Le 4 octobre, les animaux investiront à nouveau les Champs-Élysées, à l’occasion de la Journée mondiale qui leur est consacrée. Pour sa deuxième édition parisienne, la Marche des Animaux réunira chiens, familles et amoureux des bêtes dans un cortège aussi populaire qu’insolite. Après avoir accueilli des armées, des défilés nationaux et des manifestations politiques, la célèbre avenue deviendra le théâtre d’un rassemblement consacré à la place des animaux dans notre société. Créée à Nice en 2022, la Marche des Animaux entend privilégier la rencontre, la convivialité et la sensibilisation.
Son arrivée à Paris, en 2025, a donné une portée symbolique à cette initiative : les faire entrer dans un espace habituellement réservé aux grandes représentations humaines. La journée sera également marquée par la Sausage Walk, la marche des teckels. Cette manifestation festive permettra aux passionnés de cette race de se retrouver dans les rues de la capitale. Elle rappelle toutefois que l’attachement aux animaux doit aussi s’accompagner d’une réflexion sur les conséquences de la sélection morphologique. Le sujet n’est pas de remettre en cause l’affection des propriétaires, mais de s’interroger sur les limites à fixer lorsque des critères esthétiques peuvent affecter la santé animale. Cette réflexion dépasse largement les seuls animaux de compagnie. Les villes abritent également des hérissons, des oiseaux, des chauves-souris, des insectes, des amphibiens, des renards et parfois des sangliers. Haies, mares, prairies fleuries, nichoirs et passages à faune peuvent contribuer à leur maintien dans des milieux urbains soumis à la circulation, à la pollution lumineuse et à l’artificialisation. Lors de cette Journée mondiale des animaux, des manifestations, rencontres, opérations de sensibilisation et rassemblements seront organisés dans de nombreuses villes françaises. Partout, les participants porteront la même interrogation : quelle place voulons-nous accorder aux animaux, qu’ils soient domestiques, sauvages ou d’élevage ?
Quelques brèves de chez nous et... d'ailleurs

En l’absence de cadre national, les méthodes de surveillance, de destruction des nids et de prévention ne faisaient pas toujours l’objet d’une coordination suffisante. Le nouveau plan entend remédier à cette situation en donnant une direction commune aux acteurs concernés.
L’après-midi, le concours national Limousin prendra place de 13 heures à 17 h 30. Côté conférences, les questions agricoles et territoriales seront au centre des échanges, avec notamment, de 10 heures à midi, une rencontre consacrée aux éleveurs, aux prairies, aux revenus et à l’avenir de la PAC. Le pastoralisme constituera l’un des fils rouges de cette édition. Dès le mardi 6 octobre, une conférence consacrée au « Pastoralisme et Biodiversité » se tiendra de 18 h 30 à 21 heures. Elle abordera notamment le rôle du pâturage dans la biodiversité, l’évolution des paysages et la place des systèmes pastoraux dans les modèles agricoles futurs. Le mercredi 7 octobre, le programme approfondira cette thématique avec une matinée consacrée aux territoires d’élevage et aux systèmes herbagers et pastoraux, de 10 heures à 12 heures. Une autre conférence, de 10 h 30 à 11 h 30, portera sur les dynamiques et les enjeux actuels du pastoralisme. Jeudi 8 octobre, le rôle de l’élevage pastoral dans la préservation des paysages sera notamment abordé de 16 heures à 17 heures. Enfin, vendredi 9 octobre, une conférence consacrée au pastoralisme et aux zones humides se déroulera de 13 h 30 à 14 h 30, avant une projection documentaire sur les estives pyrénéennes de 14 h 30 à 16 heures. Le salon sera ouvert au public de 8 h 30 à 19 heures les mardi 6, mercredi 7 et jeudi 8 octobre, puis de 8 h 30 à 17 h 30 le vendredi 9 octobre.
