A vendre
En Haute-Marne, région Doulaincourt : copropriété d'un parc de chasse de 100 ha. Clôture en bon état (non soumise à la loi Sologne). Contact par courriel : claude.menigot@gmail.com
La chasse... demain !
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En Haute-Marne, région Doulaincourt : copropriété d'un parc de chasse de 100 ha. Clôture en bon état (non soumise à la loi Sologne). Contact par courriel : claude.menigot@gmail.com
La réduction de l'impact des parcs éoliens sur l'avifaune constitue aujourd'hui un axe majeur de recherche dans les études environnementales. Alors que les objectifs de transition énergétique conduisent à une augmentation du nombre d'éoliennes terrestres et offshore, les collisions entre oiseaux et pales en rotation demeurent l'une des principales préoccupations des écologues et des bureaux d'études spécialisés. Une récente étude apporte de nouveaux éléments sur une solution de conception particulièrement simple : modifier l'apparence visuelle des pales afin d'améliorer leur détection par les oiseaux. Jusqu'à présent, les mesures de réduction du risque reposent principalement sur des dispositifs de détection automatisée capables d'identifier l'approche d'un oiseau et de déclencher un ralentissement, voire un arrêt temporaire des turbines.
Bien que performants dans certaines situations, ces systèmes présentent plusieurs limites : coûts d'installation élevés, maintenance complexe, perte de production électrique lors des arrêts et efficacité encore variable selon les espèces et les conditions météorologiques. Les chercheurs ont donc exploré une approche passive consistant à accroître la visibilité des rotors grâce à des marquages contrastés. Les expérimentations ont été réalisées en laboratoire à l'aide de mini-éoliennes reproduisant différentes configurations de pales. Deux espèces aux capacités visuelles distinctes ont été retenues : le milan noir (Milvus migrans), rapace migrateur fréquemment concerné par les collisions, et le pigeon voyageur (Columba livia), dont les performances visuelles sont bien documentées. Quatre configurations ont été comparées : pales entièrement blanches, une pale noire, pales rayées et pales à motif en damier. Les essais ont également pris en compte plusieurs paramètres susceptibles d'influencer la perception du mouvement : vitesse de rotation des pales, contraste avec l'arrière-plan et type de marquage. Les résultats montrent que la vitesse de rotation constitue un facteur déterminant. Plus de la moitié des oiseaux testés n'ont pas été capables de différencier une turbine immobile d'une turbine tournant à moins de cinq tours par minute, une vitesse pourtant fréquemment observée lors des procédures de ralentissement destinées à protéger l'avifaune. Les marquages rayés se distinguent par une amélioration significative de la perception du mouvement chez les milans noirs. À l'inverse, les motifs en damier produisent des effets variables selon les espèces et semblent même réduire la détection du mouvement chez les pigeons. Ces différences confirment que les capacités de traitement visuel diffèrent fortement d'un groupe d'oiseaux à l'autre, ce qui complique la définition d'un dispositif universel. Les auteurs concluent que les pales rayées représentent actuellement l'option la plus prometteuse pour renforcer la visibilité des éoliennes sans modifier leur fonctionnement mécanique ni leurs performances énergétiques. Toutefois, les résultats obtenus en environnement contrôlé devront être validés sur des installations en exploitation. Des essais de terrain, intégrant la diversité des espèces, des paysages et des conditions météorologiques, seront indispensables avant toute intégration de ces marquages dans les recommandations techniques applicables aux futurs projets éoliens.
La Bécassine des marais connaît un effondrement spectaculaire de ses populations en France. Alors qu’environ 1 000 couples nicheurs étaient recensés au début des années 1970, l’espèce a perdu près de 90 % de ses effectifs en quatre décennies. Son aire de répartition s’est également fortement contractée, avec une diminution de plus de 50 % depuis 2009. Cette situation a conduit à son classement en danger critique d’extinction (CR) sur la Liste rouge des oiseaux nicheurs de France.
