- Creuse : un raton laveur a été filmé par une caméra de chasse dans les environs d’Ahun. Cette observation s’ajoute à trois signalements enregistrés depuis 2024 à Aulon, Sainte-Feyre et Saint-Yrieix-les-Bois. Elle relance les interrogations sur l’implantation de ce mammifère originaire d’Amérique du Nord, classé en France parmi les espèces exotiques envahissantes susceptibles d’occasionner des dégâts. Selon l’OFB chargé du suivi de l’espèce, ces observations ne suffisent toutefois pas à confirmer l’installation d’une population durable dans le département. En janvier 2026, un individu signalé à Saint-Yrieix-les-Bois avait été capturé puis euthanasié, le relâcher dans la nature étant interdit.
Apprécié du grand public pour son apparence, le raton laveur peut concurrencer la faune indigène en exploitant les mêmes ressources alimentaires et les mêmes habitats. Les genettes, les chats forestiers et d’autres petits carnivores figurent parmi les espèces potentiellement concernées. Il peut également occasionner des dégâts dans les jardins, les vergers et les élevages de volailles. L’OFB réalise des prélèvements génétiques afin de mieux comprendre l’origine des animaux observés et de suivre la progression de cette espèce en Creuse. (Photo OFB)
- Drôme : le tribunal administratif de Grenoble a rejeté, le 20 octobre 2026, la demande de suspension déposée par la LPO Auvergne-Rhône-Alpes, contre l’arrêté préfectoral du 25 juin encadrant la chasse dans la Drôme pour la saison 2026-2027. Le point essentiel : les quotas de prélèvement restent inchangés, avec un maximum de cinq lièvres variables et deux coqs de tétras-lyre pour l’ensemble du département. La saison de chasse doit s’achever le 11 novembre. La LPO contestait les dispositions concernant ces deux espèces de montagne. Pour le lièvre variable, le juge des référés a estimé qu’aucun des arguments présentés ne faisait naître, à ce stade, de doute sérieux sur la légalité de l’arrêté. Concernant le tétras-lyre, l’association s’est désistée avant que le tribunal ne statue. Dans un communiqué publié le 21 octobre, la FDC s’est félicitée de cette décision, soulignant l’importance du suivi scientifique des populations. Attention toutefois : le rejet en référé ne constitue pas un jugement définitif sur la légalité de l’arrêté.
- Ille-et-Vilaine : lundi 19 octobre, des centaines d’engins forestiers ont bloqué le dépôt pétrolier de Rennes. Venus de Bretagne et du Grand Ouest, bûcherons, débardeurs, exploitants, transporteurs, scieurs et transformateurs entendaient alerter les pouvoirs publics sur la crise économique qui frappe la filière bois. Selon le Collectif Forestiers en colère, à l’origine de cette mobilisation, la flambée des prix de l’énergie depuis le printemps 2026 met en péril des centaines d’entreprises. Le gazole non routier (GNR), indispensable au fonctionnement des engins forestiers, représente une charge majeure pour les professionnels. Le collectif dénonce une inégalité de traitement dans les aides publiques : l’aide accordée au GNR aux professionnels de la forêt et aux agriculteurs atteint 15 centimes par litre, contre 35 centimes pour les marins-pêcheurs et jusqu’à 40 centimes pour les grands rouleurs. Il réclame son alignement sur celle des pêcheurs, ainsi que l’extension du dispositif à tous les carburants professionnels, notamment l’essence utilisée pour les tronçonneuses. La filière bois représente, selon le collectif, 440 000 emplois et 10 % du PIB industriel français. Ses représentants affirment que les entreprises ferment les unes après les autres et que cette action collective, inédite selon eux, est devenue nécessaire. Au total, le collectif formule seize revendications.
Outre les aides énergétiques, il demande la création d’un fonds assurantiel couvrant les arrêts forcés, la révision du calendrier d’entretien des massifs, la simplification de certaines règles, notamment liées au règlement européen contre la déforestation (RDUE), et le rattachement de la filière au ministère de l’Agriculture. Les transporteurs forestiers réclament également une harmonisation des règles de circulation, une révision des tonnages autorisés et une assurance contre les pertes d’exploitation en cas d’immobilisation.
