- Dordogne : à Antonne-et-Trigonant, un homme de 75 ans a été grièvement blessé par un tir accidentel dans une palombière, mercredi dernier. La victime se trouvait à une vingtaine de mètres du sol lorsqu’elle a été atteinte au bras par un coup de feu tiré par son fils. Les sapeurs-pompiers de Périgueux, de Saint-Astier et de Thiviers se sont rendus sur place. En raison de la hauteur de l’installation, les secours ont fait appel au groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux (GRIMP). Douze pompiers et quatre véhicules ont été mobilisés pour permettre l’évacuation du blessé. Après avoir été secouru, le septuagénaire a été médicalisé par une équipe du SMUR, puis transporté au centre hospitalier de Périgueux. Les circonstances du tir n’ont pas été détaillées. Une enquête est en cours afin de déterminer les conditions dans lesquelles le coup de feu est parti.

 

- Doubs : les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus dimanche 25 octobre au matin à Cléron, à l’ouest d’Ornans, pour porter secours à une chienne de chasse bloquée sur une falaise à une vingtaine de mètres de hauteur. L’alerte a été donnée par le propriétaire de l’animal, un chasseur, qui a signalé la situation aux secours. Face à la difficulté d’accès et aux risques liés au relief, une équipe spécialisée dans les interventions en milieu périlleux a été mobilisée pour mener l’opération. Les sauveteurs ont réussi à atteindre la chienne, âgée de deux ans et demi, puis à la sécuriser avant de la remonter en lieu sûr. L’intervention s’est déroulée sans incident pour l’animal, qui a ensuite été remis à son propriétaire. Selon le Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) du Doubs, la chienne était en « bonne santé » au moment de sa prise en charge. Cette opération illustre le savoir-faire des équipes spécialisées des pompiers, régulièrement sollicitées pour secourir des personnes ou des animaux dans des environnements difficiles d’accès.

 

- Gard : un chasseur de 66 ans a perdu la vie mercredi 28 octobre 2026, lors d’une battue aux sangliers organisée à Saint-Étienne-des-Sorts, à proximité de Bagnols-sur-Cèze et des rives du Rhône. Le drame s’est produit aux alentours de midi, dans une zone naturelle. Selon les premières informations, le sexagénaire, qui serait originaire de Vénéjan, a été mortellement touché par balle dans des circonstances qui restent à déterminer. Alertés, les secours ont dépêché sur place une ambulance des sapeurs-pompiers du Gard, un hélicoptère et un médecin du Samu. À leur arrivée, la victime se trouvait en arrêt cardio-respiratoire. Malgré les tentatives de réanimation, son décès a été constaté sur les lieux, selon le service départemental d’incendie et de secours (SDIS 30). Une enquête de gendarmerie a été ouverte sous l’autorité du parquet de Nîmes afin d’établir les circonstances exactes du tir et de déterminer les responsabilités éventuelles. À ce stade, les causes précises de cet accident mortel n’ont pas été établies.

 

- Isère : un épagneul a survécu à une impressionnante chute dans le massif de la Chartreuse, en Isère, le 16 octobre 2026. L’accident s’est produit au-dessus du Sappey-en-Chartreuse, près de Grenoble, et a nécessité l’intervention de l’Équipe de secours animalier (ESAM). Le chien a d’abord chuté d’une dizaine de mètres depuis une falaise. Retenu un temps par un arbre mort, il a ensuite dévalé près d’une centaine de mètres de pente lorsque celui-ci a cédé, alors qu’il tentait de rejoindre ses propriétaires. Alertées, les équipes de l’ESAM ont rejoint l’animal après environ quinze minutes de marche. Hook a été installé sur un brancard, puis évacué prudemment jusqu’à un véhicule avant son transfert vers une clinique vétérinaire. L’intervention s’est achevée vers 19 heures. Malgré la violence de la chute, l’épagneul ne présentait aucune fracture. Il souffrait toutefois d’une blessure abdominale sérieuse nécessitant des soins et une surveillance attentive. Son état impose une convalescence. Cet accident rappelle les risques liés aux terrains escarpés et l’importance de ne pas inciter un animal blessé à se déplacer avant l’arrivée des secours. (Photo ESAM)

