Après une saison de chasse, il faut déjà penser à la suivante et à l'avenir de l'élevage. Plusieurs situations peuvent se présenter, du chasseur débutant, sans chien, jusqu'au chasseur déjà équipé et qui cherche à élargir ou renouveler son élevage, souvent en raison du vieillissement des animaux. Pour ceux qui sont décidés à élever, plusieurs questions se posent, notamment le choix des reproducteurs. En élevage, le choix initial est essentiel. La première chienne acquise n'est pas toujours idéale pour démarrer.
Il est donc recommandé de suivre quelques règles d'or pour éviter pertes de temps, fatigue, dépenses inutiles, et surtout découragement. Premièrement, il est indispensable d'avoir un intérêt marqué pour une race ou un type spécifique, avec une compréhension approfondie de leur histoire. Commencer avec des sujets de qualité inférieure rendra difficile la production de descendants prometteurs. De plus, des connaissances de base en génétique, en alimentation et en techniques d'élevage sont extrêmement utiles. Déterminer la lignée sanguine que l'on souhaite développer est primordial. Même si une chienne ne semble pas exceptionnelle, utiliser une lignée bien documentée est souvent plus bénéfique.
En effet, même si deux grands champions sont croisés, leurs descendants ne sont pas garantis de devenir champions eux-mêmes, d'où l'importance de l'origine. Cette approche réduit considérablement les erreurs potentielles, même si les premières portées peuvent ne pas répondre aux attentes. En élevage, le succès est progressif et les bons résultats ne sont pas toujours immédiats. Environ 20% des descendants d'un bon sujet peuvent transmettre ses qualités, ce qui montre que la sélection est rare et précieuse. À partir de là, le travail génétique peut commencer. Les meilleurs résultats proviennent souvent d'accouplements entre individus consanguins ou étroitement liés, car cela permet de fixer les qualités désirées par sélection. Cependant, cette technique comporte des risques importants et nécessite une expertise afin d'éviter de fixer des défauts ou des malformations graves, comme la dysplasie de la hanche due à des gènes récessifs. Démarrer un élevage requiert donc une approche réfléchie, basée sur une connaissance approfondie de la race choisie, des principes génétiques de base, et un engagement à long terme pour obtenir des résultats de qualité, et pour ça, des éleveurs qui ont fait leurs preuves seront d’excellents conseillers.
Côté chiens: races, élevage, éducation, soins



Jeter la dépouille d'un animal dans une poubelle, un égout ou tout autre lieu est également interdit et peut être puni d'une amende de 3 750 €. La législation impose désormais le recours à l'incinération collective ou individuelle ou pour les animaux de plus grande taille, à l'équarrissage. Les démarches doivent être effectuées dans les 48 heures qui suivent le décès. De plus, le décès doit être déclaré au fichier national d'identification des carnivores domestiques depuis le site de l'I-Cad, dans l’espace « Détenteur ». Les animaux de petite taille (chats, chiens, etc.) doivent être incinérés. Pour ce faire, vous pouvez contacter directement un crématorium animalier, ou confier la dépouille à un vétérinaire qui se chargera de le faire incinérer. Il faut savoir que la crémation est un service payant, et les crématoriums proposent généralement les prestations suivantes :
Vous ne pouvez pas, dans ce cas, récupérer les cendres, qui sont ensuite dispersées dans un lieu privé, en général un jardin du souvenir détenu par le crématorium animalier,
Les chiens ne sont pas de simples outils ou assistants : ils sont des compagnons fidèles, des partenaires indispensables et, souvent, des membres à part entière de la famille du chasseur.
Pourquoi ce lien est-il si fort ? Voyons plus en détail les aspects historiques, affectifs et fonctionnels. Depuis des millénaires, l’homme et le chien coopèrent dans le cadre de la chasse. Cette relation remonte à l’époque de la domestication pour en faire des compagnons, puis des alliés. À travers les siècles, le chien a été sélectionné et entraîné pour devenir un auxiliaire spécialisé, capable d’accomplir des tâches variées : pistage, poursuite, rapport, déterrage... Cette longue histoire commune a renforcé le lien entre l’homme et l’animal, en instaurant une dépendance mutuelle. Pour le chasseur, le chien représente bien plus qu’un animal de travail : il incarne cette tradition ancestrale et ce partenaire irremplaçable dans l’art de la chasse. En retour, le chien trouve dans cette relation une raison d’être, une satisfaction de ses instincts naturels, et un cadre où il peut exprimer ses talents...