- Jura : un jeune lynx boréal a été retrouvé mort après une collision avec un véhicule, mercredi 21 octobre, sur une route reliant Lons-le-Saunier à Baume-les-Messieurs. Il s’agit du vingtième lynx victime d’un accident routier dans le massif jurassien depuis le début de l’année. Selon les données rapportées, trois collisions sur quatre se produisent sur ce type de réseau. La baisse de la vitesse est présentée comme un moyen essentiel de réduire le nombre d’accidents et leur gravité. Cette mortalité routière pose une question : les lynx sont-ils devenus trop nombreux dans le massif jurassien, ou leur comportement a-t-il évolué au point de les rendre plus vulnérables face aux activités humaines ? En réalité, si le nombre de collisions ne suffit pas à conclure à une surpopulation, il peut refléter l’augmentation du trafic, la fragmentation des habitats par les infrastructures et la difficulté, pour ces félins aux mœurs discrètes, de franchir certains axes routiers sans danger. Les jeunes individus, en phase de dispersion à la recherche d’un territoire, sont particulièrement exposés.
- Loir et Cher : sous pression à cause des dégâts de gibier, des agriculteurs ont manifesté jeudi 22 octobre devant la Fédération départementale des chasseurs, à Vineuil. La Confédération paysanne et la Coordination rurale réclament une régulation plus efficace des populations de sangliers et de cervidés, alors que les élevages manquent déjà de fourrage après la sécheresse. Les exploitants dénoncent des dégâts jusque dans les jardins et des difficultés à faire protéger leurs parcelles, notamment lorsque les clôtures ne sont pas couvertes par les assurances. Un comptage nocturne réalisé près de Dhuizon aurait recensé 49 sangliers et 31 cervidés. Dans le nord du département, la situation serait également préoccupante. La préfecture a récemment autorisé des tirs de nuit réalisés par les lieutenants de louveterie. Les agriculteurs souhaitent toutefois davantage de moyens de régulation et un soutien accru de la fédération pour obtenir des autorisations supplémentaires.
Certains accusent notamment la gestion cynégétique en Sologne de favoriser l’abondance du gibier. Le président de la fédération, Hubert-Louis Vuitton, défend les efforts de prélèvement et souligne l’influence des conditions climatiques sur les populations. Les agriculteurs assurent ne pas être opposés aux chasseurs, mais demandent une coopération renforcée. Un dialogue doit se poursuivre dans les prochains jours.
- Loire : le Douglas Président, situé à Renaison, retrouve son titre d’arbre le plus haut mesuré de France, après la chute d’un kimboto de 74,80 mètres en Guyane. Selon le Parc amazonien de Guyane, cet arbre géant, identifié dans les monts La Fumée, près du village de Saül, s’est déraciné il y a quelques semaines, probablement sous l’effet d’un coup de vent. Sa date exacte de chute n’est pas connue. Le kimboto (Pradosia cochlearia) avait été mesuré en août 2024 par quatorze membres de l’association Treeriders, avec l’appui du parc. Les grimpeurs avaient relevé une hauteur de 74,80 mètres, avec une marge d’erreur d’environ 20 centimètres.
Le record revient désormais au Douglas Président (Pseudotsuga menziesii), dont la hauteur atteignait 66,62 mètres lors d’une mesure en juin 2025. Planté en 1892 près du barrage du Chartrain, cet arbre originaire d’Amérique du Nord a été labellisé « Arbre remarquable de France » en 2021. Le record pourrait toutefois évoluer : un relevé LiDAR réalisé en 2020 avait identifié 44 arbres de plus de 70 mètres autour de Saül. Ces spécimens restent à mesurer précisément.
- Loiret : le tribunal correctionnel d’Orléans a rendu son délibéré, vendredi 23 octobre 2026, dans l’affaire du domaine de Fontenaille, en Sologne. Olivier Bouygues, propriétaire des lieux, a été condamné en première instance à deux ans de prison avec sursis et à une amende de 750 000 euros. Le tribunal lui retire également son permis de chasser pour trois ans, lui interdit de porter une arme et ordonne la confiscation des armes et objets placés sous scellé. Six personnes et la société exploitant le domaine comparaissaient pour des faits liés notamment à l’atteinte à la conservation d’espèces protégées. Les cinq autres prévenus, dont le régisseur et des gardes-chasse, ont écopé de peines allant de six mois avec sursis et 3 000 euros d’amende à deux ans avec sursis et 10 000 euros d’amende. La société devra verser 100 000 euros. L’enquête avait notamment mis au jour des cadavres d’oiseaux protégés et une centaine de pièges à mâchoires interdits. Les condamnés disposent de dix jours pour faire appel. Les décisions sont donc susceptibles d’évoluer.
