La Fédération des associations de chasse et de conservation de l'Union européenne (FACE) a participé, à Genève, à la 34e réunion du Comité des animaux de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES). Ce rendez-vous technique, qui réunit les experts des États membres et les organisations observatrices, joue un rôle essentiel dans la préparation des futures décisions de la Convention. Cette réunion était la première organisée depuis la 20e Conférence des Parties (CoP20) et avait pour objectif de définir les priorités scientifiques qui guideront les travaux de la CITES au cours des prochaines années. Les experts ont notamment examiné plusieurs dossiers concernant le suivi des espèces faisant l'objet d'un commerce international, l'évaluation de la durabilité des prélèvements dans les pays exportateurs et les procédures permettant de garantir que ce commerce ne menace pas la survie des populations sauvages.
Parmi les sujets majeurs figuraient l'Examen du commerce important (ECI), qui permet d'identifier les espèces ou les pays nécessitant un contrôle renforcé lorsque des inquiétudes apparaissent sur les niveaux d'exportation, ainsi que les Constatations de non-préjudice (NDF). Ces évaluations scientifiques sont indispensables avant toute autorisation d'exportation d'espèces inscrites à la CITES. Elles doivent démontrer que les prélèvements restent compatibles avec le maintien des populations à l'état sauvage. FACE a pris part aux discussions aux côtés de plusieurs partenaires internationaux, dont le Conseil international de la chasse et de la conservation du gibier (CIC), Safari Club International (SCI) et la Safari Club International Foundation (SCIF). Ensemble, ces organisations défendent une approche de la conservation fondée sur les connaissances scientifiques, la gestion durable des ressources naturelles et le rôle que peut jouer la chasse réglementée dans la préservation de certaines espèces et de leurs habitats. Pour les chasseurs européens, les travaux de la CITES revêtent une importance particulière. La Convention fixe en effet les règles encadrant les importations et les exportations de trophées de chasse, mais son influence dépasse largement cette seule question. Les orientations adoptées à Genève contribuent à façonner les politiques internationales de conservation de la biodiversité, à définir les critères de gestion durable des espèces sauvages et à harmoniser les pratiques entre les différents États. À l'issue de cette réunion, les comités Animaux et Plantes ont tenu une session commune consacrée aux priorités transversales de la Convention. Les conclusions de ces travaux alimenteront les prochaines décisions de la CITES et les futures négociations internationales sur la conservation de la faune sauvage. FACE a d'ores et déjà annoncé qu'elle poursuivrait son implication afin de défendre une gestion des espèces reposant sur des données scientifiques robustes, une coopération internationale renforcée et le principe d'une utilisation durable de la biodiversité.
Commerce des espèces sauvages : les chasseurs européens suivent de près les travaux de la CITES
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Commerce des espèces sauvages : les chasseurs européens suivent de près les travaux de la CITES