Pendant plusieurs décennies, l’Europe a consacré d’importants moyens à la restauration de sa grande faune sauvage. Ours, loups, lynx et autres grands prédateurs ont bénéficié d’une protection juridique forte, qui leur a permis de reconquérir progressivement une partie de leurs anciens territoires. Ce succès de conservation est indéniable. Pourtant, à mesure que les effectifs augmentent, une question s’impose désormais avec une acuité croissante : jusqu’où leur présence est-elle possible ? L’offensive menée par plusieurs États européens pour assouplir la protection de l’ours brun illustre parfaitement cette évolution.
Après le déclassement du loup au sein de l’Union européenne en 2025, la Roumanie, la Slovaquie, la Finlande, la Croatie et la République tchèque estiment que certaines populations d’ours ont atteint des niveaux qui ne sont plus compatibles avec les réalités humaines des territoires concernés. Les chiffres avancés sont éloquents : près de 11 500 ours en Roumanie, environ 2 600 en Finlande et 2 500 en Slovaquie. Ces pays rappellent également que les attaques contre les personnes ne relèvent plus de l’exception. En cinq ans, la Roumanie déplore 14 morts et plus de 150 blessés graves, tandis que la Slovaquie recense quatre décès et plusieurs dizaines de blessés. Au-delà des statistiques, c’est la question de l’acceptabilité sociale qui est aujourd’hui posée. Les habitants des zones rurales supportent directement les conséquences de cette présence accrue : pertes de bétail, dégâts matériels, sentiment d’insécurité et contraintes croissantes dans les activités agricoles, pastorales ou touristiques. Or, aucune politique de conservation ne peut durablement réussir contre les populations locales. La protection absolue d’une espèce n’a de sens que si elle reste compatible avec la sécurité des personnes et l’économie des territoires. Certains craignent qu’un assouplissement du statut de l’ours ouvre une « boîte de Pandore » et conduise à remettre en cause la protection d’autres espèces. Pourtant, gérer une population n’est pas la condamner. Au contraire, la gestion adaptative constitue souvent la meilleure garantie de conservation à long terme. Lorsqu’une espèce retrouve des effectifs favorables, il devient légitime d’envisager des prélèvements ciblés afin de prévenir les conflits les plus graves et de maintenir l’adhésion des populations concernées. Le véritable enjeu n’est donc plus de savoir s’il faut protéger les grands prédateurs, mais comment concilier leur présence avec les activités humaines. Une conservation moderne ne peut ignorer les réalités du terrain. Sans équilibre entre protection de la nature et attentes des habitants, les succès biologiques d’aujourd’hui risquent de devenir les conflits de demain.
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La chasse... demain !

Cette élection revêt également une dimension hautement symbolique puisque, 20 ans après, Nicolas Hansen succède à son père, Paul-Henry Hansen-Catta, figure emblématique de la chasse, qui a présidé la Fédération pendant treize années avant de quitter ses fonctions le 25 juillet 2006, jour de son 50e anniversaire. Sous sa présidence, la FDC 02 s'est affirmée comme un acteur incontournable de la gestion cynégétique départementale et de la défense des chasseurs. C'est donc une nouvelle génération qui prend le relais. En accédant à cette responsabilité, Nicolas Hansen s'inscrit dans un héritage familial fort, tout en affirmant sa volonté de préparer l'avenir, au service des chasseurs, de la biodiversité et des territoires ruraux.
Bien plus qu’un événement dédié aux passionnés de nature et de chasse, cette manifestation est avant tout un grand moment de convivialité et de partage, qui rassemble chaque année habitants, familles et visiteurs. Grâce à l’engagement des nombreux bénévoles, le programme s’annonce une nouvelle fois riche et varié. Concours de boules, repas convivial, exposition de chiens courants et concours de chiens d’arrêt seront au rendez-vous. Cette édition 2026 innove également avec plusieurs animations inédites : initiation au tir à l’arc, spectacle équestre, démonstrations canines, stands d’exposants et présence d’un coutelier-affûteur. Les organisateurs ont également pensé aux plus jeunes avec un château gonflable accessible tout au long du week-end. Buvette et restauration rapide permettront à chacun de profiter pleinement de l’ambiance chaleureuse de la fête. Cette manifestation contribue à faire vivre le territoire, à valoriser les savoir-faire ruraux et à renforcer les liens entre générations. Un bel exemple de dynamisme associatif qui mérite d’être soutenu et encouragé. Venez nombreux partager ce week-end festif à Squiffiec !