Aujourd’hui, la vallée du Drugeon, dans le Haut-Doubs, abrite la dernière population reproductrice française, estimée à une dizaine de couples seulement. Là aussi, les effectifs poursuivent leur chute, avec une baisse de plus de 70 % depuis 2006. Les scientifiques soulignent toutefois que les hivers moins rigoureux liés au changement climatique limitent les épisodes de gel et pourraient favoriser le maintien de cette ultime population dans cette région, la plus froide de France. Les travaux de suivi par balises GPS apportent de nouvelles informations sur la biologie de l’espèce. Ils montrent qu’un couple a besoin d’environ 40 à 45 hectares de prairies humides restaurées pour se reproduire. La Bécassine des marais dépend en effet des prairies permanentes et des zones humides, des habitats devenus rares sous l’effet du drainage, de l’intensification agricole et de l’évolution des pratiques d’aménagement. Ces suivis révèlent également que les jeunes restent plusieurs semaines autour de leur site de naissance avant d’entamer leur migration, généralement entre la mi-août et la mi-septembre, tandis que les adultes migrent plus tard, principalement entre la fin septembre et la mi-octobre. Une fois adultes, les oiseaux reviennent nicher à proximité de leur lieu de naissance. Ce recrutement essentiellement local signifie que la survie des jeunes est indispensable au maintien de chaque population...
Référence dans le monde cynégétique, le Brevet Grand Gibier de l’Association nationale des chasseurs de grand gibier (ANCGG) demeure l’une des formations les plus complètes et les plus exigeantes proposées aux chasseurs français. Malgré une légère baisse du nombre de candidats en 2025, l’association confirme la vitalité de ce cursus, qui continue d’attirer un public motivé, notamment parmi les jeunes générations, avec un taux de réussite national de 73 %. En 2025, 963 candidats se sont inscrits au Brevet Grand Gibier, contre 1 059 en 2024. Les femmes représentent désormais 11 % des effectifs, tandis que la formation est dispensée dans 62 départements.
Si cette diminution des inscriptions s'inscrit dans la tendance générale de l'évolution du nombre de chasseurs en France, elle ne remet pas en cause l'intérêt porté à une formation reconnue pour son sérieux. Le Brevet Grand Gibier va bien au-delà d'un simple examen. Il constitue un véritable parcours de perfectionnement où les candidats acquièrent des connaissances approfondies sur la biologie et la reconnaissance des espèces, la gestion durable des populations, la réglementation, la sécurité, ainsi que les différentes techniques de chasse. Les épreuves théoriques sont complétées par une importante partie pratique : tir à 25 mètres, tir d'approche et d'affût entre 100 et 200 mètres, ou encore tir en battue sur cible mobile. À chaque étape, la priorité reste la maîtrise du geste et le respect absolu des règles de sécurité. Sous l'impulsion de son président, Matthieu Cousty, l'ANCGG poursuit également le développement de son offre de formation. En 2025, un nouveau module consacré à la chasse individuelle du chevreuil, du cerf et du sanglier est venu enrichir le programme. Cette nouveauté rencontre déjà un vif succès auprès des participants, en particulier des jeunes chasseurs désireux de diversifier leurs pratiques. Cette transmission des savoirs trouve une illustration particulièrement marquante en Moselle. 
Lors de la dernière session organisée par l'Association départementale des chasseurs de grand gibier (ADCGG57), Nolann, âgé de seulement 12 ans, a obtenu la prestigieuse médaille d'or. Après plusieurs semaines de préparation, le jeune passionné a démontré des connaissances naturalistes et cynégétiques comparables à celles de candidats adultes expérimentés. Sa performance témoigne autant de son investissement personnel que de la qualité de l'encadrement assuré par les formateurs bénévoles. La promotion mosellane s'est d'ailleurs distinguée par d'excellents résultats, avec neuf médailles d'or et quatre d'argent décernées sur quinze candidats. Plus qu'un diplôme, le Brevet Grand Gibier constitue aujourd'hui un véritable label de compétence. En plaçant la sécurité, la connaissance de la faune et la gestion responsable du grand gibier au cœur de son enseignement, l'ANCGG contribue à former des chasseurs toujours mieux préparés. Le succès rencontré auprès des plus jeunes démontre que l'avenir de la chasse passe aussi par une transmission exigeante des connaissances et des bonnes pratiques, garante d'une pratique moderne, responsable et durable.
