- Eure et Loir : le week-end des samedi 25 et dimanche 26 avril, l’étang de la Borde, à Margon (commune d’Arcisses), accueillera un salon dédié à la pêche, à la chasse et à la nature. Ouvert de 9h à 18h, cet événement se veut à la fois convivial et pédagogique, destiné à un large public, des passionnés aux familles. Durant ces deux journées, de nombreuses animations seront proposées. Les visiteurs pourront notamment tester du matériel de pêche, participer à des sorties ornithologiques ou encore s’initier au ball-trap laser, une activité accessible gratuitement. Une célébration de la Saint-Hubert viendra également rythmer le programme, aux côtés de promenades en calèche et d’animations spécialement conçues pour les enfants. Le salon mettra aussi en valeur les produits locaux ainsi qu’une librairie dédiée à la nature, offrant un espace d’échanges et de découvertes autour des activités de plein air et de la biodiversité. Cette manifestation vise à promouvoir les pratiques liées à la nature tout en sensibilisant à la richesse des milieux naturels et aux enjeux de leur préservation.

 

- Finistère : en déplacement à Brest les 16 et 17 avril, Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, a enchaîné plusieurs séquences mêlant enjeux internationaux, maritimes et environnementaux. Elle a notamment accueilli le président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, en visite d’État, avant de participer à une séquence consacrée aux questions navales, incluant un déplacement à l’IFREMER. Puis, le vendredi 17 avril, Monique Barbut a inauguré les nouveaux locaux de l’Office français de la biodiversité à Brest, sur le quai de la Douane. Ce bâtiment historique, ancienne capitainerie datant de 1902, a été entièrement reconstruit après l’incendie du 31 mars 2023, survenu lors d’une manifestation de pêcheurs. D’ici l’été, 38 agents de l’établissement doivent y reprendre leurs fonctions, sur les 150 présents dans la ville. Lors de cette séquence, le directeur général de l’OFB, Olivier Thibault, a souligné l’importance d’un cap clair pour les politiques environnementales, dans un contexte de contestation croissante des contraintes écologiques. La ministre a, de son côté, apporté un soutien appuyé aux agents, condamnant fermement les violences et les attaques visant la police de l’environnement. Elle a également dénoncé certains discours mettant en cause la légitimité de l’OFB, rappelant que ses missions relèvent de l’intérêt général. La reconstruction du site, estimée à 2 millions d’euros, fait encore l’objet d’un contentieux entre assureurs, l’État et les représentants du secteur de la pêche, tandis que la procédure pénale a été classée sans suite. 

 

- Gard : à Sainte-Anastasie, un chasseur de 67 ans a perdu la vie samedi après une chute. L’homme se trouvait sur un mirador, installé à environ dix mètres de hauteur, lorsqu’il est tombé pour une raison encore indéterminée. L’alerte a été donnée rapidement, mobilisant les gendarmes de la compagnie d’Alès ainsi que les services de secours. En raison de la configuration des lieux, une zone boisée et difficile d’accès, d’importants moyens ont été déployés pour localiser la victime dans les plus brefs délais. Après plusieurs recherches, l’homme a finalement été retrouvé grièvement blessé. Les secours ont procédé à une prise en charge d’urgence sur place avant de l’évacuer vers un centre hospitalier. Malgré l’intervention rapide des équipes, son état s’est aggravé au cours du transport. Le chasseur est décédé avant d’arriver aux urgences. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de l’accident, notamment pour établir s’il s’agit d’une chute accidentelle liée aux conditions d’installation ou à un malaise.

 

- Gironde : réunis le 11 avril à Biganos, les chasseurs girondins ont réaffirmé leur attachement à la chasse traditionnelle de la palombe, au point d’envisager son inscription au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. À la tribune, Thibault Varenne, président de la FDC 33 a insisté sur un « sujet profondément identitaire », au cœur des pratiques locales. Dans le sud du département, où cette tradition est la plus vivace, l’engagement s’organise : une Association départementale des chasses traditionnelles à la palombe (ADCTP), présidée par Hervé Cazaudumec, vient d’être créée pour structurer la défense de cette pratique ancestrale. Mais l’inquiétude grandit. La possible saisine de la Cour de justice de l’Union européenne sur l’usage des filets dans plusieurs départements du Sud-Ouest fait planer une menace directe. Face à ce risque d’interdiction, les chasseurs affichent un front uni avec leurs instances nationales.

