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Cent millions d’€ supplémentaires pour le recyclage des friches

L’artificialisation des sols réduit progressivement les espaces naturels et les terres agricoles, puisque, entre 20 000 et 30 000 hectares sont grignotés chaque année. En cohérence avec les ambitions de l’Union européenne, la loi Climat et Résilience a défini l’objectif d’atteindre l’absence de toute artificialisation nette des sols et de réduire par deux la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers d’ici 2032. Pour atteindre cet objectif, qui ne s’oppose en rien à la construction de logements et au développement des territoires, 650 millions d’euros du Plan de Relance ont déjà été mobilisés pour recycler les friches et le foncier artificialisé, et le Premier ministre, en déplacement à Amiens, a décidé de redéployer 100 millions d’euros supplémentaires à destination de ce fonds friches. 503 projets ont déjà été sélectionnés pour un total de 280 millions d’€ de subventions octroyées. Enfin, pour accompagner la transition écologique dans les territoires, le Gouvernement mobilise également 675 millions d’€ du 4ème Programme d'investissements d'avenir (PIA4) consacrés aux « solutions pour la ville durable et les bâtiments innovants ». Les lauréats bénéficieront d’un accompagnement en phase d’incubation du projet d’une durée de 36 mois maximum, soutenue financièrement et techniquement par l’État à hauteur de 500 000 euros maximum. Arrivés à maturité, les projets bénéficieront du soutien du Programme d’investissements d’avenir pour la mise en œuvre des actions innovantes.


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Une bactérie potentiellement mortelle pour les porcs, découverte pour la première fois chez des sangliers

C’est le résultat d’une étude parue le 10 janvier 2022 dans la revue « Emerging Infectious Diseases », menée par des chercheurs de l’Institut de Recherche en Santé Digestive, sous la tutelle d’INRAE, l’ENVT, l’Inserm et l’université Toulouse III – Paul Sabatier. La découverte de cette bactérie, qui n’est, jusqu'à preuve du contraire, pas pathogène pour l’Homme, illustre l’importance du pacte biosécurité-bien-être animal, et met en lumière la nécessité de développer des programmes de surveillance de la faune sauvage. Les scientifiques sont partis d’une observation : une surmortalité de sangliers dans plusieurs départements métropolitains. Des travaux préliminaires montrent que ces sangliers ont succombé à une infection bactérienne due à une souche de Escherichia coli (E. coli) particulière. Celle-ci provoque des œdèmes, mortels par le biais d’une shigatoxine. Il s’agit d’une bactérie commune en élevage porcin, mais qui n’avait encore jamais été trouvée chez les sangliers. L’équipe de recherche a alors étudié cette souche, et pour ce faire, des échantillons ont été collectés sur différents sites. Le génome des bactéries a été séquencé, et le verdict a été confirmé : la souche responsable, bien que proche de celle retrouvée en élevage, est nouvelle. Il s’agit d’un hybride entre deux souches de E. coli… qui, pour l'instant, ne circulerait que chez des animaux sauvages, car elle ne présente aucun gène de résistance aux antibiotiques. Si les scientifiques se montrent rassurants, ils craignent cependant qu’elle ne devienne transmissible aux élevages de porcs domestiques. (Contacts scientifiques : Institut de recherche en santé digestive, Université Toulouse 3 ; Département scientifique MICA ; Centre INRAE Occitanie-Toulouse).


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Effondrement de la biodiversité : cinq associations attaquent l'État

Cinq ONG ont déposé, lundi dernier, un recours contre l'État auprès du Tribunal administratif de Paris, pour « manquement à ses obligations de protection de la biodiversité ». La requête fait suite à un recours gracieux adressé, en septembre dernier, au gouvernement par ces associations, qui espéraient la fin du processus d'autorisation de mise sur le marché des pesticides, et la suspension des produits déjà autorisés qui entraînent une « perte inestimable de biodiversité ». Sont dénoncés les insecticides néonicotinoïdes, qui viennent de faire l'objet d'une nouvelle autorisation dérogatoire de 120 jours, pour, en l’absence d’autres moyens, sauver la filière betteravière. La récente note scientifique de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), sur le déclin des insectes, dénonçait effectivement une mauvaise prise en compte des recommandations de l'Agence de sécurité sanitaire (Anses) par la réglementation visant à protéger les abeilles.


