La sécheresse n’a pas supprimé les dégâts de gibier. Elle pourrait simplement avoir repoussé l’addition. Cet été, les conditions exceptionnellement sèches ont bouleversé les habitudes alimentaires du grand gibier. Après les moissons, les parcelles habituellement très fréquentées par les sangliers ont souvent offert moins de ressources : les grains tombés au sol n’ont pas toujours germé, privant les animaux des jeunes repousses particulièrement riches et attractives. Dans ce paysage desséché, les cultures encore irriguées et les secteurs ayant conservé un couvert végétal sont devenus de véritables îlots de nourriture.
Mais le changement de décor pourrait être brutal. Avec le retour des pluies, les sols se réhydratent, les vers de terre et les invertébrés remontent dans les premiers centimètres du sol : pour les sangliers, le garde-manger se reconstitue. Et avec lui, le risque de dégâts. Quelques nuits suffisent parfois pour transformer une parcelle fraîchement semée en terrain retourné. Le phénomène est particulièrement sensible à cette période de l’année. Les cultures d’automne viennent d’être implantées, les prairies retrouvent de l’humidité et les sols deviennent plus faciles à fouiller. Le groin des bêtes noires peut alors arracher des jeunes plants, dégrader les levées, retourner les surfaces et créer des zones où le passage des engins agricoles devient plus compliqué. Dans les prairies, les boutis peuvent également provoquer des pertes de couvert et dégrader durablement la qualité des parcelles. Le paradoxe de cette année est donc là : après avoir rendu certaines cultures moins attractives, la sécheresse pourrait laisser place à une période de forte concentration du gibier dès que les conditions redeviennent favorables. Pour les agriculteurs comme pour les chasseurs, les prochaines semaines seront donc à surveiller de près. Repérer les secteurs qui concentrent les animaux, renforcer la prévention autour des parcelles sensibles et adapter la pression de chasse seront déterminants. La facture des dégâts 2026 ne se joue peut-être pas dans les champs déjà récoltés, mais dans ceux qui commencent tout juste à lever.
alabillebaude
La chasse... demain !

e, développement des applications dédiées aux chasseurs ou encore initiatives danoises destinées à rapprocher les enfants de la nature et de la chasse à travers l’alimentation. L’intervention de Renée Thornton, fondatrice du programme Women Hunt® de la Wild Sheep Foundation, consacrée à la place des femmes dans la chasse, a également marqué les débats. Les membres ont par ailleurs contribué à l’élaboration de la prochaine stratégie de FACE, avec la volonté de maintenir les besoins des organisations nationales au cœur de ses priorités.
La commissaire européenne Jessika Roswall a assisté à l’ensemble des échanges et répondu aux questions du public. La journée s’est achevée par un dîner de gala coorganisé avec Safari Club International. Le 30 septembre, les membres ont poursuivi leurs travaux autour de la résilience des directives Oiseaux et Habitats, de la réglementation européenne concernant les chiens de chasse et de la restauration des populations de petit gibier. ELO a notamment présenté les possibilités offertes par la PAC en faveur de la biodiversité. Une table ronde réunissant le CIC, la Wild Sheep Foundation et la SCI Foundation a enfin abordé les moyens de concilier chasse et conservation à l’échelle mondiale. L’Assemblée s’est conclue par un don de 50 000 dollars de la Wild Sheep Foundation, destiné à soutenir le travail de plaidoyer de la FACE. Les membres se retrouveront à Vienne en mars 2027, puis à Bruxelles les 28 et 29 septembre 2027 pour une Assemblée générale marquée par les élections et le 50e anniversaire de FACE. Pour son président, Laurens Hoedemaker, cette échéance doit permettre à FACE de s’appuyer sur une organisation « solide et unie » pour devenir encore plus proactive et orienter les débats européens sur la chasse et la conservation. (Photos FACE)