 

- Loire : plusieurs chasseurs des monts du Forez ont été victimes de vols d’armes le samedi 24 octobre. Les faits se sont produits sur les communes de Montarcher et d’Estivareilles, où des armes de chasse avaient été laissées à l’intérieur de véhicules. À leur retour, les propriétaires ont constaté leur disparition. Le parquet de Saint-Étienne a confirmé, lundi 26 octobre, l’ouverture d’une enquête confiée à la gendarmerie afin de retrouver les armes et d’identifier le ou les auteurs. Le nombre d’armes dérobées ainsi que leurs modèles précis n’ont pas encore été communiqués. À ce stade, aucune interpellation n’a été annoncée. Ces faits rappellent l’importance des précautions à prendre lors des déplacements à la chasse. Dans la mesure du possible, il convient de ne pas laisser ses armes sans surveillance dans un véhicule. Si cela est temporairement inévitable, elles doivent être dissimulées et placées dans un dispositif de rangement sécurisé, conformément à la réglementation

 

- Loire-Atlantique : le WWF France et la LPO ont acquis 659 hectares dans les marais de Mazerolles, au nord de Nantes, pour un montant de 3,2 millions d’euros. La signature de l’acte de vente a eu lieu le 24 février 2026, avec l’intervention de la Safer. Situé dans la vallée de l’Erdre, au sein d’un périmètre Natura 2000, le site comprend deux espaces distincts : un marais endigué de 592 hectares et un marais sauvage de 66 hectares. La gestion de cette dernière partie sera confiée à la Fondation des espaces naturels de France. L’acquisition a bénéficié du soutien financier de l’État, par l’intermédiaire du Fonds vert, ainsi que de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne. Les marais de Mazerolles accueillent une biodiversité importante et constituent notamment un secteur fréquenté par de nombreux oiseaux migrateurs. Le WWF et la LPO prévoient de travailler avec les acteurs locaux sur la gestion de l’eau et la préservation de la biodiversité. Des mesures de protection adaptées au site devront également être étudiées afin d’assurer la conservation durable de cette vaste zone humide.

 

- Marne : une centaine de teckels et plusieurs centaines de personnes ont participé à une « Sausage Walk », dimanche 25 octobre 2026, à Reims. Ce rassemblement canin, consacré à cette race de chiens, a débuté au parc de la Patte d’Oie avant de rejoindre la place de la République, où les animaux ont posé devant les lettres géantes de la ville. Il s’agissait de la première édition organisée dans la cité des sacres. À l’initiative du rendez-vous, Stéphane Gross et deux autres passionnés souhaitaient réunir les propriétaires et partager leur intérêt commun pour les teckels. La communauté se retrouvait déjà régulièrement depuis avril. Les participants ont pu échanger sur leurs compagnons, leurs habitudes et leur éducation. Malgré sa réputation de chien au caractère affirmé, le teckel est apprécié pour sa capacité à s’adapter à différents modes de vie, de la chasse aux moments de détente à la maison. Les organisateurs ont rappelé également qu’adopter un chien représente un engagement durable, qui nécessite du temps, de l’attention et une réflexion préalable.

 

- Meuse : un sanglier hors norme a été prélevé jeudi 22 octobre, lors d’une battue organisée sur le territoire de chasse de Georges Auboin. Avec un poids impressionnant de 212 kg sur la balance, très bien armé, l’animal se distingue par son gabarit exceptionnel. Ce fut donc une belle surprise pour les participants à la pesée de ce quartanier. Si les sangliers de belle taille ne sont pas rares dans certaines régions, un tel poids reste cependant une performance notable.

