Champagne Laurent Courtillier

Créé en 1994, le domaine Laurent Courtillier est situé dans le vignoble AOC (Appellation d'Origine Contrôlée), en plein cœur de la Côte des Bar, en Champagne. Chez ce « Récoltant-Manipulant », les cuvées sont élaborées dans le plus grand respect de la tradition champenoise, de la taille manuelle à l’assemblage, et, après vieillissement, à la mise en bouteille au domaine. Pour en savoir plus sur ces Champagne de caractère de la Côte des Bar, c’est ICI

Vers un statut juridique des conducteurs de chiens de sang ?

Toujours très actif dans tout ce qui concerne la chasse, le sénateur Jean-Noël Cardoux a adressé une question écrite (JO Sénat du 19 janvier) à l'attention de la Secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et de la cohésion des territoires. En voici la teneur : « Chaque année, plus de 30 000 recherches d'animaux sont effectuées par des conducteurs de chiens de sang. Elles permettent de récupérer près de 500 tonnes de venaison, de limiter les souffrances inutiles des animaux blessés et de prévenir les risques sanitaires véhiculés par les carcasses. La loi 2000-698 du 26 juillet 2000 relative à la chasse, codifiée à l'article L.420-3 du code de l'environnement, définit l'intervention de chiens de sang comme « la recherche d'un animal blessé ou de contrôler le résultat d'un tir sur un animal », excluant cette activité de l'acte de chasse…

Cependant, en 2023, aucun texte ne définit clairement ce qu'est un « conducteur de chiens de sang ». La loi renvoie simplement aux schémas départementaux de gestion cynégétiques (SDGC) la responsabilité d'inclure la recherche au sang du grand gibier dans ses actions, en vue d'améliorer la pratique de la chasse. Dans les faits, un agrément associatif est nécessaire pour intervenir dans ce domaine. Bien que l'Union nationale pour l'utilisation de chiens de rouge (UNUCR) délivre un agrément reconnu pleinement par l'OFB et l'ONF, des associations, moins scrupuleuses et moins exigeantes sur les conditions d'obtention de l'agrément, se sont créées dans certains départements. Pour développer cette activité, primordiale pour la bonne gestion cynégétique, favoriser le recrutement de nouveaux conducteurs et éviter les abus, une harmonisation et une définition réglementaire semblent nécessaires. Les exigences déjà formulées par l'UNUCR, comme l'absence de condamnation préalable en matière de chasse, la validation du permis de chasser, l'engagement éthique, l'assurance spécifique ou encore l'éducation des chiens soumise à une épreuve, pourraient être reprises. Ainsi, il aimerait savoir (le sénateur Cardoux) ce que le Gouvernement compte mettre en œuvre afin de définir un réel statut des conducteurs de chiens de sang ». 

​​​​​​​Pour les chiens, 2023 est l’année des « U »

En France, l’identification d’un animal est obligatoire. Elle lui permet d’avoir sa propre identité et de prouver son lien avec son propriétaire. Tous les chiens doivent être identifiés, et c’est l’I-CAD, sous délégation du ministère de l’Agriculture et de l'Alimentation, qui administre le fichier national d'Identification des Carnivores Domestiques. Cette identification est réalisée par un vétérinaire, par insertion d’une puce électronique (transpondeur) et le numéro correspondant est inscrit dans le carnet de santé ou le passeport européen de l'animal. Le vétérinaire, à chaque consultation, lit la puce grâce à un lecteur et vérifie la conformité des documents du chien. Cet appareil est également utilisé pour reconnaître un animal perdu. Cependant, en plus du numéro de la puce, il vous faudra baptiser votre chien en vue de son inscription au LOF, s’il est de race, et cette année 2023, les noms devront commencer par la lettre « U ». C’est une tradition qui date de 1926 et qui a été décidée par la Société Centrale Canine (SCC). Elle a mis en place cette règle du lettrage par année pour les chiens, afin de mettre de l’ordre dans le registre des naissances. Cependant, certaines lettres trop compliquées ou ne permettant pas une diversification assez large des noms, ont été retirées de la liste. Ce système permet de retrouver l’année de naissance d’un animal à partir de son nom, quelle que soit sa race. Bien entendu, il n’y a aucune obligation à se soumettre à cette règle si votre chien n’est pas destiné à être inscrit au LOF, mais rien ne vous empêche de lui donner un nom qui commence par la lettre de l’année. Voici quelques suggestions de nom pour cette année 2023 : Uzes, Uta, Uschaïa, Ursane, Urkyn, Utah, Uschi, Urscha, Urlane, Uzi, Utaja, Uschie, Urschel, Urle, Uziel, Utak, Urley, Uzik, Utan, Uscott, Ursel, Urly, Uzo, Utawa, User, Ursela, Urma, Uzola, Ursella, Urman U'Zoom, Utcha, Ursetta, Urmann, Uzou, Ute, Ushana, Ursia, Urmeli, Uzy, Uter, Usher, Ursie, Urmelle, Utzo, Ubane, Ubix, Umana, Umi, Unal, Umanie, Unate, Unik, Ulyne, Umar, Urgo, Upson…

