La Journée internationale de la Terre nourricière rappelle chaque année l’interdépendance étroite entre les êtres humains, les écosystèmes et l’ensemble du vivant. Cette notion de « Terre nourricière » traduit l’idée que la planète constitue un système global dont l’équilibre conditionne la vie. En 2026, ce message prend une résonance particulière face à l’accélération des dérèglements climatiques, à la dégradation des milieux naturels et à l’épuisement des ressources. Les phénomènes extrêmes – sécheresses, incendies, inondations – se multiplient, tandis que les océans subissent une pression croissante liée à la pollution et à l’acidification. Ces signaux traduisent une altération progressive des équilibres écologiques, en grande partie liée aux activités humaines, telles que l’artificialisation des sols, l’intensification agricole ou encore l’exploitation des ressources naturelles.
Dans ce contexte, la question de la faune sauvage occupe une place centrale. Les populations animales sont directement affectées par la fragmentation des habitats, la disparition des corridors écologiques et la pression croissante exercée par l’homme. Certaines espèces déclinent fortement, tandis que d’autres modifient leurs comportements, leurs aires de répartition ou leurs cycles biologiques pour s’adapter aux nouvelles conditions. Les grands migrateurs, les espèces forestières ou encore la faune des zones humides sont particulièrement sensibles à ces transformations. À l’inverse, certaines espèces opportunistes, comme le sanglier ou le renard, s’adaptent à des environnements anthropisés, y compris en périphérie urbaine, illustrant les déséquilibres actuels. Ces évolutions soulignent la nécessité d’une gestion fine des populations et des habitats, fondée sur des données scientifiques et une approche globale des écosystèmes. La préservation de la biodiversité repose en grande partie sur la restauration des milieux naturels : reconstitution des zones humides, gestion durable des forêts, maintien des haies et des continuités écologiques. Ces actions favorisent non seulement la faune sauvage, mais aussi la résilience globale des territoires face aux changements climatiques. La santé des écosystèmes conditionne celle des espèces, mais aussi celle des activités humaines qui en dépendent, notamment en milieu rural. Cette journée mondiale souligne ainsi l’urgence d’engager des actions concrètes et coordonnées. Restaurer les équilibres écologiques, mieux intégrer les enjeux de biodiversité et repenser les modes de gestion des ressources apparaissent comme des leviers essentiels pour préserver durablement la Terre et l’ensemble du vivant.
Le Petit Journal de deux indissociables : la chasse et l'environnement

Conçue pour l’apprentissage progressif de la trompe en ré, cette méthode s’adresse aux débutants, aux musiciens de niveau moyen et aux enseignants. S’appuyant sur leur expérience, les auteurs proposent une synthèse de leur approche, complétée par trois recueils d’études, d’exercices et de fanfares traditionnelles déjà publiés chez « Tempo Music Club ». L’ouvrage gagne en efficacité lorsqu’il est accompagné des conseils personnalisés d’un professeur.
L’apprentissage est structuré en quatre chapitres suivant la progression pédagogique : 1) gestion de l’air, 2) diction et ornementation, 3) expression, 4) pupitres. Les auteurs précisent avoir privilégié une rédaction simple et claire, sans planches techniques ni schémas anatomiques, en renvoyant plutôt à des vidéos en 3D dont les liens figurent en fin de recueil. Ce support moderne, explicite et ludique, complète les explications.
Des exercices annexes visent à développer le « ressenti » de l’élève et peuvent être enrichis sur recommandation des enseignants. Enfin, la méthode doit être adaptée par le professeur ou l’apprenant lui-même, selon la morphologie, les capacités et le niveau de chacun.
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Deux hypothèses principales ont été testées : d’une part, que les effets de l’ingénierie animale diffèrent selon les variables écologiques observées tout en conservant une certaine cohérence globale entre les taxons ; d’autre part, que la taille corporelle des animaux module ces effets sur les dimensions structurelles, fonctionnelles des écosystèmes.