 

- Moselle : du 4 au 6 novembre 2026, Metz accueillera, pour la première fois, les Journées annuelles de l’Association Vétérinaire Équine Française (AVEF). Pour cette 54? édition, les praticiens équins se retrouveront au Centre de Congrès Robert Schuman pour trois jours consacrés à la formation, aux échanges professionnels et aux dernières avancées scientifiques. La manifestation débutera le 4 novembre par quatre ateliers pratiques consacrés à la dentisterie, l’accidentologie équine, l’échographie et la gynécologie. Les 5 et 6 novembre seront ensuite consacrés aux conférences, communications scientifiques, cas cliniques, tables rondes, travaux dirigés, quiz et posters, avec une exposition commerciale réunissant une cinquantaine de partenaires. Le programme couvrira de nombreux domaines de la pratique quotidienne : médecine, chirurgie, locomotion, imagerie, reproduction, anesthésie, analgésie et nouvelles technologies. Plusieurs sessions porteront notamment sur l’utilisation du doppler, le diagnostic et le traitement des sarcoïdes équins, ainsi que sur la visite d’achat, avec des démonstrations réalisées directement avec un cheval. Un programme spécifique sera également proposé aux auxiliaires spécialisés vétérinaires (ASV), autour de la biosécurité, de la communication, de la préparation des soins et examens ou encore de la radioprotection. Cette édition réunira enfin étudiants et professionnels des écoles vétérinaires françaises et francophones. Des temps conviviaux, dont la traditionnelle soirée AVEF, compléteront ces trois journées de formation et de rencontres.

 

- Haute-Saône : la chasse réserve parfois des surprises que personne n’avait inscrites au programme. Mardi dernier, peu après midi, à Amont-et-Effreney, une partie de chasse a tourné à la double mésaventure pour deux sexagénaires. Le premier a été percuté par un sanglier, tandis que le second a été victime d’une mauvaise chute. Le choc avec le suidé a laissé au premier chasseur une importante plaie au mollet, nécessitant son transport par hélicoptère vers l’hôpital de Vesoul. Son compagnon, également âgé d’une soixantaine d’années, a chuté dans des circonstances qui n’ont pas été précisées. Incapable de se déplacer, il présentait des symptômes faisant craindre une fracture du col du fémur. Il a lui aussi été héliporté vers le centre hospitalier. Neuf sapeurs-pompiers des centres de Faucogney-et-la-Mer et de Luxeuil-les-Bains ont été mobilisés pour cette intervention. Une sortie qui s’est donc terminée par deux évacuations aériennes : le sanglier, lui, n’a apparemment pas attendu le compte rendu des secours pour quitter les lieux. Une chose est sûre, cette battue aura donné du travail aux pompiers… et des émotions aux chasseurs !

 

- Vendée : une promeneuse a été blessée dimanche 25 octobre 2026, à l’Île-d’Yeu, après avoir été atteinte par un plomb de chasse. Les faits se sont produits vers 15 h 30, à proximité du sémaphore, alors qu’un chasseur tirait en direction d’un faisan. Le projectile, retombé au sol, a atteint la femme à la cuisse. La victime a alerté les secours, qui l’ont prise en charge sur le parking de la plage des Soux. Le chasseur, accompagné de son fils, est resté sur place dans l’attente de l’arrivée des gendarmes. Entendu par les militaires, il a pu expliquer les circonstances du tir. Les investigations ont ensuite permis d’examiner les responsabilités éventuelles dans cet incident. Malgré la blessure occasionnée, le parquet des Sables-d’Olonne n’a finalement retenu aucune infraction pénale. La plainte pour blessures involontaires a été classée sans suite. Cette décision signifie qu’aucune poursuite pénale n’a été engagée dans ce dossier.

 

- Vienne : des chasseurs ont découvert par hasard un campement de fortune abritant une quinzaine de migrants irakiens dans la forêt domaniale de Châtellerault. L’intervention des gendarmes a eu lieu le mardi 27 octobre 2026, à proximité de l’autoroute A10. Les occupants, tous des hommes, vivaient depuis quelques jours sous des tentes et des bâches de fortune, dans des conditions précaires et insalubres. Parmi les quinze personnes recensées, treize se sont déclarées mineures et deux majeures. Dépourvus de documents d’identité, les intéressés ont fait l’objet de vérifications permettant d’établir leur nationalité irakienne, selon les premiers éléments communiqués aux autorités locales. Les treize mineurs déclarés ont été confiés à l’Aide sociale à l’enfance (ASE) afin d’être mis à l’abri. Les deux adultes ont été placés en retenue par les gendarmes pour vérifier leur droit au séjour. Une quinzaine de militaires, issus de plusieurs unités de gendarmerie, ont participé à l’opération d’évacuation. Selon plusieurs sources concordantes, les migrants attendaient une occasion de monter discrètement dans des camions pour rejoindre le nord de la France, puis l’Angleterre.

