Canon-Fronsac Château du Gazin

Les premières pluies réveillent les sangliers : un moment clé pour protéger les cultures

Après plusieurs semaines de sécheresse, les premiers orages sont souvent accueillis comme une bénédiction. Ils rechargent les sols en eau, redonnent un peu d'espoir aux agriculteurs et offrent un répit à une végétation éprouvée. Mais ce retour de l'humidité marque également le début d'une période particulièrement sensible pour les cultures. Durant ces longues semaines sans eau, les sangliers peinent à trouver une alimentation suffisamment riche en protéines. Les sols durcis rendent les vers de terre inaccessibles, privant les suidés d'une ressource essentielle. Les premières pluies changent brutalement la donne. L'humidité fait remonter les lombrics vers la surface, attirant les sangliers. Cette activité alimentaire s'accompagne inévitablement d'un comportement de fouissage beaucoup plus intense. C'est précisément à cette époque que les dégâts augmentent dans les parcelles de maïs. Les sangliers retournent les terres à la recherche de vers, tandis que les blaireaux profitent eux aussi de cette manne alimentaire. Les cultures subissent alors des dommages parfois importants, au moment même où les exploitations agricoles sont déjà fragilisées par les conséquences de la sécheresse. Les tournesols ne sont pas davantage épargnés. Les grands cervidés fréquentent plus volontiers ces parcelles et peuvent provoquer des pertes significatives dans certaines régions. Pour de nombreux agriculteurs, chaque hectare préservé compte. Cette année, la situation est d'autant plus préoccupante que les éleveurs manquent de fourrage. Les prairies ont souvent produit moins d'herbe qu'à l'accoutumée et les stocks destinés à nourrir les animaux pendant l'hiver s'annoncent insuffisants. Beaucoup comptent sur la récolte de maïs fourrage pour compenser ces déficits. Or, les rendements risquent déjà d'être pénalisés par les conditions climatiques. Les dégâts causés par la grande faune viendraient encore aggraver une situation économique particulièrement tendue. Dans ce contexte, la régulation des populations de sangliers prend tout son sens. Les chasseurs disposent d'une connaissance fine du terrain et d'une capacité d'intervention rapide pour limiter les concentrations d'animaux autour des cultures les plus exposées. En adaptant leurs actions aux secteurs les plus sensibles, ils contribuent à réduire les dommages et à préserver une ressource indispensable aux éleveurs. Au-delà des débats récurrents sur la chasse, cette période rappelle une réalité souvent oubliée : la gestion de la faune sauvage participe aussi à la protection des productions agricoles. Lorsque les conditions climatiques rendent chaque tonne de fourrage précieuse, agir efficacement contre les dégâts de gibier n'est pas seulement une question cynégétique, c'est également un acte concret de solidarité envers les éleveurs.


Tir vers le haut, tir vers le bas : des différences à compenser...

La chasse en montagne ou sur des terrains accidentés impose souvent des tirs en forte pente. Que le gibier se trouve au-dessus ou en contrebas, l'angle du canon par rapport à l'horizon modifie le comportement de la balle et peut influencer la précision du tir. Si la densité de l'air varie légèrement avec l'altitude, cet effet reste négligeable aux distances habituelles de chasse. En revanche, le vent constitue un facteur bien plus déterminant, notamment en montagne où le relief crée des turbulences, des rafales et parfois des effets de fœhn rendant sa lecture particulièrement délicate. Le principal phénomène à retenir concerne toutefois la trajectoire elle-même. Contrairement à une idée répandue, une balle tirée en montée ou en descente ne suit pas exactement la même courbe qu'en tir horizontal. À distance égale, sa trajectoire est généralement plus haute par rapport à la ligne de visée, et cette différence augmente avec l'importance de l'angle et la distance de tir. Il existe également une légère différence entre un tir ascendant et un tir descendant. Lors d'un tir vers le haut, la gravité s'ajoute en partie aux effets du freinage aérodynamique, ce qui ralentit davantage le projectile. À l'inverse, lors d'un tir vers le bas, la gravité compense partiellement cette résistance, et la balle conserve un peu mieux sa vitesse. Dans la pratique, un tir descendant offre donc généralement une précision légèrement supérieure. Ces particularités expliquent pourquoi il est indispensable d'évaluer correctement la distance réelle jusqu'à la cible. Les télémètres modernes facilitent aujourd'hui cet exercice. Les modèles les plus performants intègrent un inclinomètre qui calcule automatiquement la distance corrigée en fonction de la pente et permet d'appliquer la bonne correction de visée à partir des tables balistiques. Enfin, l'anatomie du gibier ne doit jamais être oubliée. Lors d'un tir très incliné, le point d'impact nécessaire pour atteindre le cœur diffère légèrement de celui d'un tir sur terrain plat. La théorie fournit les bases, mais seule une bonne connaissance de la morphologie de l'animal, associée à l'expérience du chasseur, permet de placer sa balle avec précision. En terrain escarpé, la maîtrise des angles de tir constitue donc un véritable atout pour réaliser un tir à la fois efficace et éthique.