Réunie à Marseille, le samedi 20 juin, à l'occasion de son assemblée générale et des 50 ans de la loi de 1976 sur la protection de la nature, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) a dressé un bilan inquiet de l'état de la biodiversité en France. Conférences, tables rondes, remises de distinctions et interventions de scientifiques se sont succédé pour rappeler les combats historiques de l'association, et dénoncer les reculs qu'elle estime constater en matière de protection de la nature.
Depuis plus d'un siècle, la LPO s'est imposée comme l'une des principales associations environnementales françaises. Protection des oiseaux, création de refuges, sensibilisation du public, recours juridiques, inventaires scientifiques, participation aux politiques de conservation ou encore mobilisation de dizaines de milliers de bénévoles : son engagement est incontestable. L'association revendique aujourd'hui des millions de données naturalistes collectées chaque année et un rôle de premier plan dans la défense des espèces et des habitats naturels.
Mais au-delà de ce rappel de ses réussites, ce congrès a surtout laissé l'impression d'une organisation sur la défensive. Face aux évolutions politiques, aux arbitrages économiques et aux débats de société, les dirigeants de la LPO semblent davantage constater les difficultés qu'esquisser une véritable stratégie pour les surmonter. La déclaration finale de son président, Allain Bougrain-Dubourg, en est l'illustration. « La protection de la biodiversité se décompose, elle s'émiette, elle se ronge », a-t-il affirmé avant de s'interroger : « Que reste-t-il de ce mot protection ? » Un discours alarmiste qui dresse un inventaire des échecs, des menaces et des renoncements, sans proposer de nouvelles perspectives capables de fédérer au-delà du cercle des convaincus. À force de dénoncer les reculs, la LPO donne parfois le sentiment de subir les événements plus que de les influencer. Son plaidoyer repose sur un constat largement partagé de l'érosion de la biodiversité, mais peine à dessiner un projet mobilisateur conciliant protection de la nature, activités humaines et réalités des territoires. Au terme de ce congrès anniversaire, une question demeure : comment une association qui fut longtemps une force de proposition entend-elle retrouver un rôle moteur dans le débat public ? Car si le diagnostic est sévère, l'absence de vision pour l'avenir laisse planer un doute. À écouter son président, la LPO semble aujourd'hui avoir, elle aussi, quelques plombs mal placés...
La peste porcine africaine (PPA) demeure l'une des principales préoccupations sanitaires pour la faune sauvage en Europe. Cette maladie virale, mortelle pour les sangliers et les porcs domestiques, ne présente aucun danger pour l'homme, mais elle entraîne des conséquences économiques et écologiques considérables.
En l'absence de vaccin largement déployé dans les populations sauvages, la prévention et la surveillance restent les meilleures armes pour freiner sa progression. Dans ce contexte, les chasseurs jouent un rôle déterminant. Présents quotidiennement sur le terrain, ils constituent un maillon essentiel du dispositif de surveillance mis en place par les autorités sanitaires. Leur mission ne se limite plus au prélèvement du gibier : ils participent activement à la détection des animaux malades ou retrouvés morts, signalent rapidement les carcasses suspectes et collaborent avec les services vétérinaires pour réaliser les analyses nécessaires. La découverte rapide d'un sanglier infecté permet en effet de mettre en œuvre des mesures de biosécurité afin de limiter la propagation du virus. Les chasseurs doivent également respecter des protocoles stricts lors des opérations de chasse : désinfection du matériel, limitation des déplacements des carcasses, gestion des déchets de venaison et contrôle des véhicules ayant circulé dans les zones réglementées. La présence de la PPA entraîne aussi de nombreuses contraintes pour les territoires concernés. Des restrictions de circulation peuvent être instaurées, certaines chasses suspendues et des plans de régulation renforcés afin de réduire les densités de sangliers lorsque les autorités le jugent nécessaire...