Présente du Sahara à la péninsule arabique, notamment au Maroc, en Égypte ou en Arabie saoudite, cette gazelle fréquente les plaines sableuses, les zones rocheuses et les milieux semi-désertiques. Herbivore, elle se nourrit de plantes variées, feuilles, herbes et végétaux succulents, dont elle tire l’essentiel de l’eau nécessaire à sa survie, pouvant ainsi se passer de boire pendant de longues périodes. Son comportement est adapté aux fortes chaleurs : elle est surtout active à l’aube et au crépuscule. Sociale, elle vit en petits groupes, tandis que certains mâles restent solitaires. En cas de danger, elle peut atteindre jusqu’à 80 km/h, bondissant avec agilité pour échapper à ses prédateurs. Sa morphologie légère et ses sabots adaptés facilitent ses déplacements sur le sable. La reproduction a généralement lieu en hiver. Après une gestation de 160 à 170 jours, la femelle donne naissance à un seul petit, dissimulé durant ses premières semaines pour éviter les prédateurs. L’espèce joue un rôle écologique en participant à la dispersion des graines, mais, malgré ces capacités d’adaptation, la gazelle dorcas est aujourd’hui classée vulnérable. Le braconnage, la dégradation de son habitat et la pression humaine menacent sa survie. En 2020, un massacre d’individus dans la réserve de Termit et Tin-Toumma au Niger a illustré la gravité de la situation. La protection de ses habitats et la lutte contre le braconnage restent essentielles pour préserver ce symbole vivant des déserts.
Ce choix est loin d’être anodin : il reconnaît que les solutions ne peuvent être uniformes et qu’elles doivent émerger des réalités écologiques et humaines propres à chaque territoire. En ce sens, l’expérimentation de sites pilotes dès 2026 marque une volonté d’agir vite, mais aussi d’apprendre en marchant, en testant, ajustant et diffusant des méthodes reproductibles. Autre apport notable : la structuration progressive d’une coopération durable. En prévoyant des guides techniques et des points d’étape jusqu’au printemps 2027, l’accord ne se limite pas à une déclaration d’intention. Il s’inscrit dans une logique de résultats mesurables, avec l’ambition de transformer des pratiques de terrain et d’installer un dialogue continu entre acteurs. Cette orientation pragmatique, centrée sur l’efficacité, tranche avec des approches plus institutionnelles souvent éloignées des enjeux quotidiens. Enfin, l’accord porte une dimension symbolique forte : il entérine le passage d’une logique de confrontation à une logique de co-construction. En affirmant que l’équilibre forêt-gibier ne peut être atteint que collectivement, il repositionne les responsabilités et ouvre la voie à une gestion plus intégrée des écosystèmes. Reste cependant une légère impression d’inachevé. Si la méthode est pertinente et le cadre solide, l’ambition aurait pu aller plus loin : en intégrant plus explicitement d’autres acteurs du territoire, en fixant des objectifs chiffrés, ou en engageant dès à présent des leviers plus contraignants. L’initiative pose des bases utiles et originales, mais elle laisse entrevoir ce qu’elle aurait pu devenir avec un petit supplément d’audace... (Photo FNC : à gauche, Pascal Secula, président de la FDC 21 et trésorier délégataire de la FNC, et à droite Anne-Marie Bareau, présidente du CNPF)
Cette démarche s’inscrit dans ce que certains qualifient déjà « d’affaire du siècle bretonne », en écho à d’autres combats environnementaux majeurs. Elle ouvre également un pont vers un nouveau front contentieux : celui de l’exécution des décisions de justice, devenu un enjeu central pour garantir l’effectivité du droit environnemental. Un communiqué annonce : « la saisine du juge de l’exécution afin de contraindre l’État à appliquer la décision du tribunal administratif de Rennes rendue le 13 mars 2025. Ce jugement reconnaissait une carence fautive de l’État dans la lutte contre la pollution aux nitrates et lui imposait de prendre des mesures pour réparer les dommages écologiques et prévenir leur aggravation, dans un délai de dix mois. Or, plus d’un an après, l’association constate une absence de mesures concrètes et dénonce une situation d’inaction prolongée. Malgré quelques échanges institutionnels et l’annonce de travaux réglementaires, l’incertitude demeure, notamment en raison d’un moratoire gouvernemental sur la gestion de l’eau. Eaux et Rivières de Bretagne souligne que cette pollution dure depuis plus de cinquante ans et rappelle les nombreuses condamnations passées de l’État, restées sans effets suffisants. Face à cela, elle propose des solutions combinant approches agronomiques, écologiques et économiques, assorties de contrôles renforcés. Pour l’association, l’enjeu dépasse l’environnement : il concerne aussi la santé publique et les activités économiques. Elle insiste enfin sur un principe fondamental : dans un État de droit, les décisions de justice doivent être appliquées ».