L'originalité de CliMoA réside dans son approche dite des « paysages intelligents face au climat » (Climate-Smart Landscapes). L'objectif est de concevoir des territoires conciliant production agricole, adaptation climatique, restauration de la biodiversité et résilience économique. Pour y parvenir, les scientifiques combinent climatologie, agronomie, écologie, géographie et intelligence artificielle afin de simuler différents scénarios d'évolution des paysages. Les acteurs locaux occupent une place centrale dans cette démarche. Agriculteurs, gestionnaires forestiers, collectivités et autres usagers participent à l'élaboration des modèles et à l'évaluation des solutions proposées. Les stratégies d'adaptation ne sont donc pas imposées d'en haut, mais construites avec ceux qui vivent et travaillent sur ces territoires. Au-delà de l'agriculture, ces travaux intéressent également le monde de la chasse. Les modifications des pratiques agricoles, le maintien des haies, la préservation des zones humides ou encore la restauration des continuités écologiques influencent directement la qualité des habitats de nombreuses espèces de petit et grand gibier. Autant de paramètres qui conditionnent également la capacité des espèces à s'adapter aux évolutions climatiques. L'approche développée par CliMoA pourrait ainsi fournir des outils précieux pour anticiper les effets du changement climatique sur la faune sauvage et intégrer davantage les enjeux cynégétiques dans les futurs aménagements ruraux. À travers ce laboratoire, la France et la Nouvelle-Zélande entendent renforcer leur coopération scientifique et développer de nouveaux outils d'aide à la décision au service de territoires plus résilients.
Sans carton d'invitation ni tablier, mais avec une efficacité redoutable, ce renard, manifestement amateur de bonne chère, a quitté les lieux avec un impressionnant collier de saucisses, laissant derrière lui un barbecue... orphelin. Selon les premiers témoins, l'opération n'a duré que quelques secondes. « Eh ! Il file avec le menu... Attrapez le traiteur ! » aurait lancé un convive, encore la pince à barbeuc à la main. L'animal, visiblement peu préoccupé par les règles de savoir-vivre, n'a même pas pris le temps de remercier ses hôtes ni d'ajouter une baguette de pain de campagne à son menu. Moralité : cet été, ne craignez pas seulement les moustiques... Surveillez aussi le maître ès grillades à quatre pattes. Car quand le renard s'invite au barbecue, ce ne sont pas les saucisses qui finissent sur le gril... mais le barbecue qui finit sans saucisses !
Ce délai avait ensuite été porté à trois ans, puis à cinq ans, avant d'être finalement fixé à sept ans. Autre évolution majeure : les balles destinées aux armes à canon rayé ne sont plus concernées par le projet. Cette exclusion confirme l'orientation prise ces derniers mois, après les nombreuses réserves exprimées par plusieurs États membres, les fabricants de munitions et les représentants des chasseurs.
Les discussions avaient mis en avant les difficultés techniques liées au remplacement du plomb dans ce type de projectiles, les questions de sécurité, de performances balistiques ainsi que les conséquences industrielles et les tensions d'approvisionnement. La Fédération nationale des chasseurs (FNC) salue une avancée importante, tout en rappelant que le texte n'est pas encore définitivement adopté. Elle estime que les futures décisions devront garantir la disponibilité de solutions alternatives fiables avant toute évolution de la réglementation. La FNC souligne également le rôle joué par la France, qui s'était prononcée en faveur d'un moratoire de huit ans, ainsi que celui de la FACE, mobilisée auprès des institutions européennes durant les négociations.
Lorsqu’il avait été conçu sous la présidence de Nicolas Sarkozy, le « grand ministère » devait précisément éviter que les enjeux environnementaux soient traités de manière marginale. L’idée était alors de réunir sous une même autorité les questions d’énergie, de transports, de biodiversité, d’aménagement du territoire ou encore de logement afin que les impératifs écologiques irriguent l’ensemble des politiques publiques. Cette architecture traduisait une vision politique forte : l’environnement n’était plus un secteur parmi d’autres mais un principe structurant de l’action publique. Depuis, le contexte a profondément évolué. Les crises énergétiques, les tensions économiques, les enjeux de souveraineté industrielle, les difficultés du monde agricole ou encore la crise du logement ont progressivement modifié les priorités nationales. De nombreux élus, entreprises et acteurs territoriaux dénoncent aujourd’hui la complexité croissante des procédures environnementales et les délais qu’elles imposent à la réalisation des projets. Pour leurs défenseurs, ces règles constituent pourtant des garanties indispensables permettant d’intégrer durablement les enjeux écologiques dans les décisions publiques. La réorganisation actuellement envisagée apparaît ainsi comme le reflet d’un débat plus profond : faut-il maintenir l’environnement au cœur de toutes les politiques publiques ou revenir à une approche davantage sectorielle, dans laquelle les impératifs économiques et d’aménagement retrouveraient une place plus importante dans les arbitrages de l’État ? Derrière les réflexions administratives se dessine donc une interrogation beaucoup plus politique sur l’équilibre futur entre protection de l’environnement, développement économique et attentes des territoires...
