Le grand art de Nogent à votre portée : un couteau « Jacques Mongin »

 

A la coutellerie Henry, à Nogent, on œuvre depuis cinq générations à la fabrication des plus belles pièces. Aujourd’hui, la petite entreprise est l’une des dernières a réaliser ses productions de manière artisanale dans le bassin nogentais. Sous l’impulsion de Sophie, fille de Gérard Henry, la coutellerie vient d’ajouter un nouveau volet à ses activités : la diffusion des couteaux qui sont parmi les plus beaux du monde, signés « Jacques Mongin »… Pour en savoir plus, c’est ICI

La consanguinité existe-elle chez les animaux sauvages ?

La consanguinité, alliance entre individus issus de mêmes parents ou de parents proches génétiquement, n'a pas le même impact chez les différentes espèces animales. Ces accouplements, qui consistent à rester, ou retourner dans une lignée, semblent beaucoup plus problématiques dès lors qu'ils s'adressent à des êtres plus évolués dans le règne animal. Courante en élevage pour fixer des aptitudes, elle est néanmoins sélective et néglige des gènes, qui peuvent néanmoins, soit s'exprimer, soit se raréfier, voire disparaître. En élevage canin, des cockers sélectionnés sur leurs qualités de toison magnifique, montraient un caractère irascible, voire dangereux, et étaient devenus la bête noire des vétérinaires. Au fil de sélections bien orientées, ces chiens vifs sont redevenus de bonne compagnie, très enjoués comme ils l’étaient initialement. Aujourd'hui, en élevage, quelques mâles sélectionnés peuvent assurer la descendance de toute une race. Cette pratique génère un appauvrissement du pool génétique, comme de la qualité des gènes disponibles. Pourtant, les herbivores n'ont, jusqu'à présent, guère eu de problèmes de consanguinité…

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Quand les cerfs commencent à jeter leurs bois...

Symboles d’éternité que leur donnait leur remplacement perpétuel, les bois de cerfs vont quitter les têtes qui les portent. De mi-janvier à fin février (et encore bien plus tard pour les plus jeunes), les vieux cerfs vont « jeter leurs bois » et perdre, le temps du refait, leur magnificence. Cette chute des bois est directement liée à deux paramètres : le taux de testostérone d’une part, et la photopériode d’autre part. Cependant, d’autres facteurs interviennent dans le cycle du renouvellement de la ramure, et des accidents, voire des maladies, peuvent le perturber. Les bois tombent quand le taux de testostérone atteint son niveau le plus bas, et ce taux reste faible jusqu’à la fin du printemps, voire le début de l’été. De façon générale, les jeunes cerfs perdent leurs bois plus tard que les adultes. Ainsi, plus la pyramide des âges des coiffés est tirée vers le haut, donc diversifiée, plus la période qui marque la chute des bois au sein d’une population s’étale dans le temps. Il n’est donc pas rare d’observer des mâles qui perdent leurs bois en janvier, alors que d’autres s’en débarrassent fin avril, voire début mai. La testostérone, hormone principalement sécrétée par les testicules, joue ce rôle essentiel dans ce cycle annuel…

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​​​​​​​Le caryotype

En 1948, des chasseurs ayant constaté la grande pauvreté en gibier de leur forêt de 240 ha, décidèrent d'enclore celle-ci. Pour augmenter la population de bêtes noires, alors quasiment détruite, ils importèrent des sangliers de Pologne, et… des truies de race Piétrain de Belgique. Les croisements donnèrent de nombreux sujets roses tachetés de noir, plus prolifiques que leurs cousins sauvages. Mais, malgré les mesures prises, un demi-siècle plus tard, un marcassin rose, taché de noir, sortait encore régulièrement dans l’une ou l’autre des portées. Quarante générations séparaient pourtant ces animaux et cependant, ce phénotype piétrain ressortait encore insidieusement au sein des compagnies, et confirmait la présence de ces gènes anciens dans la population. Aujourd’hui, si ces cas sont effectivement de plus en plus rares, il faut remonter dans les années 1970, quand la prise de conscience de cette pollution génétique, inquiétait les plus clairvoyants des responsables cynégétiques de l’époque, qui firent entrer le caryotype dans la gestion des sangliers sauvages. Il permet d'obtenir une image, au microscope, des chromosomes d'une cellule. Il suffit ensuite de compter le nombre de chromosomes, sachant que plusieurs maladies génétiques se traduisent par la présence d'un chromosome surnuméraire (trisomies). Les éleveurs de sangliers furent donc contraints de caryotyper leurs animaux, et les résultats montraient fréquemment des sujets pollués (38 chromosomes) et métissés (37 chromosomes), qui ont été éliminés systématiquement des élevages…