Les chercheurs ont réalisé une méta-analyse portant sur 57 études évaluées par des pairs, représentant 329 cas, afin d’étudier à l’échelle mondiale le partage des ressources alimentaires entre ongulés sauvages et bétail. Les résultats montrent que les caractéristiques des espèces sauvages ainsi que le type d’élevage influencent significativement l’intensité de cette concurrence. Les conditions climatiques, les précipitations annuelles et l’importance des activités humaines modifient également les relations observées. Les régions polaires et les espèces de grande taille apparaissent particulièrement sensibles aux perturbations anthropiques. À l’inverse, dans les secteurs bénéficiant de précipitations abondantes, les variations d’intensité du partage alimentaire sont moins importantes. Ces résultats montrent que les relations entre herbivores sauvages et domestiques dépendent d’une combinaison de facteurs écologiques et humains. Pour les chercheurs, la conservation doit donc intégrer plusieurs leviers : réduire les perturbations dans les régions polaires, mieux coordonner la gestion du pâturage et la limitation des activités humaines dans les grands habitats d’ongulés, ou encore adapter la composition des troupeaux et l’apport d’aliments complémentaires dans les régions tropicales ou pauvres en eau. Le chevauchement alimentaire ne constitue toutefois qu’un des paramètres à prendre en compte : il doit être croisé avec les autres menaces pesant sur les populations sauvages afin d’obtenir une évaluation plus complète des risques de conservation.
Il demande notamment aux administrations fédérales de proposer des mesures élargissant les possibilités de chasse, de pêche et de tir sur certains terrains publics, tout en prévoyant des actions concernant les habitats, les espèces invasives et certains facteurs limitant les populations de gibier. Le texte prévoit également des mesures en faveur de la formation des jeunes chasseurs et le développement de programmes permettant de distribuer de la venaison aux écoles et aux banques alimentaires. Le Boone and Crockett Club indique vouloir travailler avec les agences concernées sur les espèces dont certaines populations restent fragiles, notamment le cerf mulet et le mouflon d’Amérique. Derrière ces mesures apparaît une conception particulière de la philosophie cynégétique américaine. Depuis Theodore Roosevelt, fondateur du Boone and Crockett Club en 1887, une partie importante du mouvement des chasseurs-conservationnistes défend l’idée que la chasse réglementée peut participer directement au financement, à la gestion et à la protection de la faune. Le principe de « fair chase », ou chasse loyale, constitue l’un des fondements de cette tradition : le chasseur doit rechercher le gibier dans des conditions éthiques, sans avantage déloyal, et considérer l’expérience de chasse comme aussi importante que le prélèvement. Cette vision s’inscrit dans le North American Model of Wildlife Conservation, fondé notamment sur la gestion scientifique des populations, l’accès public à la faune et le principe selon lequel les ressources sauvages constituent un patrimoine collectif.
Ces chiens sont souvent plus difficiles à replacer en raison de leur comportement, des contraintes réglementaires ou des préjugés qui les entourent. Le rapport présente plutôt un chien type de taille moyenne ou grande, croisé et adulte. Il indique également que 37 % des chiens pris en charge proviennent d’un abandon direct par leur propriétaire, tandis que 46 % sont considérés comme des animaux errants.
Distinction importante : contrairement aux chats, les chiens arrivent principalement dans les structures à la suite d’une séparation avec leur propriétaire. Les changements de vie, les difficultés financières ou la perte d’autonomie, mais aussi les problèmes de comportement, font partie des motifs régulièrement déclarés. Un élément mérite d’être relevé : les races de chiens de chasse ne figurent pas parmi les profils détaillés par l’étude. Cette absence est d’autant plus notable que le chien de chasse occupe une place importante dans la population canine française. Les chiffres disponibles ne permettent pas de recenser précisément ces animaux, mais les estimations généralement avancées dans le monde cynégétique évoquent environ quatre millions de chiens de chasse ou apparentés, sur un total d’environ huit millions de chiens en France. La France compte par ailleurs près d’un million de pratiquants de la chasse, ce qui donne une idée du nombre de propriétaires de chiens de chasse. Ces animaux sont principalement sélectionnés pour une fonction précise : chiens d’arrêt, courants, broussailleurs, rtetrievers, de terriers, d'ordre, ou chiens spécialisés dans la recherche du gibier blessé.
