- Côtes d’Armor : l'épisode de canicule entraîne de lourdes conséquences dans les élevages. Les fortes chaleurs provoquent une mortalité importante, particulièrement dans les filières avicoles et porcines, tandis que les bovins subissent un stress thermique marqué. Les professionnels du secteur estiment qu'une hausse de la mortalité est également probable chez ces derniers, même si son ampleur reste encore difficile à évaluer. Cette situation met sous tension la filière de l'équarrissage. Les capacités de collecte sont saturées et les enlèvements de cadavres accusent des retards dans plusieurs secteurs. Les éleveurs doivent ainsi conserver sur leurs exploitations des animaux morts en attendant leur prise en charge, une situation rendue encore plus difficile par les températures élevées. Outre les difficultés rencontrées dans les exploitations, cette accumulation de cadavres soulève des inquiétudes sur le plan sanitaire et environnemental. Les professionnels appellent à un renforcement des moyens de collecte afin de faire face à cet afflux exceptionnel lié à la canicule.
- Creuse : à Thauron, une agricultrice consacre près de 50 hectares de son exploitation à un troupeau d'une quarantaine de bisons, auxquels s'ajoutent les naissances annuelles. Cette reconversion est née de sa passion pour les chevaux, les deux espèces partageant des besoins similaires en matière d'espace et de comportement, même si la réglementation interdit leur cohabitation dans une même parcelle.
Contrairement aux bovins domestiques, les bisons conservent un fort instinct de migration. Ils ont donc besoin de vastes espaces pour se déplacer librement d'un parc à l'autre, ce qui explique les importantes surfaces mises à leur disposition. Leur élevage demande également une grande prudence. Ces animaux sauvages ne doivent pas être apprivoisés, car leur puissance les rend potentiellement dangereux. Afin de faire découvrir ces impressionnants herbivores sans perturber leur tranquillité, l'exploitation propose des visites en véhicule aménagé. Les visiteurs observent ainsi les bisons à distance, dans un environnement préservé qui respecte leur comportement naturel. Ce safari pédagogique permet de sensibiliser le public à une espèce emblématique tout en valorisant une forme d'élevage atypique en milieu rural.
- Indre : quatre-vingts ans après les faits, l’affaire Mis et Thiennot continue de susciter de vifs débats. Jeudi 2 juillet, la Cour de Révision a rejeté la demande visant à annuler la condamnation de Raymond Mis et Gabriel Thiennot, mettant un terme à une nouvelle tentative de réhabilitation de ces deux chasseurs, devenus au fil des décennies des figures emblématiques dans le Berry. L’affaire remonte à décembre 1946.
À Saint-Michel-en-Brenne, le garde-chasse Louis Boistard est retrouvé mort après une altercation avec un groupe de chasseurs. Raymond Mis et Gabriel Thiennot sont arrêtés, puis condamnés à quinze ans de travaux forcés pour son meurtre. Depuis, leurs défenseurs dénoncent une enquête entachée d’irrégularités, des aveux extorqués sous la violence et de nombreuses zones d’ombre. Dans sa décision, la cour de révision reconnaît que les enquêteurs de l’époque « n’ont pas exploré toutes les pistes envisageables ». Toutefois, elle estime que les éléments du dossier, même après le retrait de certaines pièces obtenues illégalement, justifiaient les soupçons portés contre les deux hommes. Cette décision met un nouvel obstacle aux partisans de leur réhabilitation, malgré une mobilisation qui perdure depuis plusieurs décennies.
- Haute-Loire : face à la multiplication des attaques de loups, le préfet a décidé de déployer une brigade mobile d'intervention (BMI) afin de renforcer la protection des troupeaux dans le secteur de la Margeride. Depuis le début de l'année, plus de dix attaques ont été recensées dans le département, entraînant la mort de 65 animaux. Ce bilan atteint déjà le nombre total d'attaques enregistrées sur l'ensemble de l'année 2025. Les interventions de la brigade se sont déroulées du 22 au 26 juin, principalement durant la nuit, entre 22 heures et 2 heures. La BMI est chargée d'appuyer les dispositifs de protection des troupeaux, de conseiller les éleveurs et de former les lieutenants de louveterie aux techniques d'intervention face au prédateur. Les tirs de défense restent soumis à la réglementation en vigueur et ne peuvent être réalisés que dans des conditions strictement encadrées. À l'issue de cette mission, un bilan sera établi afin d'évaluer l'efficacité du dispositif. Une nouvelle intervention pourra être envisagée si de nouvelles attaques étaient constatées dans le département.
