Le Concours général agricole des pratiques agroécologiques récompense chaque année des agriculteurs dont les pratiques d’élevage ou de culture contribuent activement à la préservation de la biodiversité, à la qualité des productions agricoles et à la durabilité des territoires ruraux. Créé en 2010 à l’initiative des Parcs nationaux de France et des Parcs naturels régionaux, ce concours s’inscrit dans une volonté de reconnaissance des savoir-faire agricoles conciliant performance économique et respect des équilibres naturels. À l’origine, le concours était consacré à la valorisation des prairies naturelles non semées, riches en espèces végétales, utilisées pour l’alimentation du bétail. Ces prairies jouent un rôle essentiel dans le stockage du carbone, l’infiltration des eaux, la préservation des sols et l’accueil d’une petite faune sauvage et d’une flore diversifiées. En 2020, le concours s’est élargi avec l’introduction d’une seconde catégorie dédiée à l’agroforesterie, afin de mieux refléter la diversité des pratiques agroécologiques mises en œuvre sur le terrain. Deux catégories structurent désormais le concours. La catégorie « Prairies & Parcours » distingue les pratiques de fauche et de pâturage sur des prairies naturelles à forte diversité floristique. Ces milieux produisent un fourrage de qualité, apprécié des animaux, et favorisent des produits agricoles reconnus pour leurs qualités gustatives. En intégrant arbres et haies, ces systèmes offrent également des habitats favorables à de nombreuses espèces animales. La catégorie « Agroforesterie » récompense quant à elle l’association de l’arbre à l’agriculture sous différentes formes : haies, bocages, prés-vergers, alignements d’arbres en grandes cultures ou en maraîchage. Ces pratiques limitent l’érosion, renforcent le stockage du carbone, améliorent le bien-être animal et peuvent constituer un complément de revenu pour les exploitations. L’organisation du concours repose sur deux niveaux de sélection. Au niveau local, des structures organisatrices compétentes (collectivités, chambres d’agriculture, parcs naturels, associations ou groupements d’intérêt économique et environnemental) accompagnent les agriculteurs candidats dans l’inscription et le choix des parcelles. Des jurys indépendants, réunissant des compétences variées (botanique, agronomie, entomologie, ornithologie…), évaluent ensuite les pratiques selon des grilles d’analyse spécifiques et désignent les lauréats locaux. Ces finalistes accèdent au niveau national, piloté par un comité d’orientation rassemblant notamment les chambres d’agriculture, l’INRAE, l’INAO, les ministères concernés, l’Office français de la biodiversité et les réseaux des parcs naturels. Les lauréats nationaux sont enfin récompensés lors d’une cérémonie officielle au Salon international de l’Agriculture, consacrant des pratiques agricoles exemplaires au service de la biodiversité et des territoires.

 

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