Pendant que, en Allemagne, le gouverneur de Bavière, Markus Soeder, déclarait que son administration d’État venait d’adopter un décret autorisant les chasseurs à procéder à l’abattage de loups, auteurs d’attaques sur le bétail, notre ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, participait à une table ronde. L’évènement, organisé par l’AFJA (Association française des journalistes agricoles), était animé par Eric de La Chesnais, journaliste au Figaro, et portait sur le thème : « Le loup : menaces ou opportunités pour le pastoralisme ? ». Avec le ministre se trouvaient Claude Font, Secrétaire général de la FNO (Fédération nationale ovine), Jean-David Abel de France nature environnement, Thomas Pfeiffer fondateur de l’association « La maison du loup ». Au-delà des différends sur la présence du loup, cette soirée a été l’occasion pour le ministre, de revenir sur les engagements du gouvernement. Il a ainsi confirmé que le personnel de la seconde brigade loup était en cours de recrutement, et qu’il ne restait plus qu’à déterminer où elle sera stationnée, dans le Massif Central ou les Pyrénées ». Concernant la simplification du protocole de défense, l’option de la fusion entre tir de défense simple et tir de défense renforcé est en discussion interministérielle. On a bien évidemment parlé indemnisations, et notamment la prise en charge des salaires des bergers. Enfin, sur la piste de la révision du statut du loup dans la convention de Berne, Marc Fesneau a été catégorique : « c’est un processus long de documentation et de travail avec les autres États, qui n’aboutira pas avant plusieurs années… » ajoutant en guise de conclusion : « Merci d’avoir organisé ce débat, cela montre qu’on peut essayer d’en discuter… ».