- Côtes d’Armor : après une première édition organisée en 2024 et ayant rassemblé plus d’une centaine de participants venus de 16 pays, le congrès international One Health fera son retour du 3 au 5 juin 2026 à Saint-Quay-Portrieux. Chercheurs, responsables politiques, vétérinaires, médecins, spécialistes de l’environnement et acteurs de santé publique y échangeront autour des applications concrètes du concept « One Health », qui vise à relier santé humaine, santé animale et santé des écosystèmes. L’événement est coorganisé par l’Anses, Innôzh et Labocéa. Il s’ouvrira avec une intervention du docteur Baba Soumaré, directeur général adjoint de l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA), invité d’honneur de cette édition. Durant trois jours, conférences, tables rondes et présentations scientifiques aborderont les grands enjeux sanitaires liés aux changements globaux : émergence de nouvelles maladies, surveillance intégrée des infections, partage des données ou encore rôle des sciences sociales dans l’adoption des stratégies One Health.

Le congrès se déroulera au Palais des Congrès de Saint-Quay-Portrieux.

 

- Dordogne : un mois après la démission de Michel Amblard pour raisons de santé, la FDC tourne une nouvelle page. Réuni le 22 mai, le conseil d’administration a élu Jean-Paul Dubos à la présidence de l’organisation. Jusqu’alors secrétaire général, ce chasseur périgourdin de 71 ans assurera l’intérim jusqu’au terme du mandat actuel, en 2028. De nouvelles élections seront alors organisées. Cette nomination intervient après le départ de Michel Amblard, qui avait annoncé son retrait lors de l’assemblée générale du 25 avril, mettant fin à près de vingt années passées à la tête de la fédération départementale. Une longue présidence marquée par de nombreux dossiers liés à la gestion du grand gibier, à la sécurité et aux relations entre chasseurs et monde rural. Chasseur depuis l’âge de 16 ans, Jean-Paul Dubos connaît bien les rouages de la fédération, qu’il a intégrée en 2010. Désormais président, il entend poursuivre les actions engagées tout en assurant la continuité de fonctionnement de l’institution jusqu’à la prochaine échéance électorale.

 

- Dordogne encore : à Saint-Vincent-de-Connezac, un mystérieux voleur a semé la panique chez deux passionnés de pétanque. Depuis début mai, les boules disparaissaient une à une du terrain familial de Véronique et Damien. Pas une vieille boule rouillée oubliée dans un coin : non, uniquement les meilleures. « Il a volé toutes les bonnes boules ! », soupire encore la dame, qui estime le préjudice entre 800 et 900 euros. Le couple décide finalement d’installer une caméra de surveillance. Et là, surprise : le malfaiteur n’était ni un champion départemental ni un retraité collectionneur… mais un renard. Les images montrent un goupil particulièrement appliqué, venant discrètement subtiliser les précieuses sphères métalliques avant de repartir dans la nuit avec son butin. « On a un renard qui préfère les boules aux poules », plaisante Damien, amusé par ce cambrioleur à quatre pattes. Selon l’association Le Clos des Renardises, le comportement n’a rien d’impossible : curieux, joueur et opportuniste, le renard adore les objets ronds portant des odeurs humaines. Reste maintenant une question cruciale : où a-t-il dissimulé son butin ?

 

- Doubs : la rencontre restera gravée dans sa mémoire. Lors d’une promenade en forêt, le dimanche 17 mai, un photographe amateur, Martial Lacroix, a eu la surprise d’apercevoir un chamois au pelage entièrement blanc, un animal particulièrement rare dans les massifs jurassiens. Par souci de discrétion et afin de préserver la tranquillité de l’animal, il préfère ne pas révéler le lieu exact de cette observation. « J’ai entendu du bruit près d’un rocher. Je me suis caché, puis tout à coup je l’ai vu », raconte-t-il encore avec émotion. Le photographe a alors eu le temps d’immortaliser la scène avant que l’animal ne remarque sa présence. Loin de paniquer, le chamois serait reparti calmement dans la forêt. « Il n’a pas semblé effrayé. Il est parti tranquillement », explique Martial Lacroix. Si les chamois sont nombreux dans le massif jurassien, les individus blancs restent extrêmement rares. Il pourrait s’agir d’un cas d’albinisme ou de leucisme, une anomalie génétique responsable d’une dépigmentation partielle ou totale du pelage.

