La Commission européenne a annoncé qu’en 2026 les directives « Oiseaux » (1979) et « Habitats » (1992) feront l’objet d’un nouveau « test de résistance » (« stress test »). Ces deux textes constituent les piliers du droit européen de la conservation de la nature et structurent, depuis plus de quarante ans pour la première et plus de trente ans pour la seconde, les politiques de protection de la biodiversité au sein de l’Union. La directive Oiseaux a posé les bases de la protection de toutes les espèces d’oiseaux sauvages naturellement présentes dans l’UE, tout en encadrant strictement leur chasse.
Elle impose notamment la désignation de zones de protection spéciale (ZPS). La directive Habitats a complété ce dispositif en instaurant le réseau Natura 2000, aujourd’hui le plus vaste réseau coordonné d’aires protégées au monde. Ce réseau couvre environ 18 % des terres de l’Union européenne et près de 10 % de ses zones marines, soit plus de 27 000 sites. Ces textes ont déjà fait l’objet d’un « contrôle d’aptitude » en 2016. À l’époque, la Commission avait conclu qu’ils restaient « adaptés à leur objectif », tout en soulignant d’importantes lacunes dans leur mise en œuvre. Selon les derniers rapports européens sur l’état de la nature, près de 80 % des habitats d’intérêt communautaire sont encore jugés en état de conservation défavorable, et environ 40 % des espèces d’oiseaux présentent un déclin à long terme dans l’UE. Le « test de résistance » prévu en 2026 examinera plusieurs enjeux contemporains : adaptation au changement climatique, sécurité alimentaire, compétitivité économique, résilience des territoires, évolution de la jurisprudence et besoin de sécurité juridique. Il ne s’agit pas officiellement d’une révision législative, mais d’une évaluation approfondie de la robustesse du cadre existant face aux nouveaux défis. Toute évolution pourrait avoir des conséquences directes sur la gestion des habitats, la désignation des sites Natura 2000 ou les listes d’espèces chassables. Les organisations représentatives du secteur cynégétique, comme la FACE (Fédération des associations de chasse et de conservation de la faune sauvage de l’UE), suivront donc étroitement ce processus. L’enjeu dépasse la seule question de la chasse : il concerne l’équilibre entre conservation de la biodiversité, activités rurales et objectifs climatiques. Le rendez-vous de 2026 pourrait ainsi redéfinir, à la marge ou plus profondément, le cadre européen de protection de la nature pour les décennies à venir.
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La chasse... demain !

pollinisation, régulation des populations, fertilité des sols, qualité de l’eau ou encore stockage du carbone. La biodiversité constitue également un pilier de nombreuses activités humaines, qu’il s’agisse de l’agriculture, de la chasse, de la pêche, de la santé ou du tourisme, et participe directement au bien-être des sociétés. Pourtant, cette richesse naturelle est aujourd’hui gravement menacée. La destruction et la fragmentation des habitats, le changement climatique, la pollution, la surexploitation des ressources naturelles et le commerce illégal d’espèces sauvages accélèrent le déclin de nombreuses populations animales et végétales. Selon les estimations internationales, des milliers d’espèces sont actuellement en danger d’extinction, souvent à un rythme sans précédent dans l’histoire récente de la planète. La Journée mondiale de la vie sauvage est ainsi l’occasion de mettre en lumière les actions de conservation menées à différentes échelles. Aires protégées, programmes de surveillance des espèces, restauration des habitats, lutte contre le trafic illégal ou encore recherche scientifique sont autant de leviers mobilisés pour préserver la biodiversité. Cette journée rappelle aussi l’importance d’une approche intégrée, reliant la santé des écosystèmes à celle des animaux domestiques et des êtres humains. Au-delà des politiques publiques et des initiatives scientifiques, chacun peut agir à son niveau. Consommer de manière responsable, soutenir des projets de conservation, limiter son impact environnemental ou s’informer sur les enjeux liés à la biodiversité sont des gestes concrets qui contribuent à la protection de la vie sauvage. Le 3 mars est donc bien plus qu’une date symbolique : c’est un appel collectif à reconnaître que préserver la faune et la flore sauvages, c’est aussi préserver notre avenir commun.
