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Saison de chasse 2025-2026 : le grand gibier entre records et évolutions contrastées

La saison cynégétique 2025-2026, couvrant la période du 1er avril 2025 au 31 mars 2026, se distingue d’abord par un chiffre spectaculaire : 1 015 429 sangliers prélevés en France, soit une progression de 15,3 % en un an. Ce bilan, communiqué par l’OFB, confirme l’ampleur des prélèvements nécessaires à la régulation de cette espèce particulièrement dynamique. Sur vingt ans, leur nombre a été multiplié par 2,2. La population nationale est estimée, après naissance et avant la saison de chasse, entre 1,5 et 2 millions d’individus, même si son dénombrement précis demeure difficile. Cette progression s’explique par plusieurs facteurs conjugués : forte fécondité, hivers plus doux, disponibilité alimentaire et évolution des pratiques humaines. Les conséquences économiques sont considérables, avec des dégâts agricoles évalués par les fédérations de chasseurs entre 90 et 100 millions d’euros par an. Selon les données rapportées par l’OFB, les prélèvements restent néanmoins très contrastés selon les départements : le Gard, l’Ardèche et le Loir-et-Cher figurent parmi les territoires les plus concernés, tandis que le Maine-et-Loire et le Lot enregistrent des baisses. L’établissement public estime que ces prélèvements, malgré leur volume, ne menacent pas la survie de l’espèce à l’échelle nationale. Il convient toutefois de rappeler que les tableaux de chasse ne constituent pas, à eux seuls, un recensement des populations : ils dépendent également de l’intensité de la chasse, des conditions météorologiques, des habitats et des règles locales de gestion. Pour les autres ongulés, le bilan disponible dessine un paysage plus nuancé. Les prélèvements de cerfs élaphes progressent de 8,5 % et ceux de daims de 13 %, tandis que les chevreuils reculent légèrement (- 1 %). Les espèces de montagne connaissent une évolution inverse : le mouflon diminue de 10,6 % et le chamois de 6,3 %. Les données communiquées dans les éléments disponibles ne précisent pas la variation nationale des prélèvements d’isards pour 2025-2026...

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Biodiversité : la France présente son plan national de restauration de la nature

La France a transmis à la Commission européenne son projet de plan national « Agir pour restaurer la nature », destiné à enrayer la dégradation des écosystèmes et à renforcer la résilience des territoires face au changement climatique. Élaboré sous l’égide du ministère de la Transition écologique, en concertation avec les administrations, les scientifiques, les acteurs économiques, les associations et les citoyens, ce document constitue la feuille de route nationale pour les prochaines années. Ce plan s’inscrit dans le cadre du règlement européen sur la restauration de la nature, entré en vigueur en août 2024, ainsi que des engagements internationaux pris par la France dans le cadre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, adopté en 2022. L’objectif européen est de restaurer progressivement les écosystèmes dégradés d’ici à 2050, avec des échéances intermédiaires en 2030 et 2040. La France possède un patrimoine naturel important, mais celui-ci subit de multiples pressions : artificialisation des sols, pollutions, fragmentation des habitats, changement climatique et espèces exotiques envahissantes. Or, des écosystèmes fonctionnels contribuent à préserver les ressources en eau, à limiter les inondations, à atténuer les fortes chaleurs et à protéger les littoraux. La restauration écologique ne consiste pas nécessairement à retrouver un état naturel ancien. Elle vise à rétablir le fonctionnement des milieux et leur capacité à résister aux perturbations. Elle peut passer par la réduction des pollutions, la suppression du drainage des zones humides, la replantation de haies, la remise en eau des tourbières, la restauration des cours d’eau ou la désartificialisation de certains espaces. Le projet français couvre l’ensemble des grands écosystèmes : milieux agricoles et forestiers, cours d’eau, zones humides, tourbières, espaces marins et littoraux, milieux urbains et habitats naturels d’intérêt communautaire. Il prévoit également des mesures en faveur des pollinisateurs, essentiels à la biodiversité et à la production agricole. Parmi les objectifs annoncés pour 2030 figurent la restauration de 30 % des habitats dégradés d’intérêt communautaire, avec une priorité donnée aux sites Natura 2000, l’accompagnement de la transition agroécologique sur quatre millions d’hectares agricoles et la préservation des espaces verts et du couvert arboré dans plus de 4 200 communes. Le projet sera évalué par la Commission européenne et soumis à l’avis de l’autorité environnementale. Une consultation électronique du public est prévue début 2027. Après prise en compte des observations, le plan doit être finalisé au plus tard le 31 août 2027. Sa mise en œuvre est engagée et fera l’objet d’un suivi régulier.