« Guide pratique des premiers secours canins » de la FACCC

Quelle bonne idée a eu la FACCC de préparer ce petit fascicule riche d’enseignement et de renseignements. Sans prétention technique, il est la base des premiers gestes à faire en cas de problème avec un chien, dans les troubles les plus courants qu’il est susceptible de rencontrer en, et hors action de chasse. De la trousse de secours au transport et déplacement d’un chien blessé, les atteintes les plus courantes sont traités en trois phases : symptômes et description, les bons gestes à faire, les gestes à éviter ou le matériel nécessaire pour prodiguer les premiers secours d’urgence, avant l’arrivée du chien malade ou blessé chez le vétérinaire. Les pathologies traitées sont : arrêt cardiaque, chenilles processionnaires, coup de chaud, dilatation et torsion d’estomac, état de choc, éventration, hémorragie interne, hypoglycémie, fracture de membre, morsure de serpent, plaie, plaie hémorragique, pneumothorax, problème oculaire. Les conseils pratiques : transporter un chien blessé, improviser un brancard, improviser une muselière, bon à savoir et à faire. Pour se le procurer, s’adresser à son AFACCC départementale.

Ces vieux sangliers… qui effraient les chiens

Bien souvent, les grands vieux sangliers semblent inspirer aux chiens une véritable répulsion, certains refusant même de les chasser. Lorsqu’on a remisé un de ces animaux, dont la mauvaise réputation n’est pas surfaite, on voit souvent le rapproché mollir au fur et à mesure que les chiens approchent de la bauge. Si les plus besogneux restent prudemment à distance, les moins courageux prennent quelquefois le contre en hérissant le poil, et même au besoin empaument avec entrain la voie d’un animal habituellement méprisé. Il faut donc aller au contact, reprendre les chiens en main de façon à ce qu’ils vous ramènent à la bauge. Là, deux cas de figures se présentent : soit l’irascible décampe, soit il prend le temps de se vider, créant un ferme spontané de quelques dizaines de secondes…

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Rencontres Saint-Hubert : en « Spaniel », la France championne du Monde par équipe, et vice-championne en individuel

Organisés chaque année par la FCI (Fédération Cynologique Internationale), les championnats du monde des Rencontres Saint-Hubert ont eu lieu le week-end dernier. L’Italie était en charge de cette épreuve, qui s’est déroulée… en Serbie, sur les terrains de la région de Nis. Cinq Français étaient sélectionnés pour représenter notre pays dans les catégories suivantes : - chasseurs avec chiens d'arrêt ; - chasseresses avec chien d'arrêt ; - chasseurs (resses) avec spaniel. Le vendredi était consacré aux field-trials pour chiens d'arrêt, le samedi aux championnats du monde des Rencontres Saint Hubert et le dimanche se déroulait la seconde partie des championnats du monde de chiens d'arrêt. L'équipe de France est revenue avec un titre de championne du monde par équipe en « spaniel », et un titre de vice-champion en individuel « spaniel ». Trente-deux nations participaient à ces épreuves de très haut niveau, où les meilleurs de chaque pays avaient été sélectionnés. Pour la France, en individuel, dans des conditions difficiles, sur un terrain roulant avec une végétation rase et grillée, les oiseaux partaient au loin. Les deux finalistes ayant prélevé 2 oiseaux avec à chaque fois une seule cartouche, alors que plusieurs concurrents n'ont pas été en présence, la différence s'est faite ailleurs. Le concurrent Serbe ravit la première place à Bruno Trémoulinas qui termine donc second avec le titre de vice-champion du monde en Spaniel. En revanche, en équipe, le duo Grégory Palix/Bruno Trémoulinas tira parfaitement son épingle du jeu, puisqu’elle décrochait le titre de championne du monde. Voilà qui mérite les plus chaleureuses félicitations !

