Couteaux Jacques Mongin

 

A la coutellerie Henry, à Nogent, on œuvre depuis cinq générations à la fabrication des plus belles pièces. Aujourd’hui, la petite entreprise est l’une des dernières a réaliser ses productions de manière artisanale dans le bassin nogentais. Sous l’impulsion de Sophie, fille de Gérard Henry, la coutellerie vient d’ajouter un nouveau volet à ses activités : la diffusion des couteaux qui sont parmi les plus beaux du monde, signés « Jacques Mongin »…

 

 

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130 à 150 jours pour refaire sa tête

Février est le mois où la majorité des cerfs perdent leurs bois. Dans certains secteurs, riches en grands cervidés, la quête de ces trophées est une tradition, qui se poursuit par des bourses d’échanges, quand l’heureux « inventeur » d’une mue, est à la recherche de la seconde… qui peut parfois être tombée assez loin de la première. Pour les cerfs, commence alors une période de grande discrétion, pour refaire une nouvelle ramure. Si tout se passe bien, elle sera terminée entre 130 et 150 jours plus tard (juillet-août), plus riche encore que celle de l’année précédente, pour les cerfs en croissance avant leur apogée. Physiologiquement parlant, la reconstitution des bois est une véritable performance, car ce sont des kilos de tissus osseux que les mâles vont devoir reconstruire sous un velours. Ainsi, tout au long de la vie d’un mâle, la somme des différentes ramures renouvelées annuellement peut représenter une masse de plus de 50 kg, soit deux fois le poids du squelette de l’animal. Pendant toute la période des refaits, le taux de testostérone est au plus bas. C’est sa remontée brutale qui provoque un changement de statut hormonal, entrainant un arrêt de la vascularisation des bois. Les velours se nécrosent et finissent par tomber sous la forme de lambeaux. La période du brame n’est alors plus très loin…

Sanglier : quel que soit le mode de chasse, l’animal sait se défendre…

Alors que la fin de saison de chasse 2023/2024 se profile déjà, les responsables commencent à faire le bilan des prélèvements, et de fait, préparent également la prochaine campagne. S’il faut laisser sur le terrain suffisamment d’animaux pour ne pas hypothéquer l’avenir, il ne faut non plus en laisser trop, d’une part pour respecter le travail des agriculteurs et limiter les dégâts, et d’autre part satisfaire aux engagements de nos instances cynégétiques auprès du gouvernement, de faire baisser ces dégâts d’au moins 30% en trois ans. Il faut donc, dès à présent, « affiner » les plans de chasse, et ne pas hésiter à tirer des laies adultes s’il y a encore beaucoup de bêtes noires sur le terrain, ou « taper » dans les classes jeunes (bêtes rousses et de compagnies) afin de limiter, au cours de l’année, leur arrivée dans la classe des « reproducteurs ». Les grosses compagnies de plusieurs dizaines d’animaux, qui s’étaient formées en début d’hiver, commencent à se disloquer, comportement habituel à cette époque, mais qui complique souvent le travail des rabatteurs. Moins inféodées à la défense collective et la protection qu’amène les grands groupes, ces petites unités d’une dizaine d’animaux, en général une laie meneuse, ses filles et leur progéniture qui sont passées entre les balles, sont aguerries et ont la pleine conscience du danger. Les dispositifs mis en place par les chasseurs étant (presque) immuables, les animaux les déjouent à la moindre alerte, et vident discrètement les lieux. Il convient donc de les chasser différemment…

 

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Mi-janvier : les cerfs vont bientôt « jeter leurs bois »…

Symboles d’éternité que leur donnait leur remplacement perpétuel, les bois de cerfs vont quitter les têtes qui les portent. De mi-janvier à fin février (et encore bien plus tard pour les plus jeunes), les vieux cerfs vont « jeter leurs bois » et perdre, le temps du refait, leur magnificence. Cette chute des bois est directement liée à deux paramètres : le taux de testostérone d’une part, et la photopériode d’autre part. Cependant, d’autres facteurs interviennent dans le cycle du renouvellement de la ramure, et des accidents, voire des maladies, peuvent le perturber. Les bois tombent quand le taux de testostérone atteint son niveau le plus bas, et ce taux reste faible jusqu’à la fin du printemps, voire le début de l’été. De façon générale, les jeunes cerfs perdent leurs bois plus tard que les adultes. Ainsi, plus la pyramide des âges des coiffés est tirée vers le haut, donc diversifiée, plus la période qui marque la chute des bois au sein d’une population s’étale dans le temps. Il n’est donc pas rare d’observer des mâles qui perdent leurs bois en janvier, alors que d’autres s’en débarrassent fin avril, voire début mai. La testostérone, hormone principalement sécrétée par les testicules, joue ce rôle essentiel dans ce cycle annuel…