- les aboiements, qui relèvent d’un état émotionnel de joie, de peur ou de colère. Ils sont dus à une vibration des cordes vocales provoquée par une expiration brusque de l’air, rendue plus forte et amplifiée par la caisse de résonance constituée par la bouche et le pharynx ;
Si, au repos, la fréquence respiratoire chez le chien de taille moyenne, est de l’ordre d’une vingtaine de phases par minute, elle augmente très rapidement avec un travail musculaire intense, et la poursuite d’un gibier en est un. Ainsi, le volume d’air absorbé, qui est d’environ de 1 à 1,5 litre d’air par respiration, soit de trente à quarante litres par minute, peut passer à une centaine de litres. Or, comme le passage en gorge reste de même dimension, la vitesse de l’air expiré est quasiment multipliée par deux et demi, occasionnant ainsi une élévation de la fréquence du son, donc des tons. C’est la raison pour laquelle, en pleine course, un chien courant aura un timbre de voix plus élevé, son organisme nécessitant un apport d’oxygène accru pour satisfaire à l’effort demandé. En revanche, dans un même état d’excitation, sur un gibier au ferme ou aux abois par exemple, le timbre sera plus grave et plus profond, les besoins en oxygène de l’organisme étant moins important, puisqu’il n’y a plus ou peu de déplacements. Enfin, il convient de prendre en compte le volume de la caisse de résonance, en rapport direct avec la taille du chien. Il s’agit du volume de la bouche, du volume thoracique, et, suspendu entre les cornes de l’hyoïde, du larynx. Il est constitué de cinq cartilages, trois impairs et deux pairs : l’épiglotte, les thyroïdes, le cricoïde, les arythénoïdes et les cunéiformes. Articulé et mobile, l’une de ses membranes constitue la corde vocale...
Lorsqu’une mammectomie est réalisée, et selon les lésions diagnostiquées, le vétérinaire peut recommander une surveillance régulière des glandes mammaires restantes afin de détecter d’éventuelles récidives ou de nouvelles tumeurs, ou une réintervention chirurgicale sous forme de mammectomie élargie, si des marges insuffisantes ont été identifiées, ou si des lésions suspectes persistent. Compte tenu du comportement imprévisible de nombreuses tumeurs mammaires, une exérèse chirurgicale est généralement recommandée, même pour les lésions d’apparence bénigne. Cependant, chez la chienne, il est documenté que certaines tumeurs bénignes peuvent évoluer vers des formes malignes. La prise en charge chirurgicale doit donc être rigoureuse et associée à une évaluation histopathologique systématique, pour garantir un traitement adapté et limiter les risques de récidive ou de progression de la maladie.
La valeur énergétique et nutritive des aliments est complexe : glucides, lipides, protéines, sels minéraux sont à doser avec précision. Afin d’éviter des carences en macro-éléments (calcium, phosphore, magnésium…) et en oligo-éléments (fer, cuivre, manganèse, zinc, iode, sélénium…), il est recommandé de recourir aux complexes vitaminiques proposés par les spécialistes. L’alimentation du commerce est une solution beaucoup plus sure et confortable, mais attention, celle dite « humide » (conserves et barquettes) contient essentiellement de l’eau (entre 70 et 85%). En revanche les aliments secs et principalement les croquettes sont parfaits, mais il faut cependant éviter les produits bas de gamme. Dans les autres registres, il en existe pour chiot, pour chiens adultes, pour chiens âgés et « à haute énergie » pour les chiens qui travaillent beaucoup. Ces aliments peuvent être donnés tel quel, la mastication luttera contre le dépôt de tarte sur les dents et cela prendra peu de place dans le système digestif, ce qui évitera les torsions d’estomac en cas d’effort, ce problème étant fréquent avec les rations ménagères. Surtout, veillez bien à laisser en permanence une écuelle d’eau fraîche à portée, ces aliments secs ayant tendance à assoiffer le chien. Pour les chiens plus âgés, vous pouvez humecter les croquettes avant de les servir afin de les ramollir. Quant aux quantités à donner, elles seront fonction de l’âge et du poids. Vous pouvez vous fier aux conseils du fabricant. N’oubliez pas qu’en période de chasse le chien se dépense beaucoup plus. Il conviendra donc, soit d’augmenter les rations, soit d’opter pour des aliments plus énergétiques, mais ce changement de régime devra être amené très progressivement. N’oubliez jamais que votre chien est un athlète de haut niveau qui a besoin d’entraînement. Enfin, sachez qu’il est très utile d’effectuer, après chaque sortie, un brossage du poil avec un gant spécial au retour de chasse. Cela débarrassera votre chien des poils morts, mais surtout des parasites, des tiques principalement, non encore fixées.
Ces deux tendances naturelles sont issues, pour les premiers, de la chasse en meute, tels les loups qui poursuivent, jusqu’à le forcer, l’animal choisi. La seconde variété, comme les chiens primitifs d’Abyssinie, s’approchaient de leurs proies en rampant, et tentaient de les capturer quand elles étaient à leur portée.
