C’est le résultat de l’étude de l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques), menée par 22 scientifiques internationaux : des pandémies futures vont apparaître plus souvent, se propageront plus rapidement, causeront plus de dommages à l'économie mondiale et tueront plus que la COVID-19. Les liens entre la dégradation de la nature et l'augmentation des risques de pandémie sont désormais avérés, et cette pandémie de COVID-19 est au moins la sixième depuis celle de 1918 (grippe espagnole). Bien qu'elle trouve son origine dans des microbes portés par des animaux, comme toutes les pandémies, son émergence a été entièrement déterminée par les activités humaines, indique le rapport. Les experts estiment que 1,7 million de virus « non découverts » sont actuellement présents chez les mammifères et les oiseaux, dont 827 000 pourraient avoir la capacité d'infecter les êtres humains, et ce sont ces mêmes activités humaines qui sont à l'origine du changement climatique, de la perte de biodiversité et, de par leur impact sur notre environnement, du risque de pandémie. « Les changements dans la manière dont nous utilisons les terres, l'expansion et l'intensification de l'agriculture, ainsi que le commerce, la production et la consommation non durables, perturbent la nature et augmentent les contacts entre la faune sauvage, le bétail, les agents pathogènes et les êtres humains. C'est un chemin qui conduit droit aux pandémies. Le coût de la COVID-19, au niveau mondial, a été estimé entre 8 000 et 16 000 milliards de dollars jusqu’à juillet 2020 seulement, et les coûts, rien qu'aux États-Unis, pourraient atteindre 16 000 milliards de dollars d'ici la fin de cette année 2021. Les risques de zoonoses, dans le commerce international d’animaux sauvages, pourraient être réduits grâce à un partenariat intergouvernemental, et les espèces à haut risque de maladie devraient être retirées partiellement ou totalement du commerce des espèces sauvages » conclut le communiqué.