Ces engagements sont notamment liés à la Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes, au Cadre mondial de Kunming-Montréal sur la biodiversité, à la lutte contre la désertification et aux politiques climatiques nationales. La plupart des échéances convergent vers 2030, mais le rythme actuel apparaît insuffisant pour atteindre ces objectifs. Les efforts sont très inégalement répartis. L’Asie de l’Est, l’Asie du Sud et l’Afrique subsaharienne concentrent 80 % des superficies recensées. L’Asie de l’Est représente 38,8 millions d’hectares, notamment grâce à la restauration forestière, soit 35 % de ses engagements. L’Asie du Sud atteint 37,8 millions d’hectares, principalement grâce à des interventions agricoles et à l’amélioration de la productivité des terres, soit environ 40 % de ses objectifs. L’Afrique subsaharienne compte 23,3 millions d’hectares restaurés, mais ce chiffre ne représente que 5 % de ses ambitions, qui portent sur 480 millions d’hectares. L’UICN souligne toutefois que ces chiffres constituent probablement une estimation minimale. Certains projets de restauration ne sont pas encore intégrés aux systèmes internationaux de suivi, en raison de lacunes dans la collecte et la transmission des données. Le rapport insiste donc sur plusieurs priorités : renforcer les systèmes nationaux de suivi, harmoniser les méthodes de déclaration, améliorer le financement et la coordination institutionnelle. Pour l’UICN, l’enjeu n’est désormais plus seulement de multiplier les hectares annoncés, mais de mesurer précisément les superficies effectivement restaurées et leurs bénéfices pour les populations, les sols, la biodiversité et la résilience climatique.
La procédure ne s’est pas limitée à la consultation du public. Le Conseil national de la chasse et de la faune sauvage (CNCFS), consulté parallèlement, a rendu un avis favorable au projet. Au terme de l’ensemble de la procédure, le ministère a donc décidé de maintenir l’arrêté en l’état. Cette décision intervient alors que le fuligule milouin demeure une espèce dont l’état de conservation fait l’objet d’une attention particulière. Le dispositif retenu pour 2026-2027 repose précisément sur une logique de gestion adaptative : mesurer les prélèvements, suivre les données et pouvoir ajuster ou suspendre la chasse si le quota est atteint.
Depuis 2023, jamais autant de candidats ne s’étaient présentés à l’examen, et le nombre de permis délivrés atteint également un niveau inédit. Le nombre de sessions a progressé de 5,4 % en un an, contre 3,6 % pour les candidats. Le taux de réussite reste, lui, relativement stable, entre 71,7 % et 72,9 %. L’OFB porte également une attention particulière aux espèces soumises à gestion adaptative ou présentant un état de conservation défavorable, comme le fuligule milouin ou la tourterelle des bois. Les contrôles portent notamment sur les prélèvements réalisés dans le cadre réglementaire et leur déclaration dans ChassAdapt. Ces données alimentent ensuite les travaux des groupes d’experts nationaux et européens.
Le plus lourd, abattu au Fel fin août, atteignait 124 kg, tandis que 28 sangliers de plus de 100 kg ont déjà été recensés. Le poids moyen s’établit à 47,9 kg. Depuis l’ouverture, 1 400 battues ont été organisées, réunissant en moyenne 16 chasseurs. La fédération appelle à maintenir la pression avant les semis d’automne, tout en rappelant l’importance des règles de sécurité. Des formations sont également proposées pour la régulation des corvidés et le piégeage des ESOD.
