Le Petit Journal de deux indissociables : la chasse et l'environnement

 

Conçue pour l’apprentissage progressif de la trompe en ré, cette méthode s’adresse aux débutants, aux musiciens de niveau moyen et aux enseignants. S’appuyant sur leur expérience, les auteurs proposent une synthèse de leur approche, complétée par trois recueils d’études, d’exercices et de fanfares traditionnelles déjà publiés chez « Tempo Music Club ». L’ouvrage gagne en efficacité lorsqu’il est accompagné des conseils personnalisés d’un professeur.

 

L’apprentissage est structuré en quatre chapitres suivant la progression pédagogique : 1) gestion de l’air, 2) diction et ornementation, 3) expression, 4) pupitres. Les auteurs précisent avoir privilégié une rédaction simple et claire, sans planches techniques ni schémas anatomiques, en renvoyant plutôt à des vidéos en 3D dont les liens figurent en fin de recueil. Ce support moderne, explicite et ludique, complète les explications.

 

Des exercices annexes visent à développer le « ressenti » de l’élève et peuvent être enrichis sur recommandation des enseignants. Enfin, la méthode doit être adaptée par le professeur ou l’apprenant lui-même, selon la morphologie, les capacités et le niveau de chacun.

 

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Aujourd'hui, 22 avril 2026 : Journée de la Terre nourricière

La Journée internationale de la Terre nourricière rappelle chaque année l’interdépendance étroite entre les êtres humains, les écosystèmes et l’ensemble du vivant. Cette notion de « Terre nourricière » traduit l’idée que la planète constitue un système global dont l’équilibre conditionne la vie. En 2026, ce message prend une résonance particulière face à l’accélération des dérèglements climatiques, à la dégradation des milieux naturels et à l’épuisement des ressources. Les phénomènes extrêmes – sécheresses, incendies, inondations – se multiplient, tandis que les océans subissent une pression croissante liée à la pollution et à l’acidification. Ces signaux traduisent une altération progressive des équilibres écologiques, en grande partie liée aux activités humaines, telles que l’artificialisation des sols, l’intensification agricole ou encore l’exploitation des ressources naturelles. Dans ce contexte, la question de la faune sauvage occupe une place centrale. Les populations animales sont directement affectées par la fragmentation des habitats, la disparition des corridors écologiques et la pression croissante exercée par l’homme. Certaines espèces déclinent fortement, tandis que d’autres modifient leurs comportements, leurs aires de répartition ou leurs cycles biologiques pour s’adapter aux nouvelles conditions. Les grands migrateurs, les espèces forestières ou encore la faune des zones humides sont particulièrement sensibles à ces transformations. À l’inverse, certaines espèces opportunistes, comme le sanglier ou le renard, s’adaptent à des environnements anthropisés, y compris en périphérie urbaine, illustrant les déséquilibres actuels. Ces évolutions soulignent la nécessité d’une gestion fine des populations et des habitats, fondée sur des données scientifiques et une approche globale des écosystèmes. La préservation de la biodiversité repose en grande partie sur la restauration des milieux naturels : reconstitution des zones humides, gestion durable des forêts, maintien des haies et des continuités écologiques. Ces actions favorisent non seulement la faune sauvage, mais aussi la résilience globale des territoires face aux changements climatiques. La santé des écosystèmes conditionne celle des espèces, mais aussi celle des activités humaines qui en dépendent, notamment en milieu rural. Cette journée mondiale souligne ainsi l’urgence d’engager des actions concrètes et coordonnées. Restaurer les équilibres écologiques, mieux intégrer les enjeux de biodiversité et repenser les modes de gestion des ressources apparaissent comme des leviers essentiels pour préserver durablement la Terre et l’ensemble du vivant.


Prairies vivantes : quand les mammifères façonnent les écosystèmes...