 

- Yvelines : cinq mésanges, oiseaux protégés, ont été retrouvées mortes, engluées dans un piège à colle installé près du centre commercial Bel-Air, à Rambouillet, à la mi-octobre 2026. Alertée par une photographie de la scène, ce fait a été signalé aux autorités, à la mairie et à la direction du centre commercial. Le dispositif aurait été installé pour lutter contre les rats. Face à cette nouvelle découverte, l’OFB a ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances. L’établissement a également saisi le procureur de la République pour que la justice examine cette affaire. La direction du centre commercial a indiqué prendre la situation très au sérieux et vouloir mettre en œuvre les mesures nécessaires à la préservation de la biodiversité.

 

A l’étranger

 

- Canada : au sud de l’Alberta, Alexander Sharif a réalisé une chasse à l’antilope d’Amérique (pronghorn) placée sous le signe du retour aux sources. Dans un récit publié par le Boone and Crockett Club, il raconte comment il a choisi de délaisser les équipements modernes pour retrouver l’approche des chasseurs d’autrefois, avec une carabine Remington Model Seven équipée d’une lunette fixe de grossissement 4x. Le 28 septembre, après une matinée consacrée à l’observation de plus de 75 animaux, le chasseur repère un mâle qui retient immédiatement son attention. Accompagné de son ami Mark, il met en œuvre une approche adaptée aux grandes plaines dégagées. Estimant la distance à environ 230 mètres, il tire une première fois, puis une seconde lorsque le mâle reste debout. Le second tir provoque sa chute immédiate. À l’examen, le trophée se révèle particulièrement remarquable : des cornes longues, massives, des andouillers profonds, une excellente symétrie et des pointes ivoirines intactes. Un mâle mature, correspondant précisément aux critères recherchés par Alexander Sharif, qui signe ainsi une expérience cynégétique privilégiant l’observation et le jugement plutôt que la technologie. (Source : Boone and Crockett Club)

 

- Inde : surnommé « Forest Man », Jadav Payeng a consacré plus de quatre décennies à planter des arbres sur l’île de Majuli, dans le nord-est de l’Inde. Aujourd’hui, la forêt qu’il a créée couvre plus de 500 hectares et abrite une faune sauvage diversifiée. Son engagement débute en 1979, alors qu’il n’a que 16 ans. Après avoir découvert des centaines de reptiles morts sous l’effet de la chaleur sur une étendue sablonneuse, il décide de planter des arbres pour offrir un refuge à la faune. Depuis, il a planté des centaines de milliers d’arbres, contribuant à transformer ce terrain dénudé en un écosystème forestier. Majuli, longtemps considérée comme la plus grande île fluviale du monde, est fortement touchée par l’érosion et les crues. Selon Jadav Payeng, les racines des arbres permettent de stabiliser les sols et de limiter la disparition des terres. Au fil des années, la forêt s’est également développée naturellement grâce aux animaux qui dispersent les graines. L’engagement de Jadav Payeng a inspiré les habitants de son village, où la coupe des arbres aurait diminué. Depuis quatre ans, une association rémunère des villageois pour planter à leur tour des arbres sur l’île. Jadav Payeng poursuit ainsi son travail, avec l’espoir de préserver durablement ce territoire et sa biodiversité.