 

- Doubs encore : Le tribunal administratif de Besançon a rendu sa décision concernant le contentieux portant sur les arrêtés préfectoraux autorisant la chasse de la bécassine des marais et de la bécassine sourde dans le département. Les juges ont rejeté l’ensemble des demandes formulées par la LPO, qui sollicitait l’annulation de ces dispositions. Cette décision intervient après une première phase contentieuse au cours de laquelle le juge des référés avait suspendu les arrêtés contestés dans l’attente d’un examen au fond. Le dossier a ensuite été étudié par le tribunal administratif, malgré des conclusions du rapporteur public favorables à la requête de l’association de protection de la nature. À l’issue de l’instruction, le tribunal n’a pas retenu les arguments avancés par la LPO et a validé la légalité des mesures contestées pour le département du Doubs. La juridiction a ainsi confirmé la position défendue par les services de l’État et les fédérations de chasse impliquées dans la procédure. Cette décision met un terme à plusieurs mois de contentieux concernant les conditions d’exercice de la chasse de ces deux espèces de limicoles migrateurs. Un jugement distinct concernant les dispositions applicables dans le département du Jura devait également être examiné dans le cadre de cette même affaire.

 

- Haute-Garonne : trente ans après le retour de l’ours brun dans les Pyrénées, le plantigrade continue de cristalliser les tensions dans les vallées de montagne. L’inauguration d’une statue d’ours à Arbas a ravivé les oppositions entre défenseurs du prédateur et représentants du monde pastoral. La commune, qui revendique son image de « pays de l’ours », souhaitait marquer le trentième anniversaire des premiers lâchers d’ourses slovènes réalisés en 1996 dans le massif pyrénéen. La sculpture en bronze, haute de 1,53 mètre et offerte par un mécène resté anonyme, représente un ours dressé et doit être installée sur la place de la mairie. Mais la cérémonie a provoqué la colère de plusieurs organisations agricoles et anti-ours, parmi lesquelles l’ASPAP, la Coordination rurale ou encore les Jeunes agriculteurs d’Occitanie. Toutes dénoncent une célébration vécue comme une provocation alors que la présence du plantigrade continue d’alimenter les conflits avec les éleveurs. Pour les partisans de l’ours, cette œuvre symbolise au contraire le retour d’une espèce sauvée de la disparition dans les Pyrénées.

 

- Gironde : la Gironde s’apprête une nouvelle fois à célébrer l’une de ses traditions les plus emblématiques : la Fête de la Palombe, organisée samedi 6 juin 2026 au château Montlau, à Moulon, au cœur de l’Entre-deux-Mers. Chaque année, ce rendez-vous rassemble des centaines de passionnés venus partager leur attachement à l’univers des paloumayres et aux traditions du Sud-Ouest. Dans le cadre historique du château Montlau, dominant la vallée de la Dordogne face à Saint-Émilion, le public pourra découvrir tout au long de la journée les savoir-faire liés à la chasse traditionnelle de la palombe. Bien plus qu’une simple pratique cynégétique, la palombe représente dans le Sud-Ouest un véritable patrimoine culturel transmis de génération en génération. Le programme proposera de nombreuses animations : visites de palombières, démonstrations d’appeaux et de grimpayres, concours de roucoulayres, trompes de chasse, fauconnerie ou encore tir à l’arc. Une bénédiction des appeaux sera également organisée dans la chapelle du château. La Fédération départementale des chasseurs de la Gironde participera au forum des paloumayres consacré au bilan de la saison 2025. Plusieurs personnalités seront intronisées au sein de la confrérie des paloumayres de l’Entre-deux-Mers, dont le cycliste professionnel Thomas Boudat. La journée se clôturera dans une ambiance festive avec un grand banquet musical suivi d’un feu d’artifice prévu en soirée.

 

- Ille-et-Vilaine : le dossier des choucas des tours continue d’envenimer les relations entre le monde agricole et des associations écologistes en Bretagne. Le tribunal administratif de Rennes a examiné, le mercredi 27 mai, la validité d’un arrêté préfectoral autorisant des tirs de régulation sur cette espèce protégée, accusée de provoquer d’importants dégâts dans les cultures de maïs. La FDSEA du Morbihan hausse le ton contre les associations environnementales ayant attaqué l’arrêté en justice. Le syndicat agricole estime que les opposants refusent de prendre en compte la réalité économique vécue sur le terrain par les exploitants agricoles confrontés aux attaques répétées de choucas sur les semis. Pour illustrer la situation, la FDSEA s’appuie sur le témoignage d’un agriculteur qui, après un semis de neuf hectares de maïs réalisé en avril sur une parcelle, a vu 6 ha détruits en quinze jours par des groupes de choucas. « Il n’y avait presque plus rien », explique l’éleveur, qui évoque une perte de 3 800 euros ainsi qu’un retard de plusieurs semaines dans son assolement. Selon les agriculteurs, les populations de choucas ont fortement progressé ces dernières années malgré leur statut de protection. Ils réclament des mesures de régulation plus efficaces et menacent désormais de demander des indemnisations aux associations opposées aux arrêtés si les dégâts continuent de s’aggraver.