Il peut notamment persister plusieurs mois dans de la viande de porc congelée et jusqu’à 300 jours dans certains jambons secs. Cette résistance explique l’importance accordée aux mouvements de viandes. Des produits contaminés peuvent contribuer à diffuser la maladie sur de longues distances. L’un des risques identifiés est celui du « sandwich » : des restes de viande contaminée abandonnés dans la nature peuvent être consommés par des sangliers et participer ainsi à l’introduction du virus dans une population sauvage. Pour les viandes provenant de suidés sauvages, une exigence supplémentaire s’applique : elles doivent être associées à un test de dépistage de la PPA négatif. L’instruction apporte également une précision importante concernant les sangliers chassés. La commercialisation ou la distribution de carcasses en peau de suidés sauvages provenant d’autres États membres touchés par la PPA est désormais interdite dans les circuits non agréés. La règle est encore plus stricte pour les sangliers provenant d’une zone française réglementée vis-à-vis de la PPA : leur entrée sur le territoire est interdite, y compris lorsqu’il s’agit d’un usage domestique privé. Ces dispositions renforcent donc la surveillance des flux de viandes et de carcasses de sangliers, alors que les échanges et déplacements de produits issus de zones contaminées constituent l’un des moyens possibles de propagation de la peste porcine africaine.
« À chaque fois que vous créez ou restaurez une mare, vous recréez un écosystème favorable aux insectes, aux batraciens, à une espèce rare comme la cistude d’Europe, et à la biodiversité en général ». Ces points d’eau rendent également service à l’agriculture, notamment en offrant des ressources pour l’abreuvement du bétail. Ils bénéficient enfin à la faune chassable en favorisant le retour des oiseaux d’eau, qui disposent ainsi de nouveaux habitats entre cours d’eau et grands étangs.
Le périmètre des missions serait maintenu et la réforme ne serait officiellement motivée ni par une réduction des effectifs ni par des économies budgétaires. La réforme repose sur trois grands axes : création de la nouvelle DG Environnement, recentrage de la DGALN sur le logement, la construction, l’urbanisme et l’aménagement, et regroupement de plusieurs fonctions transversales au sein du secrétariat général. Une nouvelle direction consacrée aux statistiques, aux études et à la recherche doit également voir le jour. Brice Huet a été chargé de préfigurer la future DG Environnement. La mise en œuvre est prévue pour début 2027. Cette réorganisation suscite toutefois des interrogations syndicales. La CFDT estime notamment qu’un regroupement administratif ne suffira pas nécessairement à améliorer les arbitrages si les moyens humains et budgétaires diminuent. Elle souligne également le risque que certains dossiers moins visibles deviennent orphelins au sein d’une structure beaucoup plus importante. L’enjeu est particulièrement important pour l’eau et la biodiversité, deux politiques désormais confrontées à des pressions croissantes liées au changement climatique, aux pollutions et à la dégradation des milieux. L’Union européenne souligne elle-même l’interdépendance croissante entre qualité de l’eau, biodiversité et pollution. La nouvelle architecture administrative devra donc démontrer qu’elle permet réellement de mieux coordonner ces politiques, au-delà du simple changement d’organigramme.