 

- Landes : à Uchacq-et-Parentis, la Fédération des gardes particuliers des Landes (FGPL) lance un appel : elle a besoin de nouvelles recrues pour renforcer ses actions sur le terrain. Réunie en assemblée générale début avril, l’association présidée par Vincent Lafitte a rappelé l’importance de ces bénévoles assermentés, encore trop méconnus du grand public. Créée en 2013, la FGPL regroupe des citoyens engagés dans la protection de l’environnement et du patrimoine local. Ces gardes particuliers, reconnus par le ministère de l’Intérieur, interviennent notamment contre le braconnage, les dépôts sauvages ou encore certaines atteintes à la nature. Leur rôle est essentiel pour soutenir les autorités et préserver les espaces naturels. Aujourd’hui, la fédération souhaite élargir ses effectifs. Toute personne motivée, respectueuse des règles et désireuse de s’impliquer concrètement peut candidater. Aucune expérience préalable n’est forcément requise, mais un sens de l’engagement et de la responsabilité est indispensable. Face à l’augmentation des incivilités environnementales, rejoindre la FGPL, c’est agir utilement, localement, et participer activement à la protection des Landes.

 

- Manche : la population de lièvres connaît un déclin préoccupant, confirmé par plusieurs indicateurs de suivi. Face à cette situation, les chasseurs du département ont été amenés à se prononcer, le 18 avril 2026, lors de l’assemblée générale de la FDC, sur une réduction du nombre de journées de chasse, jusqu’à présent autorisée cinq jours par an. Ce recul s’explique par plusieurs facteurs cumulés. Des maladies affectent régulièrement les populations, fragilisant les individus. La pression des prédateurs, notamment les renards, contribue également à cette diminution. Par ailleurs, l’évolution des pratiques agricoles joue un rôle majeur : l’intensification des cultures, la disparition des haies et la réduction des zones refuges entraînent une perte d’habitat favorable. L’usage de produits phytosanitaires et la mécanisation accentuent aussi la mortalité. Face à ces constats, la FDC appelle à adapter les pratiques afin de préserver l’espèce. La réduction des prélèvements s’inscrit dans une stratégie globale visant à favoriser le maintien des populations.

 

- Haute-Marne : l’assemblée générale de la FDC se tiendra en présentiel le mercredi 22 avril à 18h à Chaumont. Afin de permettre la participation du plus grand nombre, les votes resteront dématérialisés. Le scrutin électronique sera ouvert du mercredi 22 avril à 19h00 jusqu’au dimanche 26 avril 2026 à minuit. En amont, les réunions de pré-AG ont permis de présenter le bilan de l’année écoulée et d’échanger sur les évolutions à venir, notamment la nouvelle méthode de calcul de la contribution territoriale dégâts. Désormais dissociée du nombre de sangliers attribués, cette évolution constitue un changement qui nécessite une bonne compréhension de la part des adhérents. L’ordre du jour de cette Assemblée Générale, ainsi que la consultation en ligne, porteront sur plusieurs points essentiels : le rapport moral, le rapport d’activité, le rapport financier et le bilan comptable, ainsi que l’affectation du résultat. Seront également soumis au vote la fixation des tarifs pour la saison 2026/2027 (adhésion territoire, timbres de validation, bracelets, contribution territoriale dégâts, contrat de service), la proposition des dates d’ouverture et de fermeture de la prochaine campagne, la validation du budget prévisionnel 2026/2027, ainsi que les réponses aux questions posées par les adhérents.

 

- Haute-Marne encore : dans la nuit du 13 au 14 avril 2026, un loup a été abattu par des agents habilités, alors que l’animal se trouvait en situation d’attaque imminente d’un troupeau d’ovins, selon la préfecture. Il s’agit d’une première dans le département, marqué ces dernières années par une augmentation des prédations sur les élevages. L’intervention a été réalisée à la demande de l’éleveur, dans le cadre d’un tir de défense. Cet événement intervient dans un contexte réglementaire récemment modifié. Un arrêté publié le 24 février 2026 a assoupli les conditions de recours aux tirs contre les loups, sous l’effet notamment des pressions exercées par les syndicats agricoles. Désormais, dans certaines zones particulièrement exposées, une simple déclaration préalable auprès du préfet suffit pour autoriser un tir de défense, sans procédure administrative lourde. Par ailleurs, le statut de protection du loup a évolué, tant au niveau européen qu’en droit français, facilitant les interventions. Le quota annuel de prélèvements a également été relevé, passant de 19 à 21 % de la population estimée, ce qui pourrait entraîner une multiplication de ce type d’opérations.

