L'Atelier du Coteau, à Chamboeuf (Côte d'Or)

L’ATELIER DU COTEAU

       

                        Serge Corvino

 4, rue de la Barre - 21220 Chamboeuf

 

une idée cadeau originale

 

Stylo (bille ou plume), corps en bois de cerf

 

Téléphone : 06 62 88 59 75

Bilan annuel du « Programme d’études Colombidés »

Un bilan du suivi des colombidés est mené depuis 2019 au niveau national, dans le cadre du programme d'étude dédié à 4 espèces : pigeon ramier, pigeon colombin, tourterelle turque, tourterelle des bois. Ce programme s’appuie sur le baguage et recapture d’oiseaux bagués, le suivi de la reproduction, et les résultats sont mis en perspective avec ceux des années précédentes. Il complémente ainsi d'autres études plus spécifiques liées au programme telles que le suivi des déplacements par voie satellitaire, les analyses isotopiques ou les études des tableaux de chasse, et vise à évaluer, chez ces 4 espèces de colombidés nicheurs, divers traits démographiques : le taux de survie, le succès reproducteur, la productivité, les mouvements de dispersion et de migration. La connaissance de ces paramètres permet de comprendre les interactions dans la dynamique des populations et d’identifier les éventuels facteurs limitants. Par ailleurs, la compréhension de ces mécanismes est l’essence même de la gestion adaptative des populations.

 

Le cas de la tourterelle des bois

Elle cumule les exceptions puisqu’elle est le plus petit colombidé d'Europe, et le seul migrateur strict, c'est-à-dire sans aucune population sédentaire. C'est aussi le seul colombidé traversant le Sahara lors de sa migration. Dans le cadre du programme dédié aux colombidés, piloté par l’OFB, une trentaine de tourterelles ont été équipées de balises Argos solaires dans le but de suivre précisément leur trajet migratoire et d’identifier les facteurs qui contribuent au déclin de l'espèce.

 

Le rôle des chasseurs dans la conservation de la tourterelle des bois

Coïncidence ? Un communiqué de la FACE met en évidence le travail de conservation que mènent les chasseurs européens en faveur des habitats et des espèces d'oiseaux, de plus en plus reconnu par la communauté scientifique. Le Journal of Nature Conservation a récemment publié l'article « Gestion de l'habitat effectuée par les chasseurs sur la voie de migration occidentale de la tourterelle européenne » dont le directeur de recherche est Carlos Sánchez-Garcia de la Fondation Artemisan. Il a souligné les principales conclusions de ce document pour l'élaboration de politiques futures liées à la chasse et à la conservation de la tourterelle des bois (Streptopelia turtur), déclarant : « bien que la contribution des chasseurs à la conservation de l'habitat en Europe soit déjà connue, il s'agit d'une contribution scientifique majeure qui montre en détail les efforts menés dans les territoires de chasse de France, d'Espagne et du Portugal, ainsi que la nécessité d'un soutien accru pour fournir l'habitat adéquat à une plus grande échelle ». L'enquête visait à décrire et quantifier les mesures appliquées dans les territoires de chasse qui favorisent la tourterelle des bois, comprendre où cet oiseau est une espèce cible pour la gestion, et identifier les motivations et les obstacles à la mise en œuvre de mesures de gestion la ciblant. En collaboration avec la Fundación Artemisan, les organisations suivantes ont mené cette étude financée par la Commission européenne : - pour l’Espagne : Instituto de Investigación en Recursos Cinegéticos (IREC) et le Centre de Ciència i Tecnologia Forestal de Catalunya ; - pour le Portugal : Universidade de Lisboa ; - pour la France : l’OFB et la FDC du Doubs.


Lamotte-Beuvron : le festival du film animalier malmené par les écolos

Dans un communiqué, la ville de Lamotte-Beuvron réagit aux attaques dont elle a été la cible dans le cadre de son festival cinématographique « Le Rendez-vous de l’homme et de l’animal ». Sous le titre « Non aux pressions animalistes » on peut lire : « La ville de Lamotte-Beuvron est investie depuis longtemps pour le bien-être animal, le développement de la biodiversité, la familiarisation avec les animaux. Nous accueillons la première manifestation équestre du monde, nous organisons un festival de cinéma sur l'homme et l'animal, nous sommes une terre de nature, de chasse et malheureusement de moins en moins d'élevage. Ce coup de gueule parce que nous avons été interpellé par une association animaliste bien connue qui voudrait censurer les membres de jury de cinéma, nous faire écarter tout détenteur d'animaux sauvages du festival. Cette association nous reproche la présidence de  Muriel Bec, spécialiste reconnue de la socialisation animalière pour le monde de l'audiovisuel. Nous sommes fiers de l'avoir accueillie, et nous l'assurons de tout notre soutien dans son travail de transmission de connaissance et son travail artistique. Merci Muriel.