- Haute-Marne : une attaque attribuée au(x) loup(s) a touché un troupeau de 29 génisses dans le secteur de Clefmont, provoquant d'importants dégâts et la dispersion des animaux. Affolées, les génisses ont franchi les clôtures et se sont retrouvées sur la RN74, un axe très fréquenté reliant Neufchâteau à Langres, créant une situation à risque pour les automobilistes.
L'un des bovins est entré en collision avec un camion, sans faire de victime. Parmi les animaux, une génisse a été retrouvée grièvement blessée, présentant de nombreuses morsures ainsi qu'une patte cassée. Le reste du troupeau est demeuré particulièrement stressé après l'attaque, compliquant les opérations de rassemblement et occasionnant de nouvelles dégradations de clôtures. Les agents de l'OFB se sont rendus sur place afin de procéder aux constatations. Au-delà des pertes directes, l'attaque a entraîné plusieurs heures d'intervention pour sécuriser les animaux et rétablir des conditions normales sur l'exploitation ainsi que sur le réseau routier voisin.
- Nièvre : un incident pour le moins inhabituel a privé une grande partie de la commune de Livry, d’électricité dimanche 28 juin en début de soirée. Contrairement à ce que l’on aurait pu penser en pleine période de fortes chaleurs et d’orages, la panne n’était pas liée aux conditions météorologiques, mais à un... corbeau. Selon Enedis, l’oiseau était posé sur un poteau du réseau haute tension lorsqu’il a déployé ses ailes pour s’envoler. En touchant un élément métallique de l’installation, il a provoqué un court-circuit à l’origine de la coupure. L’incident, survenu vers 19 heures, a privé plus de 400 foyers d’électricité. Les équipes d’Enedis sont rapidement intervenues et ont pu réalimenter une partie des habitations dès 20 h 30. Le retour complet à la normale est intervenu aux alentours de minuit. Cette panne a également eu des conséquences sur le réseau d’eau potable. Les pompes d’alimentation se sont arrêtées, entraînant une interruption de la distribution. Les services municipaux ont ensuite procédé à une remise en service progressive des installations, les canalisations ayant été entièrement vidées pendant l’incident.
- Oise : devant la recrudescence des cas de maladie d’Aujeszky chez les chiens de chasse, la FDC 60 renouvelle son engagement en lançant une nouvelle campagne de vaccination en prévision de la prochaine saison cynégétique. Cette initiative, qui s’inscrit dans une démarche de prévention, trouve son origine dans le travail de la FACCC (Fédération des Associations de Chasseurs aux Chiens Courants), qui a mis en place ce protocole vaccinal destiné à protéger les chiens les plus exposés. Une première campagne a été organisée dès le 2 juillet à la clinique vétérinaire de Songeons. Les chiens doivent recevoir plusieurs injections espacées de quelques semaines afin d'obtenir une protection optimale. À partir du mois d'août, une seconde session sera proposée à la Maison de la Chasse et de la Nature, à un tarif préférentiel réservé aux chasseurs de l'Oise. La maladie d'Aujeszky, transmise principalement par les sangliers, demeure presque toujours mortelle pour les chiens contaminés. La saison dernière, de nombreux cas ont été recensés partout en France, suscitant une vive inquiétude chez les conducteurs de chiens. Si la vaccination ne garantit pas une protection absolue, elle réduit fortement les risques de contamination et constitue aujourd'hui l'un des meilleurs moyens de préserver ces précieux auxiliaires de chasse.
- Pyrénées-Atlantiques : le syndicat agricole Euskal Herriko Laborarien Batasuna (ELB), affilié à la Confédération paysanne, alerte sur la multiplication des attaques de vautours contre des animaux d'élevage vivants. Selon l'organisation, ces incidents menacent directement le modèle d'élevage extensif en plein air pratiqué au Pays basque. Si le syndicat reconnaît que le vautour a longtemps joué un rôle d'équarrisseur naturel, il estime qu'avec plus de 3 000 couples recensés en France, l'espèce n'est plus menacée et que la priorité doit désormais être la protection des élevages.
