de plus en plus fréquents. Celui de 2022 avait durement affecté plusieurs départements, et selon le ministre, trop de communes ont connu des difficultés d'approvisionnement en eau potable, et cela ne devrait pas s’arranger dans les années à venir. « La nature ne nous laisse pas le choix… » a-t-il dit, ajoutant : « le gouvernement souhaite réduire d’environ 10% le volume d'eau prélevé dans le sous-sol, ce qui représenterait une baisse de 4 milliards de mètres cubes d’eau, sur un total de 33 milliards collectés chaque année… ». Est visée l’agriculture, grosse consommatrice de cette eau, que le ministre appelle à plus de sobriété, modérant cependant ses propos car a-t-il précisé : « Il serait hypocrite de fixer trop de restrictions à l'agriculture française, ce qui nous pousserait à importer…». Pour ce qui concerne les particuliers, si Christophe Béchu souhaite changer certaines règles de construction, il préconise un plan de communication audiovisuelle fait de « conseils simples car beaucoup de Français sont prêts à agir… ». Mais le gouvernement entrevoit aussi la possibilité de modifier la gestion territoriale des ressources, car : « On ne peut pas garder des communes qui gèrent seules la compétence eau potable. L'objectif d'installer la gestion de l'eau en intercommunalités en 2026 doit être tenu » a confirmé le ministre.


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Lutte contre l'engrillagement des forêts : la loi est définitivement adoptée

Le 6 octobre dernier, le texte porté par le député de la 6e circonscription du Loiret, Richard Ramos, à l’Assemblée nationale, et inspiré par le texte du sénateur du Loiret, Jean-Noël Cardoux, avait été adopté à l’unanimité en première lecture. Il a également été voté au Sénat le 6 décembre 2022, et il vient de subir l’examen ultime, en deuxième lecture, à l’Assemblée nationale, où il a été définitivement adopté mercredi dernier. C’est donc la fin du parcours législatif qui a fait couler beaucoup d’encre depuis octobre 2021, slalomant entre la volonté de limiter l'engrillagement des espaces naturels, et protéger la propriété privée. Mais, au fur et à mesure de l’avancée des débats, d’autres enjeux émergeaient, entre autres faciliter l'intervention des sapeurs-pompiers et la fuite des animaux lors des incendies. Désormais, les nouvelles installations ne devront être ni vulnérantes, ni constituer des pièges pour la faune, être située à au moins 30 centimètres au dessus du niveau du sol et avoir une hauteur maximale de 120 cm. De même, toutes celles installées depuis moins de trente ans, à compter de la publication de la loi, devront être mises en conformité avant 2027. En parallèle, les moyens de la police de l’environnement seront renforcés et les agents de l'OFB pourront librement contrôler les espaces concernés. Quelques exceptions sont cependant prévues par le texte, de manière à prendre en compte l'existence d'élevages, d'exploitations agricoles, ou dans le but de favoriser la régénération forestière. La loi renforce également les sanctions prises à l'encontre des personnes qui pénètreraient sans autorisation au sein de propriétés privées rurales ou forestières, comportement puni d'une contravention de 4ème classe (amende forfaitaire de 135 euros).


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Lancement national de la « Journée mondiale des zones humides 2023 »

Chaque année, la « Journée mondiale des zones humides » est célébrée le 2 février, date anniversaire de la signature, en 1971, de la convention internationale sur les zones humides dans la ville iranienne de Ramsar. Cette convention, officiellement « Convention relative aux zones humides d'importance internationale », est un traité qui a été adopté le 2 février 1971 pour la conservation et l'utilisation durable des zones humides. Il vise à enrayer leur dégradation ou disparition, en reconnaissant leurs fonctions écologiques, ainsi que leur valeur économique, culturelle, scientifique et récréative, sous la désignation de site Ramsar, du nom de la ville d’Iran. L’idée était née lors de la Conférence internationale du programme MAR (Maris, marshes, marismas) qui s'est tenue aux Saintes-Maries-de-la-Mer en 1962, à l'initiative de l'UICN et de deux ONG (Wetlands International et Birdlife international). Dans le cadre de cette convention Ramsar, cet événement, coordonné au niveau national en France, sera célébré pendant un mois complet, avec plusieurs temps forts. L'Association Ramsar France, l'OFB, les Pôles-relais zones humides, la LPO, la Société nationale de protection de la nature et le Réseau français d'éducation à la nature et à l'environnement, invitent le plus grand nombre à faire connaître et découvrir les animations proposées sur le Portail national zones humides à l’occasion d’un mois entier qui va leur être consacré. Cette année, la Journée mondiale des zones humides sera célébrée du 28 janvier au 28 février, et le lancement national de cette manifestation aura lieu aujourd’hui 27 janvier, à l'Espace nautique d'Hyères.