 

- Isère : depuis trois ans, un mystérieux saboteur hante discrètement les bois autour du lac de Paladru. Les chasseurs découvrent régulièrement leurs miradors renversés, sciés ou réduits à l’état de débris. Plus d’une centaine de dégradations ont été recensées sur six territoires de chasse, laissant derrière elles le même scénario : pieds sectionnés, quelques copeaux de bois au sol et l’impression troublante d’une présence insaisissable. À Paladru, les chasseurs ont fini par renoncer à utiliser leurs installations, toutes détruites au fil des saisons. Les plaintes se multiplient, mais l’auteur demeure introuvable. Certains évoquent une silhouette furtive aperçue à la tombée du jour : une personne encapuchonnée, entièrement vêtue de noir, disparaissant aussitôt dans les sous-bois. Dernièrement, c’est à Montferrat que le curieux personnage a vandalisé huit miradors, détruits en une seule nuit. Sur la porte du relais cynégétique, un message menaçant a été découvert, laissant craindre une nouvelle escalade. Depuis, autour du lac, chacun s’interroge sur l’identité et les motivations de ce saboteur fantôme.

 

- Jura : un homme sera jugé en novembre 2026 pour avoir abattu un lynx à la fin de l’année 2024, près de Saint-Claude. Le tireur présumé a pu être identifié à la suite d’un signalement provenant de son entourage, une situation extrêmement rare dans ce type de dossier. Selon plusieurs associations de protection de la nature, le lynx reste confronté à de nombreuses menaces : collisions routières, isolement génétique et destructions illégales. Dans cette affaire, Férus, France Nature Environnement, la LPO et le Centre Athénas ont annoncé leur intention de se constituer partie civile. L’enquête est menée par le parquet régional environnement de Besançon. L’homme poursuivi devra répondre du délit de destruction illicite d’une espèce protégée. Il encourt jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende.

 

- Meurthe et Moselle : la destruction méthodique de sept miradors, dans la nuit du 22 au 23 mai, à Villey-le-Sec, ne relève plus du simple acte de vandalisme isolé. Ce qui inquiète désormais les chasseurs, c’est la banalisation assumée de ce type d’actions dans certains cercles anti-chasse, où ces dégradations sont ouvertement célébrées comme des « actes de résistance » contre le monde cynégétique. À peine les faits connus, plusieurs militants et collectifs hostiles à la chasse se sont félicités sur les réseaux sociaux de cette opération nocturne, parlant de « coup d’éclat » ou encore d’« action radicale ». Derrière ces destructions se cachent avant tout des équipements de sécurité, car depuis des années, les FDC encouragent leur développement précisément pour améliorer la sécurité. Un paradoxe que dénoncent aujourd’hui de nombreux chasseurs. Plainte a été déposée par le président de l’ACCA.

 

- Paris : le Musée de la Chasse et de la Nature, situé au cœur du Marais à Paris, participera à la Nuit Blanche 2026, avec une ouverture exceptionnelle au public autour de son exposition consacrée à l’artiste française Annette Messager. Présentée jusqu’au 20 septembre 2026, l’exposition « Une hirondelle ne fait pas le printemps » réunit plus de 80 œuvres réparties dans une quinzaine de salles du musée. L’artiste y explore les liens entre l’homme et l’animal à travers des thèmes comme la captivité, la sauvagerie domestiquée, l’instinct ou encore les passions humaines. Le Musée de la Chasse et de la Nature demeure un lieu singulier du paysage culturel parisien, mêlant patrimoine cynégétique, art contemporain, animaux naturalisés, armes anciennes et œuvres consacrées au monde sauvage. Cette programmation confirme l’intérêt croissant des institutions culturelles pour les thématiques liées à la biodiversité et à la relation homme-animal. À l’occasion de la Nuit Blanche, les visiteurs pourront découvrir gratuitement ce dialogue original entre art contemporain et univers cynégétique dans un cadre particulièrement atypique.