 

- Orne : la FDC mène actuellement une étude sur le petit gibier, dont les populations ont fortement diminué. L’objectif est d’identifier les causes de ce déclin et de proposer des actions pour améliorer la survie, les habitats et la reproduction des espèces concernées. Lors de l’assemblée générale du 11 avril 2026, qui a réuni environ 350 participants, la question de l’indemnisation des dégâts de gibier a occupé une place centrale. Les fortes pluies de 2024 ont entraîné une hausse importante des coûts, avec plus de 2 millions d’euros provisionnés. Concernant le grand gibier, la saison est qualifiée d’exceptionnelle. Les plans de chasse pour le chevreuil sont restés stables autour de 8 000 animaux, avec un taux de réalisation d’environ 90 %. Pour le cerf, 2 400 attributions ont été enregistrées, avec un taux proche de 80 %. Le sanglier, chassable toute l’année, a fait l’objet d’un prélèvement en hausse de 22 %, atteignant 7 307 individus. Enfin, les effectifs de chasseurs sont en légère baisse, passant de 9 246 à 9 065, tandis que 290 candidats se sont présentés au permis, avec un taux de réussite de 76 %.

 

- Puy-de-Dôme : à Saint-Laure, une opération ambitieuse de repeuplement en faisans communs se déploie sur près de 13 000 hectares, mobilisant seize communes avec l’appui de la FDC. Lancé en 2024, ce programme vise à réinstaller durablement une population sauvage viable, à partir d’oiseaux issus du conservatoire des souches de l’Office français de la biodiversité. Le projet repose sur un engagement collectif fort : des lâchers sont réalisés chaque année pendant trois ans, accompagnés d’une suspension totale de la chasse du faisan afin de favoriser l’installation et la reproduction naturelle des oiseaux. L’objectif est clair : passer d’un simple repeuplement à une véritable implantation durable. Le suivi scientifique constitue un pilier essentiel de cette démarche. Deux comptages annuels sont organisés : au printemps, les coqs chanteurs sont recensés pour estimer la densité des reproducteurs, tandis qu’en été, après les moissons, des observations permettent d’évaluer le succès de reproduction en mesurant le nombre de jeunes par poule. Ces données permettront, à terme, d’adapter la gestion et d’envisager une reprise raisonnée de la chasse, uniquement si les effectifs le permettent.

 

- Pyrénées-Atlantiques : à Salies-de-Béarn, l’assemblée générale de la fédération départementale des chasseurs s’est tenue samedi 12 avril 2026, réunissant les représentants des 14 000 chasseurs du territoire ainsi que de nombreux élus et responsables institutionnels. En clôture de la réunion, plusieurs personnalités politiques et administratives ont exprimé leur soutien à la chasse, en particulier aux pratiques traditionnelles. Parmi elles figuraient le président de la région Nouvelle-Aquitaine, des parlementaires, le préfet, la sous-préfète d’Oloron ainsi que des représentants du monde agricole. Tous ont réaffirmé leur attachement à la chasse à l’alouette et à la palombe, jugées emblématiques du patrimoine local. Au cours de cette assemblée, les responsables de la fédération ont également présenté un bilan des effectifs de chasseurs et de l’état des populations de gibier. La réunion a surtout été marquée par un plaidoyer renouvelé en faveur des chasses traditionnelles au filet, aujourd’hui menacées par des restrictions réglementaires. Les intervenants ont insisté sur la nécessité de préserver ces pratiques, considérées comme partie intégrante de l’identité culturelle et rurale du département.

 

- Haute-Saône : les 25 et 26 avril 2026, la commune d’Ormoy accueillera la finale nationale 2026 « chien de pied » organisée par la FACCC. Cet événement constitue l’aboutissement de toute une saison de concours qualificatifs organisés à travers la France. Durant deux jours, les meilleurs conducteurs et leurs chiens, sélectionnés lors des épreuves départementales et régionales, se retrouveront pour cette compétition de haut niveau. Le « chien de pied », discipline emblématique de la chasse aux chiens courants, consiste à suivre une voie laissée par le gibier, permettant de localiser sa remise, mettant en valeur les qualités de finesse, d’odorat et de complicité entre le chien et son maître. Comme lors des éditions précédentes, cette finale nationale rassemblera les concurrents venus de toute la France, illustrant la diversité des races et des pratiques cynégétiques. Au-delà de la compétition, cette finale s’inscrit dans une dynamique de valorisation de la chasse aux chiens courants et du patrimoine rural. Elle offre un moment d’échanges entre pratiquants, éleveurs et amateurs, tout en contribuant à faire vivre une tradition profondément ancrée dans de nombreuses régions françaises.