ELB demande ainsi l'autorisation de tirs d'effarouchement ainsi qu'une meilleure indemnisation des éleveurs victimes d'attaques. Une éleveuse témoigne avoir découvert un veau nouveau-né attaqué alors qu'il était encore vivant. Selon son récit, les vautours lui avaient crevé les yeux et infligé une profonde blessure au flanc avant d'être mis en fuite par les éleveurs. Elle décrit des scènes particulièrement traumatisantes pour les familles présentes. D'après elle, ces attaques provoquent également des mouvements de panique au sein des troupeaux, les animaux cherchant à fuir, parfois au point d'endommager les clôtures.
- Bas-Rhin : un homme de 46 ans a perdu la vie dans la matinée du mardi 30 juin, après un accident survenu alors qu'il circulait en trottinette sur la piste cyclable reliant Molsheim à Soultz-les-Bains. Selon les premiers éléments confirmés par la gendarmerie, il aurait percuté un chevreuil qui traversait la voie. L'accident s'est produit sur un tronçon longeant la Bruche, bordé d'une végétation dense où la présence de la faune sauvage est régulière. Le corps de la victime a été découvert vers 4 h 30, à proximité de celui de l'animal. Une enquête a été ouverte afin de déterminer avec précision les circonstances de cette collision. La victime, Mickaël Heitz, était boulanger à Molsheim. Son décès a été annoncé lors du conseil municipal par le maire de la commune.
- Savoie : au cœur du massif du Beaufortain et du Val d'Arly, la tourbière des Saisies a rejoint, le 20 juin 2026, le réseau international des sites Ramsar, consacré aux zones humides d'importance mondiale. Cette distinction récompense plusieurs années d'efforts en faveur de la préservation de ce milieu naturel exceptionnel. S'étendant sur près de 300 hectares, la tourbière des Saisies constitue le plus vaste complexe tourbeux acide des Alpes françaises. Gérée par l'ONF et le SIVOM des Saisies pour le compte de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, elle abrite plus d'une centaine d'espèces végétales et animales adaptées à des conditions particulièrement exigeantes. Les tourbières jouent un rôle essentiel dans la lutte contre le changement climatique. Véritables réservoirs de biodiversité, elles stockent d'importantes quantités de carbone, régulent les écoulements d'eau et filtrent naturellement les polluants. Celle des Saisies renferme à elle seule l'équivalent de 1,4 million de tonnes de CO2. Devenu le 56? site Ramsar français en février 2026, ce territoire illustre la possibilité de concilier protection d'un patrimoine naturel exceptionnel et développement touristique au sein d'un haut lieu du ski nordique.
- Haute-Savoie : une étude menée par Juliette Michard, étudiante en master Histoire, Civilisation et Patrimoine à l’Université Clermont Auvergne, retrace l’évolution des forêts du bassin d’Annecy entre 1750 et aujourd’hui. Réalisée dans le cadre d’un stage à l’ONF, cette recherche s’est concentrée sur plusieurs massifs emblématiques, dont le Semnoz, le Mont Veyrier, Laudon et Entrevernes, ainsi que les forêts de Villaz, Thorens, Annecy et Saint-Eustache.
En s’appuyant sur des archives départementales, des cartes anciennes, des inventaires et de nombreux documents historiques, l’étude met en évidence les profondes transformations des espaces forestiers. D’abord exploitées comme une ressource indispensable à la vie quotidienne au 18e siècle, les forêts ont ensuite été progressivement encadrées par l’État au 19e, avant de devenir, au 20e siècle, des espaces aux fonctions multiples. Aujourd’hui, elles sont au cœur des politiques de gestion durable, conciliant production de bois, préservation de la biodiversité, accueil du public et adaptation au changement climatique. L’étude a également donné naissance à un livret pédagogique et à un outil numérique valorisant ce patrimoine forestier, destinés aussi bien au grand public qu’aux futurs professionnels de la forêt.
- Seine-Maritime : les épisodes de canicule mettent en péril de nombreuses espèces d'oiseaux nicheurs qui pondent directement au sol. Sur les plages du littoral de la Manche et de la mer du Nord, les températures élevées constituent une menace pour les couvées du gravelot à collier interrompu, une espèce protégée. Les œufs, déposés sur le sable sans véritable nid, sont particulièrement sensibles au rayonnement solaire. Lors des fortes chaleurs, quelques minutes d'exposition sans la présence d'un adulte suffisent à provoquer leur surchauffe, compromettant le développement des embryons. Les adultes sont alors contraints d'alterner entre la recherche de nourriture et la protection des œufs, malgré des conditions particulièrement difficiles. Cette vulnérabilité s'ajoute aux autres menaces qui pèsent sur l'espèce, comme le piétinement, les chiens ou les grandes marées. Les opérations de suivi et de protection menées sur les plages permettent toutefois de limiter ces risques et de préserver les sites de nidification. Malgré une saison de reproduction encourageante, les fortes chaleurs rappellent la fragilité de ces oiseaux face aux épisodes climatiques extrêmes.