À l'occasion de la 8e Semaine nationale de l'identification des chiens et des chats, organisée du 15 au 21 juin 2026, Ingenium Animalis, gestionnaire du Fichier National I-Cad, a dévoilé le bilan de l'identification des animaux de compagnie pour l'année 2025. Les chiffres confirment un léger recul des identifications, tout en rappelant l'importance de cette démarche, essentielle pour lutter contre les abandons, retrouver les animaux perdus et assurer leur traçabilité. Créé à la demande des pouvoirs publics, I-Cad est le Fichier National d'Identification des carnivores domestiques. Il centralise les informations concernant les chiens, les chats et les furets identifiés en France.
L'identification, obligatoire pour les chiens et pour les chats avant toute cession, est réalisée par puce électronique ou tatouage. Elle constitue la véritable carte d'identité de l'animal et permet, en cas de perte, de retrouver rapidement son propriétaire grâce aux données enregistrées dans la base nationale. En 2025, I-Cad a enregistré 1 584 965 animaux, soit une baisse de 3,3 % par rapport à 2024. Sur ce total, 1 534 474 correspondent à des premières identifications réalisées en France, tandis que 50 491 animaux importés ont été enregistrés, représentant près de 3 % des identifications, un chiffre en progression de 2,1 %. Dans le détail, 894 610 chats et 637 855 chiens ont été identifiés pour la première fois. Les deux espèces enregistrent un recul d'environ 3 %, mais la baisse est particulièrement marquée chez les chiens, reflet d'un ralentissement des acquisitions observé depuis plusieurs années. Chez les félins, le nombre d'identifications atteint son niveau le plus faible depuis cinq ans. La puce électronique s'impose désormais très largement comme le mode d'identification de référence, le tatouage ne représentant plus qu'une part marginale des enregistrements. Les données d'I-Cad mettent également en évidence des disparités régionales, certaines régions restant particulièrement dynamiques en matière d'identification et d'adoption. Au-delà des statistiques, Ingenium Animalis rappelle que l'identification demeure un acte de responsabilité. Chaque année, des dizaines de milliers de chiens et de chats retrouvés errants peuvent être restitués à leur famille grâce au fichier national. Un geste simple, mais indispensable, qui contribue également au suivi sanitaire, à la lutte contre les trafics d'animaux et à une meilleure connaissance de la population des animaux de compagnie en France.
Ces jeunes loups de l’année précédente, que l’on appelle louvards, ont bien grandi. Ils quittent ou vont bientôt s’éloigner de leur meute d’origine pour partir à la conquête de nouveaux territoires. Cette phase de dispersion est bien connue des spécialistes. Elle l’est tout autant des éleveurs, qui savent qu’elle s’accompagne souvent d’une recrudescence des attaques sur les troupeaux. Chaque été, le même scénario se répète. Les prédations augmentent, les nuits deviennent plus longues, les inquiétudes plus fortes et les pertes plus lourdes. Pendant ce temps, les discours officiels continuent de vanter une coexistence présentée comme possible, voire exemplaire.
Pour beaucoup d'agriculteurs, cette promesse ressemble désormais à une plaisanterie qui n'en finit pas de faire pleurer. Les Chambres d'Agriculture, à l'initiative de la Coordination Rurale, viennent d'adopter une motion demandant à l'État de revoir sa politique de gestion du loup. Les revendications sont concrètes : faciliter les tirs de défense, autoriser les lunettes thermiques, améliorer la transparence du comptage des loups grâce aux analyses génétiques, financer intégralement les moyens de protection, indemniser tous les préjudices, y compris indirects, et reconnaître enfin les conséquences psychologiques des attaques sur les éleveurs et leurs familles. Ces demandes ne traduisent pas une opposition de principe à la présence du loup. Elles expriment surtout l'exaspération de professionnels qui ont le sentiment de supporter seuls le coût d'une politique décidée loin des pâturages. Derrière chaque attaque se cachent des animaux perdus, des investissements réduits à néant, des nuits sans sommeil et parfois la remise en question de toute une exploitation. Certes, le retour du loup constitue un enjeu de biodiversité (quoique...), mais la sauvegarde d'une espèce protégée ne peut ignorer ceux qui entretiennent les paysages, produisent notre alimentation et font vivre les territoires ruraux. Une politique crédible ne peut se limiter à compter les loups. Elle doit aussi mesurer les conséquences de leur présence sur celles et ceux qui en subissent quotidiennement les effets. Faute d'un véritable changement de cap, la fracture entre le monde rural et les décideurs ne pourra que s'aggraver.
