PhacoWear

« PhacoWear »

Pour les inconditionnels du sanglier…

« Safari-Outdoor Life Style » s’est spécialisé dans la diffusion de vêtements de chasse et après-chasse. La marque qui propose t-shirts de sport, sweatshirts de chasse et d'après chasse, vestes, doudounes vient d’enrichir ses collections avec… ce qui ne peut que réjouir les inconditionnels du sanglier : sa nouvelle gamme 2022/2023 intitulée « le Phaco », consacrée à tous les suidés du monde. Amateurs de voyages de chasse, amoureux des safaris, s’habiller « PhacoWear » vous fera rentrer dans le club des chasseurs de sangliers, de phacos, d’hylochères, de potamochères et autres Attila… Tous les articles de cette collection sont disponibles en ligne.                                C’est ICI                                                                                            

La bosse du garrot chez le cerf

Cette proéminence, située à la pointe des omoplates, n’est pas sans éveiller la curiosité. Baptisée « bosse du garrot » ou « bosse des ânes », elle devient visible chez le cerf dès sa cinquième année. Le mégacéros, il y a plus de 10 000 ans, portait déjà une bosse très saillante, située juste à la verticale des omoplates, comme le montrent certaines peintures rupestres. D’ailleurs, une dizaine de spécimens, trouvés dans les tourbières d’Irlande au 18e siècle, attestent également de la présence de cette particularité. En art pariétal, cette excroissance est souvent représentée dans une couleur plus foncée que le reste du corps. Chez le cerf élaphe, de multiples évènements ont fait que cette bosse est devenue, au fil du temps, plus saillante. En cette période de brame qui commence à être sonore, les observations vont se multiplier, une bonne occasion d’en apprendre un peu plus sur notre roi de la forêt…

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La toison du sanglier

Pour ceux qui chassent le sanglier depuis longtemps, il n’est pas douteux qu’ils en ont vu de toutes les couleurs…

 

Si le vocable « bête noire » est souvent employé pour qualifier le sanglier, il n’en est pas moins vrai que le noir n’est pas, et loin s’en faut, la couleur officielle et naturelle. Les poils, production filiforme de l’épiderme, couvrent entièrement ou partiellement le corps des mammifères, et influe sur la couleur. Il est issu d’un bulbe pileux inséré dans l’épiderme dont les parois sont tapissées de glandes sébacées assurant l’imperméabilisation du pelage. Des muscles horripilateurs ont pour fonction de faire dresser le poil sous l’action de différents facteurs extérieurs (froid, pluie, énervement, peur, etc…). Constitué de cellules produisant de la kératine (kératinocytes), qui est une protéine soufrée, principal constituant du cheveu, des ongles, des plumes des oiseaux ou des écailles des reptiles et des poissons, et de la mélanine (mélanocytes) assurant la coloration plus ou moins foncée de la toison, un poil est constitué de trois parties : la cuticule externe, le cortex et la moelle. Suivant les parties du corps où ils sont implantés, leur nombre peut varier de 200 à 700 au centimètre carré…

 

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La conservation des rapaces et de leurs biotopes

 

La Directive Oiseaux n° 79/409/CEE, ainsi que ses articles modificatifs, a pour but de protéger, gérer et réguler toutes les espèces d'oiseaux vivants naturellement à l'état sauvage sur le territoire européen des états membres, y compris les oeufs de ces oiseaux, leurs nids et leurs habitats...

 

​​​​​​​Pauvre hère ?