C’est donc l’Homme qui a sublimé ces tendances naturelles, et les a transformées en caractéristiques de base de nos races actuelles. Classer les chiens ne fut pas tâche aisée, ni même rationnelle. Travaillant sur des critères fondamentalement différents, Ronan de Kermadec (1925) et Joseph Oberthur (naturaliste, 1946) ont privilégié, chacun de leur côté, le comportement cynégétique et la façon de chasser du chien. Le Docteur Caïus (de son vrai nom John Keys) dans son ouvrage « De Canibis Britannicis » écrit en 1570, a mis en exergue la classification issue, dans l’ordre, des fonctions de chasse, d’utilité et d’agrément, qui cependant ne reposaient sur aucune base scientifique. Ne nous attardons pas sur le classement de Buffon, établi en 1746, en fonction de la forme des oreilles, mais arrêtons-nous à celui de Cuvier, professeur au Collège de France, qui, en 1796, se basait sur les caractéristiques ostéologiques. Raoul Baron (1906) et Paul Dechambre (professeur de zootechnie à Maison Alfort, 1896) ont catalogué les chiens par leurs profils (rectiligne, convexiligne et concaviligne), Charles Cornevin (1887) d’après leurs proportions corporelles, et Magnin (Université de Lyon) d’après les caractéristiques morphologiques de la tête et du corps…
Les premiers mois seront décisifs et les résultats seront toujours à la hauteur des efforts et de la psychologie déployés. L’avantage de prendre un jeune sujet est que, s’il réussit, vous aurez avec vous, et pour longtemps, un véritable complice qui ne sera jamais avare du plaisir qu’il vous procurera et qu’il prendra lui-même à la recherche des bêtes noires. Après l’éducation du chiot, vers l’âge de six mois, la « formation professionnelle » pourra commencer. Le passage en milieu ouvert se prépare à l’avance. Dès que votre chiot sera capable de se déplacer seul sans se fatiguer, faites-lui découvrir le monde dans lequel il va évoluer et les différents milieux qui le composent. Il s’habituera à son nouvel environnement, aux odeurs et aux bruits qui souvent le perturbent. Des courtes promenades seront suffisantes pour qu’il apprenne toutes les facettes de la nature. Quand il sera à l’aise, l’entraînement pourra commencer. Oeuvrez, pour débuter, sur un secteur totalement dépourvu de sangliers, cela évitera les confusions possibles et posez, d’une façon discrète, des points de repères pour toujours parfaitement situer la piste que vous aurez tracée et sur laquelle le chien travaillera.
Bien qu'elle soit de plus en plus répandue en France, notamment pour répondre à des comportements indésirables comme la destruction, l'agitation, ou les aboiements excessifs, son utilisation n'est pas sans controverse. En effet, certaines études suggèrent que près d'un chiot sur quatre présente des signes de détresse lorsqu'il est placé dans une cage, ce qui soulève des questions sur son impact sur le bien-être de l'animal. Il est donc très important de connaître les bonnes indications de la mise en cage, et ses conditions d’utilisation. La cage peut constituer une étape d'un apprentissage, avec des indications précises et ponctuelles, et uniquement sur du court terme, mais elle doit être conseillée par un vétérinaire, après examen de l’animal. Ainsi le spécialiste pourra mieux expliquer, en fonction de ce qu’il aura constaté, le mode d’utilisation et la durée. Sylvia Masson (Liège 05), diplômée de l’European College of Animal Welfare and Behavioural Medicine (ECAWBM), spécialiste en psychiatrie vétérinaire à la clinique de la Tivollière à Voreppe (Isère) abordait ce point sensible lors du congrès de l’AFVAC, à Lille, mettant en avant l'importance d'une approche personnalisée et limitée dans le temps. Selon elle, la cage doit être utilisée avec discernement et ne doit jamais être perçue comme une solution miracle pour calmer un chiot. Dans tous les cas, il est crucial de consulter un vétérinaire avant de recourir à la cage, car un mauvais usage pourrait entraîner des effets négatifs sur le comportement et la santé mentale du chien. Il est essentiel que les propriétaires connaissent les bonnes indications et conditions d'utilisation de la cage pour éviter de nuire à leur chiot.