Ardennes
Charentes
Aisne
Ouverte à tous, l’initiative mobilise collectivités, écoles, associations, entreprises, habitants et acteurs ruraux autour d’un objectif commun : dépolluer les milieux naturels et sensibiliser le public à l’impact des déchets. Devenue la plus grande opération nationale de collecte, JLNP a connu une croissance continue : 89 000 participants en 2023, 140 000 en 2024 et 150 000 en 2025, dont 44 000 enfants. L’an dernier, plus de 17 000 m³ de déchets ont été retirés dans 93 départements. L’édition 2026 ambitionne d’aller plus loin encore, avec l’entrée de nouveaux territoires comme La Réunion et un maillage renforcé de points de collecte accessibles via une carte interactive en ligne. Soutenue par de nombreux partenaires institutionnels et associatifs, dont l’Office français de la biodiversité, l’Office national des forêts, Communes Forestières France, Gestes Propres ou encore Adivalor, l’opération illustre une coopération élargie entre acteurs publics, privés et bénévoles. Des entreprises spécialisées dans les activités de nature et des fédérations sportives ou cynégétiques contribuent également à cette mobilisation. Pour la FNC, cette opération démontre que la protection de l’environnement dépasse les clivages et rassemble bien au-delà du monde de la chasse. L’événement vise ainsi à créer un lien entre tous les usagers de la nature et à encourager une responsabilité partagée face à la pollution.
Occupant près d’un tiers du territoire national, la forêt française constitue un atout écologique, économique et paysager majeur. Mais les équilibres sur lesquels elle reposait sont fragilisés par la multiplication des sécheresses, des incendies, des ravageurs et des maladies. Pour la ministre, l’enjeu est clair : adapter dès aujourd’hui les forêts pour garantir leur avenir. Première priorité : le renouvellement forestier et la diversification des essences. L’État concentrera ses efforts sur la reconstitution des peuplements fragilisés, notamment dans les zones sinistrées par les incendies ou touchées par des dépérissements massifs.
Les aides publiques seront mieux ciblées vers les situations les plus urgentes, tout en accompagnant propriétaires publics et privés vers une sylviculture plus durable et résiliente. Le renforcement de la souveraineté nationale en semences et plants forestiers fait également partie des axes stratégiques. La prévention des incendies constitue le deuxième pilier de l’action gouvernementale. Face à des feux plus fréquents et plus intenses, la mise en œuvre effective des obligations légales de débroussaillement devient une priorité nationale afin de protéger populations, habitations et massifs forestiers. Sur le plan opérationnel, la ministre a annoncé la réouverture immédiate du guichet de renouvellement forestier du programme « France Nation Verte », garantissant la continuité des soutiens financiers. Un nouveau cahier des charges, applicable à partir du 1er juillet 2026, intégrera davantage les enjeux d’adaptation climatique. Un appel à manifestation d’intérêt, piloté par l’ADEME, soutiendra par ailleurs des expérimentations territoriales en gestion forestière. Enfin, les travaux visant à sécuriser juridiquement les interventions forestières seront accélérés, au niveau national comme européen. Objectif affiché : faire de la forêt un pilier durable de la souveraineté écologique et économique française. (Photo Fransylva)
La manœuvre, rendue délicate par l’étroitesse du trou et la profondeur importante, a nécessité l’utilisation de techniques spécifiques de progression sur corde. Après avoir atteint le chien, les secours ont procédé à son hissage vers la surface. L’animal a été récupéré sain et sauf et remis à son propriétaire. L’intervention s’est déroulée sans incident et n’a pas nécessité de prise en charge vétérinaire immédiate.
Depuis que la chasse est rattachée à l’écologie, elle est d’abord regardée comme une variable d’ajustement de la biodiversité, une activité à encadrer, parfois à restreindre, rarement à valoriser. La séquence politique récente n’a fait qu’exacerber les crispations. L’arrivée de l’ancienne présidente de WWF France, Monique Barbut, au gouvernement, puis la nomination de Anne Le Strat à l'OFB, ont été lues par certains acteurs cynégétiques comme le signe d’un durcissement assumé. Faut-il s’en étonner ?
Un ministère dont la boussole est la protection de la nature peut-il, sans ambiguïté, porter aussi la voix des chasseurs ? Peut-on être à la fois arbitre et partie, gardien et partenaire ? Les chasseurs ne contestent pas l’exigence écologique, mais ils rappellent qu’ils financent massivement la gestion des milieux, qu’ils entretiennent et réimplantent des haies, restaurent des zones humides, suivent les populations. Pourtant, l’image publique de notre ministère de tutelle reste celle d’un organe répressif, avec ses contrôles, ses sanctions, ses fermetures anticipées et ses interdictions. Mais le débat ne porte pas seulement sur une ligne budgétaire ou un organigramme. Il interroge sur la place de la ruralité dans la décision publique. Qui parle au nom des territoires ? Qui fixe les équilibres ? Si la chasse est d’abord un outil de gestion, elle est aussi un fait culturel, malheureusement abordé actuellement uniquement sous l’angle de la contrainte. La fracture est là : dans ce sentiment diffus d’être jugé, plus qu’écouté...