Même les déchets dits « verts » ne sont pas sans impact : ils peuvent introduire ou favoriser des espèces envahissantes, perturbant l’équilibre naturel. Autre danger majeur : le feu. Un foyer mal éteint peut reprendre plus tard, sous l’effet du vent ou de la sécheresse. Quitter les sentiers balisés n’est pas sans conséquence non plus. Cela accélère l’érosion, détruit les jeunes pousses et fragilise les sols. Ces zones deviennent aussi plus dangereuses pour les promeneurs, exposés à des terrains instables. Au printemps, la cueillette doit rester raisonnable : au-delà de 10 à 15 tiges par personne, certaines espèces comme le muguet ou les jonquilles peuvent être menacées.
Quant au bois mort, souvent ramassé à tort, il joue un rôle essentiel dans la fertilité des sols et la vie forestière. Les véhicules motorisés, enfin, sont particulièrement encadrés : bruit, dégradation des chemins et perturbation de la faune en font une nuisance majeure. Face à ces comportements, la loi prévoit des sanctions dissuasives : jusqu’à 1 500 € pour des infractions courantes, 135 € pour un feu illégal, et jusqu’à 45 000 € pour des prélèvements excessifs. Enfin, entre le 15 avril et le 30 juin, les chiens doivent impérativement être tenus en laisse afin de protéger la reproduction des espèces sauvages. Leur flair peut suffire à provoquer stress, abandon de nids ou mortalité des jeunes animaux. Pour éviter ça, vous pouvez aussi déguiser votre chien en loup, ce dernier n’étant pas concerné par le dérangement occasionné à la faune sauvage… Mais attention, même avec un costume digne d’un documentaire animalier, la réglementation, elle, ne se laisse pas berner.
Dans un contexte où les agriculteurs attendent des réponses concrètes, rapides et cohérentes, cette cohabitation ministérielle pourrait bien ressembler moins à une stratégie qu’à une forme de gestion d’urgence prolongée.
Les échanges ont porté sur l’intégration de la conservation dans les politiques agricoles, l’aménagement des territoires et les économies rurales. Au cœur des débats : le concept « d’économie de la faune », présenté comme un levier permettant de concilier préservation de la biodiversité et développement local. L’Assemblée statutaire a également permis d’examiner les travaux du CIC et de réaffirmer son rôle de plateforme reliant science, politique et pratiques de terrain. Le président sortant, Philipp Harmer, a salué les progrès réalisés durant ses deux mandats, marqués par un renforcement de la visibilité internationale de l’organisation.
Il passe désormais le relais à Luis de la Peña, avocat espagnol et figure reconnue du CIC, qui a insisté sur la nécessité de poursuivre une approche « réaliste et responsable », ancrée dans les territoires et les communautés. Point central de cette Assemblée, la résolution adoptée affirme que conservation et utilisation durable de la faune ne sont pas opposées mais complémentaires. Elle appelle les États et institutions internationales à reconnaître les économies fondées sur la faune comme des outils essentiels pour la biodiversité et le développement rural. Le texte insiste également sur l’importance d’une gestion fondée sur la science et met en garde contre des restrictions jugées contre-productives lorsqu’elles ne reposent pas sur des données solides. Enfin, plusieurs distinctions ont été attribuées, notamment à des figures majeures de la conservation, tandis que l’Allemagne a été désignée pays hôte de la prochaine Assemblée à Hambourg. Par ces décisions, le CIC affirme une orientation claire : faire de l’usage durable de la faune un pilier des politiques de conservation à l’échelle mondiale.