- Moselle : face à la hausse des dégâts de sangliers, la FDC57 et le Fonds départemental d’indemnisation des dégâts de sangliers (FDIDS 57) appellent leurs adhérents à organiser sans attendre des battues, en nombre suffisant, et à renforcer les prélèvements nécessaires. Cette mobilisation s’inscrit dans un régime particulier : en Moselle, comme dans les départements soumis au droit local d’Alsace-Moselle, l’indemnisation des dégâts agricoles de grand gibier repose sur un dispositif spécifique financé par les chasseurs. Le FDIDS 57 prend en charge l’indemnisation des dommages causés aux cultures, selon les règles applicables, tandis que les chasseurs contribuent à la régulation des populations sur le terrain. Ce système fait ainsi peser sur le monde cynégétique une responsabilité financière et opérationnelle importante. L’urgence est manifeste : avec 1 478 hectares de cultures déjà détruits, le bilan dépasse celui de la saison précédente, alors que la campagne est loin d’être achevée.
Les sols détrempés facilitent les fouilles des compagnies de sangliers, et les signalements se multiplient, émanant d’agriculteurs comme de particuliers. La FDC alerte également sur les conséquences à venir. En Moselle, les dégâts de printemps représentent habituellement une part majeure du bilan annuel. Une régulation insuffisante à l’automne pourrait donc accentuer les dommages aux prochaines cultures. La FDC 57 appelle à une réponse rapide et collective pour limiter cette pression.
- Nord : la FDC 59 et l’Office national des forêts (ONF) lancent une expérimentation destinée à accompagner les chasseurs débutants directement sur le terrain. Le dispositif se déroulera en forêt domaniale de Raismes-Saint-Amand-Wallers et s’adresse aux titulaires du permis de chasser depuis moins de deux ans. Au total, soixante participants pourront bénéficier de cette formation pratique, organisée sur trois journées. Encadrés par des parrains expérimentés, les nouveaux chasseurs seront initiés aux réalités de la chasse au grand gibier, dans un cadre structuré privilégiant l’apprentissage et la sécurité. Cette initiative vise à faciliter les premiers pas des jeunes permis, en complétant les connaissances acquises lors de la formation réglementaire par une expérience concrète en milieu forestier. L’accompagnement par des chasseurs chevronnés doit notamment permettre de mieux appréhender les pratiques de terrain, les règles de sécurité et les responsabilités liées à l’exercice de la chasse. Avec cette chasse-école, la Fédération et l’ONF entendent favoriser une transmission des savoir-faire entre générations et renforcer l’intégration des nouveaux chasseurs. Cette première expérimentation pourra également fournir des enseignements utiles pour envisager, à terme, la reconduction ou l’élargissement du dispositif.
- Oise : le musée de la Vénerie de Senlis prépare un week-end placé sous le signe du mystère et des légendes, les 31 octobre et 1er novembre 2026, à l’occasion d’Halloween. Une animation originale qui invite petits et grands à découvrir autrement les collections consacrées à l’art de la chasse et à la forêt. Le samedi 31 octobre, les familles sont invitées à venir costumées pour mener l’enquête. Dans les salles du musée, elles devront résoudre une série d’énigmes et réunir les indices nécessaires pour élucider un mystérieux crime, dans une ambiance digne de Sherlock Holmes. Le lendemain, dimanche 1er novembre, changement d’atmosphère : lampes-torches en main, les participants partiront à la découverte des histoires ancestrales de la forêt et de ses monstres, accompagnés par un guide. Une manière de renouer avec les récits et croyances qui ont longtemps peuplé l’imaginaire des hommes vivant au contact des grands massifs forestiers. L’animation est gratuite et se déroule au musée de la Vénerie, place du Parvis Notre-Dame à Senlis (Oise). Un rendez-vous familial où patrimoine cynégétique, enquête et légendes forestières se mêleront pour deux jours de frissons.