La gestion du sanglier par la chasse aux chiens courants

Que l’on soit pour ou contre les chiens courants, leur incontestable efficacité n’est plus à prouver. Si la méthode est souvent controversée dans les régions où le sanglier n’est plus qu’un animal de tir, partout ailleurs, cette forme de chasse relève de l’art. Que feraient les retrievers et autres terriers, détournés de leurs fonctions initiales, dans les moyennes montagnes de l’arc méditerranéen ou du Massif Central, où il faut pousser les bêtes noires jusqu’aux postes souvent éloignés de plusieurs kilomètres. Voyons donc pourquoi les chiens courants ne sont pas un obstacle à une gestion raisonnée de l’espèce sanglier…

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Le premier mémorial dédié aux « Chiens héros civils et militaires » a été inauguré à Suippes (Marne)

Le 20 octobre dernier, une cérémonie dans la grande tradition militaire, a été organisée à Suippes (Marne) : l’inauguration d’un mémorial dédié aux chiens héros, civils et militaires. La ville n’a pas été choisie au hasard, car Suippes est la base du 132e Régiment d'infanterie cynotechnique (RIC), premier chenil militaire d'Europe, fort de 550 chiens. La réalisation du monument intitulé « Frères d'arme », une sculpture en bronze, est due au sculpteur franco-colombien Milthon. Elle a été financée à hauteur de 150 000 euros par la Société centrale canine (SCC), à l'origine du projet, qui a bénéficié de l'appui de l'Armée de terre et de la commune de Suippes. « Au-delà de ce devoir de mémoire, ce mémorial est l'emblème du travail admirable de nos chiens au service de l'homme, du chien visiteur dans nos hôpitaux au chien de patrouille dans les montagnes d'Afghanistan… » déclarait le président de la SCC, Alexandre Balzer, en présence de nombreux représentants des forces armées, de personnalités cynophiles et de militaires du 132e RIC...

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Un chien polyvalent : le Wachtelhund

Ce chien d’oysel, qui est arrivé en France vers le 8e siècle avec les invasions barbares, a connu un succès fulgurant. La « loi des frisons », édictée par Charlemagne en 802, précisait : « Que celui qui a tué un chien d'oysel (canem acceptorium) ou un petit braque (braconeur parvum) compose avec 4 sous ». Le chien d’oysel, abondamment cité dans le livre de la chasse de Gaston Phoébus, écrit entre 1383 et 1388, est à l’origine de tous les spaniels et épagneuls, ses descendants les plus proches étant l’épagneul de Pont-Audemer, qui a conservé ses frisettes sur la tête, et l’épagneul français. L'appellation allemande « Wachtelhund » signifie « chien de caille » pour rappeler ses origines, mais son nom officiel est « chien d’Oysel allemand »…

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Chiens : clubs de races, éleveurs, attention une menace plane !

L’affaire est encore purement norvégienne, mais pourrait bien, et c’est la crainte de la FCI, déborder et toucher l’ensemble de la réglementation européenne, jurisprudence oblige. En janvier 2022, le Norwegian Kennel Club, le Norwegian Bulldog Club, le Norwegian Cavalier Club et six éleveurs ont été poursuivis en justice par la Norwegian Society for Protection of Animals (NSPA) pour « violation de la Section 25 du Animal Welfare Act ». Cet article stipule que « … Lors d’un contrôle : 1) Un inspecteur peut exiger du titulaire d'une licence qu'il produise pour inspection tout dossier qu'il est tenu de conserver en vertu d'une condition de la licence. 2) Lorsque les dossiers qu'une personne est tenue de conserver sont stockés sous forme électronique, l’inspecteur peut exiger que les dossiers soient mis à disposition : sous une forme visible et lisible, ou sous une forme à partir de laquelle ils peuvent être facilement produits sous une forme visible et lisible. 3) Un inspecteur peut inspecter et prendre des copies de tout dossier produit pour inspection conformément à une exigence prévue au présent article ». Sur ce litige administratif, le 31 janvier 2022, le tribunal de district d'Oslo a constaté que les trois clubs et les six éleveurs avaient tous enfreint la loi, et donnait raison à la NSPA. L’ampleur des conséquences possibles a déclenché un pourvoi en appel de ce jugement qui a commencé le lundi 19 septembre 2022, devant le Tribunal d’Oslo. Pour Tom Martinsen, président du Conseil d'administration du NKK : « Cette affaire est capitale et, quelle que soit son issue, il est certain qu’elle conduira à des changements majeurs ». Quant à Yves de Clercq, directeur exécutif de la FCI, il a écrit aux membres et partenaires : « Comme nous vous en avions informé précédemment, ce procès pourrait affecter la cynologie européenne/internationale. Croisons les doigts pour nos amis norvégiens… ».