 

- Pyrénées-Orientales : le grand tétras des Pyrénées, espèce emblématique et hautement protégée, vient de perdre l’un de ses représentants les plus connus. Baptisé « Jojo » par ceux qui le suivaient régulièrement, l’oiseau n’a pas survécu aux graves blessures provoquées par une collision avec les câbles d’un téléski dans la station des Angles. Le mâle avait été découvert le 24 mai dernier à plus de 2 300 mètres d’altitude par un promeneur et photographe naturaliste. Alerté rapidement, l’OFB est intervenu pour récupérer l’animal avant son transfert chez un vétérinaire. Mais malgré les soins prodigués, le grand tétras souffrait d’une aile brisée et d’une patte cassée, laissant peu d’espoir quant à sa survie. Il est finalement mort quelques jours plus tard. Cet accident relance la question des dangers que représentent certaines infrastructures de montagne pour la faune sauvage. Les câbles de remontées mécaniques figurent parmi les principales causes de collision pour plusieurs espèces d’oiseaux montagnards. Le grand tétras est aujourd’hui en fort déclin en France. Fragmentation des habitats, dérangement humain, changement climatique et infrastructures touristiques fragilisent davantage encore cette espèce devenue l’un des symboles de la biodiversité pyrénéenne.

 

- Bas et Haut-Rhin : le Gouvernement a officiellement lancé une mission chargée d’évaluer le bilan de la création de la Collectivité européenne d’Alsace (CeA) et d’analyser les conséquences d’une éventuelle évolution institutionnelle. Cette initiative intervient après l’adoption, le 8 avril dernier à l’Assemblée nationale, d’une proposition de loi visant à faire sortir la CeA de la région Grand Est. Créée par la loi du 2 août 2019 et mise en place le 1er janvier 2021, la Collectivité européenne d’Alsace constitue une réforme territoriale majeure. Cinq ans après sa naissance, l’exécutif souhaite désormais mesurer concrètement les effets de cette organisation administrative. Placée sous le pilotage de l’Inspection générale de l’administration, la mission devra également étudier les impacts juridiques, financiers et opérationnels qu’aurait la création d’une collectivité à statut particulier, exerçant à la fois des compétences départementales et régionales. Le Gouvernement affirme vouloir éclairer le débat public « dans un esprit de responsabilité », en évaluant notamment les conséquences pour les collectivités, les agents publics, les acteurs économiques et les habitants. Le rapport final servira de base aux futures discussions parlementaires et institutionnelles.

 

- Seine-et-Marne : la forêt de Fontainebleau, considérée comme l’un des plus riches réservoirs de biodiversité d’Europe, renforce aujourd’hui la protection de ses réserves biologiques intégrales grâce à une nouvelle signalétique. Près de 1 500 hectares du massif sont concernés par ces espaces où la nature évolue librement, sans exploitation ni intervention humaine. Ces réserves jouent un rôle essentiel pour la conservation d’espèces rares, grâce à la présence de vieux arbres, de bois morts et de sols peu perturbés. Elles constituent également de véritables laboratoires naturels permettant aux scientifiques d’étudier l’évolution des écosystèmes forestiers face au changement climatique. Certaines possèdent aussi une valeur historique majeure, comme la réserve du Gros Fouteau, créée en 1861 sous Napoléon III, à la demande des peintres de Barbizon. Face à une fréquentation touristique toujours plus importante, l’Office national des forêts a installé de nouveaux panneaux afin de mieux matérialiser les zones protégées et expliquer leur intérêt écologique. Ces équipements rappellent également les règles de sécurité, les réserves n’étant ni entretenues ni sécurisées. Cette démarche pédagogique vise à limiter les dégradations causées par les passages hors sentiers et à sensibiliser le public à la préservation durable de ce patrimoine naturel exceptionnel.