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​​​​​​​Le rut du renard

Ennemi héréditaire des chasseurs de petit gibier depuis les temps les plus reculés, le renard a résisté à toutes les tentatives de destruction. Aujourd’hui, malgré une régulation nécessaire en certains lieux, il se porte bien à la campagne, mieux encore en ville où il tire, sans grande fatigue, sa pitance. Son taux de reproduction est en général bon, sauf les années où une trop grande humidité règne dans les terriers. Courant janvier, la saison des amours bat son plein, et elle se poursuivra jusqu’à mi-février. Pendant cette période, les testicules des mâles grossissent, atteignant parfois 5 à 6 fois leur volume normal, et au cours de l’œstrus des femelles, qui dure trois semaines, la fécondation ne sera possible que trois jours seulement. Leur vulve est alors enflée, rose, humide, et lors de l’accouplement, le « verrouillage » qui suit la copulation dure jusqu’à 90 minutes. Pendant la saison des amours, les renardes aboient dans la nuit, à l’écoute des réponses des mâles. Quand tout s’est bien passé, les renardeaux naitront dans un terrier, après 52 à 54 jours de gestation. Ils seront, chez les femelles adultes, 4 ou 5, ce qui ne posera pas de problème d’allaitement puisque la renarde aura 8 mamelles à leur offrir. Comme pour toutes les espèces, l’abondance de la nourriture influencera l’importance de la portée, la seule dans l’année. Un renardeau pèse une centaine de grammes à la naissance et un sex-ratio de 1/1 est attribué à l’espèce. A quatre semaines, les jeunes effectueront leurs premières sorties à l’air libre, en restant cependant très proche de la gueule de terrier. Puis, la confiance venant, ils s’en éloigneront, mais toujours sous la surveillance de la renarde, surveillance qu’elle exercera jusqu’à ce que ses petits aient atteint leur maturité, vers l’âge de 9 ou 10 mois.

​​​​​​​Chevreuil : après presque 6 mois de latence...

Pour la chevrette, janvier marque le début du développement du, ou des fœtus, qu’elle porte en elle depuis près de six mois. De trois centimètres début janvier, l’embryon atteindra une vingtaine de centimètres fin mars. Cette diapause embryonnaire a longtemps trompé les anciens, qui croyaient que le rut du chevreuil avait lieu à la fin de l’automne. Dans son incontournable « Livre de la chasse » datant de 1388, Gaston Phébus, comte de Foix et de Béarn, s’exprime en ces termes : « les chevreuils vont à leurs amours en octobre, et leur rut dure environ quinze jours, mais il ne se fait qu’avec une femelle, car toute la saison le mâle et la femelle demeurent ensemble ». Comme pour la martre et la fouine, la chevrette obéit au phénomène de l’ovo-implantation différée. De façon plus explicite, une pro-gestation, appelée encore diapause embryonnaire, d’une durée d’environ 170 jours, précède la gestation proprement dite, qui s’étale, quant à elle, sur une durée de cent trente jours. Pendant toute la première phase, la taille de l’embryon reste stable, et ne mesure que quelques millimètres. Ce n’est que dans la deuxième période que le fœtus va réellement se développer, alors que les rigueurs hivernales sévissent, réduisant considérablement les ressources alimentaires des chevrettes, dont l’alimentation change radicalement de décembre à mars. Une étude baptisée « Cervi’Bauges », menée sur l’alimentation des cerfs, chevreuils, chamois et mouflons, montre bien l’évolution de l’alimentation du chevreuil pendant la saison hivernale. D’un régime quasiment basé sur les plantes herbacées et les semi-ligneux, pendant la période allant d’avril à novembre, on trouve, dans les contenus stomacaux, de décembre à mars, principalement du lierre et de la ronce, qui constituent, pour cette période, la majeure partie de la nourriture des petits cervidés...

