Selon les dernières données publiées par l'OFB, dans le cadre du réseau ONDE (Observatoire national des étiages), la situation des petits cours d'eau s'est fortement dégradée au cours du mois de juillet. Au 1er août 2026, 1 373 cours d'eau présentaient des ruptures d'écoulement ou étaient totalement à sec, soit 554 de plus qu'un mois auparavant. Toutes les régions sont désormais concernées par cette dégradation, avec une situation particulièrement préoccupante sur un large axe qui s'étend de la Vendée jusqu'au Grand Est et qui touche également une partie importante du centre et du sud de la France. Parmi les départements les plus affectés figurent la Creuse, la Vendée, la Loire-Atlantique, les Deux-Sèvres, la Charente-Maritime, la Côte-d'Or, la Nièvre ou encore l'Aveyron. Les observations réalisées à la fin du mois de juillet placent 2026 à un niveau jamais atteint à cette période de l'année. Près de 43 % des stations du réseau ONDE présentent désormais une rupture d'écoulement ou un assec. Ce résultat dépasse même celui enregistré lors de la sécheresse historique de 2022, avec 112 cours d'eau supplémentaires touchés. La situation apparaît également plus de deux fois plus dégradée que celle observée à la même époque en 2025. Au-delà des difficultés d'approvisionnement en eau pour les différents usages, ces assecs ont des conséquences directes sur les milieux naturels. L'interruption des écoulements entraîne une dégradation des habitats aquatiques, fragilise les populations de poissons, d'amphibiens et d'invertébrés, et perturbe durablement le fonctionnement des écosystèmes. Pour suivre cette évolution, l'Observatoire national des étiages s'appuie sur un réseau de près de 3 230 stations réparties sur l'ensemble de l'Hexagone.