Des stades pleins à craquer, des milliards de téléspectateurs et une passion qui transcende les frontières. Tous les quatre ans, la Coupe du monde de football s'impose comme l'un des événements les plus suivis de la planète. Pourtant, derrière les exploits sportifs et les drapeaux agités dans les tribunes, un autre invité s'invite régulièrement à la fête : le monde animal.
Dans ce Mondial 2026, organisé par le Canada, les États-Unis et le Mexique, la faune sauvage est une nouvelle fois mise à l'honneur. Les trois pays hôtes ont choisi des mascottes inspirées d'espèces emblématiques de leur territoire : l'élan pour le Canada, le pygargue à tête blanche pour les États-Unis et le jaguar pour le Mexique. Au-delà de ces représentations officielles, le football mondial entretient depuis longtemps une relation privilégiée avec les animaux. Les Lions de l'Atlas du Maroc, le corbeau mythologique Yatagarasu associé à la sélection japonaise ou encore le kangourou australien témoignent de cette fascination universelle. Mais pourquoi ces espèces occupent-elles une telle place dans l'imaginaire sportif ? Parce qu'elles incarnent des qualités auxquelles aspirent les équipes : la puissance du lion, la rapidité du jaguar, la vision de l'aigle ou l'endurance du kangourou. Des milliers de supporters portent ainsi des maillots, des écharpes ou des drapeaux ornés de ces figures animales, devenues des symboles d'identité et de fierté nationale. Mais cette omniprésence cache une réalité plus troublante : certaines des espèces les plus célébrées dans les stades figurent aussi parmi les plus fragilisées à l'état sauvage...
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La chasse... demain !

Enregistrée le 31 mai 2026 sous le numéro 019224774, cette marque de certification protège désormais dans les 27 États membres le système de mesure et de notation des trophées développé par le CIC depuis près d’un siècle. Cette reconnaissance juridique constitue bien davantage qu’une simple formalité administrative. Elle confère une protection officielle à une méthode de mesure qui, depuis les années 1930, sert de référence internationale pour l’évaluation objective des trophées de chasse et pour le suivi de l’évolution des populations de grand gibier.
Le système repose sur des critères standardisés et vérifiables permettant d’analyser les caractéristiques morphologiques des trophées, qu’il s’agisse de bois de cervidés, de cornes ou d’autres attributs cynégétiques. L’enregistrement couvre l’ensemble des services liés à la mesure, à l’évaluation et à la notation des trophées. Désormais, les expertises réalisées par les Juges de trophées seniors (JTS) et les Mesureurs certifiés du CIC (MCC) pourront porter un label juridiquement protégé, garantissant aux gestionnaires de la faune, aux administrations et aux utilisateurs une méthode reconnue et harmonisée. Cette annonce est intervenue lors de la réunion du Comité d’évaluation des trophées, qui a rassemblé des spécialistes issus de dix-huit pays.
Les participants ont notamment travaillé à l’amélioration continue des formules de mesure figurant dans le manuel officiel du CIC et à la modernisation de la base de données du TES, laquelle rassemble aujourd’hui plus de 75 000 trophées enregistrés. Les questions relatives au financement et au fonctionnement du système dans les différents pays ont également été examinées. La réunion a par ailleurs marqué un changement de gouvernance avec l’élection à l’unanimité d’Ian Watson au poste de coprésident du Comité d’évaluation des trophées. Il succède à Tony Dalby-Welsh, salué pour son engagement après trois mandats successifs. Pour Arno Wimpffen, directeur général du CIC, cette reconnaissance européenne renforce la crédibilité scientifique du système : elle confirme que les méthodes utilisées reposent sur des standards objectifs, vérifiables et désormais officiellement protégés. La prochaine réunion du comité est prévue en juin 2027 à Nitra, en Slovaquie, à l’occasion du Salon slovaque de la chasse.
Or, lorsqu’un chasseur reste trop longtemps figé sur sa cible en cherchant le point parfait, les muscles se crispent progressivement. Les battements cardiaques deviennent perceptibles dans la lunette, la visée se dégrade et le fameux « coup de doigt » n’est jamais loin. Les conséquences sont connues. Dans le meilleur des cas, la balle passe à côté et le chevreuil poursuit tranquillement sa route. Dans le pire, l’animal est atteint de manière imparfaite, compliquant la recherche et augmentant inutilement sa souffrance. Pour éviter cet écueil, de nombreux tireurs expérimentés privilégient une technique simple, efficace et particulièrement adaptée aux tirs compris entre 100 et 200 mètres.