Contrairement aux notions habituelles de sécheresse ou de pénurie, qui supposent un retour à l'équilibre après une période difficile, la faillite hydrique décrit un état durable dans lequel les prélèvements et les pollutions dépassent les capacités de renouvellement des milieux naturels. Les chiffres sont éloquents : plus de la moitié des grands lacs mondiaux ont perdu du volume depuis les années 1990. D’ailleurs, 70 % des grands aquifères montrent des signes de déclin et près de 410 millions d'hectares de zones humides ont disparu depuis 1970. Or ces milieux constituent le véritable capital hydrique de la planète. Ils stockent l'eau, régulent les crues, soutiennent les débits des rivières et abritent une biodiversité essentielle. Leur dégradation entraîne déjà des conséquences mesurables sur les écosystèmes. Les oiseaux d'eau perdent des zones de reproduction, les amphibiens voient leurs habitats se fragmenter et de nombreuses espèces deviennent plus vulnérables aux épisodes climatiques extrêmes. Dans plusieurs régions du monde, les réserves souterraines mettent désormais des décennies, voire beaucoup plus à se reconstituer. La question n'est donc plus seulement de savoir si l'eau manque temporairement, mais si certaines ressources peuvent encore être considérées comme véritablement renouvelables...
Plus qu'une chasse, c'est souvent un jeu d'observation et de patience où chaque détail compte. La carabine constitue naturellement la pièce maîtresse de l'équipement. Les calibres de 6 et 7 mm offrent généralement le meilleur compromis entre précision, efficacité et confort de tir. Une bretelle démontable facilite les déplacements, et un modérateur de son améliore le confort auditif, sans nuire à l'efficacité. Les munitions doivent être parfaitement adaptées à l'arme et au chevreuil ; des projectiles de 6 à 10 grammes permettent généralement de préserver la venaison. La lunette de visée reste incontournable, mais nul besoin de grossissements excessifs : un 1,5-6x ou un 2,5-10x répond à la quasi-totalité des situations rencontrées à l'approche. Les jumelles méritent souvent davantage d'attention que la lunette. Un modèle 8x42 représente probablement le meilleur compromis entre luminosité, poids et stabilité. Une règle simple : les jumelles doivent rester autour du cou et non dans le sac. La canne de pirsch, bipode ou tripode, sécurise considérablement le tir. Quant à la plume de chapeau ou à la poire à talc, elles demeurent les meilleurs alliés pour vérifier les courants d'air. Enfin, l'appeau, utilisé avec parcimonie pendant le rut, peut provoquer des rencontres aussi spectaculaires qu'inoubliables. Sans omettre, bien sûr, le permis de chasser validé et le ou les bracelets de marquage, indispensables à toute sortie légale...
L’air qui les entoure s’ionise partiellement et produit une faible émission lumineuse accompagnée parfois d’un léger crépitement. Jusqu’à présent, ces décharges n’avaient été observées qu’en laboratoire. Des chercheurs avaient notamment reproduit le phénomène sur des aiguilles d’épicéa soumises à de fortes tensions électriques. Mais démontrer son existence dans une tempête réelle s’avérait beaucoup plus complexe. Les conditions météorologiques, les variations du vent et la faible intensité lumineuse rendaient toute observation directe extrêmement difficile. Des météorologues américains ont finalement réussi à franchir cette étape grâce à des caméras sensibles aux ultraviolets. Lors d’un épisode orageux en Caroline du Nord, ils ont enregistré 41 décharges coronales sur un seul arbre en l’espace de 90 minutes. Invisibles pour l’homme, ces micro-décharges émettent pourtant des quantités considérables d’énergie lumineuse, estimées à près de cent milliards de photons ultraviolets chacune. Cette découverte dépasse la simple curiosité scientifique. Les chercheurs estiment que les forêts pourraient influencer davantage qu’on ne le pensait les échanges électriques entre l’atmosphère et le sol. Les arbres agiraient comme d’immenses réseaux de dissipation des charges électriques, modifiant localement les conditions précédant la foudre. Certains travaux suggèrent même que ces décharges produisent de petites quantités d’ozone et de composés réactifs de l’azote, susceptibles d’intervenir dans la chimie de l’atmosphère. La découverte pourrait également améliorer la compréhension des mécanismes de déclenchement de la foudre et affiner les modèles météorologiques. Elle rappelle surtout que les forêts ne sont pas de simples spectatrices des phénomènes climatiques : jusque dans leurs feuilles, elles interagissent en permanence avec les forces électriques qui traversent l’atmosphère.