Des inspecteurs de l'OFB auraient-ils parfois dépassé les limites de leurs missions ? La question, régulièrement soulevée par certains agriculteurs, chasseurs ou autres usagers de la nature, à la suite de contrôles jugés excessifs, semble désormais prise en compte par les pouvoirs publics. Depuis le 30 juin 2026, l'OFB met à disposition une plateforme nationale permettant de signaler les comportements inappropriés de ses agents. Accessible directement depuis le site internet de l'établissement, ce nouvel outil permet à toute personne estimant avoir été confrontée à un comportement contraire aux règles de déontologie de déposer un signalement, que ce soit pour elle-même ou pour un tiers.
L'objectif affiché est d'améliorer les relations entre les agents de terrain et les usagers tout en renforçant la transparence. Inspirée des dispositifs déjà mis en place par les inspections générales de la Police nationale (IGPN) et de la Gendarmerie nationale (IGGN), cette plateforme impose un signalement nominatif. Les déclarants doivent renseigner leur identité, le lieu, la date et les circonstances des faits reprochés, avec la possibilité de joindre des documents ou des photographies à l'appui de leur dossier. L'OFB assure que les données restent strictement confidentielles et ne sont pas diffusées en dehors de l'outil. L'inspection générale de l'établissement s'engage à examiner chaque dossier dans un délai maximal de trois mois. À l'issue de cette analyse, plusieurs scénarios sont possibles : le dossier peut être réorienté si les faits concernent un autre organisme comme l'Office national des forêts ou le Conservatoire du littoral, être classé sans suite si aucun manquement n'est constaté, ou donner lieu à une enquête interne pouvant déboucher sur une procédure disciplinaire. Si les faits sont susceptibles de constituer une infraction pénale, ils sont transmis à la justice. Cette initiative s'inscrit dans le plan gouvernemental présenté au printemps 2025 pour apaiser les tensions entre l'OFB et le monde agricole. Depuis plusieurs années, les relations se sont fortement dégradées, certains contrôles étant dénoncés comme trop intrusifs, tandis que les agents de l'établissement ont eux-mêmes été victimes d'insultes, de menaces et parfois de violences. L'un d'eux avait même échappé à un drame après le sabotage de son véhicule. Créé en 2020, l'OFB emploie près de 1 700 inspecteurs chargés de missions de police administrative et judiciaire. Ils interviennent notamment dans la lutte contre le braconnage, les pollutions, le respect des arrêtés sécheresse et la protection des espaces naturels. Avec cette nouvelle plateforme, l'établissement entend instaurer un cadre de dialogue plus serein, tout en rappelant que les signalements devront être étayés et porter exclusivement sur des comportements susceptibles de contrevenir aux obligations déontologiques des agents publics.
La signature d'une charte de partenariat entre la Fédération nationale des chasseurs (FNC) et le Secrétariat général de la Garde nationale n'est pas passée inaperçue. Si le document, conclu pour une durée de cinq ans, ne modifie en rien le statut des chasseurs ni celui des réservistes, il soulève pourtant de nombreuses interrogations. Pourquoi la FNC s'engage-t-elle dans cette voie ? Quel intérêt pour les chasseurs ? Et surtout, est-ce réellement le rôle d'une fédération cynégétique ? À première vue, les effets concrets de cette convention restent limités. Aucun avantage particulier n'est prévu pour les chasseurs qui souhaiteraient intégrer la réserve opérationnelle.