A l’étranger
- Belgique : après une interruption en 2025, la chasse à la perdrix grise devrait être de nouveau autorisée en Wallonie en 2026. Un arrêté de la ministre wallonne de l'Agriculture et de la Ruralité prévoit cette réouverture, sous réserve du respect de conditions de gestion destinées à tenir compte de la situation de l'espèce.
Classée « en danger » sur la liste rouge régionale des espèces menacées, la perdrix grise fait l'objet d'un suivi particulier en raison du déclin de ses populations. La chasse avait été suspendue en 2025, le temps de finaliser un plan de gestion adapté. Parallèlement, la pratique consistant à lâcher des faisans et des canards d'élevage avant l'ouverture de la chasse suscite des interrogations juridiques. Selon plusieurs analyses, ces opérations pourraient être considérées comme contraires à la réglementation en vigueur. La question fait actuellement l'objet de discussions en Wallonie, où des milliers de petits gibiers sont relâchés chaque année avant la saison cynégétique.
- Brésil : une semaine après le Sommet de la Terre Rio+20, les représentants des peuples autochtones d’Amazonie sont retournés dans leurs communautés, toujours confrontées à la déforestation, à l’expansion des monocultures et aux projets miniers. Parmi eux, Suliete Gervasio Monteiro, 25 ans, membre de la tribu Baré, poursuit des études d’ingénierie forestière à Brasilia. Choisie par l’assemblée des chefs de sa région, elle souhaite acquérir les connaissances techniques et juridiques nécessaires pour défendre les droits des peuples indigènes et protéger leurs territoires. Selon elle, les revendications autochtones ne peuvent plus reposer uniquement sur un combat politique : elles doivent aussi s’appuyer sur une expertise scientifique capable de dialoguer avec les administrations et les entreprises. À l’université, Suliete découvre une approche occidentale de la forêt, très différente du savoir traditionnel transmis par sa communauté. Son ambition est de combiner ces deux visions afin de mieux lutter contre les atteintes à l’environnement, restaurer les écosystèmes dégradés et préserver un patrimoine naturel dont dépend l’avenir des populations autochtones.
- Chine : longtemps largement dominé par la France, le marché mondial du foie gras connaît une évolution marquée avec la montée en puissance de la Chine. Selon les estimations de la filière, la production chinoise atteint désormais près de 14 000 tonnes, contre environ 2 000 tonnes il y a moins de dix ans. Dans le même temps, la filière française a été fortement affectée par les épisodes successifs d'influenza aviaire.
La production nationale, tombée à environ 8 000 tonnes en 2022, a progressivement retrouvé son niveau grâce à la campagne de vaccination des élevages, avec près de 17 000 tonnes produites en 2025. Le développement de la production chinoise repose sur un modèle industriel permettant d'augmenter rapidement les volumes et de proposer des prix plus compétitifs sur le marché intérieur. Cette progression modifie les équilibres internationaux du secteur, alors que la France demeure la principale référence en matière de savoir-faire, de qualité et de valorisation du foie gras sur les marchés nationaux et à l'export.
- Italie : le gouvernement italien avance dans l’étude de la réforme de la législation sur la chasse, visant à adapter les règles de gestion de la faune sauvage face à l'augmentation de certaines populations animales, notamment les sangliers, responsables de dégâts agricoles et de risques sanitaires. Le projet prévoit de donner davantage de compétences aux régions pour définir les calendriers de chasse, les horaires d'ouverture et les territoires où l'activité est autorisée, afin de mieux tenir compte des réalités locales. Parmi les principales mesures figurent l'extension de certaines zones chassables, y compris dans des espaces forestiers, ainsi que l'assouplissement de plusieurs restrictions concernant la chasse en montagne ou sur les terrains enneigés. Le texte prévoit également d'élargir la liste des espèces pouvant être prélevées et de modifier les conditions d'utilisation des appelants vivants. La réforme comporte aussi un volet économique. Les réserves privées pourraient exercer une activité commerciale autour de la chasse, alors qu'elles fonctionnent aujourd'hui sans but lucratif. Le projet faciliterait par ailleurs la reconnaissance des permis de chasse étrangers afin de favoriser le développement du tourisme cynégétique. Plusieurs dispositions font toutefois l'objet d'un examen attentif de la Commission européenne. Elles devront rester compatibles avec la directive « Oiseaux », notamment en ce qui concerne la protection des espèces migratrices, les périodes de reproduction et le respect des bases scientifiques utilisées pour fixer les dates d'ouverture et de fermeture de la chasse.
