Face aux fortes chaleurs et au risque accru d'incendie, la préfecture de la Vienne a pris un arrêté interdisant, jusqu'à nouvel ordre, toutes les activités impliquant l'usage d'une arme à feu. La mesure concerne notamment la chasse, le ball-trap et l'ensemble des activités susceptibles de provoquer un départ de feu dans un contexte de sécheresse marqué. Sur le fond, l'objectif affiché paraît difficilement contestable. Partout en France, les épisodes caniculaires se multiplient et les autorités cherchent à limiter au maximum les risques d'incendie.
Dans plusieurs départements, des restrictions d'accès aux massifs forestiers ou des limitations d'activités sont régulièrement mises en place lorsque les conditions météorologiques deviennent critiques. L'arrêté de la préfecture de la Vienne s'inscrit donc dans cette logique de précaution. Pour autant, cette décision soulève aussi des interrogations dans le monde cynégétique. Si l'été n'est pas la période la plus intense pour la chasse, certaines activités demeurent essentielles, notamment dans le cadre de la gestion de certaines espèces. Consciente de cette réalité, la préfecture a maintenu la possibilité de réaliser des battues administratives, tout en interdisant leur déroulement entre 14 heures et 20 heures, période correspondant généralement au pic de chaleur. Les chasseurs à l'arc ne sont également pas concernés par cette mesure. La question qui se pose est donc celle de l'équilibre entre impératif de sécurité et maintien des activités de terrain. Pour certains chasseurs, ces restrictions apparaissent comme une mesure de bon sens dictée par des circonstances exceptionnelles. D'autres s'interrogent sur la multiplication des limitations qui touchent progressivement les activités de nature et craignent que ces décisions temporaires ne deviennent, à terme, la norme. À ce stade, rien n'indique que l'arrêté de la Vienne poursuive un autre objectif que la prévention des incendies. Mais dans un contexte où la chasse fait régulièrement l'objet de débats et de restrictions, la vigilance demeure. La véritable question est peut-être moins celle de l'interdiction elle-même que celle de sa proportionnalité et de sa durée.
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La chasse... demain !

Fini les formulaires papier, les documents égarés ou les démarches administratives fastidieuses : les données sont saisies en temps réel et peuvent être transmises rapidement aux services vétérinaires compétents. L’intérêt de cette innovation dépasse largement le simple confort d’utilisation. À l’heure où la valorisation alimentaire du gibier constitue l’un des grands enjeux de la chasse moderne, la question sanitaire est devenue centrale. La France prélève chaque année plusieurs centaines de milliers de sangliers, chevreuils et cervidés, mais seule une partie de cette ressource rejoint les circuits commerciaux. Parmi les freins identifiés figurent justement la complexité des procédures sanitaires et le manque de fluidité dans la transmission des informations. En facilitant la traçabilité des carcasses, Zacharie répond à une attente ancienne de la filière. L’application contribue à sécuriser l’ensemble de la chaîne alimentaire, depuis le prélèvement jusqu’au consommateur final. Elle offre également une meilleure visibilité aux services vétérinaires et permet un suivi plus efficace des éventuelles anomalies. Autre atout majeur : sa dimension pédagogique. Les chasseurs peuvent bénéficier de retours d’expérience et d’un accompagnement technique leur permettant d’améliorer leurs pratiques. Cette approche favorise une montée en compétence collective tout en renforçant l’image d’une chasse moderne, responsable et soucieuse des exigences sanitaires. À l’heure où la venaison est de plus en plus présentée comme une ressource locale, durable et porteuse d’avenir, Zacharie apparaît comme un outil particulièrement pertinent. En rapprochant le monde de la chasse des standards modernes de traçabilité alimentaire, l’application pourrait contribuer à lever l’un des principaux obstacles au développement d’une véritable filière française du gibier sauvage.