 

- Deux-Sèvres : cinq étudiants du lycée agricole de Melle organisent une journée découverte à Prailles, le samedi 25 avril 2026, avec l’ambition de faire évoluer les regards sur la chasse et la pêche. À travers cet événement ouvert au grand public, ils souhaitent dépasser les idées reçues en proposant des échanges directs avec des passionnés et des acteurs de terrain. Organisée à la base de loisirs du Lambon, cette initiative s’inscrit dans le cadre de leur formation en BTS Gestion et protection de la nature. Nil, Batiste, Mathéo, Hermione et Teddy, tous en deuxième année, ont imaginé une série d’animations variées permettant de mieux comprendre ces pratiques souvent mal connues. Au programme : rencontres avec des chasseurs et des pêcheurs, présentations pédagogiques, démonstrations et moments d’échange. L’objectif est de montrer la réalité de ces activités, leur encadrement, mais aussi leur lien avec la gestion des milieux naturels. Habituellement tournés vers des projets liés à l’environnement ou au bien-être animal, les étudiants ont choisi ici d’aborder un sujet plus sensible, en misant sur le dialogue et la découverte pour déconstruire les préjugés.

 

- Haute-Vienne : la fédération départementale des chasseurs a tenu son assemblée générale le samedi 11 avril 2026 au pavillon de Buxerolles, à Limoges. Cette réunion a été marquée par la présentation d’une situation financière jugée préoccupante à l’issue de la saison 2024-2025. Selon les chiffres communiqués, la fédération enregistre un déficit d’environ 467 000 euros. La trésorerie, qui s’élève encore à près d’un million d’euros, a toutefois connu une baisse significative. L’expert-comptable a indiqué qu’au rythme actuel, cette réserve permettrait de couvrir les dépenses pour deux à trois ans, appelant à la vigilance. Cette situation s’explique principalement par le niveau élevé des indemnisations versées pour les dégâts agricoles causés par les sangliers et les grands cervidés. En 2025, près de 800 000 euros ont été déboursés à ce titre. La fédération a également évoqué une population de sangliers toujours importante, ainsi qu’une diminution continue du nombre de chasseurs dans le département. Par ailleurs, la mobilisation autour de la chasse complémentaire du blaireau et les tensions avec certaines associations environnementales ont été mentionnées.

 

A l’étranger

 

- Afrique du Sud : la protection des rhinocéros reste un enjeu majeur. Le pays abrite près de 80 % de la population mondiale de rhinocéros blancs, estimée à moins de 13 000 individus. Pourtant, l’espèce est gravement menacée par le braconnage, alimenté par la demande en Asie, où leurs cornes sont utilisées en médecine traditionnelle. En 2022, 448 rhinocéros ont été tués, illustrant l’ampleur du problème. Face à cette situation, des initiatives ambitieuses émergent. L’homme d’affaires sud-africain John Hume, qui a consacré des années et d’importants moyens à la préservation de l’espèce, a vendu en 2023 son immense élevage à l’ONG African Parks. Cette organisation gère désormais un domaine de 7 800 hectares et environ 2 000 rhinocéros, soit 15 % de la population mondiale. Son objectif est clair : réintroduire progressivement ces animaux dans leur habitat naturel. Un programme étalé sur dix ans prévoit ainsi de relâcher 2 000 rhinocéros dans différentes zones protégées du continent. Première étape concrète : 40 rhinocéros blancs, tous écornés pour limiter le braconnage, viennent d’être transférés dans une réserve du KwaZulu-Natal, marquant un tournant dans la sauvegarde de l’espèce.

 

- Allemagne : le loup ayant mordu une femme à Hambourg, un cas inédit depuis plusieurs décennies, a été relâché dans la nature, ont annoncé les autorités régionales. Capturé après l’incident, l’animal a été équipé d’un émetteur afin de permettre un suivi précis de ses déplacements. Il reste désormais sous étroite surveillance. L’attaque s’est produite début avril, dans un centre commercial de Hambourg. La victime, âgée de 65 ans, a été blessée au visage, notamment à la bouche et à la joue. Le loup avait été aperçu à plusieurs reprises dans différents quartiers de la ville avant les faits. Face à la situation, plusieurs options ont été envisagées, dont l’euthanasie ou le placement en réserve. Elles ont toutefois été écartées pour des raisons juridiques et pratiques. Les autorités précisent que si l’animal s’approche de nouveau d’une zone habitée, des chasseurs pourront intervenir rapidement. Le retour du loup en Allemagne remonte à près de 30 ans. Aujourd’hui, le pays compte plus de 200 meutes recensées, relançant régulièrement le débat sur la gestion de cette espèce protégée.