Finalement pas si pauvre que ça… même si tous ne sont pas égaux devant la croissance de leurs futurs bois. Le cycle de l’évolution de la ramure ne respecte pas toujours la normalité, comme on peut le constater chez certains hères. Alors que la plupart n’auront que des « broques », d’autres développeront deux petites dagues dès le début de la croissance des pivots, c'est-à-dire à partir du 7e ou 8e mois, Mais, au lieu de croitre lentement et régulièrement jusqu’au mois de juillet de l’année suivante, ces dagues vont se développer rapidement sous velours, et seront dépouillées en janvier-février, alors que l’animal a seulement neuf à dix mois. La chute de cette coiffure atypique intervient en mai, alors que le jeune mâle est âgé de seulement un an. La repousse suivante débute alors, mais se pose la question : cet animal en est-il déjà à sa deuxième tête, alors que les autres n’en sont qu’à leur première ? Un élément pousse à la première hypothèse, puisque les bois de ce jeune mâle atypique portent des meules, caractère qui le différencie de ses autres congénères du même âge. Un second élément se trouve au niveau de sa mâchoire, où l’atypisme continue, puisqu’elle est celle d’un animal de première tête avec une troisième prémolaire trilobée, et surtout la présence d’une deuxième molaire… Mais quoi qu’il en soit, trop jeune encore pour affronter les maitres de place, il restera discret et n’aura qu’un rôle de voyeur pour les deux mois qui viennent. La tension monte chez les grands cervidés, et depuis quelques jours les mâles les plus précoces ont leurs premières montées puissantes de testostérone. Bien que de nombreux spécialistes du cerf affirment que les premières saillies ne se font qu’à partir du 15 septembre, les naissances constatées fin avril prouvent que, 240 jours plus tôt, l’acte de reproduction s’est bien accompli…

​​​​​​​Sanglier : peut-on prévoir l’évolution des populations un an à l’avance ?

La question de savoir s’il y aura suffisamment de bêtes noires est récurrente chez tous ceux qui s’intéressent, de près ou de loin, à la démographie du suidé. Chez Sus scrofa, la dynamique des populations est réputée imprévisible. Pourtant, certains paramètres donnent de précieuses indications quant aux effectifs à venir. Malgré la subjectivité inhérente à l’observation, quelques signes permettent de donner des éléments de réponse. Le premier d’entre eux est le niveau de la fructification forestière. C’est la clef de voûte de l’édifice. L’observation, même très empirique de la quantité de fruits forestiers, déjà tombés au sol ou encore accrochés aux branches des arbres, donne une indication sur la quantité de nourriture qui sera disponible pour passer l’automne et l’hiver. L’abondance de glands, nourriture de base du sanglier, précipitera l’entrée en chaleur des laies, et favorisera aussi la constitution d’une bonne couche de graisse qui leur permettra d’aborder l’hiver dans les meilleures conditions. Ce qui ne sera pas consommé au cours des mois froids, sera délaissé au début du printemps, mais les bêtes noires, dès le mois de mai, finiront de les absorber avec l’aide des marcassins qui commenceront à manger de la nourriture solide. Le deuxième indicateur porte sur la structure des compagnies. Plus les laies sont jeunes et moins elles font de petits. Certes, la quantité peut compenser l’âge, mais ce sont bien les laies matures qui sont les plus productives. De cela découlent plusieurs conséquences. D’une part, plus le pourcentage de laies adultes est important, plus les naissances seront groupées au printemps, d’où de nombreux jeunes à l’ouverture. D’autre part, en corollaire de ce qui a été dit précédemment, ce sont les laies matures qui synchronisent l’entrée en œstrus des autres femelles et, par la même occasion, la concordance des naissances. On peut donc évaluer assez facilement l’éventuelle dispersion des naissances qui peut intervenir d’une année à l’autre. En résumé de ces deux paramètres évoqués, une population bien structurée autour de laies adultes et qui peut profiter d’une importante production forestière va inéluctablement connaître une importante progression de ses effectifs.

Les fleurs de lys

Selon les régions, où elles sont assimilées à des bijoux précieux, on les appelle « crochets », « coins » ou « fleurs de lys ». Ce sont les deux seules canines du cerf, qui témoignent de la longue évolution de notre grand cervidé. Ces deux dents sont très prisées par les chasseurs qui les destinent à orner des accessoires originaux, et qui les trouvent, de façon irrégulière, aussi bien chez le cerf que chez la biche. Ces canines des grands cervidés sont situées sur le segment normalement dépourvu de dents, localisé à l’avant de la mâchoire supérieure. N’ayant pas de dents directement opposées, elles s’usent donc très peu, et leur inutilité fonctionnelle fait qu’elles sont ancrées sur la mâchoire par des racines très courtes. Les fleurs de lys s’enlèvent d’ailleurs assez facilement avec la seule pointe d’un couteau. Cette relative insignifiance n’a pas toujours été le cas, car il y a fort longtemps, les grands cervidés portaient des canines bien plus longues, en témoignent les peintures qui illustrent « Le livre de la Chasse » de Gaston Phébus, écrit en 1389. Sur une peinture baptisée « Le brame », un valet caché derrière un arbre observe une harde composée de quatre cerfs et six biches. Sur au moins trois animaux, le peintre a représenté des canines qui dépassent très largement de la partie arrière de la bouche de chaque animal. Si l’échelle a été respectée, ces dents mesuraient au moins cinq centimètres, alors qu’actuellement, elles mesurent entre un et deux centimètres, pas plus. C’est l’action de la salive qui contribue à polir les canines, ce qui leur donne une patine très fine et un éclat des plus brillants. Cette particularité a rapidement intéressé les joailliers qui ont fait, et continuent à faire preuve d’une très grande imagination, quant à l’utilisation de ces « fleurs de lys ».