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Les grands prédateurs

La question du bien-fondé de la présence des grands prédateurs (ours, loups, lynx pour le moment…), au beau milieu de nos espaces très impactés par l’activité humaine, peut légitimement se poser. De plus, il est évident qu’aujourd’hui, la problématique est devenue beaucoup plus complexe que la vision simpliste des ayatollahs de la biodiversité, qui nous assènent, à longueur de journées, que tout organisme vivant doit absolument retrouver sa place dans notre société. Vu sous un angle purement philosophique, pourquoi pas. Mais imaginons que demain, la fonte des glaces, au pôle nord, permette de mettre à jour un couple de mammouths, congelés dans de suffisamment bonnes conditions pour que des scientifiques avant-gardistes puissent tenter de leur redonner vie, faudrait-il les relâcher dans la nature sous statut de protection intégrale ? Nous n’en sommes pas sûrs du tout. En revanche, ce dont nous sommes certains, c’est que ce débat sur le retour des grands prédateurs est légitimement fondé. En tant qu’acteurs du milieu naturel, ce serait même un devoir de nous y impliquer. Pour ou contre, nous tenterons d’y voir plus clair, mais de prime abord, aucune des deux positions ne doit être frappée d’anathème, c’est évident, et ceux qui disent le contraire sont des dictateurs intellectuels. Certes, avec le retour du loup, de l’ours et du lynx, qui n’exige aucun aménagement, ni aucun effort, certains de nos concitoyens y retrouvent une bonne conscience, faisant fi de la situation dramatique dans laquelle se sont retrouvés des éleveurs, les seuls touchés de plein fouet par la présence des fauves. Mais la biodiversité ce n’est pas que cela, et nos détracteurs se gardent bien de s’attaquer au fond du problème…

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Histoires de cerfs

Le témoignage, que nous a fait parvenir Bernard C., relate l’accident dont a été victime ce cerf. Photographié à plusieurs reprises dans sa région des Alpes-Maritimes, il a disparu pendant la période du brame, à l’automne 2020. Les chasseurs du secteur ont pensé qu’il avait été prélevé, ou, que trop dérangé, il avait quitté les lieux devenus moins accueillant. Mais, le 16 avril 2021, coup de théâtre ! Un piège photographique confirmait que l’animal, en refait, était toujours en vie, blessé certes, mais en bonne voie de guérison. Il avait sans doute, lors d’un déplacement quelques mois plus tôt, été victime d’une collision avec un véhicule, en témoigne la surface de peau qui a été arrachée à son dos. Et puis, le 21 novembre dernier, il a de nouveau été saisi, de nuit cette fois, par l’appareil dissimulé dans sa zone de quiétude, avec un trophée tout à fait normal. Enfin, quelques jours plus tard, fin novembre, un randonneur s’est trouvé quasiment face à face avec l’animal, dont la trace de la blessure est restée bien visible. Avec une élégante architecture de 14 cors, mais avec son seul bois droit, son apparence fait penser à un cerf dans la force de l’âge, porteur d’une 8e ou 9e tête, ce qui lui donne encore l'espoir de laisser derrière lui quelques descendants…

 

 

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Le « bouc de Harris »