Feux de forêt : quelles conséquences sur l’eau potable ?

Les incendies de forêt ne détruisent pas seulement la végétation et les habitats naturels. Ils peuvent également altérer la qualité des ressources en eau utilisées pour l’alimentation humaine. L’importance de cette contamination dépend de nombreux facteurs : l’intensité et la durée du feu, la quantité de végétation brûlée, la nature des sols, la géologie du bassin versant et les conditions météorologiques qui suivent l’incendie. Les premières pluies et la fonte des neiges constituent souvent une période particulièrement sensible. L’eau qui ruisselle sur les terrains brûlés peut entraîner des cendres, des sédiments, des nutriments, des métaux et d’autres substances vers les rivières, les retenues d’eau et les captages. Ces apports peuvent modifier la qualité de l’eau brute et compliquer son traitement avant distribution. Les eaux souterraines peuvent également être concernées, lorsque des substances s’infiltrent dans le sol et atteignent les nappes. Leur transfert dépend notamment de la nature du terrain et de la capacité des contaminants à se dissoudre et à circuler. Les conséquences ne s’arrêtent pas nécessairement aux premières semaines. Pendant plusieurs années, des épisodes pluvieux peuvent encore mobiliser des éléments présents dans les sols et les sédiments. Certains métaux et nutriments peuvent ainsi rejoindre les eaux de surface. Les hydrocarbures aromatiques polycycliques, produits notamment lors de combustions incomplètes, peuvent également être transportés avec les particules ou remis en suspension dans l’eau. L’intensité et la durée de ces phénomènes varient toutefois selon les sites : ils ne se produisent pas systématiquement avec la même ampleur. Il faut néanmoins distinguer la contamination d’une ressource en eau du risque pour les consommateurs. La présence de substances indésirables dans l’eau prélevée ne signifie pas automatiquement qu’elles se retrouvent dans l’eau distribuée à des concentrations dangereuses. Le traitement, les contrôles et les conditions d’exposition jouent un rôle déterminant. À ce jour, les effets sanitaires directement attribuables à l’ingestion d’eau potable contaminée après un feu de forêt restent insuffisamment documentés pour en mesurer précisément l’ampleur. La prévention repose donc sur la protection des captages, la surveillance régulière de la qualité de l’eau et l’adaptation du traitement lorsque cela est nécessaire. Des plans d’urgence et une gestion adaptée des infrastructures sont également essentiels. Les puits privés et les petits réseaux sont particulièrement vulnérables lorsqu’ils disposent de peu de solutions de remplacement ou de moyens de traitement limités.