La pression de l'inquisition animaliste, antispéciste est insupportable et improductive. Nous n'améliorerons pas le comportement humain envers les animaux en supprimant les animaux de son environnement. C'est en remettant du vivant, de la connaissance, de la culture animale autour de l'homme dès l'enfance, que nous améliorerons nos complémentarités et une coexistence bénéfique. Non Lamotte-Beuvron n'interdira pas la pêche de loisir. Non, Lamotte-Beuvron ne soutiendra pas l'interdiction des poneys dans Paris. Non, Lamotte- Beuvron n'inventera pas le film animalier végan ! ».

Rappelons que le festival 2024 « Le rendez-vous de l'homme et de l'animal », aura lieu les 4, 5 et 6 octobre prochains, et Michel Seydoux sera le président de cette 7ème édition.


Le programme de réintroduction de 2 000 rhinocéros blancs a débuté en Afrique du Sud

Quarante animaux, qui appartenaient à la méga ferme à rhinocéros détenue par un particulier et vendue à l'ONG African Parks en septembre 2023, ont été relâchés dans des réserves privées de la province du KwaZulu-Natal. Coup double donc pour cette opération qui va permettre, d’une part de trouver un nouveau territoire ouvert pour ces 2000 rhinocéros blancs, d’autre part d’enrichir génétiquement les petits ilots de populations sauvages trop cloisonnées dans certains secteurs, avec les risques que cela représente. L’ancien propriétaire de cette méga ferme d’élevage, le sud-africain John Hume, s'est ruiné en élevant l'équivalent de 15% de la population mondiale de rhinocéros blancs, sans pouvoir vendre leurs cornes. Son modèle, destiné officiellement à préserver l'espèce n'était pas rentable. Les animaux seront donc réintroduits dans la nature à raison de 300 par an, dispersés pour favoriser le brassage génétique… mais également décornés pour leur éviter d’être victimes des braconniers. African Parks s’est donné dix ans pour mener à bien cette mission.


10ème Forum mondial de l’eau

A l’occasion du 10e Forum Mondial de l’Eau, qui s’est déroulé à Bali (Indonésie), du 18 au 24 mai, le RIOB (Réseau International des Organismes de Bassin) s’est fortement mobilisé pour ce rendez-vous incontournable des acteurs du monde de l’eau et de l’environnement à l’échelle mondiale. Une délégation d’experts français était présente et a participé à différentes sessions sur des thématiques essentielles : gouvernance concertée, partage de connaissances, outils d’aide à la décision, financements pérennes, préservation de la biodiversité, hydro-diplomatie, renforcement des institutions, compétences des professionnels, l’objectif étant d’engager et de mobiliser les parties prenantes pour accélérer la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies. Parmi les initiatives prioritaires, on pourra noter :

- le « Bali Basin Champions Agenda », une initiative qui présente les engagements pris par des acteurs du monde de l’eau pour faire de la gestion, par et pour les bassins, une priorité politique,

- la coalition pour la coopération sur les eaux transfrontalières, pour démontrer les avantages d’une coopération dans le domaine de l’eau, tant pour les pays en amont que pour les pays en aval,

- la « Coalition de Bali » pour le renforcement de la formation dans le secteur de l’eau, lancée à l’occasion de ce FME par le RIOB, l’Office International de l’Eau (OiEau) et leurs partenaires,

- la pépinière d’incubation de projets « Eau et Climat », pour aider les porteurs de projets naissants dans le monde entier à les développer et leur faire voir le jour…

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Atlas de la biodiversité communale