Son principe repose sur un mouvement lent et maîtrisé de l’arme plutôt que sur une immobilisation prolongée. Sur un chevreuil parfaitement de profil, la croix de la lunette est d’abord placée derrière la patte avant, presque au niveau du bas du membre. L’arme est ensuite remontée très progressivement le long de la jambe, puis de l’épaule. Ce déplacement doit être fluide, sans précipitation mais sans arrêt. Lorsque le réticule arrive verticalement au centre de la zone vitale, au milieu du corps, le départ du coup intervient naturellement par une pression régulière sur la détente. Cette méthode présente plusieurs avantages. D’abord, elle empêche le tireur de « s’ancrer » trop longtemps sur la cible et de laisser apparaître les tremblements parasites. Ensuite, elle favorise un lâcher plus instinctif et plus propre. Enfin, elle permet de concentrer son attention sur le mouvement et la fluidité du geste plutôt que sur la peur de manquer. Comme toujours, cette technique ne dispense ni d’un réglage rigoureux de l’arme ni d’un entraînement régulier au stand. Mais correctement maîtrisée, elle contribue à retrouver cette sérénité indispensable qui transforme un tir hésitant en un tir propre, précis et éthique.
Dès 2006, le Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) plaide officiellement pour la création d’une structure capable de coordonner les politiques publiques relatives à la biodiversité. L’année suivante, le Grenelle de l’environnement offre à ces organisations une occasion unique de faire avancer leurs propositions au sein même des groupes de travail mis en place par l’État. Parmi les acteurs les plus impliqués figurent la Ligue Roc (Rassemblement des Opposants à la Chasse), devenue ensuite Humanité et Biodiversité (H&B), le Comité français de l’UICN, mais aussi plusieurs personnalités qui joueront par la suite un rôle majeur dans les nouvelles institutions environnementales. Les archives de ces associations montrent qu’elles revendiquent elles-mêmes un travail soutenu auprès des cabinets ministériels, de l’Élysée et des administrations centrales, afin de promouvoir cette future agence. Le projet finit par être repris par François Hollande lors de la Conférence environnementale de 2012. H&B se félicite alors publiquement de voir ses propositions reprises par le chef de l’État. La future Agence française pour la biodiversité (AFB), créée en 2017, porte ainsi l’empreinte de personnalités comme Gilles Bœuf, Bernard Chevassus-au-Louis ou Christophe Aubel, tous impliqués à différents titres dans les associations ayant défendu sa création. À ce stade pourtant, la plupart des observateurs considèrent encore cette nouvelle agence comme un simple outil de coordination administrative. Peu imaginent qu’elle constituera quelques années plus tard la matrice d’une réforme beaucoup plus profonde. Car parallèlement à la montée en puissance de l’AFB, une autre institution poursuit son action dans une relative discrétion : l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), héritier d’une longue tradition de gestion de la faune et principal établissement de référence du monde cynégétique français...
Ils jouent également un rôle économique majeur pour les territoires qui les accueillent. Cette nécessité de maintenir des espaces de dialogue et de découverte concerne également le monde de la chasse. Des événements comme le Game Fair, les fêtes de la chasse ou les concours canins sont devenus des vitrines incontournables du patrimoine cynégétique français. Ils offrent au grand public l'occasion de découvrir la diversité des races de chiens, les savoir-faire liés à la gestion du gibier, les actions menées en faveur des habitats ou encore le rôle des chasseurs dans la régulation des espèces et la surveillance sanitaire de la faune sauvage.
À l'heure où le fossé continue de se creuser entre les réalités rurales et une partie de la société, ces manifestations constituent des passerelles indispensables. Elles permettent de dépasser les caricatures et de montrer une agriculture comme une chasse modernes, responsables et profondément ancrées dans les territoires. Bien entendu, la sécurité sanitaire doit demeurer une priorité absolue. Mais la France dispose déjà de règles parmi les plus strictes d'Europe. Les renforcer sans discernement au point de décourager la participation des professionnels reviendrait à fragiliser des filières déjà soumises à de fortes pressions économiques et sociétales. Préserver ces grands rendez-vous, c'est défendre bien plus que des traditions. C'est soutenir des métiers, des savoir-faire, des territoires vivants et un patrimoine culturel qui participent pleinement à l'identité française. Agriculture, élevage, chasse et gestion durable de la faune ont tout à gagner à continuer de se montrer, d'expliquer leurs pratiques et de dialoguer avec le grand public.
