Le petit journal de la chasse et de l'environnement

 

 

 

 

 

Actualités : ce que l'on peut en retenir...

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Association Française des Mensurations de Trophées : concours photos "Prix Alain François"

Comme l’a écrit, à la création de l’AFMT dont il fut le premier président, André-Jacques Hettier de Boislambert : « La gestion moderne et rationnelle du grand gibier se fonde sur la connaissance de la biologie et du comportement des espèces sauvages, dans le cadre de la capacité d'accueil des biotopes… Les informations (recueillies) prennent tout leur intérêt, en permettant de suivre à travers le temps et la variété des territoires, l'évolution qualitative des cheptels… ». C’est donc dans l’esprit de celui qui fut un grand visionnaire, et qui développa les bases de la chasse éthique du grand gibier, que le président actuel de l’AFMT lance un grand concours photographique, le « Prix Alain François ». Doté de 500 €, il récompensera l’auteur de la photo qui sera sélectionnée par le jury, selon les critères suivants : concours annuel qui concerne uniquement les têtes bizarres (ou bizardes pour certains) des ongulés français et européens : cerf, brocard, daim, chamois, isard, sanglier. Les clichés pourront concerner des animaux vivants ou des trophées très bien préparés, détourés, crâne entier de préférence. La qualité de la photo sera évidemment prise en compte, de même que son originalité et sa rareté. Pour des raisons techniques, les photos transmises par téléphone ne pourront être acceptées. La clôture de cette première est fixée au 1er septembre 2022. Chaque photo devra être accompagnée des renseignements suivants : nom, prénom, adresse postale, téléphone et adresse courriel de son auteur, et envoyée, par courriel (mail) uniquement, à l’adresse suivante : bib.bussy@wanadoo.fr

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Chasses traditionnelles : c’est reparti !

La FNC a pris bonne note de la publication, au Journal Officiel, des arrêtés ministériels fixant pour la saison 2021/2022, les quotas de captures dans le cadre des chasses dites « traditionnelles » (pantes, matoles, tenderies). Sur les 5 départements concernés (Gironde, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques, Landes et Ardennes) les arrêtés pris en septembre avaient été suspendus par le Conseil d’Etat, au motif qu’ils n’étaient pas suffisamment motivés, au regard des conditions de dérogation fixées par la directive européenne. L’issue du recours ne laissait toutefois pas la place au doute, vu la façon dont le Président Macron était intervenu. Un échec à cinq mois de la présidentielle aurait été cuisant. Cela étant, il y aura forcément des échanges de « bons » procédés. Que laissera la chasse sur le carreau des futures négociations ? En attendant ne gâchons pas le plaisir des tendeurs de toutes sortes qui vont pouvoir pratiquer leur passion, au grand désespoir des associations anti-chasse qui ont, le jour même déposé de nouveaux recours. Le président de la FNC l’a déclaré : « Il faut saluer, en toute objectivité, le geste fort du gouvernement à la suite de l’arbitrage, sans ambiguïté, du Président de la République, en faveur des chasses traditionnelles… ». Une voie royale pour se lancer en politique ? De son côté, à travers la chasse, la LPO « dézingue » Emmanuel Macron. Le président « à vie » de la LPO, Allain Bougrain-Dubourg n’aime pas le Président de la République, et il vient une nouvelle fois de le rappeler. Était-ce prémonitoire aux décisions du Conseil d’Etat ? Le 14 octobre, sous le titre « la LPO tire un sombre bilan du quinquennat de Macron », la Ligue ne digère pas la sympathie que le Président Macron montre envers les chasseurs. « Sur les 33 promesses présidentielles, listées par la LPO, seules cinq sont considérées comme ayant été tenues » affirme-t-elle, et de dénoncer les « cadeaux et passe-droits au monde de la chasse ». Sortant du rôle pour laquelle elle avait été créée, la vindicative LPO cible la lutte contre l'artificialisation des sols, la Politique agricole commune (PAC), la pollution d'origine agricole, le réseau d'espaces naturels protégés et… la chasse d'espèces d'oiseaux menacées. « En France, rarement un chef de l'Etat aura fait autant de cadeaux et accordé de passe-droits au monde de la chasse, et c'est la première fois qu'un président de la République en poste attend la fin de son mandat pour recevoir les grandes associations de protection de la nature » fustige la LPO, qui prévoit, avec d'autres associations, de porter les enjeux de protection de la nature début 2022, lors de la prochaine campagne présidentielle. Des joutes en vue après la récré ?