Cerf : un colonisateur avisé et… opportuniste

Depuis les années 1980, les effectifs de grands cervidés n’ont cessé de s’accroître en Europe. En France, le cerf élaphe étend toujours sa zone de répartition, au gré des opportunités alimentaires et de la quiétude des lieux. Davantage contenu au nord de la Loire, pays de plaines et de forêts de production, c’est surtout dans la moitié sud du pays, dans les biotopes de moyennes montagnes, qu’il gagne encore du terrain, et sans doute poussé plus haut encore, il trouve désormais de quoi se nourrir jusqu’à 2 700 mètres d’altitude. Selon les chiffres communiqués par l’OFB, pour la saison 2020/2021, il y a eu 103 636 attributions, et une réalisation de 69 876 grands cervidés, soit 67,42%. Rappelons que vingt ans plus tôt, en 2001/2002, les attributions avaient été de 50 942, pour une réalisation de 36 566 grands cervidés, toutes catégories confondues. Phénomène constaté quelques années après le début de la gestion « pour la reconstitution des populations », et confirmé depuis, les grands cervidés ne gagnent pas d’autres massifs forestiers que le leur, quand le plan de chasse est relativement important et permet de prélever l’accroissement. Ce qui veut dire que les animaux vont voir ailleurs dès qu’il y a surpopulation, ou une absence de ressources alimentaires, d’où l’importance fondamentale des couloirs et des corridors écologiques. A un mois des prémices du rut, dérangés par les engins de récolte, les cerfs sont en train de quitter les plaines. Pendant quelques semaines, les mâles vont rester en bordure de bois ou en boqueteaux pour terminer leurs têtes et les débarrasser de leurs velours, puis ils s’approcheront des harpails, signes annonciateurs de la grande période de la reproduction...

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​​​​​​​En Afrique, des couloirs de circulation pour la faune sauvage

Devant la dégradation de son habitat, la faune sauvage d’Afrique est en grand danger. Alors que la population humaine explose quantitativement, approchant désormais les deux milliards d’habitants (et selon les démographes 2,5 milliards en 2050), les besoins en culture de production réduisent chaque jour l’espace dont dispose la faune. Cette dramatique situation est prise en compte par le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), qui, en collaboration avec les chefs des communautés locales, viennent d’adopter le programme « Donnons de l’espace », afin de sécuriser des habitats et axes de déplacement pour la faune sauvage. Sur les 150 000 éléphants qui parcourent l’Afrique australe et orientale, une majorité (60%) doit se déplacer en dehors des zones protégées pour trouver de l’eau et de la nourriture, relève l’IFAW. Pour garantir leur présence « viables, stables et résilientes » pendant de nombreuses années, le projet, qui s’appuie sur 20 ans de recherches scientifiques et de travail sur le terrain, associe l’Afrique du Sud, la Zambie, le Zimbabwe, le Kenya et le Botswana pour « créer une plateforme d’influence qui leur permettra, ainsi qu’à leurs communautés, d’agir en fers de lance de la conservation et de la protection de la faune sauvage, ainsi que de la coexistence avec celle-ci ».