Quand enterrer son animal devient possible : l'essor des cimetières animaliers

Longtemps considérée comme une pratique marginale, l'inhumation des animaux de compagnie se développe progressivement en France. Face à l'attachement grandissant des propriétaires envers leurs chiens, ou autres compagnons, de plus en plus de collectivités s'interrogent sur la création de cimetières animaliers, offrant une alternative à la crémation ou à l'équarrissage. Le premier cimetière animalier au monde a vu le jour en 1899 à Asnières-sur-Seine, sous l'impulsion de la journaliste Marguerite Durand et de plusieurs défenseurs de la cause animale. L'objectif était double : répondre au besoin de recueillement des propriétaires tout en mettant fin aux enterrements anarchiques, voire aux dépôts de cadavres d'animaux dans la Seine. Depuis, quelques dizaines de cimetières, publics, privés ou associatifs, ont été créés en France, mais ils restent encore peu nombreux. Parmi les initiatives récentes figure celle de Roanne (Loire), où un cimetière animalier municipal a ouvert ses portes en 2022. Le projet est né d'une proposition du Conseil municipal des enfants, après une étude des équipements existants et une concertation avec les associations locales de protection animale. Implanté à proximité du cimetière communal sur un terrain déjà propriété de la ville, le site s'étend sur 2 000 m², avec une capacité de 200 concessions en pleine terre, extensible à 4 000 m² si nécessaire. L'équipement comprend également un colombarium et un « puits du souvenir » permettant de déposer gratuitement les cendres d'un animal après crémation. Une parcelle spécifique est réservée aux animaux retrouvés morts sur la voie publique. La municipalité estime que cet investissement de 130 000 euros répond à une véritable attente des habitants, tout en limitant les inhumations illégales dans la nature ou les jardins, interdites dans de nombreuses situations par la réglementation sanitaire. Les vétérinaires ont également un rôle croissant à jouer dans cet accompagnement du deuil animalier. Au moment du décès, ils doivent informer les propriétaires des différentes solutions possibles : crémation individuelle ou collective, inhumation dans un cimetière animalier lorsqu'il en existe un à proximité, ou encore recours aux services funéraires spécialisés. Cette information permet aux familles de faire un choix éclairé dans un moment souvent difficile.


Quand la France brûle, certains n'ont qu'une seule obsession : interdire la chasse

Pendant que des milliers d'hectares partaient en fumée, que des pompiers, des agriculteurs, des chasseurs, des élus locaux et des bénévoles luttaient jour et nuit contre les flammes, une étrange agitation régnait loin du front de feu. À peine les incendies étaient-ils maîtrisés que certains mouvements écologistes retrouvaient leur cheval de bataille : réclamer, une fois encore, l'interdiction de la chasse. Le contraste est saisissant. D'un côté, ceux qui ouvrent leurs pistes, mettent leurs citernes à disposition, connaissent chaque chemin forestier et prêtent main-forte aux services de secours. De l'autre, ceux qui, derrière leurs communiqués, leurs pétitions et leurs réseaux sociaux, semblent voir dans chaque catastrophe une occasion supplémentaire de poursuivre une croisade idéologique. Les premiers éteignent les feux ; les seconds soufflent sur les braises de la polémique. Où étaient donc ces grands donneurs de leçons lorsque les flammes ravageaient les massifs ? Beaucoup auront surtout retenu les appels de certaines associations à faire des dons. Une initiative qui peut avoir son utilité, certes, mais qui paraît bien dérisoire face à l'ampleur des moyens humains mobilisés pour sauver des vies, des habitations et des milliers d'hectares de forêt. Le plus étonnant reste cette propension à désigner systématiquement les mêmes coupables : les chasseurs, les forestiers, les agriculteurs. Pourtant, lorsqu'il faut débroussailler, entretenir les espaces naturels, limiter les risques ou participer concrètement à la vie des territoires ruraux, ce sont toujours ces acteurs qui répondent présents. À force de faire de la chasse l'ennemi absolu, certains mouvements écologistes donnent le sentiment d'avoir perdu de vue l'essentiel : protéger la nature suppose d'abord de bien la connaître, de dialoguer avec ceux qui y vivent et d'accepter que la gestion de la biodiversité ne se résume pas à des interdictions. Une question finit alors par s'imposer : que deviendraient ces associations si la chasse disparaissait ? Sans cette cible idéale, il leur faudrait convaincre autrement, par des actions visibles, des résultats mesurables et une présence sur le terrain. Ce serait sans doute un exercice plus exigeant que la dénonciation permanente. Certains découvriraient alors qu'ils ont perdu bien davantage qu'un adversaire : ils auraient perdu le moteur même de leur mobilisation. Une drôle de victoire, en somme. Après tout, un ennemi utile est parfois plus précieux qu'une victoire définitive. Voilà pourquoi ils continuent à tirer sur les chasseurs… mais sans jamais vraiment souhaiter leur disparition...