Pour découvrir le programme des animations proposées partout en France : c’est ICI


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Epreuve de travail des chiens d’oysel

Ces chiens, venus d’Asie, seraient arrivés en France vers le 8e siècle, lors des grandes invasions barbares qui ont également apporté la chasse au vol. La loi des frisons, édictée par Charlemagne en 802, précisait déjà : « que celui qui a tué un chien d'oysel (canem acceptorium) ou un petit braque (braconeur parvum) compose avec 4 sous ». Sa grande valeur reconnue, les compétences du chien d’oysel furent ensuite abondamment citées dans le livre de la chasse de Gaston Phébus : « Il y a des chiens qu'on appelle chien d'oysel et espaignols, pour ce que cette nature vient d'Espagne. Combien il y en ait en d'autres pays… ». Puis, bien plus tard, dans les années 1900, c’est le forestier allemand Rudolf Friess qui contribua à lui faire acquérir ses qualités actuelles, qui font de ce chien un auxiliaire polyvalent à la chasse. Devenu chien d’Oysel allemand, nommé Wachtelhund (qui signifie chien de caille), il est aujourd’hui utilisé aussi bien pour le petit et le grand gibier, puisque quêteur, broussailleur, meneur à voix, il sait tout faire. Aussi pour confirmer ses qualités, des épreuves de travail sont organisées tous les ans, et la dernière a eu lieu la semaine dernière en Meuse, où durant trois jours, les chiens qui ont été jugés avaient déjà réussis préalablement le TAN, dont le résultat était pris en compte dans la grille de cotation des géniteurs…

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Belgique : pour assainir et pérenniser la chasse, les chasseurs prennent les devants…

Dans un courrier adressé au ministre de tutelle de la chasse, Willy Borsus, des chasseurs « responsables », devant ce qu’ils considèrent « des dérives » appellent à plus de responsabilité. « L’ensemble des signataires du présent courrier, chasseurs exerçant ou ayant exercé une ou plusieurs fonctions dans des associations parties prenantes de la ruralité (RSHCB, Conseils Cynégétiques, propriétés privées, forêts, agriculture,…) et désireux de s’unir en vue de tendre vers une chasse durable en adéquation avec l’évolution de la société, estime que certains points, ou certaines pratiques, sont, à ce jour, inacceptables, et que l’avis de la plus grande association représentative du monde de la chasse en Belgique, ne doit pas uniquement guider vos choix et décisions, ni ceux et celles du Gouvernement wallon. Nous sommes intimement convaincus qu’une activité comme la chasse, qui, légalement, est strictement encadrée, doit s’exercer dans une bonne harmonie, et en accord avec l’ensemble des autres acteurs de la ruralité… ». Suit une liste de pratiques que les chasseurs responsables voudraient voir disparaitre, conscients qu’elles desservent la chasse, provoquant des fractures de société et des incompréhensions chez différents citoyens et/ou associations. Et de préciser : « Nous ne voulons pas : - le lâcher massif d’oiseaux de tir ; - le nourrissage artificiel du grand gibier et en particulier du sanglier ; - les surdensités de l’espèce cerf… ».