Bouquinage musclé

Chez le lièvre, la maturité sexuelle est acquise vers un an. Dans son cycle de reproduction, une hase peut avoir jusqu’à quatre portées de 2 à 5 levrauts, dans l’année sur une période qui s’étale de février à août. Il y a une particularité chez cette espèce qui est la « superfétation ». Aristote, dans son « Histoire des animaux » (-347 à -342), avait déjà observé que la femelle du lièvre était capable d’être fécondée alors qu’elle est encore grosse. Ainsi, elle porte simultanément des fœtus prêts à naître et une deuxième portée d’embryons. Selon Hérodote, « seule de tout le règne animal, la hase conçoit étant pleine, et des petits couverts de poils sont dans son abdomen, tandis que d’autres embryons sont encore glabres, tout juste conçus ». La superfétation a été confirmée et étudiée en France dans les années 1970 par l’équipe de Lise Martinet et Monique Caillol, à l’INRA de Jouy-en-Josas, sur des hases en captivité. Trois à sept jours avant la mise bas, la hase gestante peut être de nouveau fécondée. De leur côté, durant cette période de rut, les mâles sont particulièrement actifs et vindicatifs, et la poursuite des femelles peut se transformer en sérieuses batailles entre les prétendants à l’accouplement…

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Débat sur les ébats du chevreuil

Le plus grand du petit gibier pour les uns, le plus petit du grand gibier pour les autres, le chevreuil occupe une place à part dans le monde de la chasse. Il est plutôt perçu comme un petit animal gracieux et fragile, que certains s’interdisent de chasser. L’image d’un « Bambi » très imprégnée d’anthropomorphisme, est bien présente, avec tout ce que cela représente d’irrationnel. Pourtant, présent partout en France continentale, le petit cervidé ne laisse personne indifférent. Pour le chasseur averti, c’est même un gibier remarquable dont la gestion rigoureuse permet la récolte de trophées d’exception. Pour d’autres, tout autant chasseurs, c’est une « bestiole » exécrable tout juste bonne à dévoyer les chiens. Et pour les non-chasseurs, c’est l’animal curieux et jovial qui égaye de sa présence les paysages…

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Le taux de reproduction des bichettes

Méconnu, donc peu utilisé, le taux de reproduction des bichettes est pourtant un indicateur très révélateur de l’état d’une population de grands cervidés. Les différentes études menées sur l’espèce cerf ont montré que, dès qu’elles atteignent un poids d'une cinquantaine de kilos, les jeunes femelles peuvent être saillies et devenir gestantes. On comprend donc la relation étroite qui existe entre cette capacité d’entrer en gestation, et la qualité de leur alimentation. Si cette dernière est riche et abondante, les femelles atteignent le poids nécessaire dans leur deuxième année, plus précisément vers l’âge d’un an et demi, au moment du rut automnal. Cela signifie donc que plus le nombre de bichettes gestantes est important, mieux se porte la population. Il a été clairement établi que, lors de l’occupation d’un nouveau territoire, ce taux de reproduction des bichettes peut atteindre 60% de cette classe d’âge de femelles…

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​​​​​​​Influence des jeunes laies sur la dynamique des populations de sangliers

Ces jeunes mamans sont-elles de bonnes mamans ? Accusées de donner naissance à des animaux dits « décyclés », les jeunes laies, dont la morphologie permet la reproduction, participent activement au renouvellement des populations. Ce phénomène est relativement nouveau, puisque constaté il y a seulement une trentaine d’années. Il est principalement dû à la modification des méthodes culturales et à l’abondance de la nourriture disponible, qui permettent une croissance des sangliers beaucoup plus rapide qu’auparavant. Résultat, quand une jeune laie arrivait difficilement à peser 40 kilos à 18 mois, elle y parvient aujourd’hui en moitié moins de temps. Les conséquences ne sont pas que corporelles puisque, dans le premier cas, elles repoussaient les premiers accouplements au moment du rut, mais, dans le second cas, elles les déclenchent beaucoup plus tôt, ce qui peut amener, pour ces jeunes laies, une première portée à l’âge de 13 ou 14 mois. Bien qu’elles ne soient pas conséquentes (de un à quatre marcassins), leur nombre favorise l’augmentation des populations. L’inconvénient est que ces jeunes laies n’ont pas l’expérience des adultes, et adoptent un comportement inadapté aux exigences humaines, bien souvent générateur de dégâts plus conséquents. Mais il reste encore, pour les passionnés de la bête noire, à comprendre et à découvrir quelques secrets bien gardés. Le sanglier n’a donc pas fini de nous surprendre…