La Fédération nationale des chasseurs franchit une nouvelle étape dans son programme de recherche HUNTomics, avec la publication des génomes de deux espèces emblématiques des zones humides et de la chasse française : la sarcelle d’hiver et la bécassine des marais. Les travaux, menés durant plusieurs années avec le CEA-Genoscope d’Évry, permettent désormais de disposer d’une véritable cartographie de référence de l’ADN de ces deux oiseaux. Les données sont mises gratuitement à disposition de la communauté scientifique internationale, notamment via l’European Nucleotide Archive (ENA).
Concrètement, séquencer un génome revient à identifier et organiser les milliards d’éléments qui composent l’ADN d’une espèce, afin de reconstituer leur disposition sur les chromosomes. Cette gigantesque « bibliothèque génétique » constitue ensuite un outil de référence pour de nombreuses recherches. Les génomes publiés pourront notamment servir à étudier l’histoire démographique des populations, leur diversité génétique, leur évolution et leur capacité d’adaptation aux changements environnementaux. Ils pourront également contribuer à améliorer le suivi des populations et les connaissances nécessaires à la conservation des espèces. Pour la FNC, cette démarche s’inscrit dans une politique d’investissement dans les nouvelles technologies et les sciences de la biodiversité. Le programme HUNTomics vise ainsi à produire des données génétiques sur des espèces sauvages et à les rendre accessibles aux chercheurs. Le projet bénéficie par ailleurs d’une reconnaissance internationale puisqu’il figure parmi les réseaux associés à l’Earth BioGenome Project, vaste initiative scientifique consacrée au séquençage de la biodiversité mondiale. Avec la sarcelle d’hiver et la bécassine des marais, HUNTomics enrichit donc les ressources génétiques disponibles sur les oiseaux sauvages. Au-delà de la chasse, ces données constituent un outil scientifique à long terme, susceptible d’alimenter de futurs travaux sur la dynamique, l’évolution et la conservation des populations.
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La chasse... demain !
Son arrivée à Paris, en 2025, a donné une portée symbolique à cette initiative : les faire entrer dans un espace habituellement réservé aux grandes représentations humaines. La journée sera également marquée par la Sausage Walk, la marche des teckels. Cette manifestation festive permettra aux passionnés de cette race de se retrouver dans les rues de la capitale. Elle rappelle toutefois que l’attachement aux animaux doit aussi s’accompagner d’une réflexion sur les conséquences de la sélection morphologique. Le sujet n’est pas de remettre en cause l’affection des propriétaires, mais de s’interroger sur les limites à fixer lorsque des critères esthétiques peuvent affecter la santé animale. Cette réflexion dépasse largement les seuls animaux de compagnie. Les villes abritent également des hérissons, des oiseaux, des chauves-souris, des insectes, des amphibiens, des renards et parfois des sangliers. Haies, mares, prairies fleuries, nichoirs et passages à faune peuvent contribuer à leur maintien dans des milieux urbains soumis à la circulation, à la pollution lumineuse et à l’artificialisation. Lors de cette Journée mondiale des animaux, des manifestations, rencontres, opérations de sensibilisation et rassemblements seront organisés dans de nombreuses villes françaises. Partout, les participants porteront la même interrogation : quelle place voulons-nous accorder aux animaux, qu’ils soient domestiques, sauvages ou d’élevage ?
En l’absence de cadre national, les méthodes de surveillance, de destruction des nids et de prévention ne faisaient pas toujours l’objet d’une coordination suffisante. Le nouveau plan entend remédier à cette situation en donnant une direction commune aux acteurs concernés.
L’après-midi, le concours national Limousin prendra place de 13 heures à 17 h 30. Côté conférences, les questions agricoles et territoriales seront au centre des échanges, avec notamment, de 10 heures à midi, une rencontre consacrée aux éleveurs, aux prairies, aux revenus et à l’avenir de la PAC. Le pastoralisme constituera l’un des fils rouges de cette édition. Dès le mardi 6 octobre, une conférence consacrée au « Pastoralisme et Biodiversité » se tiendra de 18 h 30 à 21 heures. Elle abordera notamment le rôle du pâturage dans la biodiversité, l’évolution des paysages et la place des systèmes pastoraux dans les modèles agricoles futurs. Le mercredi 7 octobre, le programme approfondira cette thématique avec une matinée consacrée aux territoires d’élevage et aux systèmes herbagers et pastoraux, de 10 heures à 12 heures. Une autre conférence, de 10 h 30 à 11 h 30, portera sur les dynamiques et les enjeux actuels du pastoralisme. Jeudi 8 octobre, le rôle de l’élevage pastoral dans la préservation des paysages sera notamment abordé de 16 heures à 17 heures. Enfin, vendredi 9 octobre, une conférence consacrée au pastoralisme et aux zones humides se déroulera de 13 h 30 à 14 h 30, avant une projection documentaire sur les estives pyrénéennes de 14 h 30 à 16 heures. Le salon sera ouvert au public de 8 h 30 à 19 heures les mardi 6, mercredi 7 et jeudi 8 octobre, puis de 8 h 30 à 17 h 30 le vendredi 9 octobre.