Pour lire l’intégralité du courrier, c’est ICI


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​​​​​​​Déploiement du fonds vert

Dans une circulaire publiée le 18 janvier, le ministre de la Transition écologique et de la cohésion des territoires, Christophe Béchu, donne ses instructions aux préfets de région et département sur le déploiement des crédits du fonds vert. D’un montant de deux milliards d’euros et destiné à toutes les collectivités, il doit permettre de financer des investissements locaux dans le cadre de la transition écologique. Le ministre rappelle que ce fonds doit répondre à un triple objectif : renforcer la performance environnementale, s’adapter au changement climatique et améliorer le cadre de vie. Ces trois axes sont ensuite déclinés en quatorze types de mesures finançables, telles que la rénovation énergétique des bâtiments publics locaux, la renaturation des villes et villages ou le recyclage des friches. Avec la gestion des fonds entièrement déconcentrée, chaque préfet aura toute latitude, selon le ministre, pour identifier les priorités qui lui semblent devoir être retenues dans sa région ou département, tout en continuant à mobiliser les autres outils de financements existants. Une limite cependant : le tout devra respecter le plafond de 80% d’aides de l’Etat. Ces crédits seront répartis entre les territoires en fonction de critères démographiques et des besoins propres. Une plateforme « Aides territoires » permettra aux collectivités de connaître les soutiens proposés au titre du fonds vert, mais aussi d’accéder à l’ensemble des autres dispositifs financiers existants, en fonction des thématiques.


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Encore un sondage qui tue !

C’est la « Fondation 30 millions d’amis » qui l’affirme : pour la 6e année consécutive, le baromètre annuel qu’elle mesure avec l’IFOP montre que la protection animale est au cœur des préoccupations des Français. C’est sans doute vrai et personne n’en doute, mais l’affaire se complique quand la fondation affirme que 4 Français sur 5 demandent l’interdiction de la chasse en période de repos (dimanche, vacances scolaires, jours fériés), y compris chez les ruraux et chez les électeurs du Président de la République (sic !). « Ainsi, 79% des sondés disent oui au dimanche sans chasse, un chiffre en constante augmentation au fil des ans, et en progression de 3 points par rapport à 2022 » reprend la Fondation qui ajoute : « 76% des personnes interrogées et qui sont favorables à ce que le dimanche soit un jour non chassé… sont originaires de communes rurales ! Voilà qui met à mal l’argumentaire des défenseurs de la chasse assimilant grossièrement leur activité à la ruralité, arguant que l’interdiction de la chasse le dimanche ne serait qu’une élucubration de citadins déconnectés des territoires ». Mais là où tout part à vau l’eau, c’est quand la fondation avoue que… « l’enquête a été menée pour la Fondation 30 Millions d’Amis par l’IFOP, du 4 au 5 janvier 2023, auprès d’un échantillon de 1007 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans. Représentativité de l’échantillon assurée par la méthode des quotas après stratification des régions et catégorie d’agglomération ». Alors là, on tombe en pamoison ! Car, et tenez-vous bien, 76% de 1007 sondés, ça donne exactement 765 personnes âgées de 18 ans qui seraient représentatives de la société française. Avec de tels arguments, nous sommes morts… de rire !


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​​​​​​​Trop d’ours en Roumanie pour le ministre de l’Environnement

Les écolos roumains ne sont pas contents et reprochent encore à leur ministre de l’Environnement, Barna Tanczos, sa position jugée anti-ours. Il est vrai que l’ancien sénateur avait déclaré que son pays était devenu le « zoo de l’Europe », et qu’il envisageait l’élimination de plus de 4 000 ours, soit la moitié des effectifs estimés du plantigrade. S’en est suivie une guerre des chiffres, les parties n’étant pas d’accord sur l’estimation du nombre d'ours qui serait de 2 000 têtes pour les pro-ours, et plus de 10 000 pour les opposants à sa dangereuse présence. Il faut dire que ces animaux font des dégâts considérables, d’une part sur les troupeaux alors que les éleveurs ne sont pas indemnisés, et d’autre part sur les humains, puisque les Roumains déplorent plusieurs dizaines d’attaques mortelles tous les ans. La chasse aux trophées est interdite depuis 2016, mais l’an dernier, le Sénat roumain a adopté une proposition législative qui retire les ours de la liste des espèces interdites de chasse, pendant des périodes spécifiques de l’année, et ce pendant cinq ans…


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