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​​​​​​​Le rut du renard

Ennemi héréditaire des chasseurs de petit gibier (quand il y en avait encore), le renard a résisté à toutes les tentatives de destruction. Aujourd’hui, malgré une régulation nécessaire en certains lieux, il se porte bien à la campagne, mieux encore en ville où il tire, sans grande fatigue, sa pitance. Son taux de reproduction est en général bon, sauf les années où une trop grande humidité règne dans les terriers. Courant janvier, la saison des amours bat son plein, et elle se poursuivra jusqu’à mi-février. Pendant cette période, les testicules des mâles grossissent, atteignant parfois 5 à 6 fois leur volume normal, et au cours de l’œstrus des femelles, qui dure trois semaines, la fécondation ne sera possible que trois jours seulement. Leur vulve est alors enflée, rose, humide, et lors de l’accouplement, le « verrouillage » qui suit la copulation dure jusqu’à 90 minutes. Pendant la saison des amours, les renardes aboient dans la nuit, à l’écoute des réponses des mâles. Quand tout s’est bien passé, les renardeaux naitront dans un terrier, après 52 à 54 jours de gestation. Ils seront, chez les femelles adultes, 4 ou 5, ce qui ne posera pas de problème d’allaitement puisque la renarde aura 8 mamelles à leur offrir. Comme pour toutes les espèces, l’abondance de la nourriture influencera l’importance de la portée, la seule dans l’année. Un renardeau pèse une centaine de grammes à la naissance et un sex-ratio de 1/1 est attribué à l’espèce. A quatre semaines, les jeunes effectueront leurs premières sorties à l’air libre, en restant cependant très proche de la gueule de terrier. Puis, la confiance venant, ils s’en éloigneront, mais toujours sous la surveillance de la renarde, surveillance qu’elle exercera jusqu’à ce que ses petits aient atteint leur maturité, vers l’âge de 8 à 9 mois.

La gazelle de Waller : l'antilope au cou de girafe

Seule espèce du genre Litocranius, la gazelle de Waller vit principalement en Éthiopie, à Djibouti, au Kenya, en Somalie et en Tanzanie. Elle tient son nom du révérend H. Waller (1833-1901), un missionnaire en Afrique et ami du docteur David Livingstone, qui l’a décrite pour la première fois. Ce curieux animal au long cou est appelé, en terme somali « garanuug », qui signifie « au cou de girafe », autrement nommé aussi « gazelle-girafe ». Antilope de taille moyenne, son poids adulte varie de 25 kg pour les femelles à une cinquantaine de kilos pour les mêles. Outre ses membres très fins qui lui permettent de courir à près de 100 km/h, elle ne consomme pas ou très peu d’eau, celle contenue dans les plantes dont elle se nourrit étant suffisante. Dans son environnement rien n’échappe à ses grands yeux, et le moindre bruit capté par ses larges oreilles la mettra sur la défensive. Sa robe est presque blanche sur les jambes et le dessous du ventre, et fauve clair sur la partie supérieure du corps. Le mâle est le seul à porter des cornes, qui sont fines, courtes et cylindriques. La gazelle de Waller est un animal diurne, qui passe la plus grande partie de sa journée à ruminer. Elle vit en petit groupe d’une dizaine d’individus, composé uniquement de femelles et de leurs petits. De leur côté, les mâles, solitaires et territoriaux, ne cohabitent avec les femelles que pendant les périodes de rut. Les femelles atteignent leur maturité sexuelle à un an, et les mâles à 18 mois. Au terme d’une période de gestation de 165 jours environ, un petit d’un poids de 2 à 3 kilos, voit le jour. Pour mettre bas, la femelle quitte le troupeau et choisit un endroit à l’écart. Aussitôt la naissance, la femelle nettoie sa progéniture puis mange le placenta. Elle laissera le faon seul, camouflé, qu’elle reviendra voir régulièrement pour le nourrir, le laver et consommer ses excréments afin de supprimer la moindre odeur pouvant trahir sa présence auprès des prédateurs. Son statut de conservation UICN est « NT » (quasi menacé), la destruction de son habitat naturel et la concurrence avec le bétail domestique étant les principales menaces qui pèsent sur l’espèce, dont il ne reste dans le monde que 30000 à 50 000 individus vivant à l’état sauvage.