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Dans l’Aude : l’original projet de l’AICA Saint-Victor et ACCA de Coustouge

L'AICA Saint-Victor et l’ACCA de Coustouge ont décidé, depuis plusieurs années, de mener une opération d’envergure de gestion des espaces, afin de développer la souche naturelle de perdrix rouges. D’importants travaux ont donc été menés depuis 2018 : ouverture des milieux, préparation et ensemencement de parcelles faunistiques, afin de restituer à l’espèce le biotope indispensable à sa survie et à son développement. Le territoire a intégré le réseau perdrix rouge de l’OFB, et les comptages, par magnétophone, ont montré une bonne reproduction, signe de la bonne santé de l’espèce dans ces milieux. Les viticulteurs de Coustouge, sensibilisés à l’action des chasseurs, ont participé à l’effort et débroussaillé une vingtaine de parcelles dans les zones de plaines, dès 2017. Ces travaux, réalisés à leurs frais, continuent depuis. De son côté, la municipalité de Coustouge aide également financièrement l’ACCA, pour lui permettre de pérenniser l’aménagement de son territoire. Parallèlement, les ACCA de Jonquières et de Saint laurent de la Cabrerisse (membres de l’AICA Saint Victor) ont entrepris également des travaux d’ouverture du milieu, afin de créer des conditions favorables au développement de la perdrix rouge, avec l’aide de leurs municipalités. L’objectif, à terme, est de créer une cohérence entre des territoires contigus, et connus comme très favorables à l’espèce, en permettant un échange entre les populations existantes. Les plus-values des aménagements, outre la perdrix rouge, symbole du milieu méditerranéen, consistent également à participer à la prévention des incendies, et à une bonne maîtrise des populations de sangliers. Le territoire aménagé pourrait donc servir de territoire pilote, à l’attention des gestionnaires actuels et des jeunes chasseurs, futurs décideurs associatifs. Un film a été réalisé, notamment à l’aide d’un drone sur les deux années 2020 et 2021. Il retrace toutes les étapes des aménagements réalisés, avec les difficultés et les impératifs nécessaires à la réussite des aménagements faunistiques.

 


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Au Portugal : la première école professionnelle en gestion de ressources de la faune et du gibier

À Alsud, au Portugal, une école professionnelle garantit, pour l’avenir et les générations futures, les compétences d'enseignement et de formation. Pour tenter de remédier au manque de techniciens qualifiés, et en raison de son emplacement dans une riche région cynégétique, l’établissement est composé d'une école de chasse, de pêche et de nature, qui assure des cours de formation aux métiers liés à ces activités. L'école s'engage à accompagner le développement des élèves, et à utiliser les atouts de la région de Mértola, tels que le Vila Museu, la capitale nationale de la chasse, et le siège du parc naturel de la vallée du Guadiana. La chasse et l'identité culturelle sont donc au cœur des programmes, menés en étroite collaboration avec l'Association nationale de chasse portugaise (FENCAÇA). Un accent particulier est mis sur les grands défis modernes qui attendent la chasse : la réduction des populations d'animaux sauvages indigènes, les nouvelles règles et législations complexes, et… une certaine animosité de la part de la société urbaine. Au fil des différents cycles de formation, l’école a consolidé un réseau de partenariats, vécu un ensemble d'expériences, et acquis une connaissance unique qui lui permet désormais de lancer ces nouvelles formations en « game management ». Dans ce contexte, le projet éducatif représente une opportunité unique et prometteuse, avec le « Centre expérimental de gestion des ressources fauniques et de gibier et de la biodiversité» (CEGRCB) », une structure unique destinée à structurer les idées des équipes, à la recherche de solutions au service de la communauté.


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Journée mondiale des oiseaux migrateurs

Organisée par l'AEWA (Accord sur la conservation des oiseaux d'eau migrateurs d'Afrique-Eurasie) et la Convention sur les espèces migratrices (CMS), cette manifestation visait à montrer la nécessité d'une coopération internationale pour la conservation des oiseaux migrateurs. Le thème, cette année, était : « Chantez, volez, planez… comme un oiseau ! » pour mettre en évidence les merveilles du chant et du vol des oiseaux. Le Dr Gábor Magyar, expert scientifique d'OWN, a ouvert et présenté l'événement en détaillant le travail mené par l'AEWA dans ce domaine. Jacques Trouvilliez, secrétaire exécutif de l'AEWA, avait fait parvenir un message dans lequel il attire l'attention sur le rôle que jouent les chasseurs dans la conservation des oiseaux migrateurs : « À cet égard, les communautés de chasseurs sont un bon exemple… Nous croyons vraiment en cette valeur ». Quant à Tamás Marghescu, directeur général du CIC, il a également fait une déclaration en faveur de cette initiative, soulignant l'importance du thème : « Les chasseurs, peut-être plus que tout autre groupe de personnes, comprennent l'importance de conserver les oiseaux migrateurs et leurs habitats. Les oiseaux migrateurs et leurs incroyables voyages à travers les continents sont fascinants. Les services que les chasseurs offrent à la conservation de ces oiseaux migrateurs découlent donc d'une appréciation de leur beauté et de leurs incroyables schémas de migration… ». Sur environ 600 espèces d'oiseaux terrestres qui nichent en Europe et en Asie, 40% migrent en automne pour gagner des régions plus favorables et trouver leur nourriture. Si la plupart restent sur leur continent d'origine, certaines espèces effectuent des milliers de kilomètres pour rejoindre leur destination finale. C'est une sterne arctique qui détient le record du plus long vol migratoire avec… 96 000 kilomètres parcourus entre juillet 2015 et mai 2016. Partie des îles Farne, dans le nord de l'Angleterre, l'oiseau a fait un périple autour du monde en passant par l'Afrique du Sud, l'Antarctique et l'océan Indien.


