Le Petit Journal de deux indissociables : la chasse et l'environnement

Drame en forêt

Partir à deux en forêt à la recherche d’un méchant ragot, c’est exaltant. Rentrer seul et ne pas savoir ce qu’est devenu son compagnon, c’est inquiétant. Faire une horrible découverte le lendemain matin, c’est consternant…

David est un jeune chasseur du Sud-Est qui a suivi, il y a trois ans déjà, la formation dispensée par sa fédération départementale de chasseurs pour chasser à l’arc. Si les deux premières années lui laissèrent quelques bons souvenirs de sa passion, principalement sur du petit gibier et un brocard tiré à l’approche, mais manqué, sa troisième saison de chasseur à l’arc a marqué son esprit « pour toute ma vie de chasseur » dit-il maintenant calmement, avec son merveilleux accent méridional...

 

Par JFG

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Le tueur du bois des Moines

Une journée de chasse devrait être conviviale et joyeuse. Pourtant, pour le second dimanche de cette année 2006, toute l’équipe des traqueurs faisait grise mine… Le chef de battue, Jean-Claude, était soucieux. Il avait fait le point la veille au soir avec le président de l’ACCA, son ami Laurent. Comment fallait-il s’y prendre pour résoudre le problème ? Cela faisait presque deux mois maintenant que les membres, et surtout les traqueurs de leur société, étaient confrontés à cette histoire « à dormir debout », à un point tel qu’ils n’osaient plus aller chasser le bois des Moines, sur le secteur de la Haute Borne. En effet, depuis le début du mois de novembre précédent, ils n’avaient fait qu’accumuler, bien malgré eux, les incidents en ces lieux. Le premier dimanche, les deux meilleurs chiens du chef de traque furent sérieusement blessés. La semaine suivante, au même endroit, deux autres griffons étaient pris à parti dans les collines. L’un fut tué sur place, l’autre bien mal en point ne dut son salut qu’à la rapidité des secours. Le troisième dimanche, enfin, le calme semblait revenu…

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Vaincu... pour une fesse !

C'est une anecdote de chasse au sanglier peu commune que vécut Christophe, un archer confirmé… Parisien d’adoption, ce chasseur originaire des environs de Limoges, revient régulièrement sur ses terres de jeunesse y chasser le « rogneux ». Arc en main, carquois à l’épaule, il installe son tree-stand selon les humeurs des bêtes noires qui viennent, en été, folâtrer sur les cultures riveraines, et y causer quelques dégâts. Comme son caractère avenant lui ouvre bien des portes et les entrées de vergers, il va quasiment où il veut et quand il veut. La société de chasse locale voit même d’un bon œil ses interventions qui calment un peu les revendications de quelques paysans réfractaires au moindre coup de boutoir de bête noire. Et comme ici la tradition de la quête à la billebaude ne commence qu’en septembre, il n’y a donc pas de rivalité entre chasseurs et leurs différentes façons de procéder. En août 2008, Christophe fut alerté par le président lui-même qui lui dit : « une petite compagnie de sangliers vient toutes les nuits retourner le verger du père Mathieu. Tu devrais y faire un tour… ». Christophe rendit visite le jour même au propriétaire et, avec sa bénédiction, eut immédiatement l’autorisation d’examiner les lieux et d’y faire toute installation qu’il jugerait utile pour repousser « ces satanés envahisseurs qui défoncent tout… ». Le verger, d’un petit hectare de surface, est bordé sur son côté nord/est d’une haie très épaisse et large d’une bonne dizaine de mètres. Derrière, se trouve un champ de céréales en chaume et deux cents mètres plus loin, la forêt…

Par J-F.G.

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Une billebaude en Sologne, à la place d’un poste à pigeons

Extrait n° 10 du tome 4 de « Bonheurs de chasse »

 

Février s’écoule et nous sommes bien en hiver. Janvier avait oublié les froids, la neige et le gel. La pluie tombait régulièrement jusqu’au refroidissement annoncé. Un tapis de neige vient de napper la nature, plus de dix centimètres recouvre tout. Un froid sibérien vient compléter l’ambiance et le thermomètre affiche moins huit degrés. Un appel téléphonique de mon ami Pierre, il m’offre l’opportunité de chasser la palombe dans son domaine et je lui confirme mon envie en acceptant sa proposition…

 

Par Hubert Lafutaie

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