Ce sont quinze millions d’euros qui sont mobilisés pour l’année 2024, afin d’accompagner les collectivités. À l’heure où la biodiversité connaît un effondrement sans précédent, la mobilisation des territoires est un jalon essentiel dans la reconquête du vivant. L’OFB propose aux collectivités un outil majeur pour agir dans l’intérêt des citoyens : l’Atlas de la biodiversité communale (ABC). C’est un outil pour mieux connaître la biodiversité afin d’agir efficacement et durablement sur son territoire. Mesure phare de la nouvelle Stratégie nationale pour la biodiversité, le programme ABC est désormais intégré dans le volet « biodiversité » du Fonds vert. À destination des collectivités, l’ABC est une démarche qui permet d’agir à plusieurs niveaux. Il permet de recenser, évaluer et valoriser la richesse écologique d’un territoire. En recueillant des données sur la faune, la flore et les habitats naturels, les collectivités accèdent ainsi à une meilleure connaissance de leur environnement local. C’est aussi un outil de mobilisation des habitants et acteurs du territoire, afin qu’ils s’approprient les enjeux de biodiversité et qu’ils s’impliquent dans des actions concrètes pour la préserver. En identifiant les zones d’intérêt écologique, il permet de prendre des décisions éclairées, en matière notamment d’aménagement du territoire, en favorisant la protection des espaces naturels et en limitant les impacts sur les écosystèmes. Enfin, l’Atlas de la biodiversité communale est un moyen pour une collectivité de s’engager dans un projet de territoire plus global, et d’agir concrètement en prenant en compte le vivant. Il constitue le premier pas de la collectivité dans la mise en œuvre des changements transformateurs recommandés par la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) pour enrayer l’effondrement du vivant.


Jumelles avec télémètre intégré Bernard Optic

Courant juin, les amateurs de chasses silencieuses reprendront le chemin des miradors, à l’affût de brocards ou de sangliers. En action de chasse, selon les conditions de visibilité, les estimations des distances sont très souvent aléatoires. Disposer d’un instrument qui associe vision et mesure facilite donc la prise de décision. Les jumelles avec télémètre intégré Bernard Optic rentrent dans cette catégorie, disponibles en 8x42 ou 10x42. Livrées dans un étui marron rigide, moulé intérieurement pour les maintenir fermement, ces jumelles sont prééquipées d’une batterie de 3 volts permettant leur utilisation immédiate. Une notice explicative fournie renseigne les utilisateurs sur le fonctionnement de la mesure de distance et les indications affichées sur l’écran interne. Une sangle permet éventuellement de porter l’ensemble étui-jumelles, et une courroie pour le port seul des jumelles. Le télémètre intégré permet des mesures « au mètre près », jusqu’à 1500 mètres.

 

Relevé dans la fiche technique :

- poids de l’ensemble jumelle-télémètre intégré, étui, sangle et courroie : 1279 grammes,

- unité de mesure de distance : mètre ou yard,

- étanchéité : assurée par un remplissage à l’azote,

- angle de vue en degré : 6°,

- champ de vision à 1000 m : 122 mètres,

- pupille de sortie : 5,2 mm,

- distance minimum de mise au point : 5 m,

- type de prismes : toit,

- qualité du verre : bak 4,

- grossissement : x8 ou x10

- diamètre de l’objectif : 42 mm

- garantie : 2 ans

- prix public : en 8x42 : 1290 € et en 10x42 : 1490 €


Quand Canis lupus entre en polémique…

Selon une estimation rendue publique jeudi dernier, il y aurait 1003 loups sur notre territoire, soit une baisse de 9% de la population. C’est une bonne nouvelle pour les éleveurs, qui laisse évidemment les défenseurs de ce prédateur consternés, mais relativisons sur cette information, reprise par le WWF France, la Ligue de protection des oiseaux (LPO), France Nature Environnement (FNE), Ferus, l'Aspas et Humanité et biodiversité. Certes, ces associations ne supporte plus de voir l’Etat donner des autorisations de tir, fixées à 19% de l'effectif estimé, mais si l’on se réfère aux chiffres publiés par l’OFB le 7 septembre 2023, le nombre de loups étaient de 1 104 en métropole, un chiffre revu à la hausse par rapport à l’estimation provisoire de 906 individus présentée début juillet 2023. Les chiffres de 2022 ont également été mis à jour, dénombrant en réalité 1096 loups sur l’ensemble du territoire et non 926. La hausse en un an serait donc de 0,73%. Les chiffres annoncés ne sont pas nouveaux, mais ont été ressortis juste avant la réunion du Groupe national loup (GNL) qui s’est tenue à Lyon, vendredi… sans la présence de ces associations qui ont claqué la porte du GNL en septembre dernier. « Pour 2024, on est sur une hausse des constats et des victimes » a confirmé à l'AFP Claude Font, référent du dossier prédation à la Fédération nationale ovine (FNO) qui ajoute : « Si on reste à 19% de prélèvements sur l'estimation de la population de loups, on ne va pas enrayer le nombre de brebis prédatées au niveau national ». Mais les pro-loups en remettent une couche : « recrudescence de braconnage et d'empoisonnement » selon le président de la LPO, jugeant inacceptable le nouveau Plan national loup 2024-2029...