 

- Ouganda : dans le sud-ouest, des communautés locales restaurent les forêts entourant le parc national de la Forêt impénétrable de Bwindi, afin de préserver l’habitat des gorilles des montagnes. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, ce site abrite environ 450 individus, soit près de la moitié de la population mondiale de cette espèce menacée. Pour limiter la pression humaine sur les zones protégées, des associations distribuent aux habitants des plants d’arbres destinés à fournir du bois de chauffage, des ressources pour la médecine traditionnelle et des matériaux pour l’artisanat. Fondatrice de l’organisation Change a Life Bwindi, Christina Katushabe encourage également la plantation d’espèces indigènes, favorables à la biodiversité et à l’alimentation de la faune sauvage. Les écoles participent à cette démarche en sensibilisant les jeunes à la restauration forestière et à la protection des écosystèmes. Le tourisme lié à l’observation des gorilles constitue par ailleurs une source de revenus pour les populations locales, renforçant leur intérêt pour la conservation. Après avoir frôlé l’extinction, le gorille des montagnes compte désormais plus d’un millier d’individus. Malgré cette progression, l’espèce reste classée en danger et demeure dépendante de la préservation de son habitat.

 

- Pakistan : une équipe de vétérinaires internationaux a examiné Madhu Bala, une éléphante d’Afrique hébergée au Safari Park de Karachi. Atteinte de tuberculose et affaiblie par plusieurs infections bactériennes et parasitaires, elle avait perdu plus de 200 kg, souffrait d’une fonte musculaire importante et présentait des lésions aux pieds ainsi qu’un gonflement d’une patte. Selon le vétérinaire Amir Khalil, chargé de son suivi, trois semaines de traitement intensif ont permis d’améliorer ses analyses sanguines et d’éliminer les infections bactériennes et parasitaires détectées. Son rétablissement reste toutefois incertain et nécessitera plusieurs semaines supplémentaires de soins. Cette prise en charge relance le débat sur la captivité des animaux sauvages. Des associations de protection animale plaident pour leur maintien dans leur milieu naturel et dénoncent leur détention dans les zoos, les fermes privées ou les domiciles. Au Pakistan, ces pratiques persistent malgré les restrictions légales évoquées par les défenseurs des animaux. En 2019, la CITES avait fortement limité les exportations d’éléphants d’Afrique capturés dans la nature vers les zoos et les parcs de loisirs. Environ 1 000 éléphants d’Afrique seraient encore détenus en captivité dans le monde.

 

- République centrafricaine : à Boali, au sud-ouest du pays, l’essor de la production de charbon de bois accélère la déforestation et menace les ressources halieutiques. L’abattage des arbres autour de la rivière contribue à la baisse du niveau d’eau, tandis que la hausse des températures et le changement climatique fragilisent les populations de poissons. Les pêcheurs constatent une diminution des prises et une réduction de la taille des poissons, notamment des carpes. Au marché de Boali, les poissonniers alertent également sur la raréfaction du produit, aggravée par la demande croissante d’acheteurs venus de Bangui, de Yaloké et d’autres villes. Cette situation compromet les revenus des pêcheurs et l’approvisionnement alimentaire des habitants. Selon Yves Kaengonza, expert en environnement au ministère centrafricain chargé de l’Eau et des Forêts, la déforestation augmente la turbidité de l’eau, réduit sa teneur en oxygène et détruit les frayères, indispensables à la reproduction des poissons. Dans un rapport publié l’an dernier, le WWF soulignait l’importance de la pêche en eau douce en Afrique. La protection des écosystèmes aquatiques figure parmi les enjeux débattus lors du sommet de l’ONU sur la biodiversité en Arménie.

 

- Suisse : lors de la réunion du Comité permanent de la CITES, qui débute aujourd’hui et se tiendra jusqu’au 6 novembre à Genève, ONU Info a consacré un épisode de son magazine Escale au commerce international des espèces sauvages menacées. La Convention encadre les échanges de plus de 41 000 espèces animales et végétales afin que leur commercialisation ne compromette pas leur survie. Mais l’application de ces règles reste un défi face aux trafics, aux ventes sur Internet et aux enjeux de l’élevage en captivité. Dans cet entretien, Sofie Flensborg, cheffe de l’Unité juridique du Secrétariat de la CITES, revient sur les moyens de faire respecter la réglementation et sur le rôle que peut jouer un commerce encadré dans la conservation des espèces. Elle aborde également la responsabilité des consommateurs dans la lutte contre les échanges illégaux.