Les mammifères jouent un rôle central dans le fonctionnement des prairies, en tant qu’ingénieurs des écosystèmes capables de modifier durablement leur environnement. Pourtant, l’ampleur et la nature de leurs effets varient selon les espèces, leurs comportements et leur taille corporelle. Une étude s’intéresse précisément à ces différences en analysant l’impact de plusieurs groupes de mammifères sur les fonctions écologiques des prairies. Deux hypothèses principales ont été testées : d’une part, que les effets de l’ingénierie animale diffèrent selon les variables écologiques observées tout en conservant une certaine cohérence globale entre les taxons ; d’autre part, que la taille corporelle des animaux module ces effets sur les dimensions structurelles, fonctionnelles des écosystèmes. Les travaux ont porté sur quatre groupes de mammifères (lièvre du Cap, marmotte de Sibérie, gerbille de Mongolie et campagnol de Brandt) ainsi que des espèces proches. Ces animaux, par leurs activités de creusement, de déplacement de sol et de consommation de végétation, transforment localement les habitats. Les résultats montrent que près de 88% des attributs étudiés sont significativement influencés par cette ingénierie écologique. Les zones perturbées présentent une végétation plus basse mais souvent plus fonctionnelle, sans modification notable de la composition floristique. L’étude révèle également que la taille des animaux joue un rôle déterminant : les espèces de plus grande taille tendent à avoir des effets plus marqués sur certains paramètres comme la biomasse végétale ou les fonctions nutritives du sol. Ces activités ouvrent donc des niches écologiques, facilitent l’installation d’insectes, d’oiseaux ou d’autres petits mammifères, et participent au renouvellement des ressources alimentaires. Cette dynamique contribue à la résilience globale des prairies, en renforçant leur capacité d’adaptation face aux changements environnementaux.


Richesse du désert : la gazelle dorcas

Appelée aussi gazelle des sables, la « Gazella dorcas » est une petite antilope emblématique des milieux désertiques d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Parfaitement adaptée aux conditions extrêmes, elle incarne la résilience de la faune face à la chaleur et à la rareté de l’eau. Mesurant entre 55 et 65 cm au garrot pour un poids de 15 à 20 kg, elle se distingue par son pelage beige à brun, marqué de zones plus claires et de bandes sombres qui lui assurent un excellent camouflage dans les paysages arides. Ses cornes fines en forme de lyre, plus développées chez les mâles, renforcent son allure élégante. Présente du Sahara à la péninsule arabique, notamment au Maroc, en Égypte ou en Arabie saoudite, cette gazelle fréquente les plaines sableuses, les zones rocheuses et les milieux semi-désertiques. Herbivore, elle se nourrit de plantes variées, feuilles, herbes et végétaux succulents, dont elle tire l’essentiel de l’eau nécessaire à sa survie, pouvant ainsi se passer de boire pendant de longues périodes. Son comportement est adapté aux fortes chaleurs : elle est surtout active à l’aube et au crépuscule. Sociale, elle vit en petits groupes, tandis que certains mâles restent solitaires. En cas de danger, elle peut atteindre jusqu’à 80 km/h, bondissant avec agilité pour échapper à ses prédateurs. Sa morphologie légère et ses sabots adaptés facilitent ses déplacements sur le sable. La reproduction a généralement lieu en hiver. Après une gestation de 160 à 170 jours, la femelle donne naissance à un seul petit, dissimulé durant ses premières semaines pour éviter les prédateurs. L’espèce joue un rôle écologique en participant à la dispersion des graines, mais, malgré ces capacités d’adaptation, la gazelle dorcas est aujourd’hui classée vulnérable. Le braconnage, la dégradation de son habitat et la pression humaine menacent sa survie. En 2020, un massacre d’individus dans la réserve de Termit et Tin-Toumma au Niger a illustré la gravité de la situation. La protection de ses habitats et la lutte contre le braconnage restent essentielles pour préserver ce symbole vivant des déserts.


Forêt et grande faune : le CNPF et la FNC s'engagent dans une expérimentation commune

