Les cas se multiplient, ce qui ne manque pas d’inquiéter certains élus qui ne savent pas comment résoudre ce problème. Quelquefois, il s’agit d’animaux séparés accidentellement de leur compagnie, à la suite d’une action de chasse, ou d’un déplacement interrompu fortuitement (route, voie ferrée…), mais le plus souvent, il s’agit d’animaux qui se sont installés à demeure, bénéficiant de la « protection » volontaire ou involontaire des habitants. Dans le premier cas, l’animal esseulé et apeuré peut avoir un comportement craintif, causant dans une fuite éperdue des dégâts, ou un comportement agressif, s’il se sent pris, sans possibilité de fuite. A Saint Jean de Thouars (Deux-Sèvres), depuis lundi dernier, une petite bête de compagnie erre en bordure des champs et dans le bourg, entre la Place de l’Abbaye et le Chemin de la rivière. La commune a utilisé l’application « Intramuros » pour prévenir la population et inviter à la vigilance, pour éviter un accident. A Saint Raphaël (Var), c’est en pleine journée que trois jeunes sangliers ont visité un quartier de la ville, tout à fait à l’aise, et se laissant même photographier par les habitants. Le problème est que ces animaux n'ont plus d'heure pour se montrer et n’ont plus peur des voitures et des piétons. Les marcassins, qui naissent dans ces milieux, ne sont plus éduqués en sangliers des bois, plongeant dans les poubelles à la recherche de nourriture, allant même la réclamer aux passants qu’ils n’hésitent pas à mordre pour avoir satisfaction. Les défenseurs des animaux, qui s’opposent à leur élimination, ne leur rendent pas service. Il faudra forcément intervenir un jour prochain, et espérer les remettre dans le milieu qu’ils n’auraient jamais dû quitter est une utopie.