En Thaïlande, un gaur observé pour la première fois depuis 37 ans

La découverte a été faite début octobre, dans la réserve naturelle du Salawin Wildlife Sanctuary, au nord de la Thaïlande. Un piège photographique a saisi l’animal en pleine nuit, à 3h01, et confirmé de fait la preuve de la présence du plus gros bovidé sauvage, disparu du pays depuis plus de 37 ans. Le responsable du sanctuaire, Arkhom Boonnontae, a déclaré : « Il s’agit du premier gaur vu dans le sanctuaire depuis 1986. Le gaur est désormais un animal protégé par la loi sur la conservation et la protection des animaux sauvages (Wild Animal Conservation and Protection Act), et le Salawin Wildlife Sanctuary est la seule réserve forestière du nord où un gaur a été repéré ». Classé espèce menacée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) le braconnage et les épidémies qui frappent le bétail avaient fortement réduit leur effectif. Aujourd’hui, il reste environ 20 000 gaurs sauvages qui vivent dispersés et isolés les uns des autres dans des régions très limitées.

En 30 ans, la population de girafes a baissé de 40%

L’un des animaux les plus emblématiques d’Afrique est en péril. Selon les dernières données collectées en Afrique, et publiées dans la revue « Global Change Biology », les populations de girafes ont dramatiquement fondu au cours des trente dernières années. Il ne resterait plus, si l’on en croit les chiffres publiés, que 70 000 adultes vivant encore à l’état sauvage dans le monde. Cinq grandes raisons expliquent ce déclin, selon l’étude : la détérioration de leur habitat, l’expansion des activités humaines pour l’agriculture, le braconnage, la déforestation et les épisodes de grande sécheresse dus au changement climatique. Ces animaux, qui ont besoin de vastes zones de savane avec de nombreux buissons et arbres indigènes pour se nourrir, sont victimes de leur arrachement pour laisser la place à une agriculture de survie, plus destructrice que bénéfique. « La plupart des personnes qui vivent aujourd’hui dans des zones abritant des girafes sont sédentaires. À mesure que les populations d’agriculteurs et de citadins augmentent, les girafes sont contraintes de s’installer sur des parcelles de terre plus petites et plus isolées. Cela réduit leur accès à la nourriture et à l’eau et augmente leur vulnérabilité… Seuls, les Massaï de Tanzanie tentent de cohabiter harmonieusement avec les mammifères au long cou, mais eux aussi sont victimes de la poussée démographique… » explique ainsi Derek E.Lee, auteur de l’étude.

Le lagopède alpin

Il y a environ 15000 ans, alors que la majorité des oiseaux suivaient la latitude, zone circumpolaire EurasieI/Amérique du Nord, d’autres choisissaient l’altitude des zones sud de l’Europe occidentale, les Alpes et les Pyrénées leur offrant ainsi des conditions similaires : grands espaces ouverts et minéraux, couverts ras et herbacés souvent balayés par les vents, où la neige perdure pour ce « seigneur du froid », lui rappelant la toundra. Souvent qualifié de perdrix blanche ou perdrix des neiges, tétras des neiges, jalabre, albine, et ptarmigan en anglais, son nom « Lagopède » vient du grec (lagos : lièvre et podos : pied) qui signifie patte de lièvre... 