 

- Vaucluse : l’affaire continue d’agiter le petit monde cynégétique vauclusien. Les faits remontent au 5 novembre 2023, à Lafare, lors d’une battue réunissant une quinzaine de chasseurs. Selon l’enquête, la journée aurait brutalement dégénéré lorsqu’une série de coups de feu aurait éclaté en direction des participants, provoquant un véritable mouvement de panique parmi les chasseurs présents. Les tirs auraient été effectués par un riverain, lui-même chasseur, mais qui n’était pas autorisé à participer à cette battue. Plusieurs personnes se seraient alors retrouvées sous une pluie de plombs, dans des circonstances particulièrement tendues. Trois hommes sont poursuivis dans ce dossier. Le principal prévenu, âgé de 28 ans au moment des faits, avait été placé en détention provisoire avant d’être remis en liberté sous contrôle judiciaire. Il est poursuivi notamment pour violences avec arme, violences en réunion, mise en danger d’autrui et entrave au déroulement d’une action de chasse. Deux autres prévenus, âgés de 56 et 21 ans à l’époque, sont également mis en cause pour différents délits liés aux armes, à la mise en danger d’autrui et à des faits de complicité. Prévue devant le tribunal correctionnel de Carpentras, l’affaire n’a finalement pas encore été jugée sur le fond. Elle a été renvoyée une nouvelle fois au 25 février 2027, avec maintien du contrôle judiciaire pour les trois hommes.

 

- Vosges : le programme de sauvegarde du grand tétras vient de franchir une nouvelle étape avec le relâcher de 17 nouveaux oiseaux, tous équipés de balises GPS afin de suivre leurs déplacements. Treize coqs et quatre poules, capturés en Norvège, ont rejoint les forêts vosgiennes dans le cadre du vaste projet scientifique piloté par le Parc naturel régional des Ballons des Vosges et soutenu par l’État. L’objectif est simple : éviter la disparition pure et simple de cette espèce emblématique. Car la situation est devenue critique. Les spécialistes estiment qu’il ne subsisterait aujourd’hui dans les Vosges que quelques individus autochtones, tandis que seuls un ou deux oiseaux issus des précédentes opérations de réintroduction seraient encore en vie. Ce programme de conservation fait pourtant l’objet d’oppositions de la part de certaines associations de protection de la nature. Une position qui laisse perplexes de nombreux observateurs. Refuser l’introduction d’oiseaux destinés à sauver une population condamnée à court terme revient, selon les défenseurs du projet, à accepter passivement l’extinction du grand tétras. Une posture d’autant plus paradoxale que l’opération est menée sous contrôle scientifique strict et s’inscrit dans un programme de restauration reconnu au niveau européen.

 

A l’étranger

 

- Allemagne : le Conseil international de la chasse et de la conservation de la faune sauvage (CIC) organisera sa 73e Assemblée générale du 8 au 11 avril 2027 à Hambourg. L’événement se déroulera à l’hôtel Elysee et réunira des membres du CIC, des responsables politiques, des scientifiques, des spécialistes de la conservation et des gestionnaires de la faune sauvage venus de nombreux pays. Cette rencontre internationale abordera plusieurs thèmes liés à la biodiversité, à la gestion durable de la faune sauvage et au rôle économique des activités liées à la nature dans les territoires ruraux. Le programme comprendra des réunions institutionnelles, des conférences, des échanges entre délégations ainsi que plusieurs événements de réception organisés dans différents lieux emblématiques de Hambourg. Une soirée de gala est notamment prévue le 10 avril à la Fischauktionshalle, ancienne halle aux poissons devenue salle événementielle. Les principales sessions de travail se dérouleront les 9 et 10 avril. L’hôtel Elysee servira également d’hébergement principal pour les participants.

 

- Canada : sur l’île d’Anticosti, la saison de chasse 2025 confirme une nouvelle fois l’excellente santé du cheptel de cerfs. Les observations réalisées tout au long de l’automne par les chasseurs témoignent d’une présence abondante de cervidés sur l’ensemble du territoire. Au fil des séjours, les amateurs décrivent des rencontres fréquentes avec les animaux, parfois dès les premières heures de chasse, renforçant la réputation unique de l’île québécoise. Sur les territoires de SÉPAQ-Anticosti comme dans les autres pourvoiries privées de l’île, les résultats de prélèvements demeurent particulièrement élevés et homogènes. Les responsables du site soulignent également la forte présence de mâles dans les prélèvements, signe d’une population bien structurée. L’engouement ne faiblit pas pour autant. Les forfaits de chasse pour 2026 affichent déjà complet, tout comme une grande partie des hébergements touristiques. Faute de places disponibles pour la chasse, certains visiteurs choisissent désormais de découvrir Anticosti en famille durant l’été. L’île se prépare aussi à célébrer prochainement les 25 ans de son parc national, véritable joyau naturel au cœur du golfe du Saint-Laurent.