- autre info : depuis le 1er octobre 2026, Flavien Vaille dirige l’agence territoriale de Compiègne de l’Office national des forêts (ONF). Il succède à Jérôme Jaminon, nommé directeur territorial adjoint Seine-Nord. À la tête d’une équipe d’une centaine d’agents, il prend en charge plus de 81 000 hectares de forêts domaniales répartis entre l’Oise et l’Aisne.
Ingénieur agronome, spécialisé dans l’ingénierie de l’eau et la production forestière, Flavien Vaille a notamment travaillé à la direction des territoires de Seine-et-Marne. Il a rejoint l’ONF en 2023 en prenant la direction de l’agence territoriale d’Alençon, dans l’Orne. Il y a piloté des missions de gestion des forêts publiques, d’adaptation au changement climatique et de prévention des incendies. À Compiègne, il aura notamment la responsabilité des massifs de Compiègne, de Retz et de Saint-Gobain, confrontés aux effets du changement climatique. « Notre mission est d’agir dès aujourd’hui pour préparer la forêt de demain », souligne le nouveau directeur, qui entend s’appuyer sur l’engagement des équipes de l’ONF et de leurs partenaires pour relever ces défis. (Photo ONF)
- Hautes-Pyrénées : un chien de chasse porté disparu depuis plusieurs jours a été secouru dimanche au fond du canyon de Geu. Coincé dans le lit d’un ruisseau, entre deux cascades, au cœur d’un secteur particulièrement abrupt, l’animal ne pouvait être récupéré sans l’intervention de spécialistes. À 16 h 45, trois militaires du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Pierrefitte-Nestalas ont été sollicités après la découverte du chien par un homme qui parcourait le canyon. Face à la configuration des lieux et à la difficulté d’accès, celui-ci a alerté les secours, ne pouvant intervenir seul. Les gendarmes ont rapidement mis en place un système de mouflage pour extraire l’animal de cette zone escarpée.
L’opération a duré environ une heure, au terme de laquelle le chien a pu être remonté en sécurité. Porté disparu depuis le mercredi précédent, il a été retrouvé sain et sauf, puis rendu à ses propriétaires, mettant fin à plusieurs jours d’inquiétude. Cette intervention illustre les compétences techniques du PGHM, mobilisé dans des environnements difficiles pour porter secours, y compris aux animaux en détresse. (Photo Gendarmerie des Hautes-Pyrénées)
- Haut-Rhin : un accident impliquant un avion de tourisme et un chevreuil est survenu mercredi 14 octobre 2026 dans la soirée sur la commune d’Habsheim. Alors qu’il amorçait son atterrissage sur la piste de l’aérodrome, le petit aéronef a percuté l’animal de plein fouet. Selon les premiers éléments, le chevreuil traversait la piste à ce moment-là. Le pilote était seul à bord de l’avion de tourisme. Il n’a heureusement pas été blessé dans la collision, mais, en état de choc, l’homme a tout de même été pris en charge par les secours, alertés de l’incident. La gendarmerie et la Brigade verte se sont également déplacées pour procéder aux premières constatations. Des dégâts matériels ont été relevés sur l’aéronef, notamment au niveau du train d’atterrissage. Une enquête a été ouverte par les militaires afin de déterminer les circonstances précises de l’accident et l’exploitation de l’aérodrome a été suspendue pendant quelques heures, a fait savoir la préfecture.
- Vosges : le Parc naturel régional des Ballons des Vosges propose, vendredi 30 octobre à 18 h, à la salle des fêtes de Bussang, le spectacle de contes « ESOD, espèce susceptible d’occasionner de la débrouillardise », écrit et interprété par Kathleen Fortin. Gratuit et accessible dès 7 ans, ce spectacle de 50 minutes invite à réfléchir aux relations entre humains et animaux sauvages. Le projet est né d’une enquête de trois ans menée par la conteuse auprès de chasseurs, d’opposants à la chasse et de personnes sans opinion tranchée. Elle s’est notamment interrogée sur la notion d’espèce nuisible, dont la définition varie selon les territoires. À travers trois histoires, elle met en scène les difficultés de cohabitation entre humains et animaux, notamment un renard et un blaireau visitant un jardin, ou un sanglier confronté aux activités du forestier et de l’agriculteur.
