- Vosges

Un beau 12 cors du massif de Darney

Prélevé le 15 octobre 2024 sur le territoire communal de Thuillières, par Philippe Chrétien, ce cerf est estimé à 9 ans. Sa ramure correspond à celle d’un 12 cors irrégulier, avec six andouillers à gauche et cinq à droite, et affiche une belle puissance générale. Les deux merrains sont longs et massifs. Leur longueur atteint 94,5 cm, tandis que leurs circonférences varient de 14,8 à 16,1 cm. Les meules mesurent respectivement 26 et 26,3 cm. Les andouillers d’œil affichent 17 cm à droite et 25 ,8 cm à gauche. Les chevillures atteignent, quant à elles 29 et 30,7 cm. Le poids net du trophée est de 5 kg, et sa cotation finale s’établit à 180,01 points.

 

- Haute-Marne

Une magnifique « perruque » 

Présenté lors de l’exposition départementale des trophées 2026, à Joinville, ce brocard à perruque constitue une curiosité. Le phénomène se caractérise par une croissance anarchique et continue des bois, qui ne suivent plus le cycle normal de formation, de minéralisation et de chute. Ici, la base des deux bois est particulièrement volumineuse et pratiquement soudée. Elle supporte deux merrains massifs, dépourvus de fourches, donnant à l’ensemble une silhouette inhabituelle, proche de ce que les spécialistes peuvent comparer à une « mitre », par analogie avec la coiffe des évêques. Ce phénomène de perruque apparaît lorsque l’équilibre hormonal est profondément perturbé, notamment par l’absence ou la perte fonctionnelle des testicules.

 

- Belgique

Une belle récolte du massif de l’Our 

« Il faut au moins dix ans pour faire un cerf ! » écrivait Fernand du Boisrouvray. Cette formule trouve ici une illustration particulièrement convaincante, avec un trophée accompagné de l’ensemble des mues successives de l’animal. Prélevé le 21 septembre 2025 dans l’unité de gestion de l’Our, en Région wallonne, ce cerf présente une ramure dont l’évolution peut être suivie année après année. Les bois conservés permettent notamment de visualiser leur développement à partir de 7 ans, âge auquel l’animal entre dans sa maturité adulte. Cette présentation est intéressante car elle montre la construction d’un grand trophée. La qualité de l’alimentation, l’état sanitaire, les conditions environnementales et l’âge interviennent dans cette évolution. Le trophée final affiche un poids brut de 7 kg et une cotation de 192,21 points.

 

- Bas-Rhin

Un beau daim de l’Illwald

Dans la partie bas-rhinoise du massif de l’Illwald, le prélèvement annuel de daims reste limité à une dizaine d’animaux. Le trophée présenté ici mérite donc une attention particulière, tant par sa régularité que par l’élégance de sa ramure. Estimé à 6 ou 7 ans, donc pleinement engagé dans sa maturité physique, ce daim a été prélevé le 8 septembre 2025. Les deux merrains atteignent respectivement 71 et 73 cm, tandis que la circonférence des meules s’établit à 20 et 21 cm. Mais, c’est surtout la forme générale qui retient l’attention. Le trophée est très régulier et se termine par de larges palettes, caractéristiques particulièrement chez le daim.

 

- Moselle

Un cerf à la ramure dédoublée

Présenté comme le trophée le plus original de l’exposition des cerfs organisée en mars dernier à Baerenthal, ce cerf doit sa singularité à une anomalie spectaculaire du merrain gauche. Au niveau de la chevillure, celui-ci se dédouble. L’une des branches s’est développée en un très long andouiller, tandis que la seconde, nettement plus courte, forme une sorte de branche secondaire. Cette croissance atypique modifie profondément la silhouette de la ramure. Le phénomène a également une conséquence visuelle : au-dessus de cette zone de dédoublement, le merrain gauche paraît sensiblement plus frêle que son homologue droit. Il se termine néanmoins par une empaumure à trois épois, organisée en forme de chandelier. Le trophée appartient à un 14 cors irrégulier, prélevé dans le massif du Sanon, à l’est de Château-Salins.

 

- Aisne

Un merrain troué, souvenir d’un traumatisme

À première vue, ce brocard à six pointes, prélevé l’an dernier en forêt domaniale, présente une ramure parfaitement classique. L’examen attentif révèle pourtant une anomalie étonnante : sur la face postérieure du merrain gauche, juste sous la fourche, apparaît une cavité importante. L’origine la plus vraisemblable de cette particularité est un traumatisme ayant affecté le tissu osseux sans provoquer de fracture franche. Une contamination bactérienne, favorisée par les conditions de chaleur et d’humidité, aurait ensuite entraîné l’installation d’un foyer d’ostéite, c’est-à-dire une infection de l’os. L’organisme a alors engagé un processus de défense et de réparation. La cicatrisation osseuse peut provoquer une importante activité de remodelage, avec production de tissu osseux autour de la zone lésée. C’est ce mécanisme qui pourrait expliquer à la fois la cavité visible sur le merrain et le bourrelet cicatriciel situé immédiatement en dessous.

 

- Ardennes

Un cerf puissant, mais une ramure déséquilibrée

Ce cerf ardennais présente une ramure particulièrement massive et largement ouverte. Pourtant, un détail attire le regard : l’absence de surandouiller, et surtout la faiblesse de l’andouiller d’œil droit, réduit à un moignon d’environ trois centimètres. Cette anomalie crée une nette dissymétrie dans un trophée par ailleurs imposant. Estimé à 9 ans, l’animal a été prélevé le 28 janvier dernier par Olivier Debray, sur la chasse de Caillaumont, près de Monthermé. Son trophée affiche un poids net de 6,250 kg et totalise 13 andouillers. Les empaumures comptent dix épois, dont six dépassent 15 cm et trois se situent entre 10 et 15 cm. La cotation atteint 187,29 points, confirmant la qualité générale de cette ramure.