 

- Argentine : le retour du perroquet à poitrine vineuse (Amazona vinacea), constitue l’un des exemples les plus marquants de restauration de la biodiversité en Amérique du Sud. Longtemps menacée par la déforestation de la forêt atlantique et le commerce illégal d’animaux, l’espèce avait vu sa population chuter à quelques centaines d’individus, faisant craindre son extinction. Présent principalement dans la Selva Misionera, ce perroquet a souffert de la disparition de son habitat, notamment du pin du Paraná, essentiel pour sa nidification. La capture de jeunes oiseaux pour le marché des animaux de compagnie a également freiné sa reproduction naturelle. Face à cette situation, scientifiques et associations ont impliqué les communautés locales, transformant leur regard sur l’espèce. De simple marchandise, le perroquet est devenu un symbole à protéger. Des actions concrètes ont été mises en place : installation de nichoirs artificiels, suivi des populations et reforestation massive. Aujourd’hui, la population est inférieure à 300 individus.

 

- Brésil : la loutre géante (Pteronura brasiliensis), emblématique des fleuves d’Amérique du Sud, a été inscrite, en mars 2026, sur la liste des espèces nécessitant une protection urgente dans le cadre de la Convention des Nations unies sur les espèces migratrices (CMS). Cette décision, prise à Campo Grande au Brésil, vise à renforcer la coopération internationale pour sa conservation. Classée « en danger » par l’UICN depuis 2021, l’espèce a subi un déclin estimé à 50 % de sa population en 25 ans. Autrefois largement répartie à l’est des Andes, elle a disparu de certains pays comme l’Uruguay et l’Argentine et reste fortement menacée ailleurs. La fragmentation des habitats, la pollution des rivières, notamment par le mercure issu de l’exploitation minière, ainsi que les effets du changement climatique accentuent cette régression. Si la chasse pour la fourrure n’est plus une menace majeure, les conflits avec les pêcheurs persistent, l’animal étant perçu comme un concurrent direct. La dégradation des milieux aquatiques, la construction de barrages et la conversion des terres aggravent encore la situation.

 

- Colombie : le pays prévoit de lancer, au second semestre 2026, un plan controversé pour contrôler la population d’hippopotames devenus envahissants sur son territoire. La ministre de l’Environnement, Irene Vélez, a confirmé qu’une première phase inclura l’euthanasie d’environ 80 animaux. Aujourd’hui, près de 200 hippopotames vivent principalement dans la région du fleuve Magdalena. Descendants d’individus introduits illégalement il y a plusieurs décennies, ils se sont reproduits rapidement, en l’absence de prédateurs naturels. Cette prolifération inquiète les autorités, qui estiment que la population pourrait atteindre 1 000 individus d’ici 2035 sans intervention. Ces animaux, bien qu’emblématiques, sont considérés comme une espèce invasive. Ils perturbent les écosystèmes aquatiques, modifient les habitats naturels et peuvent représenter un danger pour les habitants. Face à ces risques, le gouvernement prévoit une stratégie combinant euthanasie ciblée et contrôle de la reproduction. Cependant, cette décision suscite de vifs débats, notamment sur le plan éthique. Elle illustre les dilemmes complexes liés à la gestion des espèces invasives, entre protection de la biodiversité et bien-être animal.

 

- Espagne : à Madrid, l’Armurerie royale rouvre ses portes après des travaux de rénovation. Cette collection, considérée comme l’une des plus importantes d’Europe avec celle de Vienne, bénéficie désormais d’un nouvel éclairage LED recréant la lumière naturelle de la verrière du 19e siècle, pour une immersion fidèle à l’époque. Le musée abrite plus de 2 500 pièces historiques, dont une grande partie a appartenu à Charles Quint. Sa conservation est due à Philippe II, qui avait interdit sa dispersion afin de préserver ce symbole de puissance dynastique. Parmi les œuvres emblématiques figurent l’épée des Rois Catholiques, un casque reproduisant les traits de Charles Quint ou encore une dague nasride attribuée à Boabdil. La réouverture s’accompagne aussi de nouveautés, avec des vitrines modernisées et l’ajout de pièces inédites liées notamment à la bataille de Lépante et aux échanges avec le Japon. Ce nouvel aménagement offre au public une redécouverte enrichie de ce patrimoine exceptionnel, désormais intégré au parcours de visite du palais.