Le travail du rapprocheur

Un bon rapprocheur doit être modulant de voix, car ce sont ses récris appliqués qui permettront aux chasseurs de suivre le rapprocher, jusqu’au moment du lancer. Il doit ensuite mener d’assurance jusqu’à ce qu’il soit épaulé par les courants qui, progressivement, prendront le relais de la menée. Fin de nez, pas trop rapide, il mènera, comme disaient les anciens « plus avec son nez qu’avec ses pattes ». Enfin, il faut au rapprocheur une troisième qualité : la sagesse, lorsque le conducteur va « frapper aux branches ». C’est là que le chien prendra connaissance du sentiment, puis suivra la coulée lentement et s’assurera de la voie. Enfin, quatrième qualité requise, il faut qu’il soit de change. Le rapprocheur ne doit pas quitter la voie sur laquelle il a été lâché, auquel cas tout le travail du pied qui a précédé, ne servirait à rien. Rembucher un fort quartanier et attaquer une bête de compagnie transforme la partie de chasse et n’amène que déception. C’est probablement là, la plus grande difficulté de l’éducation d’un rapprocheur…

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Chiens courants : aptitudes et qualités…

Le chien courant idéal n’existe pas encore et c’est tant mieux, car si c’était le cas, la fin de nos belles races serait signée… Alors, il faut passer par le compromis, et trouver dans le chien que l’on souhaite, le meilleur de ses aptitudes et de ses qualités. L’aptitude, c’est la disposition naturelle à faire quelque chose. Si elle n’est pas innée, elle peut s’acquérir par l’éducation, mais les modifications souhaitées ne seront fixées que lorsque l’on fait reproduire des sujets qui les possèdent. Eduquer et faire naître deviennent donc des activités qui demandent une connaissance appropriée. Cependant, l’acquéreur d’un chiot ne doit pas perdre de vue que cette qualité ne se manifeste que si elle est sollicitée. Elle peut donc s’estomper, voire disparaître, si elle n’est pas utilisée. Dans le domaine des qualités, elles sont pléthores chez le chiot, encore faut-il les découvrir et les développer. Cela revient à parler des caractères, « primaire » pour la partie physique, et « secondaire » pour le cérébral. La « fabrication » de statues n’a, hélas, pas rendu service à certaines races, pour lesquelles les jugements des qualités secondaires sont passées au second plan. Cette négligence au niveau du mental, conduit souvent à une dégénérescence néfaste. La vénerie, qui est probablement l’un des arts les plus anciens, contribue au plus haut point à la conservation des qualités naturelles du chien courant. Elle a su garder et promouvoir des caractères qui, sans elle, auraient sans aucun doute disparu. Cela nous amène à la priorisation. Le travail d’abord, puis, quand les qualités sont bien fixées et susceptibles d’être transmises, il sera alors temps d’améliorer le physique pour faire rentrer les sujets dans les standards de sa race.

Peut-on soigner l’arthrose chez le chien ?

Maladie dégénérative des articulations, elle touche aussi une proportion non négligeable de nos chiens de chasse. Les laboratoires Vetoquinol, spécialistes français de la recherche et du développement de produits vétérinaires, distribuent sur le marché un complément alimentaire destiné à soulager l’arthrose chez nos compagnons à 4 pattes, lorsqu’ils commencent à vieillir ou qu’ils ont fait l’objet d’un traumatisme articulaire : le « Flexadin Advanced ». L’efficacité du traitement médicamenteux de l’arthrose suscite malgré tout cette interrogation : pourquoi pose-t-on autant de prothèses chez les humains si d’autres solutions existent ? Et si ça ne fonctionne pas pour l’homme, quid du domaine vétérinaire ?

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Indispensable pour nos chiens : la trousse de premiers secours