Qui pourrait penser que, sous ce nom, se cache l’une des quatre sous-espèces d’antilope de sable, « Hippotragus niger » dite aussi antilope noire, identifiée par Cornwallis Harris en 1836, et initialement appelée « bouc de Harris ». Cette antilope, gibier et trophée d’exception pour un chasseur, qui vit dans l'arrière-pays côtier de la Tanzanie et au sud-est du Kenya, porte le nom de Roosevelt. Elle fut découverte lors du safari Roosevelt, en 1909/1910, mais en fait nommée ainsi en l'honneur de Kermit Roosevelt, le second fils du président américain Theodore Roosevelt, présent tout au long de l'expédition. Au cours de ce safari, le zoologiste américain Edmund Heller a exploré les collines de Shimba, sur la côte du Kenya, et a d'abord décrit cette antilope comme différente du mâle Harris reconnu depuis longtemps. Les biologistes pensaient alors que l'espèce s'étendait vers le sud en Tanzanie, mais il fallait le vérifier. Ce ne fut qu’à la fin des années 1990, avec les premières applications ADN, que l'Institut berlinois de biologie zoologique et de recherche sur la faune (IZW) a commencé à faire des recherches, en comparant des échantillons de tissus d'animaux kenyans et tanzaniens. Et, officiellement publiés en 2002, les résultats ADN confirmaient que les « Sable » de l'est de la Tanzanie sont bien des « Roosevelt ».

Loup : des chercheurs révèlent que le concept de mâle alpha est faux…

La dénomination du terme mâle « alpha » a commencé sur le comportement de loups en captivité. En 1947, un comportementaliste animalier suisse, Rudolf Schenkel, a observé les 10 loups du zoo de Bâle, enfermé dans un enclos de 20 m sur 10. C’est là qu’il a constaté que le mâle et la femelle les mieux classés formaient un couple, et que la hiérarchie pouvait changer. Il a également noté qu’il était possible que, dans les meutes de loups sauvages, les parents et les petits de ces parents constituent la meute, mais cette information avait été ignorée à l’époque. C’est donc ce travail de Schenkel qui a donné naissance au terme « loup alpha », car : « En contrôlant et en supprimant continuellement tous les types de concurrence au sein du même sexe, les deux « animaux alpha » défendent leur position sociale », avait-il écrit. D’autres recherches sur les loups ont suivi dans les années 1960, mais toujours sur des loups captifs. Un livre, écrit par le Dr L. David Mech, scientifique et chercheur, intitulé « The Wolf : Ecology and Behavior of an Endangered Species », publié en 1970 a contribué à populariser le concept alpha, mais son auteur a depuis déclaré « que les informations incluses dans le livre étaient obsolètes, y compris l’idée d’un loup dominant mâle alpha ». En 1999, il avait bien tenté de corriger le malentendu autour de la hiérarchie sociale des loups, après avoir étudiés les loups sauvages sur l’île d’Ellesmere, au Canada, où une meute avait commencé à s’acclimater à sa présence et il confirmait que : « Dans les meutes de loups sauvages, le mâle et la femelle alpha ne sont que les animaux reproducteurs, les parents de la meute, et les tentatives de domination avec d’autres loups sont rares, si elles existent. Pendant mes 13 étés à observer la meute de l’île d’Ellesmere, je n’ai vu aucune tentative de domination. Dans la nature, les jeunes loups quittent la meute pour trouver des partenaires avec lesquels se reproduire et former de nouvelles meutes… Lorsque les loups sont en couple, ils sont monogames et ne changent généralement pas de partenaire, à moins que l’un des deux ne disparaisse. Ainsi, le mâle et la femelle dominent la meute et décident qui mange en premier, simplement parce qu’ils sont les parents du reste du groupe… ». Alors que la plupart des gens qui s’intéressent aux loups pensent que les meutes sauvages suivent une hiérarchie stricte, avec le couple alpha en haut de la hiérarchie, un bêta agissant comme garde du corps pour protéger le couple alpha et même un oméga qui pourrait être défini « bouc émissaire du groupe », il semblerait que ce concept soit totalement faux en réalité…

​​​​​​​22 ans après sa disparition, le bouquetin ibérique étend son aire de répartition