L’accord signé le 16 avril 2026 entre le Centre national de la propriété forestière et la Fédération nationale des chasseurs se distingue d’abord par son utilité concrète : il vise à répondre à un déséquilibre devenu critique entre la forêt et la grande faune. Là où les constats s’accumulent depuis des années (pression du gibier sur la régénération, difficultés de renouvellement forestier aggravées par le changement climatique) l’initiative propose enfin une méthode opérationnelle fondée sur le terrain plutôt que sur des principes abstraits. Son originalité tient précisément dans cette approche partagée. Plutôt que de juxtaposer des expertises ou d’entretenir des oppositions historiques entre forestiers et chasseurs, le dispositif repose sur des diagnostics communs, élaborés localement. Ce choix est loin d’être anodin : il reconnaît que les solutions ne peuvent être uniformes et qu’elles doivent émerger des réalités écologiques et humaines propres à chaque territoire. En ce sens, l’expérimentation de sites pilotes dès 2026 marque une volonté d’agir vite, mais aussi d’apprendre en marchant, en testant, ajustant et diffusant des méthodes reproductibles. Autre apport notable : la structuration progressive d’une coopération durable. En prévoyant des guides techniques et des points d’étape jusqu’au printemps 2027, l’accord ne se limite pas à une déclaration d’intention. Il s’inscrit dans une logique de résultats mesurables, avec l’ambition de transformer des pratiques de terrain et d’installer un dialogue continu entre acteurs. Cette orientation pragmatique, centrée sur l’efficacité, tranche avec des approches plus institutionnelles souvent éloignées des enjeux quotidiens. Enfin, l’accord porte une dimension symbolique forte : il entérine le passage d’une logique de confrontation à une logique de co-construction. En affirmant que l’équilibre forêt-gibier ne peut être atteint que collectivement, il repositionne les responsabilités et ouvre la voie à une gestion plus intégrée des écosystèmes. Reste cependant une légère impression d’inachevé. Si la méthode est pertinente et le cadre solide, l’ambition aurait pu aller plus loin : en intégrant plus explicitement d’autres acteurs du territoire, en fixant des objectifs chiffrés, ou en engageant dès à présent des leviers plus contraignants. L’initiative pose des bases utiles et originales, mais elle laisse entrevoir ce qu’elle aurait pu devenir avec un petit supplément d’audace... (Photo FNC : à gauche, Pascal Secula, président de la FDC 21 et trésorier délégataire de la FNC, et à droite Anne-Marie Bareau, présidente du CNPF)


Nitrates et algues vertes en Bretagne : l’État face à ses obligations...

En Bretagne, la pollution aux nitrates d’origine agricole s’impose comme une crise environnementale et sanitaire persistante, révélatrice des limites des politiques publiques menées depuis des décennies. Malgré les alertes scientifiques, les condamnations judiciaires répétées et l’urgence écologique, les eaux bretonnes continuent de se dégrader, affectant la biodiversité, les usages du littoral et la santé humaine. La décision de justice du 13 mars 2025, reconnaissant la responsabilité de l’État et lui imposant d’agir sous dix mois, aurait dû marquer un tournant. Pourtant, plus d’un an après, les avancées concrètes restent insuffisantes, nourrissant un sentiment d’inertie face à un problème pourtant bien identifié. Dans ce contexte, Eau et Rivières de Bretagne entend franchir une nouvelle étape en mobilisant le levier judiciaire pour contraindre l’État à agir. Cette démarche s’inscrit dans ce que certains qualifient déjà « d’affaire du siècle bretonne », en écho à d’autres combats environnementaux majeurs. Elle ouvre également un pont vers un nouveau front contentieux : celui de l’exécution des décisions de justice, devenu un enjeu central pour garantir l’effectivité du droit environnemental. Un communiqué annonce : « la saisine du juge de l’exécution afin de contraindre l’État à appliquer la décision du tribunal administratif de Rennes rendue le 13 mars 2025. Ce jugement reconnaissait une carence fautive de l’État dans la lutte contre la pollution aux nitrates et lui imposait de prendre des mesures pour réparer les dommages écologiques et prévenir leur aggravation, dans un délai de dix mois. Or, plus d’un an après, l’association constate une absence de mesures concrètes et dénonce une situation d’inaction prolongée. Malgré quelques échanges institutionnels et l’annonce de travaux réglementaires, l’incertitude demeure, notamment en raison d’un moratoire gouvernemental sur la gestion de l’eau. Eaux et Rivières de Bretagne souligne que cette pollution dure depuis plus de cinquante ans et rappelle les nombreuses condamnations passées de l’État, restées sans effets suffisants. Face à cela, elle propose des solutions combinant approches agronomiques, écologiques et économiques, assorties de contrôles renforcés. Pour l’association, l’enjeu dépasse l’environnement : il concerne aussi la santé publique et les activités économiques. Elle insiste enfin sur un principe fondamental : dans un État de droit, les décisions de justice doivent être appliquées ».