Ils n’étaient plus là pour défendre leur territoire, regrouper les biches et transmettre leurs qualités à la génération suivante. En revanche, les jeunes cerfs et ceux que l’on pouvait considérer comme sans intérêt au regard des objectifs d’une gestion qualitative, ont, eux, participé à la reproduction. Pour une gestion raisonnée des grands cervidés, difficile d’imaginer une démonstration plus cinglante. Il faut avoir parcouru ces massifs, les avoir sillonnés en long, en large et quelquefois même en travers, pour mesurer ce que représente un brame aussi terne. Dans les secteurs réputés, la nature semblait en berne. Aucune harde de biches digne de ce nom n’a été observée. Quelques esseulées, accompagnées de leurs faons de l’année et parfois de bichettes, ont bien été aperçues. Mais où étaient les rassemblements qui donnaient aux forêts leur caractère, leur beauté et leur intérêt ? Où étaient les animaux qui, par leur présence, justifiaient tant d’années d’efforts, de suivis et de discussions sur la gestion de la grande faune ? Ce n’est pas seulement une question de spectacle. Le brame est l’un des moments où l’on peut apprécier la structure d’une population de cerfs, sa dynamique, la présence de mâles adultes et l’organisation sociale des hardes. Certes, il ne suffit pas, à lui seul, à établir un diagnostic scientifique, mais sa faiblesse, lorsqu’elle est constatée, mérite autre chose qu’un haussement d’épaules...
Le dossier concernait notamment les départements de la Gironde, des Landes, du Lot-et-Garonne et des Pyrénées-Atlantiques. Les dispositifs prévoient des autorisations individuelles, une formation obligatoire, des quotas et des contrôles. Deux années d’expérimentations conduites sur le terrain sous le contrôle des préfectures ont également porté sur la sélectivité de la capture. La question des solutions alternatives constituait un autre volet du contentieux. Le caractère traditionnel d’une pratique ne suffit pas, à lui seul, à justifier une dérogation. Le Conseil d’État a toutefois retenu que la chasse à tir ne pouvait pas être considérée comme strictement équivalente à la chasse aux pantes pour répondre à la finalité de cette pratique. L’élevage d’oiseaux a également été examiné dans cette analyse. Pour la campagne 2025-2026, le plafond de prélèvement aux pantes était fixé à 98 702 alouettes des champs. Le texte fourni indique que ce plafond représente moins de 1 % de la mortalité annuelle moyenne estimée à 106 millions d’individus en Europe. À l’échelle européenne, l’alouette des champs est classée dans la catégorie « préoccupation mineure » (Least Concern). La décision intervient alors que la Fédération nationale des chasseurs et les fédérations départementales concernées défendent le maintien de ces pratiques, en mettant notamment en avant les savoir-faire associés à la préparation des installations, au maniement des filets, à l’utilisation des appelants et à l’observation du comportement des oiseaux. La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) a contesté la décision. Son président, Allain Bougrain-Dubourg, a annoncé auprès de l’AFP le dépôt prochain d’un recours européen.
Il établit que leur trajectoire est courbe et cherche à déterminer l’angle permettant d’obtenir la portée maximale. La valeur de 45° s’impose alors dans les raisonnements de l’époque, même si la réalité d’un tir effectué dans l’atmosphère est évidemment plus complexe. Galilée, au 17e siècle, apporte ensuite une contribution majeure à l’étude de la chute des corps et du mouvement balistique. Puis Isaac Newton permet de mieux comprendre les forces qui gouvernent ces phénomènes.
Mais une difficulté demeure : une théorie, aussi élégante soit-elle, doit pouvoir être confrontée à la réalité. C’est dans cette perspective que l’Anglais Benjamin Robins invente, au 18e siècle, son pendule balistique, permettant de mesurer expérimentalement la vitesse d’un projectile. Les progrès de l’instrumentation, puis ceux de l’électricité et de la chronométrie, vont progressivement rendre les mesures toujours plus précises. L’apparition de la poudre sans fumée marque ensuite un véritable bouleversement. Les vitesses augmentent, les portées s’allongent et les armes deviennent capables de performances qui rendent indispensable une connaissance beaucoup plus fine de leur comportement. En France, les travaux de la Commission de Gâvre contribuent à l’établissement de tables de tir destinées aux armes militaires. La chasse bénéficiera ensuite de connaissances similaires, adaptées aux caractéristiques propres aux munitions civiles. Car derrière chaque cartouche se retrouve finalement la même réalité physique : une masse propulsée à grande vitesse, soumise aux lois de la mécanique. La balistique moderne n’est donc pas née d’un goût immodéré pour les chiffres, mais d’une nécessité très concrète : savoir ce que devient un projectile quand il quitte le canon... 