- Ain : un loup a été abattu dans la nuit du 21 au 22 août 2026, sur le plateau d’Hauteville, lors d’une opération de tir de défense menée par un lieutenant de louveterie. La préfecture indique que cette intervention faisait suite à des actes de prédation répétés sur le troupeau d’un éleveur de la commune. Le prélèvement est intervenu après plusieurs opérations restées infructueuses. Des lieutenants de louveterie, des chasseurs ainsi que la brigade mobile d’intervention de l’OFB avaient notamment été mobilisés à plusieurs reprises, sans parvenir à neutraliser le prédateur. L’opération s’est déroulée dans le cadre réglementaire applicable à la protection des troupeaux. Depuis le 1er avril 2026, les tirs de défense contre le loup sont notamment soumis à une déclaration préalable auprès des services de l’État. À Hauteville, l’éleveur avait effectué cette démarche et disposait depuis fin juin d’un récépissé valable deux ans. Espèce protégée, le loup ne peut être détruit qu’à des conditions strictement définies par la réglementation. Hors de ce cadre, sa destruction ou sa tentative sont passibles de trois ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende.
- Ardèche : après plusieurs années de réflexion, le projet de réintroduction du chamois entre dans sa phase concrète. Une trentaine d’animaux doit être relâchée à partir du début de 2027 sur le massif du Tanargue, où les conditions de relief et d’habitat sont jugées favorables. Le programme, porté par le département et confié à la FDC, bénéficiera d’un budget de 200 000 euros sur trois ans. Un technicien spécialisé a été recruté pour organiser notamment la capture des animaux destinés à rejoindre le massif ardéchois. Le choix du Tanargue n’est pas fortuit : le massif, qui culmine à 1 511 mètres et couvre environ 4 700 hectares, offre crêtes, fortes pentes, landes, pelouses et secteurs rocheux correspondant aux habitats recherchés par l’espèce.
Cette réintroduction possède également une dimension historique : chamois et bouquetins sont représentés dans la grotte Chauvet, attestant de leur présence en Ardèche au Paléolithique. Le projet vise donc à rétablir une espèce disparue du territoire tout en développant le suivi scientifique et l’observation de la faune sauvage.
- Aveyron : après plusieurs mois sans observation, un cerf élaphe identifié dans l’Aveyron a été retrouvé en Lozère grâce au réseau de pièges photographiques de la FDC. L’animal avait été découvert, plus d’un an auparavant, pris dans une clôture sur la commune de Lassouts. Après sa délivrance par les techniciens de la FDC, il avait été équipé d’un collier GPS afin de suivre ses déplacements. Le dispositif s’était détaché automatiquement au printemps 2025, lorsque sa batterie était arrivée en fin de fonctionnement. Une boucle auriculaire d’identification avait toutefois été conservée, permettant de reconnaître l’animal lors de nouvelles observations. Les appareils photographiques installés en Lozère, notamment sur la commune de Bourg-sur-Colagne, ont finalement permis de confirmer sa présence et surtout son bon état général. L’identification a été renforcée par la comparaison de son trophée avec celui photographié l’année précédente : le cerf portait alors treize cors, contre douze cette saison. Ces observations confirment ainsi ses déplacements entre Aveyron et Lozère et fournissent un nouveau suivi précieux de cet animal au sein de son domaine vital...
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