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Climat : le monde est sur une voie catastrophique, alerte le secrétaire général de l'ONU

Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, après avoir évalué les engagements climatiques des 191 pays signataires de l'Accord de Paris, est alarmiste. La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a publié son dernier rapport qui analyse les plans d'actions nationaux climatiques, appelés contributions déterminées au niveau national (CDN ou NDC), qui ont été soumis jusqu'au 30 juillet 2021 par les signataires de l'Accord de Paris de 2015. Ce rapport comprend les NDC de 113 pays, qui représentent environ 49 % des émissions mondiales, y compris les pays de l'Union européenne et les États-Unis. Les plans climatiques actuels de ces 113 pays mènent à une diminution de 12% des émissions de gaz à effet de serre (GES) en 2030 par rapport à 2010, a précisé la CCNUCC. Cependant, en tenant compte des NDC disponibles de l'ensemble des 191 pays, les émissions mondiales moyennes pourraient augmenter d'environ 16% en 2030 par rapport à 2010, a ajouté l'agence onusienne. Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) estime qu'il faudrait une baisse de 45% des émissions en 2030, pour ne pas dépasser 1,5°C de réchauffement mondial d'ici à la fin du siècle. « À moins que les pays riches ne s'engagent à lutter contre les émissions de gaz à effet de serre maintenant, le monde est sur une voie catastrophique, menant à un réchauffement de 2,7°C d'ici à la fin du siècle » a souligné António Guterres. Parmi les pays du G20, émetteurs de 80% des gaz à effet de serre, l'Argentine, le Canada, l'Union européenne, le Royaume-Uni et les États-Unis ont, à ce jour, renforcé leurs objectifs de réduction des émissions pour 2030. En revanche, la Chine, l'Inde, l'Arabie saoudite et la Turquie (collectivement responsables de 33% des émissions dans le monde) n'ont pas encore soumis de NDC actualisées.


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La guerre aux loups est déclarée !

Alors que la présence du grand prédateur vient d’être confirmée en Ardèche, de même que l’installation d’une seconde meute dans le Jura, la situation devient explosive dans tous les départements alpins. Poussée par les éleveurs, la FNSEA vient donc de décréter la mobilisation générale, et invite à une grande journée d’action le 15 octobre prochain. La première centrale syndicale de France demande des comptages réalistes, des plans de régulation, et surtout un statut pour les chiens de protection. Leur engagement est tel qu’ils conduisent quelques-uns de leurs propriétaires devant les tribunaux, à la suite de plaintes déposées par des randonneurs, victimes de morsures. Il faut rappeler que ces chiens font partie du dispositif d’aide à la protection des troupeaux, obligatoire pour prétendre aux indemnisations en cas d’attaque, et puisque leur présence est obligatoire, les éleveurs demandent à ne pas être déclarés responsables quand un patou dissuade des promeneurs de trop s’approcher de son troupeau. « La présence du loup est avérée dans 37 départements, mais notre action concernera, sans distinction, tous les départements, par solidarité avec les éleveurs et les départements concernés, toujours plus nombreux », a déclaré Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, qui a ajouté : « J’ai hâte de voir le loup dans le bois de Boulogne… »


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Chasse : pour l’hiver, un « p’tit pneu » de répit pour les automobilistes

Nombreux sont les chasseurs qui sont sur les routes les jours de chasse. La nouvelle réglementation de la « loi Montagne », qui impose aux automobilistes de 48 départements de montagne de disposer d’équipements spéciaux, entrera en vigueur du 1er novembre au 31 mars suivant. Joël Giraud, secrétaire d’Etat à la Ruralité, a donné quelques explications complémentaires : il a confirmé qu’il n’y aura pas d’amende avant un an, le gouvernement préférant, pour ce premier hiver, la pédagogie à la sanction. Il précise cependant que, si par nécessité climatique, un arrêté préfectoral était pris rendant ces dispositifs obligatoires pour circuler, le défaut d'équipement sera sanctionnable. Concernant ces dispositifs, le secrétaire d’Etat a précisé que la loi Montagne ne cite pas explicitement les pneus neige. « J'ai l'impression que les constructeurs et les revendeurs de ces pneus sont en train de faire une campagne pour faire croire que ce sont ces modèles-là qui sont obligatoires. Ce n’est pas le cas. Il faut avoir des équipements spéciaux, que ce soient des chaînes, ou des chaussettes embarquées, ou des pneus neiges ou quatre saisons, ceci pour éviter les blocages qui surviennent sur les routes » a-t-il précisé.


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