Sorties en forêt : respectez la réglementation...

Avec le retour des beaux jours, les forêts redeviennent des espaces privilégiés pour se promener, respirer et se reconnecter à la nature. Mais derrière cette apparente liberté se cache une réalité moins connue : ces milieux fragiles sont strictement encadrés afin de protéger les écosystèmes. Certains gestes, souvent perçus comme anodins, peuvent avoir des conséquences lourdes, à la fois pour l’environnement… et pour le portefeuille. L’abandon de déchets, par exemple, reste un fléau. Une simple bouteille ou un emballage peut devenir un piège mortel pour la faune, attirée par les odeurs. Même les déchets dits « verts » ne sont pas sans impact : ils peuvent introduire ou favoriser des espèces envahissantes, perturbant l’équilibre naturel. Autre danger majeur : le feu. Un foyer mal éteint peut reprendre plus tard, sous l’effet du vent ou de la sécheresse. Quitter les sentiers balisés n’est pas sans conséquence non plus. Cela accélère l’érosion, détruit les jeunes pousses et fragilise les sols. Ces zones deviennent aussi plus dangereuses pour les promeneurs, exposés à des terrains instables. Au printemps, la cueillette doit rester raisonnable : au-delà de 10 à 15 tiges par personne, certaines espèces comme le muguet ou les jonquilles peuvent être menacées. Quant au bois mort, souvent ramassé à tort, il joue un rôle essentiel dans la fertilité des sols et la vie forestière. Les véhicules motorisés, enfin, sont particulièrement encadrés : bruit, dégradation des chemins et perturbation de la faune en font une nuisance majeure. Face à ces comportements, la loi prévoit des sanctions dissuasives : jusqu’à 1 500 € pour des infractions courantes, 135 € pour un feu illégal, et jusqu’à 45 000 € pour des prélèvements excessifs. Enfin, entre le 15 avril et le 30 juin, les chiens doivent impérativement être tenus en laisse afin de protéger la reproduction des espèces sauvages. Leur flair peut suffire à provoquer stress, abandon de nids ou mortalité des jeunes animaux. Pour éviter ça, vous pouvez aussi déguiser votre chien en loup, ce dernier n’étant pas concerné par le dérangement occasionné à la faune sauvage… Mais attention, même avec un costume digne d’un documentaire animalier, la réglementation, elle, ne se laisse pas berner.


Deux ministères au chevet de l’agriculture...

À mesure que la crise agricole s’installe, l’action publique semble se fragmenter entre deux pôles ministériels aux logiques parfois convergentes, souvent concurrentes. D’un côté, le ministère de l’Agriculture, incarné par Annie Genevard, défend une approche productiviste assumée, centrée sur la souveraineté alimentaire, la compétitivité et l’adaptation aux contraintes climatiques. De l’autre, le ministère de la Transition écologique, porté par Monique Barbut, insiste sur la nécessaire conciliation entre production et préservation des ressources, dans une logique d’équilibre environnemental. Entre les deux, un même texte : la loi d’urgence agricole, censée répondre à la colère du monde paysan. Mais derrière l’affichage d’un compromis, les lignes de fracture apparaissent clairement, notamment sur la gestion de l’eau, l’usage des intrants ou encore la gouvernance territoriale. Cette dualité interroge : s’agit-il d’une complémentarité constructive ou d’un chevauchement paralysant ? À force de vouloir ménager toutes les sensibilités, l’État prend le risque de produire une politique illisible, oscillant entre injonctions contradictoires. Dans un contexte où les agriculteurs attendent des réponses concrètes, rapides et cohérentes, cette cohabitation ministérielle pourrait bien ressembler moins à une stratégie qu’à une forme de gestion d’urgence prolongée.

 

La ligne Genevard : produire pour survivre

La position défendue par Annie Genevard s’inscrit dans une logique de réalisme économique et de souveraineté alimentaire. Face à l’intensification des crises (climatiques, sanitaires et économiques), elle assume une ligne claire : sans adaptation rapide des moyens de production, l’agriculture française reculera au profit des importations. La question du stockage de l’eau en est l’illustration la plus emblématique. Pour la ministre, le constat est simple : les épisodes climatiques extrêmes (excès d’eau en hiver, sécheresses estivales) imposent de repenser la gestion de la ressource. Refuser par principe les infrastructures de stockage reviendrait, selon elle, à condamner les agriculteurs à l’impuissance productive. Derrière cet argument, c’est toute une vision de l’agriculture qui s’exprime : une agriculture capable d’investir, d’innover et de sécuriser ses rendements...