Le Mondial Saint-Hubert célèbre l’art de chasser en couple

Du 22 au 25 octobre 2026, à Niš, en Serbie, le Mondial Saint-Hubert réunira des chasseurs et leurs chiens. Ici, le chasseur ne fait pas cavalier seul : son partenaire à quatre pattes compte autant que lui. Créées en France il y a plus de trente ans, les Rencontres Saint-Hubert célèbrent cette complicité à travers une épreuve de chasse pratique, ouverte aux chasseurs et chasseresses accompagnés d’un chien d’arrêt ou d’un spaniel. Organisées à l’initiative de la Fédération nationale des chasseurs et de la Société centrale canine, elles défendent une chasse sportive, raisonnée et respectueuse du gibier. Après les sélections départementales, régionales et nationales, les meilleurs binômes accèdent à la scène internationale. Sur le terrain, le jury juge le tandem en action. Le maniement de l’arme et la sécurité sont incontournables, mais l’évaluation porte aussi sur la technique du chasseur, ses connaissances cynégétiques, son comportement et sa sportivité. La précision du tir compte, sans suffire à elle seule : un geste maladroit ou une faute de sécurité peut compromettre la prestation. Le chien, lui, doit montrer ses qualités de recherche, son aptitude à trouver le gibier et sa capacité à travailler en harmonie avec son conducteur. Selon sa spécialité, chien d’arrêt ou spaniel, il exprime son talent à sa manière. Le rapport, lorsqu’il est requis, complète cette démonstration. Rien ne s’improvise : dressage, expérience et confiance mutuelle font la différence. Du 22 au 25 octobre, à Niš, les concurrents défendront donc bien davantage qu’un titre. Ils illustreront une chasse où la réussite se mesure autant à la qualité du travail accompli qu’au résultat. Car dans les Rencontres Saint-Hubert, le chasseur et son chien ne sont pas deux concurrents réunis sur un même terrain, mais les partenaires d’une même aventure.


Beretta renforce sa position chez Ruger sans en prendre le contrôle

Avec une participation portée à 24,95 % du capital de Sturm, Ruger & Company, Beretta Holding investit jusqu’à 107,5 millions de dollars dans l’un des principaux fabricants américains d’armes à feu. L’opération ouvre des perspectives de coopération industrielle et commerciale, sans remettre en cause l’indépendance de Ruger. L’offre de Beretta a suscité un intérêt supérieur aux attentes. Alors que le groupe luxembourgeois souhaitait acquérir 2,4 millions d’actions, les actionnaires de Ruger en ont proposé plus de 6,24 millions. Beretta ne retiendra toutefois que 2 400 184 titres, au prix unitaire de 44,80 dollars. Sur la base des actions en circulation au lancement de l’opération, sa participation passera ainsi de 9,9 % à 24,95 %. Le prix proposé représente une prime d’environ 21 % par rapport au cours de clôture du 16 septembre 2026, et de près de 20 % sur le cours moyen pondéré des 60 séances précédant l’annonce initiale du projet. Pour Beretta, cet investissement constitue une première prise de participation dans une société cotée et un moyen de consolider son implantation aux États-Unis, son premier marché. L’intérêt de l’opération dépasse la seule dimension financière. Ruger dispose d’une marque reconnue, d’installations de production et d’un réseau commercial solidement implantés aux États-Unis. Beretta apporte, pour sa part, un portefeuille international de marques, des capacités de distribution à l’étranger et une activité diversifiée dans les armes, les munitions, l’optique et les équipements destinés à la chasse, au tir sportif et à la défense. Les deux entreprises prévoient d’étudier des possibilités de coopération dans les ventes, les achats, les approvisionnements et la production. Ces pistes restent exploratoires et non contraignantes : aucun projet d’intégration industrielle n’est arrêté à ce stade. Beretta pourra désigner jusqu’à deux administrateurs indépendants au conseil de Ruger, sous réserve de maintenir au moins 20 % du capital. Entre 15 % et 20 %, ce droit sera limité à un siège. Des restrictions réglementaires encadrent également l’accès aux informations confidentielles. Ruger conservera son autonomie juridique et opérationnelle. L’accord plafonne la participation de Beretta à 25 %, encadre ses droits de vote et prévoit une période de statu quo d’environ trois ans. Cette stratégie permet à Beretta de renforcer son poids sur le marché américain sans financer une acquisition totale. Elle lui offre un accès potentiel à de nouvelles synergies commerciales et industrielles, tout en limitant son engagement financier. En contrepartie, le groupe accroît son exposition aux fluctuations de la demande américaine, aux évolutions réglementaires et aux risques judiciaires propres au secteur des armes à feu.