- Lettonie : du 16 au 19 juin 2026, la ville de Kuldiga a accueilli la réunion informelle des directeurs de la chasse des États membres de l’Union européenne. Organisée par le ministère letton de l’Agriculture, cette rencontre a rassemblé les principaux responsables européens chargés de la chasse et de la gestion de la faune sauvage. La Fédération des associations de chasse et de conservation de l’Union européenne (FACE) y participait en qualité d’observateur.
Les travaux ont porté sur plusieurs enjeux majeurs : la gouvernance de la chasse, la gestion des grands carnivores, les évolutions du droit international, ainsi que le recours aux outils numériques pour améliorer le suivi des populations de gibier et faciliter les décisions de gestion. Les participants ont également partagé leurs expériences concernant la surveillance de la faune, les dégâts causés par le grand gibier dans les forêts, la lutte contre la peste porcine africaine et la mise en œuvre des objectifs européens de restauration de la nature. Le secrétaire général de FACE, le Dr David Scallan, a présenté les principales évolutions des politiques européennes ayant un impact sur la chasse et la conservation, notamment le réexamen en cours des directives « Oiseaux » et « Habitats ». FACE et le Conseil international pour la conservation de la faune et du gibier (CIC) ont salué ces échanges, estimant qu'ils favorisent une gestion durable de la faune fondée sur la science et l'expérience de terrain à l'échelle européenne.
- Népal : le pays est confronté à une importante épidémie de grippe aviaire H5N1, poussant les autorités à renforcer les mesures sanitaires. Depuis le début de la propagation du virus en mars dernier, plus de 600 000 volailles ont été abattues et près d'un million d'œufs détruits afin de limiter la diffusion de la maladie. Plus de 60 élevages situés dans la vallée de Katmandou ont été touchés. La situation a également conduit à la fermeture du principal zoo de la capitale après la découverte d'un corbeau porteur du virus et la mort de plusieurs animaux, dont un léopard. Les autorités estiment que les corbeaux ont joué un rôle majeur dans la dissémination du virus entre les exploitations avicoles et les zones urbaines. Des dizaines de foyers ont déjà été recensés dans la capitale ainsi que dans le district voisin de Kavre. Les spécialistes s'inquiètent de la présence du virus dans une région fortement peuplée et de sa capacité à infecter des espèces autres que les volailles. Si aucun cas de transmission à l'homme n'a été enregistré, les scientifiques restent vigilants face au risque d'une mutation du H5N1. Selon la FAO, 763 foyers de grippe aviaire hautement pathogène ont été signalés dans 31 pays et territoires depuis le mois d'avril.
- Suisse : le Conseil fédéral suisse a lancé, le 24 juin 2026, une procédure de consultation portant sur une révision de la loi sur la chasse (LChP). Cette réforme vise à appliquer deux motions adoptées par le Parlement en 2025, afin d'assouplir les règles encadrant les tirs de loups jugés problématiques. Jusqu'à présent, les loups appartenant à une meute bénéficiaient d'une protection stricte, entre le 1er février et le 31 mai, période de reproduction. Aucun tir n'était autorisé durant ces mois, sauf en cas de danger grave et imminent pour l'homme. Les loups étaient également protégés dans les districts francs fédéraux, même lorsqu'ils s'attaquaient à plusieurs reprises à des troupeaux pourtant protégés. La réforme prévoit désormais d'autoriser toute l'année le prélèvement de loups appartenant à une meute lorsqu'ils contournent de manière répétée les dispositifs de protection des animaux de rente ou présentent un risque pour la sécurité publique. Ces interventions pourront également être réalisées dans les districts francs fédéraux. La consultation publique restera ouverte jusqu'au 16 octobre 2026, avant l'adoption définitive de cette révision législative.