L’objectif est de questionner les représentations de la faune sans imposer de réponse unique. Cette initiative s’inscrit dans les actions du Parc en faveur de la cohabitation avec le vivant et complète la démarche « Quiétude attitude », qui encourage les comportements limitant le dérangement de la faune. La réservation est obligatoire, dans la limite de 100 places, via On se Capte.
A l’étranger
- Allemagne : la FACE et le salon allemand Jagd & Hund qui se tiendra à Dortmund du 2 au 7 février 2027, lancent la troisième édition du concours « Photo de chasse européenne de l’année ». Cette initiative vise à valoriser la diversité de la chasse, ses traditions et les liens qui unissent les chasseurs à la nature. Quatre catégories sont proposées : « Faune et paysage », consacrée aux animaux sauvages dans leur habitat ; « Nouvelles perspectives », qui met en lumière les jeunes chasseurs et les approches innovantes ; « Frais sur la table », dédiée à la viande de gibier et à sa préparation ; enfin, « Culture et tradition de la chasse », qui célèbre les pratiques, les équipements et les rituels cynégétiques. Les photographes amateurs et professionnels âgés d’au moins 18 ans peuvent participer en soumettant jusqu’à cinq clichés en ligne, du 15 septembre au 15 décembre 2026. Les organisateurs privilégient les images authentiques illustrant le respect de la faune, l’attachement aux traditions et la relation avec les milieux naturels. En revanche, les photographies montrant des chasseurs accompagnés de gibier abattu sont exclues. Le règlement et les modalités de participation sont disponibles sur le site officiel du concours.
- Canada : un drame de chasse s’est produit lundi 19 octobre dans un secteur boisé au nord de La Tuque, au Québec. Léon Raymond, un entrepreneur de 72 ans originaire de Lanaudière, a perdu la vie après avoir été atteint par balle alors qu’il participait à une sortie de chasse avec plusieurs compagnons, dans le secteur du lac Verne. Les services d’urgence ont été appelés vers 17 heures, mais le décès du septuagénaire a été constaté sur place. Selon les premières informations rapportées par les médias québécois, le coup de feu aurait été tiré par un autre membre du groupe. À ce stade, les circonstances exactes du drame restent inconnues. La Sûreté du Québec a ouvert une enquête afin de déterminer les causes du décès et d’établir si le tir relève d’un accident ou d’un acte criminel. Les enquêteurs cherchent notamment à reconstituer le déroulement des faits. Aucune conclusion définitive n’a été communiquée à ce stade. Ancien dirigeant d’une entreprise de toiture qu’il avait fondée, Léon Raymond était également pilote d’hélicoptère. Sa mort a provoqué une vive émotion dans son entourage et au sein de la communauté locale des chasseurs.
- Espagne : le gouvernement régional d’Aragon finance l’achat de plus de 70 000 cartouches destinées aux opérations de régulation du lapin de garenne en 2026. Cette aide, accordée à la Fédération aragonaise de chasse (FARCAZA) par l’intermédiaire de la direction générale de la Chasse et de la Pêche, vise à limiter les dégâts agricoles provoqués par la surpopulation de l’espèce dans les secteurs les plus touchés. Les interventions concerneront les communes identifiées dans le Plan général de chasse d’Aragon pour la saison 2026-2027, approuvé par un arrêté du 5 juin. Les cartouches financées seront utilisées exclusivement dans le cadre de modes de chasse autorisés par la réglementation en vigueur. Selon les estimations communiquées, FARCAZA prélève chaque année environ un million de lapins dans la région.
Le dispositif doit contribuer à réduire localement les densités de l’espèce et à préserver l’activité économique des exploitations agricoles, confrontées aux dommages causés aux cultures. Cette subvention s’inscrit dans le plan stratégique d’aides du département régional de l’Environnement et du Tourisme pour la période 2024-2027. Les dépenses éligibles concernent les achats effectués après acceptation officielle de l’aide, les cartouches devant être fournies aux bénéficiaires au plus tard le 25 novembre 2026.