Les forestiers de l’époque sélectionnent des essences capables de s’installer sur des terrains difficiles. Le pin noir d’Autriche, originaire des Balkans, devient l’un des arbres emblématiques de cette entreprise. Son enracinement puissant et sa capacité à supporter des sols pauvres répondent aux objectifs du moment. Le boisement se poursuit après la Seconde Guerre mondiale, notamment grâce au Fonds forestier national. Dans le Languedoc-Roussillon, le pin noir couvre encore environ 33 000 hectares. Ce qui constituait une réussite pour la restauration des terrains se trouve aujourd’hui confronté à de nouvelles contraintes. Les sécheresses répétées, les vagues de chaleur et les incendies modifient les conditions de vie des arbres. Le pin noir d’Autriche, comme d’autres résineux, peut être vulnérable aux feux selon la structure et la densité des peuplements. Le climat actuel impose donc de réexaminer l’adéquation entre les essences plantées et les risques auxquels elles sont exposées. La question dépasse les seules plantations historiques. Les forestiers recherchent désormais des arbres capables de supporter des températures plus élevées et des sécheresses prolongées. Des expérimentations portent notamment sur des essences méridionales ou des provenances adaptées à des conditions plus chaudes. Mais la résistance à la chaleur ne garantit pas la disponibilité de l’eau. Un arbre peut supporter des températures élevées tout en dépérissant lorsque les réserves hydriques du sol deviennent insuffisantes. Le risque serait alors de reproduire, avec les meilleures intentions, une erreur de diagnostic : choisir une essence adaptée à un seul paramètre climatique, sans considérer l’ensemble des contraintes de son milieu. L’avenir des forêts françaises dépendra moins d’un arbre miracle que d’une connaissance fine des sols, de l’eau, des peuplements et de leur évolution.
Faut-il alors avoir peur du loup ? Les spécialistes interrogés relativisent fortement le risque pour l’homme, mais... entre 2017 et 2024, 19 attaques ont été recensées. Leurs conséquences suffisent à rappeler que la cohabitation ne repose pas uniquement sur des chiffres : elle dépend aussi des comportements des animaux et de ceux des hommes. Car c’est précisément là que le beau discours se complique. Un loup qui s’approche régulièrement des habitations, s’attaque aux animaux domestiques ou perd sa méfiance, constitue une situation différente de celle d’un animal sauvage qui fuit l’homme. Les experts soulignent que certaines pratiques humaines peuvent favoriser cette accoutumance. Face à ces difficultés, l’Italie a abaissé en mars 2026 le niveau de protection du loup, passant d’« espèce strictement protégée » à « espèce protégée ». Les procédures permettant d’intervenir sur certains individus sont désormais simplifiées, les régions jouant un rôle accru dans les décisions. Mais le déclassement ne règle rien à lui seul. La grande promesse de la coexistence bute toujours sur la réalité du terrain, notamment dans les élevages. Chiens de protection, clôtures électriques, mise à l’abri nocturne des troupeaux : les spécialistes considèrent ces moyens comme indispensables. Le loup a donc gagné du terrain, tandis que la société italienne reste divisée entre défenseurs de l’espèce et partisans d’une régulation plus importante. Après quarante ans de protection et de reconquête, le temps des grands sermons sur une coexistence naturelle semble révolu. Reste désormais à construire, beaucoup plus modestement, un compromis...
Ils seront accompagnés par des chasseurs expérimentés, chargés de transmettre les règles de sécurité, les bonnes pratiques et les réflexes nécessaires à une pratique responsable. Le dispositif ne se limite toutefois pas à l’apprentissage de la chasse. L’ONF souhaite également sensibiliser les participants au fonctionnement des écosystèmes forestiers, à la régénération des peuplements et aux interactions entre populations d’ongulés et végétation. Dans les forêts domaniales, la gestion des populations de cerfs, chevreuils et sangliers participe en effet à l’équilibre sylvo-cynégétique et à la protection des jeunes arbres. Les jeunes chasseurs seront également associés à la collecte de données sur le gibier. Ils pourront participer au relevé d’indicateurs écologiques, aux observations de terrain et à la collecte de données biométriques sur les animaux prélevés. L’objectif est de mieux comprendre l’évolution des populations et leurs effets sur les peuplements forestiers. La FDC59 organisera les journées et veillera à la sécurité des participants, tandis que l’ONF mettra à disposition le territoire, définira les objectifs de prélèvement et apportera son expertise forestière. Prévue pour la saison 2026-2027, cette première expérience fera l’objet d’un bilan commun. Seront notamment évalués la participation des jeunes, les résultats du plan de chasse, les actions pédagogiques et les effets du dispositif sur l’équilibre forêt-gibier. Au-delà de la transmission entre générations, cette initiative rapproche ainsi formation cynégétique, sécurité, suivi des populations et gestion des forêts publiques. (Photo ONF)