Selon lui, la disparition progressive des forêts anciennes compromet directement la survie du plus grand galliforme sauvage d'Europe. Le grand tétras, ou coq de bruyère, est présent dans le Jura depuis la fin des périodes glaciaires. Cet oiseau discret dépend d'écosystèmes forestiers complexes associant grands arbres, peuplements d'âges variés, sous-bois diversifiés et clairières naturelles. Dès les années 1970, alors qu'il participe à une mission scientifique consacrée aux causes de régression de l'espèce en France,
Bernard Leclercq observe une corrélation entre le recul des populations de tétras et la disparition progressive de ces forêts matures qui constituaient son habitat privilégié. Cette conviction le conduit à s'investir durablement dans la conservation de l'espèce. Avec d'autres acteurs locaux, il participe à la création du Groupe Tétras Jura, structure réunissant naturalistes, chasseurs, forestiers, élus et représentants du tourisme. L'objectif est alors de mettre en œuvre une gestion concertée permettant de préserver les habitats du grand tétras tout en conciliant les différents usages de la forêt. Durant plusieurs décennies, différentes mesures voient le jour. Des zones de tranquillité sont instaurées, des arrêtés de protection de biotope sont adoptés et certaines pratiques forestières sont adaptées afin de maintenir des habitats favorables à l'espèce. Pour Bernard Leclercq, ces initiatives ont longtemps nourri l'espoir d'un redressement des populations. Cependant, il considère aujourd'hui que ces efforts ont été progressivement affaiblis par une orientation de la gestion forestière davantage tournée vers la production de bois que vers la préservation des écosystèmes...
En Roumanie, la circulation de la maladie reste particulièrement active avec jusqu’à 109 cas recensés en 2025. Pour comprendre cette réémergence, les chercheurs du Laboratoire de la rage et de la faune sauvage de Nancy, laboratoire de référence de l’Union européenne, ont analysé des échantillons provenant des pays touchés mais également d’Ukraine et de Moldavie. Leurs travaux, publiés début 2026, montrent que deux lignées virales circulent désormais simultanément. À la souche dite NEE, présente en Europe centrale depuis les années 1990, s’ajoute désormais le groupe C, un variant originaire du sud de la Russie et de l’est de la Turquie qui n’avait plus été observé dans l’Union européenne depuis près d’une décennie. La géographie des foyers soulève également des interrogations. La plupart des cas recensés se situent à moins de 50 kilomètres des frontières ukrainienne et moldave. Pour les spécialistes, la guerre en Ukraine pourrait avoir favorisé la propagation du virus. Les campagnes de vaccination des renards par largage aérien d’appâts vaccinaux ont été fortement perturbées, tandis que les destructions d’habitats et les déplacements de la faune sauvage ont pu accélérer la diffusion de la maladie. Cette situation rappelle que la rage demeure l’une des zoonoses les plus redoutables. Transmise principalement par morsure, elle peut infecter tous les mammifères, y compris l’homme. Une fois les premiers symptômes déclarés, l’issue est presque toujours fatale. En 2025, un Roumain est ainsi décédé après avoir été mordu par un chien errant, premier décès humain lié à la rage terrestre enregistré dans l’Union européenne depuis 2012. Face à cette menace, les autorités sanitaires privilégient aujourd’hui une stratégie fondée sur la surveillance internationale et surtout sur la vaccination orale des renards roux, principal réservoir du virus. Les résultats obtenus en Pologne, en Hongrie et en Slovaquie montrent que cette méthode demeure l’outil le plus efficace pour contenir puis éliminer durablement la maladie.
Ces bénévoles assermentés, recrutés à l'issue d'un appel à candidatures lancé au printemps, viennent renforcer un dispositif particulièrement sollicité dans un département fortement touché par la prédation du loup sur les troupeaux domestiques. Leur mission consistera notamment à participer aux opérations de régulation, aux battues administratives et aux actions de décantonnement mises en œuvre sous l'autorité préfectorale. Au cours de la cérémonie, le préfet a également remis la médaille d'honneur de la louveterie à Bruno Drevet, président de l'association départementale et doyen des lieutenants de louveterie, en reconnaissance de douze années d'engagement au service de l'État. Avant de pouvoir être pleinement opérationnels, les huit nouveaux louvetiers devront suivre une formation théorique et pratique. Leur nomination vise à renforcer le maillage territorial dans plusieurs secteurs particulièrement exposés aux attaques de loups, notamment dans le Gapençais, l'Embrunais et le Champsaur-Valgaudemar. Leur mandat s'étendra jusqu'au 31 décembre 2029.
Connu pour son franc-parler et son engagement en faveur du monde rural, il entend porter au Palais du Luxembourg les préoccupations des élus locaux et des habitants des territoires de montagne. « Croyez-moi, si je suis élu, on entendra parler de l'Ariège », a-t-il lancé pour expliquer sa démarche. Figure bien identifiée en Ariège à travers ses responsabilités cynégétiques, Jean-Luc Fernandez souhaite défendre des dossiers tels que la ruralité, la gestion de la faune sauvage, l'agriculture ou encore le maintien des services publics de proximité. Sa candidature introduit un nouvel acteur dans la campagne sénatoriale et pourrait rebattre les cartes à quelques mois du scrutin réservé aux grands électeurs...
