Un nouveau cadre réglementaire vient préciser l’organisation de la formation à l’ostéopathie animale. Le décret n° 2026-755 du 5 août 2026, publié au Journal officiel le 9 août, instaure notamment une obligation déclarative pour les établissements préparant aux épreuves d’aptitude, et prévoit la publication d’indicateurs de réussite. Ces nouvelles dispositions sont entrées en vigueur le lendemain de leur publication. Désormais, les établissements concernés doivent déclarer leur activité au Conseil national de l’Ordre des vétérinaires avant leur ouverture, puis tous les cinq ans. Ils doivent notamment préciser leurs sites, leur capacité d’accueil, les formations proposées ainsi que leurs moyens humains et matériels.
Le texte prévoit également que les résultats aux épreuves d’aptitude soient suivis et publiés par établissement à partir de 2028, sur la base notamment des résultats de 2027. Cette évolution intervient dans un domaine où les exigences sont déjà importantes. Pour pouvoir réaliser des actes d’ostéopathie animale, les candidats doivent réussir une épreuve d’aptitude comprenant notamment une évaluation de leurs capacités à analyser une situation clinique, établir un diagnostic ostéopathique et choisir les manipulations adaptées. Ils doivent également savoir reconnaître les situations nécessitant l’intervention d’un vétérinaire. Ces dispositions concernent directement les nombreux professionnels appelés à travailler avec les chiens de sport, de travail ou de chasse. La vénerie constitue à ce titre un terrain particulièrement intéressant, avec des chiens courants soumis à des efforts prolongés, des déplacements répétés sur des terrains accidentés et des contraintes locomotrices importantes. Des formations en ostéopathie animale utilisent d’ailleurs désormais la Société de Vénerie comme plateau technique, afin de confronter les étudiants aux spécificités de la locomotion des chiens de meute et des chevaux évoluant en milieu forestier. Pour les chiens de chasse, l'enjeu est concret : récupération après l'effort, observation de la locomotion, détection d'anomalies et orientation vers le vétérinaire lorsque la situation dépasse le champ de l'ostéopathie. Le nouveau dispositif vise ainsi autant à mieux encadrer les formations qu'à donner davantage de lisibilité aux propriétaires d'animaux sur le niveau de préparation des futurs praticiens. Il ne s'agit donc pas seulement d'une affaire administrative : derrière les nouvelles obligations se trouve un enjeu essentiel, celui de la compétence des professionnels amenés à intervenir sur des animaux sportifs dont les capacités physiques sont fortement sollicitées.
Ostéopathie animale : des règles renforcées
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Ostéopathie animale : des règles renforcées