C’est la décision de la préfecture de l’Oise, après l’incident de Morienval, où un cerf aux abois a été tué par arme à feu (ce qui n’est pas interdit), mais d’après les témoins, un peu trop prés de la zone urbanisée. Les circonstances contreviennent donc à l’arrêté ministériel du 22 février 2019 relatif aux fins de chasses en zone urbanisée. « Lorsque l’animal est aux abois et qu’il se trouve à proximité d’habitations ou de jardins privés, il doit être gracié » a rappelé la préfecture. La Commission départementale de la chasse et de la faune sauvage (CDCFS) a donc rendu un verdict mesuré, sanctionnant plus une erreur qu’une faute. De son côté, l’équipage de la Futaie des Amis avait déjà pris la décision d’exclure l’auteur du tir. Mais l'affaire n’en est pas pour autant terminée, puisqu’une enquête de gendarmerie est en cours, et rendra ses conclusions au Parquet de l’Oise, dans le cadre d’une possible procédure judiciaire. La Société de Vènerie regrette vivement cet incident qui ne correspond en rien à la discipline qu’elle préconise, et elle a annoncé qu’elle tiendra compte des suites administratives et judiciaires.