En Europe, près de 75 % des colonies de fous de Bassan de l’Atlantique Nord ont été affectées par le virus H5 de clade 2.3.4.4b. En Écosse, certaines colonies ont vu leur effectif diminuer de 70 %, tandis que leur succès reproducteur chutait de 75 %. En France, la mortalité a dépassé 58 % chez les adultes et 67 % chez les juvéniles. D’importantes pertes ont également été signalées au Royaume-Uni, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Russie et en Amérique du Nord. D’autres espèces ont été sévèrement touchées, notamment les grands labbes, les sternes, les mouettes et les goélands. En Afrique, des cas ont été recensés chez les pélicans, les cormorans et même les manchots. Des mortalités ont également concerné les anatidés, les rapaces et plusieurs oiseaux terrestres, bien que dans des proportions moindres. Au-delà du bilan immédiat, les chercheurs s’interrogent sur une évolution plus profonde du phénomène. La diversité croissante des espèces infectées pourrait favoriser l’apparition de nouveaux réservoirs viraux capables d’assurer une circulation continue du virus au sein de l’avifaune sauvage. Selon les auteurs, l’endémicité de l’IAHP chez les oiseaux sauvages pourrait devenir une nouvelle norme à l’échelle mondiale. Une telle perspective suscite de vives inquiétudes, d’autant que le virus a déjà été détecté chez de nombreuses espèces de mammifères sauvages et domestiques. Elle relance également la question du risque d’émergence, à terme, d’une souche mieux adaptée à l’être humain.
Certaines de ces espèces évoluent à plusieurs milliers de mètres sous la surface, dans des zones encore très peu explorées. Ces résultats rappellent à quel point les océans demeurent l'une des dernières grandes frontières scientifiques. Les spécialistes estiment d'ailleurs que près de 90 % des espèces marines seraient encore inconnues. Mais les découvertes ne concernent pas uniquement les abysses. Chaque année, plusieurs milliers d'espèces nouvelles sont également décrites sur les continents. Si la plupart sont des insectes, des plantes ou des champignons, certaines appartiennent à des groupes bien plus emblématiques. Ces dernières années, des mammifères de taille respectable ont ainsi été identifiés en Asie, en Afrique ou en Amérique du Sud, parfois dans des régions pourtant fréquentées depuis longtemps par l'homme. De nouvelles espèces d'antilopes, de primates, de cervidés ou encore de félins ont été distinguées grâce aux progrès de la génétique, révélant une diversité insoupçonnée au sein de populations que l'on croyait parfaitement connues. Ces découvertes rappellent une évidence souvent oubliée : la biodiversité ne se résume pas aux espèces déjà répertoriées dans les guides naturalistes. Même la grande faune sauvage, pourtant la plus visible, continue parfois de livrer ses secrets. Dans le même temps, de nombreuses espèces disparaissent avant même d'avoir été étudiées ou décrites. Pour les scientifiques, l'enjeu dépasse donc la simple curiosité. Mieux connaître le vivant, qu'il se cache dans les profondeurs océaniques, les forêts tropicales ou les montagnes isolées, constitue une condition indispensable à sa préservation. Car protéger une espèce suppose d'abord de savoir qu'elle existe.
Faute d'avoir pu inscrire leur proposition de loi spécifique à l'ordre du jour de l'Assemblée, en raison d'un calendrier législatif particulièrement chargé, les parlementaires ont choisi d'en reprendre les principales dispositions sous forme d'amendements adoptés lors de l'examen de l'article 14. Les mesures votées consacrent dans la loi le caractère bénévole de l'engagement des lieutenants de louveterie, tout en rappelant qu'ils concourent, sous l'autorité du préfet, à une mission de service public et d'intérêt général. Elles précisent également les conditions de recrutement et d'exercice de leurs fonctions, sécurisent juridiquement leur intervention et renforcent l'encadrement des relations avec leurs employeurs afin de faciliter la conciliation entre activité professionnelle et missions de terrain. Institués il y a plus de deux siècles, les lieutenants de louveterie constituent aujourd'hui encore un maillon essentiel de la politique de gestion de la faune sauvage. Nommés par le préfet pour une durée déterminée, ils interviennent notamment dans l'organisation des battues administratives, la régulation des espèces susceptibles d'occasionner des dégâts ou encore dans le cadre des dispositifs de protection des élevages confrontés à la prédation. Cette reconnaissance législative apparaît d'autant plus importante que ces missions reposent sur l'engagement volontaire d'environ 1 800 lieutenants de louveterie répartis sur l'ensemble du territoire national. Souvent mobilisés dans l'urgence, parfois au cœur de situations sensibles, ils exercent leurs responsabilités sans rémunération, au service de l'intérêt général. Pour les députés à l'origine de ces amendements, il s'agit donc d'une première étape visant à mieux reconnaître et sécuriser l'action de ces auxiliaires historiques de l'administration, dont le rôle demeure plus que jamais d'actualité dans les territoires ruraux.