 

- Italie : la chasse au bouquetin pourrait faire son retour en Italie. Un amendement adopté en commission sénatoriale dans le cadre du projet de réforme de la loi sur la chasse prévoit d’inscrire le bouquetin des Alpes parmi les espèces potentiellement chassables. Cette proposition, intégrée au projet de loi 1552 actuellement débattu au Parlement italien, a immédiatement ravivé les tensions entre élus, chasseurs et associations environnementales. Espèce emblématique de l’arc alpin, le bouquetin avait pourtant frôlé l’extinction au début du 20e siècle sous l’effet d’une chasse intensive. Protégé notamment grâce à la création du Parc national du Grand Paradis, il compte aujourd’hui environ 15 000 individus en Italie, intégrés à une population alpine estimée à 50 000 animaux. Le texte prévoit également d’élargir la liste des espèces concernées par la chasse et d’assouplir certaines règles cynégétiques. Les associations écologistes dénoncent un recul majeur de la protection de la faune sauvage, tandis que plusieurs élus régionaux appellent à la prudence, notamment dans le Piémont et la Vallée d’Aoste.

 

- Japon : face à la multiplication des incidents impliquant des ours, le Japon a renforcé ses mesures de sécurité. Les autorités ont autorisé les policiers à tirer sur les animaux considérés comme dangereux, alors que les attaques et intrusions se multiplient dans plusieurs régions du pays. La population d’ours, estimée à environ 52 000 individus, a doublé en trente ans. Longtemps cantonnés au nord de l’archipel, les plantigrades sont désormais observés dans de nombreuses zones habitées. Au cours des dernières semaines, plusieurs centaines de signalements ont été enregistrés. Des ours ont notamment été aperçus sur des routes, dans des quartiers résidentiels et même à l’intérieur de bâtiments publics. En 2025, plus de 14 000 ours ont été abattus au Japon, soit trois fois plus que l’année précédente. Les autorités ont également déployé 2 500 cages-pièges destinées à capturer les animaux, avec un objectif de 10 000 dispositifs à terme. Depuis l’an dernier, quatorze personnes ont perdu la vie lors d’attaques. Des exercices de protection sont désormais organisés dans certaines écoles afin de préparer les élèves à ce type de situation.

 

- Ouganda : un accident s’est produit dimanche soir dans le parc national de Murchison Falls, au nord-ouest de l’Ouganda. Un minibus transportant plusieurs passagers a violemment percuté un éléphant qui traversait la route à l’intérieur de la réserve naturelle. Le choc a fait trois morts et quatre blessés, dont le conducteur du véhicule. Selon la police ougandaise, l’accident est survenu vers 20 heures. Après avoir heurté l’animal, le chauffeur aurait perdu le contrôle du minibus. Trois occupants sont décédés sur le coup tandis que les blessés ont été pris en charge par les secours. L’Autorité ougandaise de la faune sauvage (UWA) a confirmé le bilan mais n’a pas communiqué d’informations sur l’état de l’éléphant. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances précises du drame. Les autorités rappellent régulièrement aux automobilistes la nécessité de ralentir dans les parcs nationaux, particulièrement la nuit. Les collisions avec la faune sauvage restent fréquentes en Afrique de l’Est. En Ouganda, plusieurs animaux sont tués chaque jour sur les routes traversant les espaces protégés, notamment à cause des excès de vitesse.

 

- Royaume-Uni : les règles de voyage avec un animal de compagnie entre la Grande-Bretagne et l’Union européenne ont changé depuis le 22 avril 2026. Désormais, les résidents britanniques ne peuvent plus utiliser le passeport européen pour animaux pour voyager avec un chien, un chat ou un furet vers les pays de l’UE. Ce document est remplacé par un Animal Health Certificate (AHC), un certificat sanitaire obligatoire délivré par un vétérinaire officiel dans les dix jours précédant le départ. Ce certificat devra être renouvelé à chaque voyage effectué vers l’Union européenne. La mesure concerne tous les passeports européens détenus par des résidents de Grande-Bretagne, y compris ceux délivrés auparavant dans un État membre de l’UE ou en Irlande du Nord. Les autorités européennes estiment que cette évolution vise à harmoniser les contrôles sanitaires post-Brexit et à renforcer la traçabilité des animaux de compagnie circulant entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Pour voyager, les animaux doivent toujours être identifiés par puce électronique et disposer d’une vaccination antirabique valide. Certains pays peuvent également exiger des traitements antiparasitaires spécifiques avant l’entrée sur leur territoire.