La présence de chiens non tenus en laisse, voire en divagation, représente un risque direct : la poursuite d’animaux peut provoquer un stress intense chez les femelles, susceptible d’entraîner des abandons ou des pertes de petits. Pourtant, la réglementation en vigueur dans les zones protégées interdit strictement ces pratiques, en particulier durant la période de reproduction. Au-delà de ces cas, le dérangement d’origine humaine est plus large. La fréquentation touristique, en hausse, multiplie les passages à proximité des zones de quiétude. Bruits, déplacements imprévus et approches répétées peuvent perturber les comportements naturels de la faune. Cette problématique n’épargne pas non plus certaines activités pourtant dédiées à l’observation de la nature. Si la photographie animalière se veut respectueuse, elle peut également générer des tensions, certains pratiquants déplorant la présence de promeneurs qu’ils estiment perturbatrice pour leurs observations. Cette situation souligne la nécessité d’un équilibre entre les différents usages de l’espace naturel. Dans ce contexte, le respect des règles, une meilleure information du public et une vigilance collective apparaissent essentiels pour limiter les dérangements et préserver durablement les populations animales.
Autre fait marquant : le nombre de pratiquants ne baisse plus, une situation inédite depuis près de vingt ans. Après une longue période de déclin, les effectifs se stabilisent, portés par un regain d’intérêt pour les activités de pleine nature et par les actions menées localement pour attirer de nouveaux chasseurs, notamment les jeunes. L’assemblée n’a pas donné lieu à de grandes décisions, mais a permis d’officialiser les budgets et de renforcer les partenariats institutionnels, en présence d’élus locaux, du préfet et de représentants du monde agricole. Sur le terrain, la saison a été marquée par une gestion adaptée du grand gibier, notamment le sanglier, ainsi que par des actions en faveur de la biodiversité et des habitats. La fédération entend poursuivre ces efforts pour concilier chasse, sécurité et préservation des milieux naturels...
Et celui-ci a fini par éclater au grand jour.
Alors que l’État affirme vouloir défendre la souveraineté forestière et soutenir la transformation du bois en France, il laisse simultanément se développer des situations absurdes sur le terrain, où la ressource disponible n’est pas mobilisée. Ce décalage entre discours et réalité nourrit une incompréhension grandissante chez les acteurs économiques, qui peinent à maintenir leur activité malgré une demande soutenue en bois. Cette incohérence apparaît de manière flagrante dans le Parc national de forêts, où des arbres centenaires, parfois de grande valeur commerciale, sont abattus pour des raisons de sécurité puis laissés à l’abandon au sol. En vertu du statut de réserve intégrale, toute exploitation y est interdite, y compris lorsque les bois pourraient être valorisés. L’Office national des forêts justifie cette politique par des objectifs de biodiversité : favoriser les insectes, les oiseaux et la formation d’humus. Mais cette position dogmatique suscite l’indignation des riverains comme des professionnels. Comment accepter que des chênes, hêtres ou érables de qualité soient délibérément soustraits à toute utilisation, alors même que les scieries manquent de matière première et que la filière industrielle tourne au ralenti ? Cette gestion, décidée par l’État, revient à organiser le gaspillage de ressources précieuses au nom d’un principe absolu, sans considération pour les réalités économiques. Pire encore, elle contribue indirectement à nourrir les scolytes et autres ravageurs, alors qu’il existe ailleurs des bois sans valeur marchande pour remplir cette fonction écologique. En persistant dans cette voie, les pouvoirs publics fragilisent un secteur stratégique, affaiblissent la souveraineté nationale et alimentent un sentiment d’abandon chez les acteurs de terrain. Cette politique, déconnectée et contre-productive, mérite aujourd’hui d’être profondément remise en cause.