Bien-être animal : lancement du plan national

Alors que l’année 2023 a été marquée par un record d’abandons d’animaux, le gouvernement a présenté, mercredi dernier, son plan visant à mieux intégrer l’animal de compagnie dans la société. « Il faut changer la manière dont nous concevons notre relation avec les animaux », a précisé le ministre de l’Agriculture, qui rappelait que la loi contre la maltraitance animale, adoptée en novembre 2021 :

- interdit la vente de chats et de chiens dans les animaleries,

- introduit un certificat d’engagement pour l’achat ou l’adoption d’un animal de compagnie,

- durcit les peines en cas de maltraitance ou d’abandon.

Mais la lutte n’est pas terminée puisque près de 45 000 animaux (un chiffre proche du record de 2019) ont été abandonnés l'an passé. Le bien-être des animaux de compagnie est donc une priorité du Gouvernement, et un plan dédié à cet enjeu a été publié le 22 mai, pour prolonger la dynamique positive engagée. Un comité de suivi national associant les quatre ministères (Agriculture, Intérieur et Outre-Mer, Justice, Transition écologique et de la Cohésion des territoires) ainsi que les professionnels et les acteurs de la société civile, est mis en place pour veiller à la bonne coordination des actions de ce plan. En partenariat avec les acteurs historiques que sont les associations de protection animale et les organisations vétérinaires, le Gouvernement a élaboré un plan d’action qui traite :

- de la prévention et la lutte contre les abandons d’animaux de compagnie,

- de l’amélioration de la gestion de l’errance canine et féline,

- de la prévention et la lutte contre la maltraitance des animaux de compagnie.

Ce plan est articulé autour de mesures concrètes contribuant à cinq grands axes :

- comprendre la situation et identifier les leviers d’action,

- informer, interroger et former,

- faciliter les synergies entre les acteurs impliqués dans la protection animale,

- rendre la réglementation plus protectrice,

- renouveler les mécanismes de financement.


Les faits divers de la semaine

- Ariège : à 98 ans et demi et 76 saisons de chasse derrière elle, fine gâchette, Hermine Bergès tire toujours la palombe dans son village de Saint-Victor-Rouzaud, en Ariège. Et elle compte bien tenir encore son fusil pour ses 100 ans. Afin de célébrer cette longévité cynégétique exceptionnelle, un repas de chasse a été organisé le samedi 18 mai, en présence du président de l’ACCA, du président de la FDC, du maire de la commune et du préfet en personne pour honorer celle qui est, depuis quatre ans déjà, la doyenne de tous les chasseurs de France.

 

- Ariège encore : venus constater les dégâts sur des ruches attaquées par un ours, les agents de l’OFB et les propriétaires de la résidence ont eu la surprise de voir le coupable revenir sur les lieux de son méfait. En plein constat de l’attaque de la veille, le propriétaire des lieux raconte : « Nous étions, avec les inspecteurs de l’OFB près des ruches détruites la veille quand ma mère s’est tournée vers nous en disant l’ours revient, l’ours revient ! Nous avons alors vu l’ours sur le pré, qui venait vers nous, sans doute dans le but de mettre à mal la dernière ruche intacte. Un inspecteur de l’OFB a alors jeté une pierre sur la cabane et le bruit a dissuadé l’ours de s’approcher. Ce qui nous a le plus étonné, c’est qu’il venait tranquillement, comme s’il n’avait pas peur de l’homme… ».

