Le Grand Géocoucou (Geococcyx californianus), plus connu sous le nom de Roadrunner, est l’un des oiseaux les plus emblématiques des paysages arides et semi-arides d’Amérique du Nord. Présent dans l’imaginaire collectif autant que dans les déserts du sud-ouest des États-Unis et du nord du Mexique, il fascine par une particularité rare chez les oiseaux : sa vitesse exceptionnelle au sol. Capable d’atteindre près de 30 km/h à la course, il peut aisément distancer un être humain sur courte distance. De quoi comprendre pourquoi, dans les dessins animés, son alter ego animé lâche un joyeux « beep-beep » avant de disparaître à l’horizon.
Mesurant entre 50 et 60 centimètres, le Grand Géocoucou se reconnaît à sa longue queue, son bec légèrement incurvé et sa crête hérissée qu’il dresse lorsqu’il est en alerte. Son plumage brun moucheté de blanc lui offre un excellent camouflage dans les décors désertiques. Ses pattes puissantes, parfaitement adaptées à la course, expliquent son choix de vie : il préfère courir plutôt que voler, une stratégie efficace dans les vastes étendues ouvertes qu’il affectionne. On le rencontre principalement en Californie, en Arizona, au Nouveau-Mexique et au Texas. Il fréquente les déserts, les prairies sèches et les zones broussailleuses, évitant les forêts denses. Omnivore opportuniste, il se nourrit d’insectes, de lézards, d’araignées, de petits rongeurs et même d’autres oiseaux. Il est surtout réputé pour sa capacité à chasser des serpents, y compris venimeux, qu’il neutralise par des frappes rapides et précises. Parfaitement adapté aux conditions extrêmes, le Grand Géocoucou possède des stratégies étonnantes. Le matin, il s’expose au soleil en écartant ses plumes dorsales afin de capter la chaleur. Il limite également ses pertes en eau en tirant l’essentiel de son hydratation de ses proies. Diurne, territorial et souvent fidèle à un même partenaire, il vit en couple une grande partie de l’année. La reproduction a lieu entre mars et septembre. Le nid, construit dans des arbustes ou des cactus, accueille de deux à six œufs couvés par les deux parents. Les jeunes quittent le nid après deux à trois semaines. Classé en « préoccupation mineure » par l’UICN, le Grand Géocoucou reste néanmoins sensible à la destruction de son habitat. Rapide, discret et plein de caractère, il demeure une figure incontournable du désert… et sans doute l’un des rares oiseaux capables de faire sourire rien qu’en entendant un imaginaire « beep-beep ».
Le Grand Géocoucou, un coureur hors pair... beep beep !
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Le Grand Géocoucou, un coureur hors pair... beep beep !