Les chercheurs ont réalisé une méta-analyse portant sur 57 études évaluées par des pairs, représentant 329 cas, afin d’étudier à l’échelle mondiale le partage des ressources alimentaires entre ongulés sauvages et bétail. Les résultats montrent que les caractéristiques des espèces sauvages ainsi que le type d’élevage influencent significativement l’intensité de cette concurrence. Les conditions climatiques, les précipitations annuelles et l’importance des activités humaines modifient également les relations observées. Les régions polaires et les espèces de grande taille apparaissent particulièrement sensibles aux perturbations anthropiques. À l’inverse, dans les secteurs bénéficiant de précipitations abondantes, les variations d’intensité du partage alimentaire sont moins importantes. Ces résultats montrent que les relations entre herbivores sauvages et domestiques dépendent d’une combinaison de facteurs écologiques et humains. Pour les chercheurs, la conservation doit donc intégrer plusieurs leviers : réduire les perturbations dans les régions polaires, mieux coordonner la gestion du pâturage et la limitation des activités humaines dans les grands habitats d’ongulés, ou encore adapter la composition des troupeaux et l’apport d’aliments complémentaires dans les régions tropicales ou pauvres en eau. Le chevauchement alimentaire ne constitue toutefois qu’un des paramètres à prendre en compte : il doit être croisé avec les autres menaces pesant sur les populations sauvages afin d’obtenir une évaluation plus complète des risques de conservation.
Il demande notamment aux administrations fédérales de proposer des mesures élargissant les possibilités de chasse, de pêche et de tir sur certains terrains publics, tout en prévoyant des actions concernant les habitats, les espèces invasives et certains facteurs limitant les populations de gibier. Le texte prévoit également des mesures en faveur de la formation des jeunes chasseurs et le développement de programmes permettant de distribuer de la venaison aux écoles et aux banques alimentaires. Le Boone and Crockett Club indique vouloir travailler avec les agences concernées sur les espèces dont certaines populations restent fragiles, notamment le cerf mulet et le mouflon d’Amérique. Derrière ces mesures apparaît une conception particulière de la philosophie cynégétique américaine. Depuis Theodore Roosevelt, fondateur du Boone and Crockett Club en 1887, une partie importante du mouvement des chasseurs-conservationnistes défend l’idée que la chasse réglementée peut participer directement au financement, à la gestion et à la protection de la faune. Le principe de « fair chase », ou chasse loyale, constitue l’un des fondements de cette tradition : le chasseur doit rechercher le gibier dans des conditions éthiques, sans avantage déloyal, et considérer l’expérience de chasse comme aussi importante que le prélèvement. Cette vision s’inscrit dans le North American Model of Wildlife Conservation, fondé notamment sur la gestion scientifique des populations, l’accès public à la faune et le principe selon lequel les ressources sauvages constituent un patrimoine collectif.
Ces chiens sont souvent plus difficiles à replacer en raison de leur comportement, des contraintes réglementaires ou des préjugés qui les entourent. Le rapport présente plutôt un chien type de taille moyenne ou grande, croisé et adulte. Il indique également que 37 % des chiens pris en charge proviennent d’un abandon direct par leur propriétaire, tandis que 46 % sont considérés comme des animaux errants.
Distinction importante : contrairement aux chats, les chiens arrivent principalement dans les structures à la suite d’une séparation avec leur propriétaire. Les changements de vie, les difficultés financières ou la perte d’autonomie, mais aussi les problèmes de comportement, font partie des motifs régulièrement déclarés. Un élément mérite d’être relevé : les races de chiens de chasse ne figurent pas parmi les profils détaillés par l’étude. Cette absence est d’autant plus notable que le chien de chasse occupe une place importante dans la population canine française. Les chiffres disponibles ne permettent pas de recenser précisément ces animaux, mais les estimations généralement avancées dans le monde cynégétique évoquent environ quatre millions de chiens de chasse ou apparentés, sur un total d’environ huit millions de chiens en France. La France compte par ailleurs près d’un million de pratiquants de la chasse, ce qui donne une idée du nombre de propriétaires de chiens de chasse. Ces animaux sont principalement sélectionnés pour une fonction précise : chiens d’arrêt, courants, broussailleurs, rtetrievers, de terriers, d'ordre, ou chiens spécialisés dans la recherche du gibier blessé.