Nos rivières deviennent plus salées : une menace pour la biodiversité et le gibier

Longtemps sous-estimée, la salinisation des cours d’eau européens prend une ampleur préoccupante. Une étude scientifique publiée en 2026 révèle un phénomène largement répandu, susceptible de perturber les écosystèmes aquatiques et, indirectement, la faune sauvage qui dépend des zones humides. L’eau douce des rivières contient naturellement des sels minéraux. Le problème apparaît lorsque leur concentration augmente anormalement sous l’effet des activités humaines et du changement climatique. Une étude relayée par le Centre commun de recherche de la Commission européenne, portant sur 23 000 kilomètres de cours d’eau dans 28 pays européens, met en évidence l’étendue du phénomène. Les chiffres sont révélateurs : la concentration en sels a augmenté de 50 % dans plus d’un quart des rivières étudiées et a doublé dans 14 % d’entre elles. Dans 2 % des cours d’eau, la salinisation dépasse un seuil considéré comme critique pour la biodiversité. Les causes sont multiples : sel répandu sur les routes en hiver, rejets industriels, apports agricoles et diminution des débits. Les sécheresses accentuent le phénomène en concentrant les sels dans un volume d’eau réduit. Sur le littoral, la remontée d’eau salée peut également affecter certains cours d’eau. Les conséquences écologiques peuvent être importantes. De nombreuses espèces aquatiques, adaptées à l’eau douce, supportent mal une hausse excessive de la salinité. La disparition ou la raréfaction de certaines d’entre elles perturbe les chaînes alimentaires et l’équilibre des milieux. En 2022, dans l’Oder, fleuve séparant l’Allemagne et la Pologne, une hausse de la salinité associée à des rejets industriels et à la sécheresse a favorisé la prolifération d’une algue toxique, responsable d’une mortalité massive de poissons. La France est également concernée. Selon l’étude, 6 % du réseau étudié présente une concentration en sels ayant doublé par rapport à son niveau naturel. Autour de Varangéville, près de Nancy, certaines rivières sont sept fois plus salées ; l’Arnoult, en Charente-Maritime, atteint quatre fois son niveau naturel.

Quelles conséquences pour le gibier ?

Les effets directs sur les populations chassables restent encore peu documentés, mais les risques indirects méritent attention. La dégradation des milieux aquatiques peut réduire les ressources alimentaires des canards, sarcelles et bécassines, notamment lorsque les invertébrés et autres organismes dont ils se nourrissent se raréfient. Les zones humides, essentielles à de nombreuses espèces migratrices, peuvent ainsi perdre une partie de leur intérêt écologique. Le chevreuil et le sanglier pourraient également subir les conséquences d’une dégradation durable de leurs habitats riverains. Ces effets ne sont toutefois pas systématiques et dépendent de l’intensité de la salinisation et des caractéristiques locales. La conclusion est claire : la salinisation constitue une pression supplémentaire sur des écosystèmes déjà fragilisés. Mesurer les concentrations, identifier les sources de pollution et fixer des seuils adaptés aux espèces sont désormais indispensables. Préserver la qualité des rivières, c’est aussi protéger les zones humides, la biodiversité et les habitats dont dépend une partie de notre faune sauvage.