- Etats-Unis : dans les marécages des Everglades, en Floride, une nouvelle méthode est expérimentée pour lutter contre les pythons birmans, une espèce invasive qui menace la faune locale : des lapins robots destinés à attirer les serpents et à faciliter leur repérage. Depuis 2025, le South Florida Water Management District et l’Université de Floride déploient ces leurres alimentés à l’énergie solaire dans des secteurs difficiles d’accès. Ils reproduisent certains signaux d’un lapin des marais, notamment la chaleur, l’odeur et les mouvements. Des caméras associées à un système d’intelligence artificielle permettent de détecter la présence de serpents et d’alerter les agents chargés de leur capture. Introduit dans le sud de la Floride par le commerce d’animaux exotiques, le python birman peut dépasser 5,5 mètres. Sa population est estimée entre 100 000 et 300 000 individus. Dans certaines zones des Everglades, les populations de ratons laveurs et d’opossums auraient chuté de près de 99 %, selon les données citées par les autorités scientifiques américaines. Malgré plus de 19 000 captures depuis 2017, notamment grâce au Florida Python Challenge, l’invasion persiste. Ces leurres technologiques constituent une nouvelle piste pour localiser ce prédateur discret et limiter son impact sur les écosystèmes.
- Hongrie : le Conseil international de la chasse et de la conservation du gibier (CIC) a rencontré des représentants des ministères hongrois de l’Environnement et de l’Agriculture, ainsi que de l’Association nationale hongroise de chasse. Objectif : consolider le partenariat avec le nouveau gouvernement, issu des élections d’avril, et développer la coopération en matière de gestion de la faune sauvage et de conservation de la nature. La Hongrie a confirmé son soutien au CIC, dont le bureau administratif est installé à Budakeszi depuis 1999. Le statut diplomatique de l’organisation et les conditions d’accueil de son siège doivent être maintenus. Les deux ministères ont également accueilli favorablement la proposition d’une représentation commune au sein du CIC, afin de tenir compte du partage des compétences entre environnement et agriculture.
Un axe prioritaire concerne le déclin des populations de perdrix grises. Le CIC propose de coordonner les acteurs concernés — administrations, chasseurs, universités et organismes agricoles — pour identifier des mesures concrètes de restauration des populations, notamment par l’amélioration des habitats et l’adaptation de certains dispositifs de soutien agricole. Les échanges ouvrent ainsi la voie à une coopération renforcée en faveur d’une gestion durable de la faune et d’une chasse fondée sur les connaissances scientifiques.
- Italie : le projet européen LIFE Wild Wolf a lancé une série d’essais sur le terrain dans le Latium, au nord de Rome, afin d’évaluer des équipements destinés à protéger les chiens de chasse contre les attaques de loups. Des gilets spécifiques sont testés en conditions réelles pour mesurer leur capacité à limiter les blessures tout en préservant la mobilité et l’endurance des animaux. L’initiative associe des chasseurs locaux, l’Istituto di Ecologia Applicata, la Fédération européenne des associations de chasse et de conservation (FACE) et l’entreprise DOGTECH. Les participants ont pu découvrir les dernières innovations en matière de protection et échanger sur les solutions adaptées aux territoires où le loup est présent.
La région du Latium, caractérisée par une végétation dense, des reliefs accidentés et une tradition cynégétique active, constitue un terrain d’expérimentation représentatif de nombreuses zones du sud de l’Europe. Les propriétaires participants utiliseront les gilets dans leurs activités habituelles, puis communiqueront leurs observations sur leur efficacité, leur résistance et leur praticité. Ces retours doivent contribuer à améliorer les dispositifs et à formuler des recommandations concrètes pour favoriser la coexistence entre loups, chiens de chasse et communautés rurales.