Par Gérard Vaglio


 

Le takahé, un oiseau préhistorique que l’on pensait éteint, réintroduit en Nouvelle-Zélande

Vous connaissez sans doute le kiwi et le kakapo, des oiseaux endémiques de Nouvelle-Zélande. Mais avez-vous déjà entendu parler du takahé ? Ce drôle d’oiseau a été considéré comme éteint à la fin du 19ème, avant qu’un petit nombre d’individus ne soit découvert en 1948, dans les prairies isolées des monts Murchison, sur l’île du Sud. Depuis, de gros efforts de conservation ont été entrepris, permettant à leur population de prospérer et de passer la barre fatidique de survie des 500 individus, ce qui a permis de relâcher neuf couples d’adultes ces dernières semaines. Ces oiseaux dodus ont un bec rouge fort, des pattes robustes et des plumes vertes et bleues. Ils atteignent la taille d’une grosse poule et peuvent peser jusqu’à 3 kilogrammes. Souvent confondus avec les poules pukeko des marais, qui sont plus minces, les takahés ne se reproduisent qu’une fois par an, et n’ont qu’un à deux poussins par couvée. Ils se nourrissent principalement de feuilles et de graines, et leur espérance de vie peut atteindre 18 ans dans la nature, voir 22 ans dans les sanctuaires. Le takahé est apparu à l’ère préhistorique du Pléistocène, soit entre 2,58 millions d’années à 11 700 ans avant notre ère. Son faible taux de reproduction et sa vulnérabilité à la prédation par les carnivores terrestres introduits par les colons, ont amené l’espèce au bord de l’extinction. Parallèlement à cette réintroduction, de gros efforts sont entrepris pour limiter les prédateurs du takahé, à commencer par les hermines, les chats sauvages, les furets et les rats.

Brésil : des scientifiques mesurent le stress des loups à crinière du Cerrado…

Des chercheurs brésiliens ont implanté les premiers dispositifs sous-cutanés de surveillance de la fréquence cardiaque, sur des loups à crinière sauvage (Chrysocyon brachyurus), le plus grand canidé d'Amérique du Sud. En l’absence de proies pour chasser sur les terres défrichées et désormais consacrées à l’agriculture, les loups à crinière s’approchent de plus en plus des élevages, générant des conflits avec les agriculteurs qui n’hésitent pas à les tuer. Les biologistes Rogério Cunha de Paula et Ricardo Pires Boulhosa, coordinateurs du programme du CENAP (Centre National de Recherche pour la Conservation des Mammifères Carnivores), capturent des loups à l’aide de cages pièges. Le but est de leur implanter, sous cutané, le dispositif de mesure de la fréquence cardiaque, afin de déterminer leur niveau de stress qu'implique la proximité de l’homme, et qui affecte la reproduction de l’espèce, donc à terme, sa survie.

L’affouragement en saison froide : un bien ou un mal ?

Comme tous les ans, à la veille des mois les plus froids (ou les moins chauds depuis que nous sommes soumis au réchauffement climatique), l’affouragement est au cœur des débats… Il ne s’agit pas là d’agrainage de dissuasion, transformé encore trop souvent en nourrissage, mais comme l’indique le Larousse, d’affourager, c’est-à-dire « action de distribuer du fourrage », le terme fourrage étant défini, quant à lui, comme « une matière végétale servant à l’alimentation des animaux domestiques, constituée par la partie aérienne de certaines plantes ». La différence entre agrainage et affouragement a d’ailleurs été parfaitement prise en compte par la législation, qui en fixe le cadre général via le code de l’environnement. Les différentes modalités pratiques de mise en œuvre de l’affouragement, à commencer par son autorisation ou son interdiction, ne relèvent pas de la loi, mais de la réglementation propre à chaque département. C’est le schéma départemental de gestion cynégétique qui en précise les conditions, et toute infraction à ces dispositions relève donc du non-respect des mesures prévues par ce schéma…

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Le premier « dogxim » confirmé, est mort…