De nouvelles spécialités vétérinaires officiellement reconnues

La profession vétérinaire poursuit son évolution. Un arrêté du 17 juillet 2026, publié au Journal officiel du 29 juillet, actualise la liste des spécialités vétérinaires ouvrant droit au titre officiel de « vétérinaire spécialiste ». Ce texte remplace l'annexe de l'arrêté du 26 janvier 2022 afin de tenir compte des évolutions de la profession, des formations et des besoins de la médecine vétérinaire moderne. En France, le titre de vétérinaire spécialiste est strictement encadré. Il ne peut être porté que par des praticiens ayant suivi une formation complémentaire de haut niveau et inscrits sur la liste tenue par le Conseil national de l'Ordre des vétérinaires. Cette reconnaissance constitue un gage de compétence dans des domaines nécessitant une expertise approfondie. La nouvelle liste couvre un large éventail de disciplines. Elle comprend notamment l'anatomie pathologique, l'anesthésie et l'analgésie, la biologie médicale vétérinaire, la chirurgie des animaux de compagnie et des équidés, la dermatologie, l'imagerie médicale, la neurologie, l'ophtalmologie, la nutrition clinique ou encore la reproduction animale. Des spécialités consacrées aux productions animales figurent également au catalogue, comme la gestion de la santé des bovins, des porcs ou des élevages avicoles, ainsi que la santé publique vétérinaire et la médecine des populations. Cette actualisation s'inscrit dans une démarche d'adaptation permanente de la profession. Les attentes des propriétaires d'animaux, les progrès des techniques diagnostiques et thérapeutiques, ainsi que les enjeux sanitaires liés aux élevages et à la faune sauvage nécessitent des compétences toujours plus pointues. Pour les éleveurs, les chasseurs et les gestionnaires de la faune, cette reconnaissance officielle est également une garantie de pouvoir s'appuyer sur des praticiens hautement qualifiés pour répondre à des problématiques spécifiques, qu'il s'agisse de maladies émergentes, de reproduction, de surveillance sanitaire ou de médecine des populations animales. En modernisant la liste des spécialités reconnues, le ministère de l'Agriculture accompagne ainsi l'évolution d'une profession dont le rôle dépasse désormais largement le seul soin des animaux domestiques, en contribuant pleinement à la santé animale, à la sécurité sanitaire et à la préservation de la biodiversité.


Chasse : bien choisir ses chaussures de marche pour protéger ses pieds… et tout son corps

Pour un chasseur, les chaussures sont bien plus qu'un simple équipement. Elles conditionnent le confort, la sécurité et l'endurance tout au long d'une journée passée à parcourir les bois, les plaines ou les marais. Pourtant, des chaussures mal adaptées peuvent rapidement transformer une sortie en véritable épreuve physique. Les podologues rappellent que les pieds constituent les fondations du corps. À chaque pas, ils absorbent les chocs, assurent l'équilibre et transmettent les efforts aux chevilles, aux genoux, aux hanches et au dos. Une chaussure de chasse trop étroite, trop large ou insuffisamment soutenue perturbe cette mécanique naturelle. Le corps compense alors ces déséquilibres, ce qui favorise l'apparition de douleurs musculaires et articulaires, parfois persistantes. Lors d'une journée de chasse, les kilomètres s'enchaînent souvent sur des terrains accidentés. Dévers, ornières, sous-bois, pierres ou sols humides sollicitent fortement les appuis. Une chaussure qui manque de maintien ou dont la semelle est usée augmente la fatigue et accroît le risque d'entorses ou de chutes. À l'inverse, un modèle offrant un bon maintien de la cheville, une semelle suffisamment rigide et un amorti efficace limite les contraintes sur l'ensemble du corps. Les spécialistes conseillent également d'observer régulièrement l'usure des semelles. Une usure plus marquée d'un côté peut révéler un mauvais appui ou une pronation excessive, souvent responsable de douleurs aux pieds, aux genoux ou au bas du dos. En cas de gêne récurrente, une consultation chez un podologue et une analyse de la marche permettent d'identifier l'origine du problème. Des semelles orthopédiques réalisées sur mesure peuvent alors corriger efficacement ces déséquilibres. Avant d'investir dans une nouvelle paire de chaussures de chasse, quelques recommandations méritent d'être suivies :

- essayer les chaussures en magasin plutôt que de les commander sans les avoir portées ;

- effectuer l'essayage en fin de journée, lorsque les pieds sont légèrement gonflés ;

- porter les chaussettes habituellement utilisées à la chasse ;

- vérifier que les orteils disposent d'un espace suffisant sans que le pied ne glisse dans la chaussure ;

- choisir un modèle adapté au terrain pratiqué : souple pour les longues marches, plus rigide pour les reliefs accidentés.

Enfin, même les meilleures chaussures ne sont pas éternelles. Dès que la semelle perd son adhérence, que l'amorti s'écrase ou que le maintien devient insuffisant, il est temps de les remplacer. Une bonne chaussure de chasse ne se résume pas à son imperméabilité ou à sa robustesse : elle doit avant tout respecter la biomécanique naturelle du pied. C'est souvent la meilleure garantie pour terminer une longue journée de chasse avec encore suffisamment d'énergie… et sans douleurs au dos ou aux articulations.