- Royaume-Uni : sur l’île volcanique de Zavodovski, dans l’archipel britannique des Sandwich du Sud, près de l’Antarctique, plus de 500 000 manchots ont disparu, soit plus d’un quart de la population recensée. Selon les chercheurs du British Antarctic Survey (BAS), cette chute spectaculaire est principalement liée au réchauffement climatique et à ses effets sur les ressources alimentaires. Les relevés aériens et satellitaires montrent que le nombre de nids occupés par les manchots à jugulaire a diminué de 63 % entre 2011 et 2025. La hausse de la température de l’océan Austral aurait déplacé vers le sud le krill antarctique, proie essentielle de cette espèce adaptée aux eaux froides. Les manchots peinent à suivre cette ressource, notamment en raison de la glace de mer et du manque de sites favorables à la nidification. À l’inverse, les manchots macaroni, au régime alimentaire plus diversifié, résistent mieux à ces changements. Cette évolution bouleverse l’équilibre écologique de l’île, située à quelque 2 000 kilomètres de toute implantation humaine permanente. Les scientifiques alertent sur les conséquences du réchauffement, qui atteint désormais les écosystèmes les plus isolés de la planète.
- autre info : la prestigieuse maison d’armurerie britannique John Rigby & Co. ouvre un nouveau chapitre de son histoire avec l’installation de son siège au 42 Clapham Manor Street, à Londres. Après avoir célébré son 250? anniversaire en 2025, la marque entend réaffirmer son attachement à la fabrication artisanale en réunissant, dans un même lieu, ses ateliers, son musée et son showroom. Le bâtiment, une ancienne école de danse classée au patrimoine britannique, a nécessité trois ans et demi de travaux pour accueillir les différentes activités de la maison.
Les visiteurs peuvent désormais découvrir les armuriers à l’œuvre et suivre les étapes de fabrication, du travail du bois aux finitions métalliques. Le site abrite également la Rigby Academy, un atelier de gravure et un espace consacré à l’histoire de la marque. Au cœur du showroom, le fusil de Jim Corbett, célèbre chasseur et auteur britannique, rappelle l’héritage de la maison. Fondée à Dublin en 1775, Rigby s’est installée à Londres dès 1865 avant d’y revenir durablement en 2013. Cette nouvelle adresse entend faire dialoguer tradition, transmission des savoir-faire et création contemporaine.
- Slovénie : la pays voit disparaître ses glaciers sous l’effet du réchauffement climatique. Celui du Triglav, situé sur le plus haut sommet du pays, a pratiquement disparu, tandis que le glacier de Skuta, dernier vestige glaciaire slovène, se réduit à une petite plaque de glace recouverte de gravats. Depuis 35 ans, le guide de montagne Andrej Slak observe cette transformation, dont les conséquences affectent les communautés locales. Autrefois, les bergers utilisaient les cavités glacées pour conserver la viande. Ces espaces ont désormais disparu. Selon Miha Pavšek, chercheur à l’Institut de géographie Anton Melik, la surface du glacier de Skuta est passée de 3 hectares à environ 1,5 hectare. Son épaisseur, autrefois de plusieurs dizaines de mètres, ne représente plus que quelques mètres. La fonte s’accélère lorsque les faibles chutes de neige hivernales sont suivies d’étés particulièrement chauds. Cette disparition menace également les ressources en eau. Les glaciers contribuent à alimenter les rivières et les nappes phréatiques, essentielles à l’approvisionnement en eau potable. Leur recul fragilise ainsi les écosystèmes montagnards et les territoires situés en aval.
- Suisse : le Tribunal fédéral suisse a rejeté, le 5 octobre 2026, la demande urgente de six chasseurs du canton de Zoug, qui souhaitaient suspendre certaines prescriptions cynégétiques. L’obligation de rechercher les animaux potentiellement blessés après un tir infructueux reste donc applicable pour la saison 2026-2027. Le règlement cantonal prévoit qu’après chaque tir sans résultat, une recherche doit être engagée immédiatement avec un chien qualifié. Cette procédure vise à retrouver les animaux touchés qui auraient fui et à limiter leurs souffrances. Selon l’agence de presse ATS, les six recourants n’ont pas démontré l’existence d’un préjudice suffisamment important pour justifier la suspension immédiate des règles. Le Tribunal fédéral a également pris en compte le début de la saison de chasse et l’intérêt public à son déroulement ordonné. Mais cette décision est provisoire et ne tranche pas la légalité de l’obligation contestée. Le recours sur le fond reste en attente et aucune date n’a été annoncée pour le jugement définitif. Dans l’intervalle, les chasseurs du canton doivent continuer à appliquer les prescriptions en vigueur.