Les résultats montrent un taux de survie relativement faible (59 %), la prédation par les loups constituant la principale cause de mortalité. Surtout, l’utilisation des coupes récentes et des zones à forte densité routière augmentait significativement le risque de décès, indépendamment des autres variables. Cette recherche met en évidence l’importance des effets cumulatifs entre pressions humaines et contraintes écologiques naturelles, et souligne le rôle déterminant de la survie juvénile dans la dynamique des populations de grand gibier.
Ces dynamiques varient fortement dans le temps et dans l’espace, rendant leur compréhension essentielle pour la gestion des risques sanitaires. L’interface entre le sanglier (Sus scrofa) et le porc domestique (Sus scrofa domesticus) constitue un cas emblématique. La propagation mondiale de la peste porcine africaine (PPA) a mis en évidence le rôle central du sanglier dans le maintien et la diffusion de pathogènes affectant les élevages, avec des conséquences économiques majeures. Au-delà de la PPA, le sanglier est porteur de multiples agents infectieux, dont certains zoonotiques, le plaçant au cœur des circulations pathogènes entre faune, élevage et humains. Cette interface demeure pourtant moins étudiée que d’autres systèmes faune–bétail en Europe. Or, la diversité des systèmes d’élevage porcin, allant d’unités confinées à des exploitations avec accès extérieur, influence fortement la perméabilité de l’interface. Les fermes peuvent constituer des points d’attraction pour les sangliers, notamment en raison de ressources alimentaires accessibles ou de signaux olfactifs liés aux porcs domestiques, favorisant des visites répétées susceptibles d’augmenter les risques de contamination environnementale ou de transmission directe...
Au milieu du 20e siècle, l’ours pyrénéen est au bord de l’extinction et dans les années 1990, il ne subsiste plus que cinq individus, essentiellement localisés dans les Pyrénées occidentales. Face à cette disparition imminente, l’État engage un programme de réintroduction. En 1996 et 1997, trois ours originaires de Slovénie sont relâchés dans les Pyrénées centrales. L’objectif est double : éviter l’extinction et restaurer une population viable. De nouveaux lâchers interviennent en 2006, puis en 2018 afin de renforcer la diversité génétique et soutenir la dynamique de reproduction. Ce choix de la souche slovène suscite immédiatement des oppositions. Certains acteurs locaux dénoncent une décision imposée depuis Paris, sans concertation suffisante. D’autres estiment que la réintroduction répond à des engagements européens en matière de biodiversité. Le débat dépasse rapidement la seule question scientifique pour devenir un symbole des tensions entre politiques environnementales nationales et réalités rurales. Aujourd’hui, le retour de l’ours constitue l’un des dossiers les plus sensibles de la gestion de la faune sauvage en France. Entre conservation d’une espèce protégée et défense d’activités traditionnelles, la cohabitation reste fragile...
La réforme autorise également l’usage de dispositifs de vision nocturne pour certaines espèces et intègre de nouveaux animaux, comme le chacal doré et l’oie d’Égypte, dans la liste cynégétique. Ce changement a été rendu possible par le déclassement du loup au niveau européen en 2025 : il est passé du statut d’« espèce strictement protégée » à celui d’« espèce protégée », ouvrant la voie à des adaptations nationales jusque-là juridiquement bloquées. En Allemagne, un processus similaire est en cours. Le 23 février 2026, le Bundestag a organisé une audition publique sur une modification de la loi fédérale sur la chasse visant à inclure le loup parmi les « espèces généralement chassables ». Cette inscription dans le cadre fédéral permettrait ensuite aux seize Länder d’autoriser des tirs sélectifs selon leurs propres règles. Le débat oppose deux visions : d’un côté, des associations de protection de la nature et certains scientifiques alertent sur le rôle écologique du loup et les risques de déséquilibre en cas de régulation accrue ; de l’autre, des représentants agricoles et cynégétiques invoquent l’augmentation des meutes et des attaques sur le bétail pour justifier une gestion plus active. Dans les deux pays, la réforme s’inscrit dans un contexte politique marqué par une forte pression des milieux agricoles et de la chasse, qui ont soutenu le déclassement européen. Les gouvernements concernés présentent ces évolutions comme des mesures pragmatiques de gestion, tandis que leurs opposants dénoncent une banalisation progressive du tir du loup et une insuffisante priorité donnée aux solutions de protection des troupeaux.