Aucun objectif chiffré de recrutement n'a été annoncé, pas davantage qu'un budget ou des actions précises à mettre en œuvre. La FNC s'engage essentiellement à diffuser l'information auprès de son réseau, à désigner un référent national et à faciliter les contacts avec les représentants locaux des armées, de la Gendarmerie ou de la Police. Alors pourquoi cette démarche ? La réponse est sans doute moins opérationnelle que symbolique. Depuis plusieurs années, la chasse cherche à démontrer qu'elle constitue un acteur à part entière de la société civile, capable d'assumer des missions d'intérêt général. Gestion de la faune sauvage, participation aux plans de prévention sanitaire, surveillance des territoires, mobilisation lors de catastrophes naturelles ou de recherches de personnes disparues : les exemples ne manquent pas pour illustrer cet engagement. En se rapprochant de la Garde nationale, la FNC entend probablement renforcer cette image d'une communauté de citoyens investis au service du pays. Les qualités traditionnellement attribuées aux chasseurs, connaissance du terrain, sens des responsabilités, disponibilité, discipline et engagement bénévole, correspondent en partie aux profils recherchés pour la réserve opérationnelle. Ce partenariat s'inscrit également dans un contexte géopolitique particulier. Face aux tensions internationales et aux nouveaux enjeux de sécurité, les pouvoirs publics cherchent à renforcer les effectifs de la réserve. Avec près de 945 000 détenteurs du permis de chasser, un maillage de 94 fédérations départementales et plusieurs dizaines de milliers d'associations communales, le monde cynégétique représente un réseau exceptionnellement dense dans les territoires ruraux...
Les 11 et 12 juillet 2026, le Salon des Migrateurs fera son grand retour à Cayeux-sur-Mer (Somme), sur la route de Brighton. Au fil des années, cette manifestation est devenue l'un des rendez-vous incontournables pour tous les passionnés de chasse au gibier migrateur, attirant plusieurs milliers de visiteurs venus de toute la France et des pays voisins.
Convivial, festif et résolument familial, le salon réunit durant deux jours l'ensemble des acteurs de cet univers si particulier. Les visiteurs pourront découvrir une impressionnante foire aux appelants, avec des milliers d'oiseaux de toutes espèces et de tous chants, véritable vitrine du savoir-faire des éleveurs spécialisés. Les exposants présenteront également les dernières nouveautés en matière d'équipements, d'accessoires, de vêtements, de matériel et d'armes spécialement destinés à la chasse des migrateurs. De nombreuses démonstrations permettront aux visiteurs de tester les innovations du moment et de bénéficier des conseils des fabricants. Comme chaque année, les animations rythmeront le week-end. Les célèbres concours de la meilleure chanteuse et du meilleur siffleux attireront les connaisseurs, tandis que le désormais incontournable championnat du monde de lancer de blettes promettra, une nouvelle fois, son lot de bonne humeur.
Le ball-trap spécial migrateurs offrira également aux amateurs l'occasion de mesurer leur adresse dans une ambiance conviviale. Les chiens de chasse seront eux aussi à l'honneur avec des démonstrations de retrievers, de broussailleurs et de chiens d'arrêt. Les visiteurs pourront également assister à la Régionale d'Élevage des Retrievers ainsi qu'à la Nationale d'Élevage des Épagneuls de Picardie et de Pont-Audemer, deux rendez-vous très attendus des amateurs de chiens de travail. Au-delà des animations, le Salon des Migrateurs demeure avant tout un lieu d'échanges, de transmission et de partage autour des traditions de la chasse aux oiseaux migrateurs. Huttiers confirmés, chasseurs occasionnels, éleveurs, exposants et simples curieux s'y retrouveront pour célébrer une passion commune dans une ambiance chaleureuse. Les organisateurs donnent donc rendez-vous à tous les amoureux de la chasse des migrateurs les 11 et 12 juillet 2026 à Cayeux-sur-Mer, pour un week-end placé sous le signe de la convivialité, de la découverte et de la passion.