Fin 2021, un drôle de chien a été découvert au Brésil, après avoir été heurté et blessé par un véhicule. De taille moyenne, fourrure épaisse, pelage foncé, long museau, l’animal a été conduit dans une clinique vétérinaire qui l’a soigné, puis confié à Flavia Ferrari, une éducatrice canine qui s’en est occupé durant sa convalescence. « Cette petite femelle est surprenante. Elle jappe comme un chien mais elle est moins docile, cependant sans l'agressivité d’un canidé sauvage lorsqu'il est manipulé » a-t-elle déclaré. L’étude de l’ADN a confirmé qu’il s’agissait bien d’un croisement de renard et de chien domestique, première hybridation reconnue scientifiquement. « Parfois, elle se laissait toucher et même caresser, interagissait, et jouait même avec des jouets » ajoutait l’éducatrice. L’animal en question a été surnommé « dogxim » par les chercheurs universitaires, une façon de fixer les origines de « dog » (chien) et « graxaim-de-campo », qui signifie (en portugais) « renard d'Aszara » d’où proviendrait son héritage. Après des études chromosomiques, les scientifiques ont établi que cet hybride possédait 76 chromosomes, alors que les chiens en ont 78, et les renards 74. Malheureusement, cet animal « unique », selon les mots du Dr Rafael Kretschmer, qui a effectué l'analyse génétique, est décédé de cause inconnue.

L'élanion blanc, petit rapace aux yeux rouges originaire d'Afrique, s’installe…

Dans la baie du Mont Saint-Michel, un couple d’élanion blanc a été observé cet été. Après une suspicion de présence en 2022, la confirmation est donc arrivée cette année. L’élanion blanc a niché en France pour la première fois en 1990, et sa population est désormais estimée entre 500 et 1 000 couples sur le territoire national. En Normandie, en dehors d’un couple qui a fréquenté quelque temps les marais de la Dives en 1994, les observations étaient rarissime jusqu’à il y a une dizaine d’années. Depuis, l’espèce est vue régulièrement tous les ans, et toujours un peu plus vers le nord. Le réchauffement global des températures favorise la multiplication des insectes dont ces oiseaux se nourrissent et comme ils peuvent se reproduire toute l’année tant qu’il y a de la nourriture disponible, ils ont une grande capacité de colonisation de nouveaux territoires.

 

Comment mesurer l’impact du loup sur la grande faune sauvage ?

Si, apparemment, la prochaine saison de chasse se présente relativement bien, une ombre plane cependant sur les départements où la présence du loup est avérée. Souci majeur pour les FDC de ces départements, elles voudraient bien connaitre l’impact des grands prédateurs sur le gibier, et principalement sur les cervidés (grands et petits), les chamois, les isards et les mouflons. Dans le bulletin loup n° 40, que vient de publier la DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, on apprend que, pour l’année 2022, la protection des troupeaux a fait ouvrir 3 391 dossiers, pour une dépense de 32,7 M€, et les indemnisations des dommages (pour 4 181 constats et 12 526 victimes) s’est élevée à 4,01 M€, soit au total, et rien que pour le loup, 7,28 millions d’€ à la charge des contribuables… (Quand la Fondation Brigitte Bardot crie au scandale à propos de la loi de 2019 qui, écrit-elle : « entraine une dépense de 40 M€ de la part de l’Etat pour les chasseurs », elle oublie de préciser que la législation a modifié les missions des FDC, les chargeant des tâches administratives qui étaient auparavant assumées par les DDT et DDTM. Fermez le ban !). Cela étant, et si on reprend les chiffres annoncés, à part les 162 loups tués légalement dans le cadre du protocole d’intervention et les 7 détruits illégalement, plus rien ne filtre sur l’estimation totale du nombre de loups en France. Seuls les chiffres communiqués par l’OFB faisaient état de 906 loups « identifiés », en sortie d’hiver 2022/2023. La division est donc simple à faire : chaque loup coûte aux contribuables un peu plus de 8 000 € par an. Quant à l’impact sur la faune sauvage, il faut rappeler que chaque loup tue, en moyenne, une centaine de proies par an. Les 906 loups « identifiés » consomment donc, au total, 90 600 proies, dont 12 526 sont des proies domestiques et principalement des ovins. On peut donc en déduire que la part des proies « gibier » se monte à environ 78 000 têtes pour la France, l’extrapolation pouvant se faire de la même façon par département. Compte tenu des tableaux de chasse réalisés (environ 1 500 000 grands animaux) l’impact des loups « identifiés » serait de l’ordre de 5,5%. Pas grave diront les bobos. Certes, mais ces 906 loups… que l’on voit désormais partout, ont un sacré appétit !

 

Pour voir le bulletin Info-Loup n° 40 : c’est ICI