Or, plus de la moitié de l’énergie solaire se situe dans le proche infrarouge, une partie du spectre invisible à l’œil humain. Les chercheurs ont constaté que les plumes interagissent fortement avec ces longueurs d’onde et que cette interaction varie selon les espèces, voire entre différentes populations d’une même espèce. Ainsi, des oiseaux vivant dans des régions chaudes tendent à réfléchir davantage le rayonnement infrarouge, tandis que ceux des zones froides en absorbent une plus grande proportion afin de conserver la chaleur. L’étude met également en évidence une autre capacité remarquable : les plumes permettent d’évacuer efficacement la chaleur corporelle vers l’atmosphère. Les oiseaux, dont la température interne avoisine 37 °C, émettent naturellement un rayonnement infrarouge qui peut traverser ce que les physiciens appellent la « fenêtre de transparence atmosphérique ». Grâce à une forte capacité d’émission thermique, les plumes fonctionnent ainsi comme un système de refroidissement passif, particulièrement utile dans les environnements chauds ou secs où l’évaporation est limitée. Les résultats montrent enfin que ces adaptations thermiques peuvent évoluer indépendamment de l’apparence visible du plumage. Deux oiseaux au coloris identique peuvent donc présenter des performances thermiques très différentes. Cette découverte éclaire d’un jour nouveau la manière dont les espèces s’adaptent aux contraintes climatiques sans compromettre d’autres fonctions essentielles, comme le camouflage ou la communication. Elle pourrait également inspirer le développement de matériaux innovants capables de réguler leur température sans apport d’énergie extérieure.
Pourtant, les résultats annoncés sont toujours plus inquiétants. À force de mesurer le déclin, ne devrait-on pas aussi mesurer l’efficacité des actions menées ? On peut s’interroger sur tout ce qui aurait pu être entrepris à grande échelle : programmes massifs de replantation de haies, création de réseaux de refuges réellement connectés, restauration d’habitats agricoles fonctionnels, accompagnement technique des agriculteurs, partenariats pragmatiques avec les chasseurs, les forestiers ou les collectivités rurales. Où sont les grands projets nationaux capables de produire des résultats mesurables sur le terrain ? Trop souvent, l’énergie semble concentrée sur la communication, les recours juridiques, les campagnes de mobilisation et les appels aux dons. Les procédures administratives et contentieuses se multiplient, tandis que les actions concrètes paraissent parfois marginales au regard des moyens financiers collectés. La protection de la nature ne peut pourtant pas se résumer à publier des chiffres alarmants, réclamer davantage de subventions ou percevoir des dommages et intérêts après chaque victoire judiciaire. La biodiversité ne se sauvera pas dans les tribunaux ni dans les studios de radio. Elle se restaure dans les champs, les forêts, les zones humides et les espaces ruraux. Cela exige du travail de terrain, des investissements lourds, des compromis et une présence quotidienne auprès des acteurs locaux. Les associations de protection de la nature jouent un rôle d’alerte, mais lorsque les indicateurs qu’elles produisent deviennent chaque année plus mauvais, il est légitime de s’interroger non seulement sur les politiques publiques, mais aussi sur leur propre stratégie. Une organisation qui constate l’échec permanent des résultats qu’elle annonce devrait peut-être consacrer moins d’énergie à dénoncer et davantage à construire.
Pour objectiver les situations locales, l'OFB et ses partenaires mettent en avant les ICE, qui reposent sur trois grandes familles d'indicateurs : l'abondance des animaux, leur condition physique et la pression qu'ils exercent sur la végétation. Déployés dans plus de 86 départements, ces outils doivent permettre d'ajuster les plans de chasse et d'orienter les décisions de gestion. Le discours est séduisant : science, concertation, partage des données, gestion adaptative. Pourtant, derrière ce consensus affiché, plusieurs questions essentielles demeurent sans réponse. Pourquoi les forêts dépérissent-elles réellement ? Peut-on réduire leur affaiblissement à la seule pression des cervidés alors que les sécheresses, les choix sylvicoles, l'uniformisation des peuplements ou encore certaines pratiques d'exploitation sont régulièrement pointés du doigt ? Pourquoi de nombreuses forêts semblent-elles perdre leur capacité à conserver l'humidité ? Quel rôle jouent les cloisonnements d'exploitation, les pistes forestières et les ouvertures de plus en plus nombreuses qui favorisent la circulation des vents et accentuent le dessèchement des sols ? Comment expliquer les dérives observées localement dans la gestion des populations de cerfs, alors même qu'il s'agit, théoriquement, de l'espèce de grands ongulés la plus simple à réguler, une biche ne donnant naissance qu'à un seul faon par an ? Enfin, sommes-nous revenus quinze ans en arrière, lorsque, dans un contexte de fortes tensions budgétaires à l'ONF, certains résumaient la situation par cette formule :