 

 - Aveyron : une convention vient d’être signée entre les chasseurs de Cornus, le groupe Valorem, opérateur en énergies renouvelables, la mairie de Cornus et la FDC. Le but est de restaurer les populations de lapins de garenne… pour aider l’aigle royal, à qui il manque ce maillon, base de la chaine alimentaire pour nombres d’espèces. Les chasseurs ont la motivation et le savoir-faire en matière de garennes artificielles, et dispose de l’aide de Valorem pour le reste. Les premiers reproducteurs devraient prendre possession des terriers dès l’automne…

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Affaire Elisa Pilarski : renvoi en correctionnelle de son compagnon Christophe Ellul

Cinq ans après la mort d'Elisa Pilarski, tuée dans une forêt de l'Aisne par le chien pittbul appartenant à son compagnon, en novembre 2019, le parquet de Soissons a demandé, la semaine dernière, le renvoi en correctionnelle de Christophe Ellul pour homicide involontaire. Elisa Pilarski, 29 ans et enceinte, originaire de Rébénacq, dans le Béarn, avait été retrouvée morte en forêt, à Saint-Pierre d'Aigle, alors qu'elle promenait Curtis, le chien de son conjoint. Elle est décédée après une hémorragie des suites de morsures canines. Alors que la responsabibité ciblait les chiens de chasse à courre, l'enquête a pu révéler qu'il s'agissait bien des morsures du pitbull, et non de chiens de vénerie. Bien que Christophe Ellul ait toujours clamé l'innocence de son chien, un American Pitbull Terrier, il a été mis en examen en mars 2021 « pour avoir par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité (...) involontairement causé la mort » de sa compagne. Selon le parquet, le mis en cause a « laissé à la garde de la victime un chien dangereux, alors que celle-ci était enceinte et qu'elle n'en connaissait pas pleinement le comportement, lui faisant ainsi courir un risque grave ». C'est pourquoi le parquet requiert aujourd'hui le renvoi de Christophe Ellul devant un tribunal correctionnel. Ce sera donc au juge d'instruction saisi du dossier de trancher, et de décider s'il y aura, ou non, un procès.


Connaissances des ongulés : une « dataviz » très instructive de l’OFB

Sur les 22 espèces d’ongulés sauvages que compte la France, 13 sont présentes dans l’hexagone et 9 en Outre-Mer. Elles sont réparties dans différents sous-groupes :  les ruminants à deux doigts porteurs de bois (cerf élaphe, chevreuil, daim, cerf sika, muntjac, cerf de Java, renne, cerf de Virginie, biche des palétuviers, daguets gris et rouge) ; les ruminants à deux doigts porteurs de cornes (chamois, isard, bouquetin des Alpes et ibérique, mouflon méditerranéen, de Corse et à manchettes) ; les tapiridés à trois doigts (tapir terrestre) et les suiformes à quatre doigts (sanglier). Leur présence, de plus en plus visible dans les forêts et les montagnes suscite néanmoins des questions et des débats. Face à la méconnaissance de ces espèces par une grande part de la population, et afin de partager les connaissances acquises depuis plusieurs décennies, l’OFB publie une « dataviz » pour apporter des informations sur leur répartition, l’évolution de leur zone de présence et les données de chasse dans l’hexagone. Le réseau « Ongulés sauvages » assure depuis plus de 40 ans le suivi des 13 espèces sauvages présentes dans l’hexagone. Ce réseau, coordonné par l’OFB, repose sur un partenariat avec la FNC et l’ensemble des FDC. Il réalise des enquêtes de répartition tous les 5 ans sur tous les ongulés sauvages de France hexagonale, à l’exception du sanglier et du chevreuil, dont la distribution est quasi continue sur le territoire. L’objectif est de mettre à jour, de façon régulière, les cartes de présence des différentes espèces suivies, et d’associer à chaque zone de présence des informations concernant l’état de la population. Le réseau « Ongulés sauvages » réalise aussi des enquêtes cynégétiques visant à compiler, chaque année, les données des prélèvements effectués pour toutes les espèces chassables au sein de chaque département. L’ensemble des données récoltées permet ainsi de mesurer de façon régulière de nombreuses variables : aires de présence, évolutions des prélèvements, méthodes de suivis, états de santé des populations...

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