Réintroduit du côté français, le bouquetin ibérique se porte bien, très bien même puisqu'un jeune mâle a été aperçu côté espagnol du massif pyrénéen. Il a été observé, pour la première fois depuis 22 ans, par des agents espagnols, dans le Parc national d’Ordesa Monte Perdido. L’animal aurait traversé la frontière du côté de Cauterets ou de Luz-Saint-Sauveur et serait remonté vers le nord depuis la Sierra de Guara. « Nous sommes dans la période de rut et les mâles bougent pour aller trouver des femelles » a précisé Eric Sourp, le responsable du programme de réintroduction des bouquetins ibériques, au Parc national des Pyrénées, qui a ajouté : « C'est une bonne nouvelle, on voit qu'ils circulent et ils pourraient ainsi coloniser les Pyrénées espagnoles… ». Côté français, le bouquetin ibérique n’était plus présent depuis un siècle, et fut réintroduit en 2014 avec un premier lâcher de 16 animaux. Plus petit que le bouquetin des Alpes, le bouquetin ibérique est adapté à la vie en montagne grâce à ses pattes robustes et ses sabots qui  « collent » à la roche. Aujourd’hui, selon les spécialistes qui le suivent, 335 spécimens sont présents sur le parc national des Pyrénées, et, compte tenu du taux de reproduction de l’espèce qui est de l'ordre de 20% par an, ce nombre pourrait doubler dans les 5 ans. Pour conforter ces bons résultats, un nouveau lâcher de 10 femelles et 2 mâles est programmé au printemps 2023, à Gavarnie-Gèdre.

Sanglier : les deux font le père

C’est d’évidence le moment d’en parler puisque le rut du sanglier bat son plein. A l’opposée du boutoir, dernière et arrière-partie du sanglier mâle, les attributs sexuels ont longtemps alimenté bien des fantasmes. Comme il est toujours osé de traiter ce sujet, voyons la suite… Les testicules du sanglier sont situés à l’extérieur de la cavité abdominale, et sont protégés par une poche cutanée, le scrotum, formé de 2 couches (la peau, puis une couche interne nommée fascia superficiel). Cette position leur permet de rester à une température légèrement inférieure à celle du corps, condition indispensable à la formation de spermatozoïdes viables. Ils sont donc les principaux organes de la reproduction chez les mâles, et assurent la fabrication des spermatozoïdes. La maturation de ces derniers se fait en quelques jours durant leur cheminement de l’épididyme vers l’ampoule déférentielle, où ils sont stockés jusqu’à l’éjaculation. Les testicules produisent aussi une hormone, la testostérone. Celle-ci assure diverses fonctions dont un rôle prépondérant dans le développement des caractères masculins. Elle stimule également le développement des organes annexes de l’appareil reproducteur, et possède un effet stimulant sur l’anabolisme des protéines. Comme chez tous les mammifères, la reproduction sexuée se caractérise par une fécondation interne qui nécessite une introduction des gamètes mâles et femelles. Le développement embryonnaire est donc en étroite relation avec l’organisme de la mère. Il est l’aboutissement de la viviparité, qui est une acquisition des mammifères, quand ils se sont affranchis du milieu aquatique pour la reproduction, qui devient possible à partir de la puberté, avec la mise en action des gonades. L'émission de sperme par éjaculation résulte d'une stimulation nerveuse centrale adrénergique, entraînant une contraction des muscles lisses des épididymes, des canaux déférents, des vésicules séminales et de la prostate, de telle sorte que les spermatozoïdes arrivent dans l'urètre (où ils se mélangent aux sécrétions des vésicules séminales et de la prostate) d'où ils sont expulsés en jet. Chez les animaux, il y a synthèse d'un peu de DHEA dans les surrénales, sans sécrétion. Seul l'homme et les singes supérieurs (gorilles et chimpanzés) ont une sécrétion surrénalienne importante de DHEA. L’exception naturelle vient de notre sanglier, qui sécrète également un peu de DHEA et ce phénomène est encore inexpliqué (Baulieu E.E., Fabre-Jung, 1967 « A secretory product of the boar testis »…

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L’agressivité des grands animaux sauvages

Ce titre nous amène à nous pencher sur l'agressivité animale, dont les chasseurs sont susceptibles de subir les effets, et l’accident qui s’est produit dans la Meuse, le week-end dernier, nous le rappelle. En d’autres lieux, évidemment, en affrontant les grands carnivores sauvages, la confrontation est inéluctable, ceux-ci répondant à toute agression par une contre-offensive déterminée. Il vaut donc mieux tuer immédiatement le lion, le buffle ou l'éléphant, car leur recherche, en cas de blessure peut vite devenir périlleuse. Chez nous, ours et loups mis à part, nos plus grands animaux ne sont pas des prédateurs, mais des proies. Attention cependant, car même affaiblies, elles n'ont guère de goût à se laisser croquer sans défense. Elles utilisent alors les moyens dont elles disposent pour faire face à leur prédateur, attitudes et réponses belliqueuses appropriées des mâles pour le plus grand nombre, et coups de pattes pour les grandes femelles herbivores…

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Sanglier : les gros ne sont plus rares, mais les nains ?