Morsures, piqures, plaies aux coussinets et accidents divers sont courants, surtout en période de chasse, et principalement celle du sanglier. Voyons quelles sont les urgences les plus fréquemment rencontrées… Entre le moment de l’accident et l’arrivée chez le vétérinaire, la survie d’un chien ne tient quelquefois qu’à un fil… qui se trouve dans une trousse de premiers secours. Une réaction rapide, bien que provisoire, peut sauver la vie. L’accident de plus courant est l’intoxication. C’est bien connu, les chiens ont tendance à avaler tout ce qu’ils trouvent, et même boire dans une flaque le premier liquide venu, même s’il est chargé de pesticides ou autres poisons. Une intoxication se reconnaît par plusieurs symptômes : abattement brutal, tremblements et convulsions, paralysie ou raideur des membres, fièvre, diarrhées et vomissements, forte salivation, difficultés respiratoires… Dans ce cas, identifiez, si possible, le type du produit absorbé, et foncez chez le vétérinaire qui pourra traiter avec le bon antidote. Viennent ensuite les piqures et morsures. Plus fréquentes l’été et en début d’automne au moment de l’ouverture de la chasse, la guérison du chien dépendra, là aussi, de la rapidité d’intervention. Que ce soit une morsure de serpent, une piqure d’insecte, des morsures infligées par d’autres chiens ou par un animal sauvage, il convient, dans tous les cas, d’agir vite sans pour autant se précipiter. S’il s’agit d’une morsure de serpent, ne tentez pas de retirer le venin vous-même. Cependant, évitez tout effort à l’animal afin de ne pas accélérer son rythme cardiaque, ce qui favoriserait la progression du venin dans l’organisme. Ensuite, menez-le chez le vétérinaire qui mettra en place le traitement adéquat (antalgique, antivenimeux, anti-coagulant, cortisone, perfusions, etc…). Dans le cas de piqûres d'insectes, celles de guêpes et frelons peuvent être dangereuses, car certains chiens sont allergiques. Si quelque temps après la piqûre, votre compagnon présente un gonflement de la zone (souvent au niveau de la bouche car il essaye de « gober » l'insecte), il risque de faire un « œdème de Quincke » ainsi qu'un choc allergique. Si vous constatez ces symptômes, rendez-vous d'urgence chez le vétérinaire le plus proche qui fera des injections afin de stopper la réaction allergique. Quant aux morsures d'animaux sauvages ou de chiens, et bien que les dégâts semblent souvent peu importants, c’est en général plus grave qu’on ne le pense. Il peut en effet y avoir des lésions internes (déchirures de muscles, perforation d'organe) qui peuvent dégénérer en abcès. Dans ce cas, un traitement soigneux ainsi que des antibiotiques seront nécessaires à la guérison du chien. Cela nous amène à la trousse de première urgence, qu’il est recommandé d’avoir en permanence sous la main. Le contenant sera du volume d’une boite à chaussures, solide et étanche. Sur le couvercle, vous inscrirez les coordonnées d’un ou de plusieurs vétérinaires susceptibles d’intervenir, et une fiche pour votre ou vos chiens, avec leur âge, poids et problèmes connus, tatouages et adresse. Les principaux éléments, indispensables pour porter les premiers secours, sont : des compresses pour nettoyer, panser et protéger (proscrire le coton qui laisse des fibres) ; une solution antiseptique de type bétadine ou de l’eau oxygénée (indispensable) ; des bandes pansement adhésives pour réaliser un pansement provisoire ; un sérum physiologique pour désinfecter les plaies ; des seringues pour rincer les plaies ou pour hydrater le chien, ou l’alimenter ; du charbon, type charbon de Belloc en cas d’ingestion de toxiques et du Smecta contre les diarrhées ; une pince à tiques, une pince à épiler, des ciseaux et des gants, un thermomètre, une loupe ; une muselière (les chiens les plus doux peuvent mordre en cas de douleur). Cette liste n’est pas exhaustive et, quoi que vous fassiez, il faudra vous rendre chez le vétérinaire au plus tôt. Avoir une trousse d’urgence n’est qu’un atout supplémentaire…

Naissance des premiers chiots génétiquement modifiés et clonés

En combinant l’édition génétique au clonage somatique par transfert nucléaire, des chercheurs coréens de la société Toolgen, ont fait naitre des beagles dont les gènes modifiés sont plus stables et se répartissent plus uniformément, dès la première génération. L’avantage de cette technologie serait l’élimination de gènes responsables de maladies, ou encore l’amélioration de facultés cognitives et physiques. Les deux chiots sont apparemment en bonne santé. Le manque de diversité génétique conduit souvent à l’apparition plus fréquente de mutations phénotypiquement récessives. La technique de ToolGen pourrait ainsi modifier ces gènes sans risquer d’altérer d’autres traits, et conserver la pureté de la race canine. La technologie pourrait aussi contribuer à la sauvegarde et la conservation de la biodiversité, en l’appliquant à des espèces menacées d’extinction. Pour leur survie, certaines espèces, peu nombreuses en individus, se reproduisent entre parents proches. La consanguinité engendre alors une apparition plus fréquente de pathologies génétiques, et constitue de ce fait une menace de plus pour la survie de ces espèces. La technologie coréenne pourrait potentiellement pallier ce problème, en éliminant les mutations pathogènes.