Il peut notamment persister plusieurs mois dans de la viande de porc congelée et jusqu’à 300 jours dans certains jambons secs. Cette résistance explique l’importance accordée aux mouvements de viandes. Des produits contaminés peuvent contribuer à diffuser la maladie sur de longues distances. L’un des risques identifiés est celui du « sandwich » : des restes de viande contaminée abandonnés dans la nature peuvent être consommés par des sangliers et participer ainsi à l’introduction du virus dans une population sauvage. Pour les viandes provenant de suidés sauvages, une exigence supplémentaire s’applique : elles doivent être associées à un test de dépistage de la PPA négatif. L’instruction apporte également une précision importante concernant les sangliers chassés. La commercialisation ou la distribution de carcasses en peau de suidés sauvages provenant d’autres États membres touchés par la PPA est désormais interdite dans les circuits non agréés. La règle est encore plus stricte pour les sangliers provenant d’une zone française réglementée vis-à-vis de la PPA : leur entrée sur le territoire est interdite, y compris lorsqu’il s’agit d’un usage domestique privé. Ces dispositions renforcent donc la surveillance des flux de viandes et de carcasses de sangliers, alors que les échanges et déplacements de produits issus de zones contaminées constituent l’un des moyens possibles de propagation de la peste porcine africaine.
« À chaque fois que vous créez ou restaurez une mare, vous recréez un écosystème favorable aux insectes, aux batraciens, à une espèce rare comme la cistude d’Europe, et à la biodiversité en général ». Ces points d’eau rendent également service à l’agriculture, notamment en offrant des ressources pour l’abreuvement du bétail. Ils bénéficient enfin à la faune chassable en favorisant le retour des oiseaux d’eau, qui disposent ainsi de nouveaux habitats entre cours d’eau et grands étangs.
Avant de tirer, le chasseur doit être certain de l’identité du gibier, de la direction du tir et surtout de la présence d’un arrière-plan capable d’arrêter le projectile. Cette vigilance est particulièrement importante en battue, où végétation, relief, déplacement des animaux et présence d’autres chasseurs compliquent l’analyse de la situation. Un tir qui paraît évident à première vue peut devenir dangereux quelques mètres plus loin. La position du tireur intervient également.
Depuis un mirador, la hauteur apporte généralement une composante descendante, mais elle ne transforme pas pour autant un secteur dangereux en zone sûre. Relief, pente, fossé, végétation ou déplacement du sanglier peuvent modifier la trajectoire et tromper l’appréciation visuelle. Il faut donc connaître son poste avant la chasse, repérer les secteurs interdits, identifier les zones de tir et respecter les consignes du responsable de battue. En cas de doute sur l’arrière-plan, le tir doit être abandonné. La hauteur du mirador ne dispense jamais de cette vérification. De même, distances et angles ne peuvent être considérés comme des recettes universelles : chaque terrain possède ses particularités. La prudence repose finalement moins sur un calcul théorique que sur une discipline permanente et la capacité à renoncer lorsque toutes les conditions ne sont pas réunies...
Le périmètre des missions serait maintenu et la réforme ne serait officiellement motivée ni par une réduction des effectifs ni par des économies budgétaires. La réforme repose sur trois grands axes : création de la nouvelle DG Environnement, recentrage de la DGALN sur le logement, la construction, l’urbanisme et l’aménagement, et regroupement de plusieurs fonctions transversales au sein du secrétariat général. Une nouvelle direction consacrée aux statistiques, aux études et à la recherche doit également voir le jour. Brice Huet a été chargé de préfigurer la future DG Environnement. La mise en œuvre est prévue pour début 2027. Cette réorganisation suscite toutefois des interrogations syndicales. La CFDT estime notamment qu’un regroupement administratif ne suffira pas nécessairement à améliorer les arbitrages si les moyens humains et budgétaires diminuent. Elle souligne également le risque que certains dossiers moins visibles deviennent orphelins au sein d’une structure beaucoup plus importante. L’enjeu est particulièrement important pour l’eau et la biodiversité, deux politiques désormais confrontées à des pressions croissantes liées au changement climatique, aux pollutions et à la dégradation des milieux. L’Union européenne souligne elle-même l’interdépendance croissante entre qualité de l’eau, biodiversité et pollution. La nouvelle architecture administrative devra donc démontrer qu’elle permet réellement de mieux coordonner ces politiques, au-delà du simple changement d’organigramme.