Lors d’une battue, dernièrement, un chasseur posté, respectueux des consignes, tire un petit sanglier qui se présentait seul sur la ligne. Il arrivait quelques minutes après le passage d’une compagnie. A son coup de carabine, le chasseur constate que l’animal prend la balle, tombe inanimé deux secondes, se relève brusquement et disparaît dans la végétation. Une demi-heure plus tard, à l’approche des traqueurs, un fox qui avait pris les devants remonte la voie et disparaît à son tour sous les fourrés. Plusieurs minutes se passent et soudain, à une centaine de mètres, un léger récri se fait entendre, puis un second plus intense. Quelques secondes de silence et de nouveau la petite voix du chien qui donnait toujours à la même place. Sur la ligne, que le chef de traque venait d’atteindre, le tireur donnait ses explications : « j’ai tiré un petit sanglier haut comme ça » affirma-t-il en montrant la hauteur de sa botte. « Ne bougez pas, j’y vais » dit le responsable aux chasseurs postés et aux autres traqueurs, et accompagnés de ses deux bassets vendéens et de son seul couteau de chasse pour servir l’animal blessé, il pénètre dans le sous-bois…

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Dégâts de gibier, enclos de chasse : un décret qui encadre !

Le gouvernement vient (enfin) de publier, plus de deux ans après la consultation publique ouverte entre février et mars 2020, le décret relatif à « la maîtrise des populations de grand gibier ». Mais n’y figure plus la mesure la plus polémique, qui devait faciliter la chasse du sanglier à partir du 1er juin. Le texte a pour but de modifier quelques règles du Code de l’environnement pour tenter de limiter la prolifération du grand gibier, principalement le sanglier et les dégâts qu’il cause. En mars 2019, un rapport signé du député Alain Perea (Aude) et du sénateur Jean-Noël Cardoux (Loiret) ouvrait des pistes, et s’appuyant sur elles, l'OFB nouvellement créé, présentait un projet proposant des modalités d’incitation à la maîtrise des populations de grand gibier et à la prévention des dégâts agricoles. Ce projet, approuvé par le CNCFS en février 2020, était ensuite soumis à la consultation publique, mais a soulevé d’innombrables protestations. En cause, une disposition qui prévoyait de faciliter la pratique de la chasse avant l’ouverture officielle le 15 août, en supprimant l’autorisation préfectorale individuelle de chasse pour le sanglier et le chevreuil nécessaire pour chasser ces deux espèces à partir du 1er juin. Comme l’a expliqué le ministère dans une réponse à une question parlementaire, en juin 2020, la possibilité de commencer la chasse au sanglier en juin existe déjà actuellement, mais elle est soumise à autorisation préfectorale, relativement souple au demeurant, puisque le silence de l’administration à réception de la demande, vaut autorisation en 5 jours seulement. C’est donc cette disposition qui a fait reculer le gouvernement, et il l'a supprimé. Les autres mesures adoptées concernent les ACCA : le décret prévoit que, désormais les Centres régionaux de la propriété forestière seront sollicités par le ministre pour établir qu’un département doit obligatoirement comporter des ACCA. Quant au reste du décret, il concerne la réglementation des « enclos de chasse » prévue par la loi du 24 juillet 2019, dont la gestion doit être soumise à un « plan ». Il détaille les modalités de ce plan de gestion : interdiction de « lâchers de sangliers », sauf « au sein des terrains clos des établissements professionnels de chasse à caractère commercial ». Est également interdit, désormais, le « nourrissage en vue de concentrer des sangliers sur un territoire ».

Pour voir le décret : c’est ICI