Votre participation contribuera à orienter les futures actions du réseau et à renforcer les services proposés aux professionnels engagés dans la prévention, la gestion ou l’étude des EEE. Cette enquête s’adresse à un large public : gestionnaires d’espaces naturels, collectivités territoriales et leurs groupements, services de l’État, entreprises, établissements de recherche, bureaux d’études, associations, fédérations, organismes de formation, ainsi qu’à toute structure concernée par les impacts des espèces exotiques envahissantes. Les réponses permettront notamment de :
Dans ce Mondial 2026, organisé par le Canada, les États-Unis et le Mexique, la faune sauvage est une nouvelle fois mise à l'honneur. Les trois pays hôtes ont choisi des mascottes inspirées d'espèces emblématiques de leur territoire : l'élan pour le Canada, le pygargue à tête blanche pour les États-Unis et le jaguar pour le Mexique. Au-delà de ces représentations officielles, le football mondial entretient depuis longtemps une relation privilégiée avec les animaux. Les Lions de l'Atlas du Maroc, le corbeau mythologique Yatagarasu associé à la sélection japonaise ou encore le kangourou australien témoignent de cette fascination universelle. Mais pourquoi ces espèces occupent-elles une telle place dans l'imaginaire sportif ? Parce qu'elles incarnent des qualités auxquelles aspirent les équipes : la puissance du lion, la rapidité du jaguar, la vision de l'aigle ou l'endurance du kangourou. Des milliers de supporters portent ainsi des maillots, des écharpes ou des drapeaux ornés de ces figures animales, devenues des symboles d'identité et de fierté nationale. Mais cette omniprésence cache une réalité plus troublante : certaines des espèces les plus célébrées dans les stades figurent aussi parmi les plus fragilisées à l'état sauvage...
Enregistrée le 31 mai 2026 sous le numéro 019224774, cette marque de certification protège désormais dans les 27 États membres le système de mesure et de notation des trophées développé par le CIC depuis près d’un siècle. Cette reconnaissance juridique constitue bien davantage qu’une simple formalité administrative. Elle confère une protection officielle à une méthode de mesure qui, depuis les années 1930, sert de référence internationale pour l’évaluation objective des trophées de chasse et pour le suivi de l’évolution des populations de grand gibier.
Le système repose sur des critères standardisés et vérifiables permettant d’analyser les caractéristiques morphologiques des trophées, qu’il s’agisse de bois de cervidés, de cornes ou d’autres attributs cynégétiques. L’enregistrement couvre l’ensemble des services liés à la mesure, à l’évaluation et à la notation des trophées. Désormais, les expertises réalisées par les Juges de trophées seniors (JTS) et les Mesureurs certifiés du CIC (MCC) pourront porter un label juridiquement protégé, garantissant aux gestionnaires de la faune, aux administrations et aux utilisateurs une méthode reconnue et harmonisée. Cette annonce est intervenue lors de la réunion du Comité d’évaluation des trophées, qui a rassemblé des spécialistes issus de dix-huit pays.
Les participants ont notamment travaillé à l’amélioration continue des formules de mesure figurant dans le manuel officiel du CIC et à la modernisation de la base de données du TES, laquelle rassemble aujourd’hui plus de 75 000 trophées enregistrés. Les questions relatives au financement et au fonctionnement du système dans les différents pays ont également été examinées. La réunion a par ailleurs marqué un changement de gouvernance avec l’élection à l’unanimité d’Ian Watson au poste de coprésident du Comité d’évaluation des trophées. Il succède à Tony Dalby-Welsh, salué pour son engagement après trois mandats successifs. Pour Arno Wimpffen, directeur général du CIC, cette reconnaissance européenne renforce la crédibilité scientifique du système : elle confirme que les méthodes utilisées reposent sur des standards objectifs, vérifiables et désormais officiellement protégés. La prochaine réunion du comité est prévue en juin 2027 à Nitra, en Slovaquie, à l’occasion du Salon slovaque de la chasse.
Or, lorsqu’un chasseur reste trop longtemps figé sur sa cible en cherchant le point parfait, les muscles se crispent progressivement. Les battements cardiaques deviennent perceptibles dans la lunette, la visée se dégrade et le fameux « coup de doigt » n’est jamais loin. Les conséquences sont connues. Dans le meilleur des cas, la balle passe à côté et le chevreuil poursuit tranquillement sa route. Dans le pire, l’animal est atteint de manière imparfaite, compliquant la recherche et augmentant inutilement sa souffrance. Pour éviter cet écueil, de nombreux tireurs expérimentés privilégient une technique simple, efficace et particulièrement adaptée aux tirs compris entre 100 et 200 mètres.