Pourtant, malgré ces prélèvements records, les populations continuent de progresser dans de nombreux territoires. Le sanglier s’est imposé partout : grandes forêts, plaines céréalières, zones de montagne, périphéries urbaines et parfois même centres-villes. Cette expansion s’explique par plusieurs facteurs qui se combinent. Le réchauffement climatique joue un rôle majeur avec des hivers plus courts et moins rigoureux favorisant la survie des jeunes. Les ressources alimentaires se sont également multipliées grâce à l’extension des cultures attractives comme le maïs, le tournesol ou certaines céréales d’hiver. À cela s’ajoutent les remarquables capacités d’adaptation du sanglier, animal opportuniste capable d’exploiter tous les milieux. Dans plusieurs régions, la diminution des activités humaines traditionnelles en milieu rural et l’augmentation des zones peu chassées offrent également des refuges particulièrement favorables à l’espèce. Certaines zones périurbaines, réserves naturelles ou secteurs où la chasse reste limitée deviennent ainsi de véritables réservoirs démographiques à partir desquels les animaux recolonisent rapidement les territoires voisins. Les conséquences économiques atteignent désormais des niveaux très préoccupants. Les dégâts agricoles imputés principalement aux sangliers représentent aujourd’hui près de 90 millions d’euros par an d’indemnisation, financés majoritairement par les chasseurs....
Signé par Luis de la Peña, président du CIC, et José Luis López Schümmer, président de la Fondation Artemisan, cet accord marque une nouvelle étape dans le développement de la coopération internationale en matière de recherche et de gestion durable de la faune sauvage. L’objectif est de réunir, dans un même ouvrage, les connaissances les plus récentes sur l’évolution, l’écologie, la biologie et la gestion des différentes populations de chamois réparties à travers leur vaste aire de distribution. Intitulé « Le chamois : évolution, écologie et gestion », ce futur ouvrage analysera les populations présentes dans les Pyrénées, la cordillère Cantabrique, les Alpes, les Carpates, les Balkans, le Caucase ainsi qu’en Anatolie.
Il abordera notamment l’histoire évolutive de l’espèce, son adaptation aux milieux montagnards, la dynamique de ses populations, les défis sanitaires auxquels elle est confrontée ainsi que les différents modèles de gestion appliqués selon les contextes géographiques et réglementaires. L’intérêt du projet réside également dans sa dimension comparative. Pour la première fois, un travail de synthèse réunira les expériences acquises dans l’ensemble des grands massifs occupés par le chamois. Cette approche permettra de mieux comprendre les facteurs de réussite des politiques de conservation et d’identifier les bonnes pratiques susceptibles d’être partagées entre gestionnaires, chercheurs et décideurs publics. Afin de garantir la rigueur scientifique de la publication, un comité scientifique et technique conjoint supervisera l’ensemble des travaux. Des spécialistes reconnus issus de nombreux pays européens seront associés à la rédaction des différents chapitres, faisant de cet ouvrage une véritable somme de connaissances sur l’espèce. Publié en anglais et en espagnol, le livre ambitionne de devenir un outil de référence pour les scientifiques, les gestionnaires d'espaces naturels, les administrations, les universités et le monde cynégétique.
À l’heure où les écosystèmes de montagne sont confrontés aux effets du changement climatique, aux évolutions de l’usage des territoires et à de nouveaux défis sanitaires, cette initiative illustre parfaitement la contribution de la science, de la gestion durable et de la coopération internationale à la conservation du patrimoine naturel. Le chamois, symbole de liberté et d’adaptation en altitude, disposera ainsi d’un ouvrage à la hauteur de son importance dans les paysages montagneux du continent.