Grand tétras dans les Vosges : un sursis bienvenu, avant le verdict scientifique

Après trois campagnes de réintroduction, l’État n’enterre pas le programme de translocation du grand tétras dans le massif vosgien. Une décision définitive est attendue fin janvier, après de nouvelles expertises. Alors que la fin anticipée du programme avait été évoquée cet été, le préfet Blaise Gourtay a confirmé, le 15 octobre à Épinal, que la poursuite des réintroductions restait envisageable. La ministre souhaite disposer d’éléments scientifiques complémentaires avant de trancher. Une étude indépendante sur l’habitat doit notamment contribuer à éclairer la décision, attendue à la fin du mois de janvier. Lancé pour tenter de sauver une population au bord de l’extinction locale, le programme repose sur la capture d’oiseaux en Norvège, puis leur transfert dans le massif vosgien. Trois campagnes ont été menées en trois ans. Le bilan fait aujourd’hui état d’une trentaine d’individus présents dans le massif, contre seulement quatre recensés avant le lancement de l’opération. Quatre naissances auraient également été enregistrées durant l’été. Ces chiffres ne suffisent évidemment pas à garantir le succès de la démarche. Encore faut-il que les oiseaux s’acclimatent, survivent et se reproduisent durablement. C’est précisément l’objet des expertises attendues. Mais suspendre le jugement le temps de disposer de données solides paraît autrement plus raisonnable que de condamner le programme avant même d’en avoir évalué tous les effets. Le coût de l’opération, estimé à quelque 200 000 euros, nourrit les critiques de ses opposants. Une somme qui mérite, naturellement, d’être examinée au regard des résultats obtenus. Mais certains défenseurs de l’environnement, prompts à dénoncer cet investissement, se montrent singulièrement moins diserts sur les millions d’euros mobilisés chaque année autour du loup, entre indemnisations des dégâts, protection des troupeaux et dispositifs de gestion. Deux poids, deux mesures ? La question mérite au moins d’être posée. La conservation de la biodiversité ne saurait se résumer à une comptabilité sélective, où certaines espèces justifieraient toutes les dépenses tandis que d’autres devraient prouver leur utilité au centime près. Le sursis accordé au grand tétras est donc bienvenu. Il ne préjuge pas de la décision finale, mais laisse une chance à l’évaluation scientifique de parler avant que le couperet ne tombe.


Forêts françaises : recherche, adaptation climatique et gestion durable

L’Office national des forêts (ONF) mobilise près de 70 chercheurs au sein de son département Recherche, développement et innovation (RDI). Leurs travaux, menés avec des organismes scientifiques et des universités, portent notamment sur l’adaptation des forêts au changement climatique, la gestion des peuplements, la protection des sols et l’étude des écosystèmes forestiers. Plusieurs programmes étudient la capacité des arbres à supporter l’évolution des températures et des précipitations. Le projet Giono, lancé en 2016, a notamment conduit à planter 700 chênes et hêtres issus de graines récoltées dans le sud de la France en forêt domaniale de Verdun, dans la Meuse. L’objectif est d’observer leur comportement dans des conditions climatiques différentes de celles de leur région d’origine. Le programme européen MigFoRest prévoit, quant à lui, la plantation de 100 000 arbres dans sept territoires pilotes, dont 25 000 en France. Il vise à évaluer l’intérêt de provenances forestières adaptées à des climats plus chauds et plus secs. Chaque essence fait l’objet d’une évaluation de son risque invasif et de son potentiel pour la biodiversité locale. Les recherches sur le chêne sessile, conduites depuis les années 1990 dans 23 forêts européennes à partir de populations provenant de 116 origines géographiques, ont montré une résilience globale de cette essence aux variations climatiques, avec des différences selon la provenance des arbres. Le programme Potenchêne, engagé en 2014, suit la fructification de près de 900 chênes répartis sur 30 sites français. Les premiers résultats indiquent une augmentation moyenne de la production de glands au cours des quinze dernières années, parallèlement à la hausse des températures printanières. Les chercheurs ont également établi un lien entre l’intensité des glandées et les populations de sangliers. L’équilibre entre forêt et grands ongulés fait l’objet d’autres travaux. Selon l’ONF, plus de 50 % des surfaces de forêts domaniales se trouvent en situation de déséquilibre. Des dispositifs expérimentaux comparent la régénération des peuplements protégés par des clôtures à celle des zones accessibles aux animaux. En montagne, l’abroutissement et le changement climatique pourraient modifier durablement la répartition du sapin, du hêtre et de l’épicéa. L’ONF développe également des outils technologiques. Le LiDAR permet de cartographier en trois dimensions le relief et la végétation. Les drones servent à observer les peuplements et à évaluer les dégâts sanitaires ou climatiques. Enfin, plusieurs programmes étudient les effets de l’exploitation forestière sur les sols. Les dispositifs MOS et INSENSE évaluent notamment les conséquences du prélèvement de branches et de rémanents, tandis que le guide PRATIC’SOLS rassemble 23 recommandations pour limiter les impacts des chantiers forestiers sur les sols.

Photo ONF : Pose d'enclos-exclos en forêt domaniale de Saint-Quirin (57)