Son principe repose sur un mouvement lent et maîtrisé de l’arme plutôt que sur une immobilisation prolongée. Sur un chevreuil parfaitement de profil, la croix de la lunette est d’abord placée derrière la patte avant, presque au niveau du bas du membre. L’arme est ensuite remontée très progressivement le long de la jambe, puis de l’épaule. Ce déplacement doit être fluide, sans précipitation mais sans arrêt. Lorsque le réticule arrive verticalement au centre de la zone vitale, au milieu du corps, le départ du coup intervient naturellement par une pression régulière sur la détente. Cette méthode présente plusieurs avantages. D’abord, elle empêche le tireur de « s’ancrer » trop longtemps sur la cible et de laisser apparaître les tremblements parasites. Ensuite, elle favorise un lâcher plus instinctif et plus propre. Enfin, elle permet de concentrer son attention sur le mouvement et la fluidité du geste plutôt que sur la peur de manquer. Comme toujours, cette technique ne dispense ni d’un réglage rigoureux de l’arme ni d’un entraînement régulier au stand. Mais correctement maîtrisée, elle contribue à retrouver cette sérénité indispensable qui transforme un tir hésitant en un tir propre, précis et éthique.
Dès 2006, le Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) plaide officiellement pour la création d’une structure capable de coordonner les politiques publiques relatives à la biodiversité. L’année suivante, le Grenelle de l’environnement offre à ces organisations une occasion unique de faire avancer leurs propositions au sein même des groupes de travail mis en place par l’État. Parmi les acteurs les plus impliqués figurent la Ligue Roc (Rassemblement des Opposants à la Chasse), devenue ensuite Humanité et Biodiversité (H&B), le Comité français de l’UICN, mais aussi plusieurs personnalités qui joueront par la suite un rôle majeur dans les nouvelles institutions environnementales. Les archives de ces associations montrent qu’elles revendiquent elles-mêmes un travail soutenu auprès des cabinets ministériels, de l’Élysée et des administrations centrales, afin de promouvoir cette future agence. Le projet finit par être repris par François Hollande lors de la Conférence environnementale de 2012. H&B se félicite alors publiquement de voir ses propositions reprises par le chef de l’État. La future Agence française pour la biodiversité (AFB), créée en 2017, porte ainsi l’empreinte de personnalités comme Gilles Bœuf, Bernard Chevassus-au-Louis ou Christophe Aubel, tous impliqués à différents titres dans les associations ayant défendu sa création. À ce stade pourtant, la plupart des observateurs considèrent encore cette nouvelle agence comme un simple outil de coordination administrative. Peu imaginent qu’elle constituera quelques années plus tard la matrice d’une réforme beaucoup plus profonde. Car parallèlement à la montée en puissance de l’AFB, une autre institution poursuit son action dans une relative discrétion : l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), héritier d’une longue tradition de gestion de la faune et principal établissement de référence du monde cynégétique français...
Ils jouent également un rôle économique majeur pour les territoires qui les accueillent. Cette nécessité de maintenir des espaces de dialogue et de découverte concerne également le monde de la chasse. Des événements comme le Game Fair, les fêtes de la chasse ou les concours canins sont devenus des vitrines incontournables du patrimoine cynégétique français. Ils offrent au grand public l'occasion de découvrir la diversité des races de chiens, les savoir-faire liés à la gestion du gibier, les actions menées en faveur des habitats ou encore le rôle des chasseurs dans la régulation des espèces et la surveillance sanitaire de la faune sauvage.
À l'heure où le fossé continue de se creuser entre les réalités rurales et une partie de la société, ces manifestations constituent des passerelles indispensables. Elles permettent de dépasser les caricatures et de montrer une agriculture comme une chasse modernes, responsables et profondément ancrées dans les territoires. Bien entendu, la sécurité sanitaire doit demeurer une priorité absolue. Mais la France dispose déjà de règles parmi les plus strictes d'Europe. Les renforcer sans discernement au point de décourager la participation des professionnels reviendrait à fragiliser des filières déjà soumises à de fortes pressions économiques et sociétales. Préserver ces grands rendez-vous, c'est défendre bien plus que des traditions. C'est soutenir des métiers, des savoir-faire, des territoires vivants et un patrimoine culturel qui participent pleinement à l'identité française. Agriculture, élevage, chasse et gestion durable de la faune ont tout à gagner à continuer de se montrer, d'expliquer leurs pratiques et de dialoguer avec le grand public.