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Assemblée générale du CIC : un nouveau président et une feuille de route tracée...

La 72e Assemblée générale du Conseil international pour la conservation de la faune (CIC), réunie à Vienne, s’est achevée par deux décisions majeures : l’élection de Luis de la Peña à la présidence et l’adoption d’une résolution structurante sur l’économie de la faune. Cet événement international a rassemblé plus de 650 participants (ministres, scientifiques, diplomates et acteurs de terrain) venus d’Europe, d’Afrique, d’Asie et des Amériques. Les échanges ont porté sur l’intégration de la conservation dans les politiques agricoles, l’aménagement des territoires et les économies rurales. Au cœur des débats : le concept « d’économie de la faune », présenté comme un levier permettant de concilier préservation de la biodiversité et développement local. L’Assemblée statutaire a également permis d’examiner les travaux du CIC et de réaffirmer son rôle de plateforme reliant science, politique et pratiques de terrain. Le président sortant, Philipp Harmer, a salué les progrès réalisés durant ses deux mandats, marqués par un renforcement de la visibilité internationale de l’organisation. Il passe désormais le relais à Luis de la Peña, avocat espagnol et figure reconnue du CIC, qui a insisté sur la nécessité de poursuivre une approche « réaliste et responsable », ancrée dans les territoires et les communautés. Point central de cette Assemblée, la résolution adoptée affirme que conservation et utilisation durable de la faune ne sont pas opposées mais complémentaires. Elle appelle les États et institutions internationales à reconnaître les économies fondées sur la faune comme des outils essentiels pour la biodiversité et le développement rural. Le texte insiste également sur l’importance d’une gestion fondée sur la science et met en garde contre des restrictions jugées contre-productives lorsqu’elles ne reposent pas sur des données solides. Enfin, plusieurs distinctions ont été attribuées, notamment à des figures majeures de la conservation, tandis que l’Allemagne a été désignée pays hôte de la prochaine Assemblée à Hambourg. Par ces décisions, le CIC affirme une orientation claire : faire de l’usage durable de la faune un pilier des politiques de conservation à l’échelle mondiale.


La semaine en bref...

-Ariège : le tribunal administratif de Toulouse a annulé un arrêté préfectoral pris en 2022 dans le département de l’Ariège, autorisant l’abattage d’isards à des fins scientifiques. Saisi par la Fédération départementale des chasseurs, le tribunal a jugé que cette décision ne respectait pas le cadre réglementaire applicable, notamment les dispositions encadrant les dérogations à la protection des espèces sauvages. Dans son jugement, la juridiction a relevé que les conditions permettant de justifier une telle autorisation n’étaient pas réunies. En particulier, l’État n’a pas été en mesure d’établir, d’une part, l’absence de solution alternative satisfaisante et, d’autre part, le caractère strictement nécessaire des tirs envisagés. En conséquence, l’arrêté préfectoral a été annulé pour illégalité. L’État a également été condamné à verser à la FDC la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés.

 

- Aude : la FDC a tenu son assemblée générale le vendredi 10 avril 2026 à Trèbes, en présence de ses adhérents et de représentants locaux. Cette réunion annuelle a permis de dresser un état des lieux des principaux enjeux rencontrés dans le département. Les conséquences des incendies de l’été 2025 ont occupé une place importante dans les discussions. Les intervenants ont évoqué les impacts sur les habitats naturels, la faune sauvage et les territoires de chasse, ainsi que les difficultés de gestion engendrées par ces événements. La question de l’indemnisation des dégâts agricoles causés par les sangliers a également été largement abordée. Ce sujet, récurrent, continue de susciter des inquiétudes parmi les chasseurs, qui financent en grande partie ces indemnisations. Plusieurs participants ont souligné le poids croissant de ces charges et les tensions qu’elles génèrent. Au cours des échanges, la situation financière du système d’indemnisation a été évoquée, dans un contexte d’augmentation des dégâts constatés. Les représentants de la fédération ont rappelé les dispositifs existants et les discussions en cours avec les autorités compétentes pour faire évoluer le cadre actuel.

