En très grand nombre, les piqûres d'insectes représentent également un réel danger. Il faut savoir que les guêpes et frelons ne perdent pas leur dard lors de l'attaque, contrairement aux abeilles qui perdent la vie en abandonnant dard et parfois glandes à venin. Seules les premières peuvent donc piquer plusieurs fois de suite. Mais pour que la victime soit en danger, les piqûres doivent être extrêmement nombreuses. Dans ce cas, un véritable état de choc peut rapidement s'installer, se traduisant par une extrême fatigue, puis des malaises, une incapacité de tenir debout, parfois une agitation ou au contraire un coma. La victime devra être allongée et laissée au repos dans l'attente de l'arrivée des secours dont l'intervention sur place s'impose. Pour prévenir ces piqûres multiples, il faut savoir se débarrasser d'une multitude d'insectes vous prenant subitement en chasse. Le premier réflexe doit être de s'enfoncer immédiatement dans les broussailles les plus proches. Des insectes resteront certainement à votre contact et continueront à vous piquer, mais le gros de l'essaim s'arrêtera net dès que vous entrerez à l'abri des buissons. Plonger dans l'eau est une autre solution si l’environnement vous offre cette occasion.

Les morsures de vipères : en général, l'animal s'est échappé dès son forfait accompli. Quant à la marque des deux crochets, en forme de deux points de morsure distants de 8 millimètres, elle n'est pas toujours évidente. Dans le doute, mieux vaudra passer quelques heures de surveillance dans un service d'urgences que prendre le risque de laisser s'installer de graves troubles susceptibles de mettre en danger la vie. Sur place, pour ne pas aggraver la situation, il est bon d'éviter quelques attitudes peu recommandables. Il ne faut jamais inciser le point de morsure « pour faire saigner » ou chauffer la zone de morsure « pour inactiver le venin ». L'aspiration n'a jamais fait ses preuves : à la bouche, il faut l'éviter. La pose d'un garrot est formellement contre-indiquée quelle que soit la situation. Une chose est sûre, la victime devra s'abstenir de tout effort inutile susceptible d'accélérer la diffusion du venin. Le plus souvent, elle pourra cependant regagner une zone facilement accessible par ses propres moyens, et sera alors rapidement orientée vers le service d'urgences le plus proche. Dans de très rares cas, des signes de gravité surviennent dans l'heure qui suit la morsure : soit sous la forme d'une réaction allergique similaire à celle décrite après une piqûre d'insecte, soit sous la forme d'un gonflement rapidement extensif autour du point de morsure, suivi d'un état de choc (au sens médical du terme) avec malaise, parfois agitation, fatigue extrêmement sévère, palpitations, etc. Dans ces cas, la victime sera allongée et restera immobile jusqu'à l'arrivée des secours. La peur des serpents est profondément enracinée dans notre inconscient. Cela explique probablement l'angoisse extrême dont souffrent la plupart des gens victimes d'une morsure de vipère. La présence calme et rassurante d'un entourage qui ne se laisse pas dépasser par son anxiété est primordiale pour éviter une réaction de panique.