- vérifier et faire, si nécessaire, identifier son chien par puce électronique ou tatouage auprès de I-CAD,
Inutile de dire que le nez des chiens n’y est pour rien, de même que la race, et qu’un peu de patience sera nécessaire avant de retrouver les belles menées. Ce temps couvre deux périodes : celle qui dépouille les arbres et garnit le sol de ce tapis, et celle qui en transformant cette masse en digestat, dégage des effluves au milieu desquels même un « vieux maquin » arrive à dissimuler son odeur. Mais ça n’est pas tout, selon que l’atmosphère sera humide ou sèche, et tempérée ou froide… Dans le premier cas « humide », la fermentation sera plus ou moins rapide en fonction de la température. C’est sans doute ce qui est préférable puisque le processus est relativement rapide et les inconvénients disparaitront après une quinzaine de jour. En revanche, si le temps est sec, les feuilles au sol ne formeront pas un tapis serré, bloquant le système des fermentescibles, et bousculées par le vent, tourneront et se retourneront, masquant ainsi la voie du gibier. C’est aussi dans ces conditions que les chiens se perdent le plus souvent, puisque les indices qui permettent leur retour rapide auront été déplacés…
Les signes peuvent inclure des tremblements de la tête, des douleurs, une mauvaise odeur, un érythème, une érosion, une ulcération, un gonflement et/ou une inflammation des glandes cérumineuses. Le diagnostic repose sur l'examen otoscopique, la cytologie et la culture. Le traitement dépend du diagnostic spécifique et la cause déclenchante doit être traitée pour éviter une récidive. Cette inflammation peut être due à des parasites, des corps étrangers, une maladie endocrinienne, des troubles de l'épithélialisation ou autres, et nécessite un traitement. Si les glucocorticoïdes réduisent l'inflammation, le gonflement et la douleur, ce qui augmente finalement la capacité du propriétaire à traiter et à nettoyer les oreilles avec succès à la maison, la prednisone et la triamcinolone sont les plus couramment utilisées, la durée et la dose dépendant de la gravité et de la chronicité de la maladie.
L'hygiène des oreilles est donc importante, en particulier les poils de la zone pré- et péri-auriculaire qui doivent être coupés, ainsi que les poils de la surface médiale des pavillons auriculaires. Si c’est possible, un premier nettoyage des oreilles sera effectué à la clinique vétérinaire sous la surveillance du propriétaire, qui verra les bons gestes à faire afin de les reproduire ensuite. En plus du nettoyage, un traitement efficace peut nécessiter un traitement antimicrobien et anti-inflammatoire topique et systémique. La durée du traitement peut varier de 7 à 10 jours à plusieurs mois, selon le diagnostic. Dans tous les cas, un traitement efficace est multiforme et doit inclure les étapes suivantes :
Il n’est pas rare d’assimiler le chien de pied au rapprocheur, ce qui n’est pas entièrement faux, car dans la pratique, les deux sont souvent employés. Mais, selon la définition, il existe une différence essentielle entre eux. Le chien de pied est, en principe, mené à la longe et l’on exige de lui qu’il ne se récrie pas sur la piste qu’il travaille en complémentarité avec son conducteur. Il doit donc être parfaitement créancé et savoir indiquer le sens de la voie… qui mènera plus tard, lors de l’attaque, les rapprocheurs où sont remisés les animaux. Ce travail exige de grandes qualités naturelles et une éducation hors pair. Premier intervenant de la journée, le chien de pied devra d’abord trouver une voie, ceci avec l’aide de son conducteur, puis la « travailler » pour la remonter sur une distance suffisamment longue afin d’être sûr que les sangliers ont bien fuité dans la direction, mais aussi courte que possible pour ne pas risquer de mettre les animaux en fuite au cas où ils seraient remisés à proximité. Ensuite, le binôme conducteur/chien effectuera le tour de l’enceinte afin de s’assurer que les bêtes noires n’en sont pas sorties…
Si, dans les pays du Nord, les humains considèrent que les chiens remplissent principalement le rôle de compagnons, et dans une moindre mesure, d’animal de travail (chiens militaires, chiens des forces de l’ordre, chiens d'assistance, chiens de troupeau, chiens de chasse, etc….), le plus grand nombre est constitué d'individus sans propriétaire, vivant dans les villes et les villages d'Asie du Sud-Est, d'Afrique et d'Amérique centrale et du Sud. Ces chiens « de rue » demeurent cependant tributaires des ressources humaines, mais leur reproduction, sans restriction, les façonne dans leur apparence et leur comportement, par la sélection naturelle. C'est cette différence entre le canidé sous contrôle humain et le canidé livré à lui-même, qui intéresse les scientifiques des domaines de la recherche fondamentale et appliquée, les races pouvant être caractérisées par des comportements distincts et reproductibles. D’après les chercheurs, l'analyse comparative des races de chiens doit toujours être basée sur des questions de recherche biologiquement pertinentes, et conduire à des conclusions écologiquement valables.
Les recherches récentes s’appuient sur ces trois méthodes :