 

- Corse : dans le massif de Bavella, la question du dérangement de la faune sauvage, et en particulier du mouflon, suscite des inquiétudes croissantes. En période sensible, notamment lors des mises bas qui s’étendent du printemps au début de l’été, la tranquillité des animaux constitue un facteur déterminant pour leur reproduction et leur survie. La présence de chiens non tenus en laisse, voire en divagation, représente un risque direct : la poursuite d’animaux peut provoquer un stress intense chez les femelles, susceptible d’entraîner des abandons ou des pertes de petits. Pourtant, la réglementation en vigueur dans les zones protégées interdit strictement ces pratiques, en particulier durant la période de reproduction. Au-delà de ces cas, le dérangement d’origine humaine est plus large. La fréquentation touristique, en hausse, multiplie les passages à proximité des zones de quiétude. Bruits, déplacements imprévus et approches répétées peuvent perturber les comportements naturels de la faune. Cette problématique n’épargne pas non plus certaines activités pourtant dédiées à l’observation de la nature. Si la photographie animalière se veut respectueuse, elle peut également générer des tensions, certains pratiquants déplorant la présence de promeneurs qu’ils estiment perturbatrice pour leurs observations. Cette situation souligne la nécessité d’un équilibre entre les différents usages de l’espace naturel. Dans ce contexte, le respect des règles, une meilleure information du public et une vigilance collective apparaissent essentiels pour limiter les dérangements et préserver durablement les populations animales.

 

- Doubs : réunis à Baume-les-Dames pour leur assemblée générale, les chasseurs du Doubs ont dressé un bilan globalement positif de la saison 2025-2026. Le président de la FDC, Jean-Maurice Boillon, a notamment souligné l’absence d’accident grave, avec aucun blessé recensé, un point jugé particulièrement satisfaisant. Autre fait marquant : le nombre de pratiquants ne baisse plus, une situation inédite depuis près de vingt ans. Après une longue période de déclin, les effectifs se stabilisent, portés par un regain d’intérêt pour les activités de pleine nature et par les actions menées localement pour attirer de nouveaux chasseurs, notamment les jeunes. L’assemblée n’a pas donné lieu à de grandes décisions, mais a permis d’officialiser les budgets et de renforcer les partenariats institutionnels, en présence d’élus locaux, du préfet et de représentants du monde agricole. Sur le terrain, la saison a été marquée par une gestion adaptée du grand gibier, notamment le sanglier, ainsi que par des actions en faveur de la biodiversité et des habitats. La fédération entend poursuivre ces efforts pour concilier chasse, sécurité et préservation des milieux naturels...

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Montpellier : l’idéologie contre le réel...

Il y a des décisions politiques dont les conséquences sont prévisibles. Et puis il y a celles qui relèvent d’un aveuglement assumé. L’interdiction de la chasse, sur les terres communales de Montpellier, décidée le 28 decembre 2020, appartient clairement à la seconde catégorie. Portée par l'élu municipal, Eddine Ariztegui, avec l’appui de l’ASPAS, cette mesure se voulait symbolique. Elle est aujourd’hui devenue un cas d’école… d’irresponsabilité. Car la réalité, elle, ne négocie pas avec les postures. Depuis plusieurs années, les sangliers gagnent du terrain dans les zones urbaines. À Montpellier, leur présence a explosé : jardins ravagés, poubelles retournées, risques accrus d’accidents, inquiétude croissante des habitants. Privée d’un outil essentiel de régulation, la ville a laissé s’installer un déséquilibre prévisible. Et celui-ci a fini par éclater au grand jour. Le 12 avril 2026, la préfecture n’a donc eu d’autre choix que d’ordonner une battue administrative exceptionnelle à Montpellier et Juvignac. Une opération lourde, mobilisant 62 chasseurs et leurs chiens, en pleine zone urbaine. Résultat : 29 sangliers prélevés en une seule journée. Ce chiffre, à lui seul, dit tout. Il ne s’agit pas d’un incident isolé, mais du symptôme d’une situation devenue incontrôlable. Organiser une battue en ville n’est jamais anodin. C’est une mesure de dernier recours, coûteuse, complexe et révélatrice d’un échec en amont. Cet échec est ici politique. À force de nier les réalités de terrain, certains élus ont préféré sacrifier l’efficacité au profit de l’affichage idéologique. Le résultat ? Une intervention d’urgence, dans des conditions bien plus risquées que celles qu’aurait permises une gestion régulière et encadrée. Pendant ce temps, les chasseurs, eux, ont repondu présents. Ceux-là mêmes que l’on caricature ou que l’on écarte sont appelés pour rétablir un équilibre que l’on a contribué à détruire. Ils assurent la régulation, interviennent dans des environnements difficiles, et financent en grande partie les conséquences des dégâts causés par le grand gibier. Un paradoxe qui mérite d’être souligné. Alors une question s’impose : qui paie l’addition de ces choix politiques ? Les contribuables, mobilisés pour financer des opérations exceptionnelles ? Les habitants, confrontés aux nuisances et aux risques ? Ou les chasseurs, sommés d’intervenir après avoir été écartés ? Peut-être serait-il temps, en effet, d’envoyer la facture à ceux qui ont pris ces décisions en toute connaissance de cause. Gouverner, ce n’est pas céder aux slogans. C’est anticiper, assumer et protéger. À Montpellier, certains ont oublié ces principes. Les sangliers, eux, ne les ont pas attendus


Crise de l'énergie : Monique Barbut confirme l'application des mesures de soutien à la filière forêt-bois

La hausse brutale du prix du gazole non routier, consécutive aux tensions internationales autour du détroit d’Ormuz, a fragilisé l’ensemble de la filière forêt-bois. Face à cette situation, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a engagé des consultations avec les professionnels et annoncé plusieurs mesures de soutien. L’État prévoit notamment une compensation équivalente à l’exonération d’accise sur le GNR agricole, étendue aux exploitants forestiers pour le mois d’avril. À cela s’ajoute une aide de 50 millions d’euros pour les transporteurs routiers, ainsi que des dispositifs de trésorerie : reports de cotisations sociales via la MSA, étalement des échéances fiscales et accès aux prêts « flash » de Bpifrance. Si ces annonces témoignent d’une volonté d’accompagnement, elles restent limitées dans le temps et bien en deçà des besoins structurels d’une filière déjà sous tension. Car au-delà de la crise énergétique, les professionnels font face à une pénurie croissante de matière première, aggravée par certaines orientations publiques incohérentes. Alors que l’État affirme vouloir défendre la souveraineté forestière et soutenir la transformation du bois en France, il laisse simultanément se développer des situations absurdes sur le terrain, où la ressource disponible n’est pas mobilisée. Ce décalage entre discours et réalité nourrit une incompréhension grandissante chez les acteurs économiques, qui peinent à maintenir leur activité malgré une demande soutenue en bois. Cette incohérence apparaît de manière flagrante dans le Parc national de forêts, où des arbres centenaires, parfois de grande valeur commerciale, sont abattus pour des raisons de sécurité puis laissés à l’abandon au sol. En vertu du statut de réserve intégrale, toute exploitation y est interdite, y compris lorsque les bois pourraient être valorisés. L’Office national des forêts justifie cette politique par des objectifs de biodiversité : favoriser les insectes, les oiseaux et la formation d’humus. Mais cette position dogmatique suscite l’indignation des riverains comme des professionnels. Comment accepter que des chênes, hêtres ou érables de qualité soient délibérément soustraits à toute utilisation, alors même que les scieries manquent de matière première et que la filière industrielle tourne au ralenti ? Cette gestion, décidée par l’État, revient à organiser le gaspillage de ressources précieuses au nom d’un principe absolu, sans considération pour les réalités économiques. Pire encore, elle contribue indirectement à nourrir les scolytes et autres ravageurs, alors qu’il existe ailleurs des bois sans valeur marchande pour remplir cette fonction écologique. En persistant dans cette voie, les pouvoirs publics fragilisent un secteur stratégique, affaiblissent la souveraineté nationale et alimentent un sentiment d’abandon chez les acteurs de terrain. Cette politique, déconnectée et contre-productive, mérite aujourd’hui d’être profondément remise en cause.