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Le Conservatoire d'espaces naturels va préserver la biodiversité des pelouses calcaires

Mercredi dernier, en petite Beauce, le sous-préfet à la relance Simon Karleskind, le directeur régional de l’OFB, le président et le directeur du Conservatoire d’espaces naturels de Loir-et-Cher, le président de Beauce Val de Loire égaiement vice-président du Département, et les maires de Maves et de La Chapelle-Saint-Martin-en-Plaine ont arpenté cet écosystème spécifique constitué de pelouses calcaires rases qu’il convient de continuer à protéger. Ainsi, au cours de l’année 2022, ce sont quinze hectares supplémentaires qui devraient être acquis par le Conservatoire d’espaces naturels de Loir-et-Cher grâce à l’appel à projets lancé par l’OFB et intitulé « MobBiodiv’Restauration », le but étant de soutenir la restauration de milieux secs et le maintien en bon état des espèces qui y sont inféodées. À La Chapelle-Saint-Martin-en-Plaine, ces surfaces sont situées en zone Natura 2000 (ZPS), au cœur de la Petite Beauce. Les 76 800 € obtenus via l’appel à projets vont permettre de financer l’acquisition des parcelles à hauteur de 85%.


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Canada : un village envahi par des dindons sauvages

Branle-bas de combat et sus aux dindons sauvages dans le village de Sainte-Geneviève-de-Batiscan, en Mauricie, aux prises avec une invasion de ces animaux. Regroupés en bandes de plusieurs dizaines d’individus, les dindons causent des dégâts aux cultures maraichères et inquiètent, par leur prolificité, les producteurs. Il est vrai qu’un couple de dindons peut élever une dizaine de jeunes tous les ans, qui envahissent les champs, les routes et les jardins des résidences. Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs avait bien assoupli les règles de chasse en 2020, mais la mesure semble n’avoir pas été suffisante. Personne ne sait ce qui attire les animaux dans cette région, mais ça agace les habitants déjà aux prises avec des « chevreuils » présents par centaines, et qui eux aussi, se servent généreusement sur la nature et ses productions végétales… Pour les agri-canadiens, la seule façon de régler ces problèmes est de stopper la croissance des populations, et pour ça, seule une chasse ciblée pourra y parvenir.


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Les communes forestières aux prises avec l’ONF

Même quand elles n'ont pas de recettes de vente de bois, les communes doivent s’acquitter de la taxe annuelle sur les hectares de forêt communale, c’est ce que vient de confirmer le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, qui précise : « L’article 92 de la loi de finances prévoit que les contributions des collectivités territoriales aux frais de garderie et d’administration de leurs forêts relevant du régime forestier, sont fixées à 12 % du montant des produits de ces forêts… Ces collectivités acquittent en outre, au bénéfice de l’ONF, une contribution annuelle de 2 € par hectare de terrains relevant du régime forestier, prévue par l’article 48 de la loi de finances pour 2012. Si cette contribution annuelle de 2 € par hectare est forfaitaire, les frais de garderie sont en revanche assis sur un chiffre d’affaires. Ainsi, en l’absence de coupes dans l’année et donc de revenu, la commune concernée ne versera aucun frais de garderie à l’ONF, mais comme le régime forestier repose sur un principe de solidarité nationale, la contribution forfaitaire de 2 € par hectare reste due… ».


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Le maire de Briançon élu président du Parc national des Ecrins

Arnaud Murgia, le maire de Briançon, a été élu président du Conseil d'administration du Parc national des Ecrins qui était présidé, depuis 2001, par un élu isérois. Il est donc le quatrième président de ce PN des Ecrins, à cheval sur deux départements, les Hautes-Alpes et l'Isère, ce qui, pour le président du département des Hautes-Alpes, Jean-Marie Bernard, est : « Une bonne nouvelle pour notre territoire… ». Arnaud Murgia, qui succède à Bernard Héritier, maire de Valjouffrey, s’est dit très fier d'avoir été élu, et envisage son action autour de la « préservation et la valorisation de ces espaces naturels merveilleux ». Le PN des Ecrins a été officiellement créé le 27 mars 1973, après avoir été préfiguré dés… 1913. Les premiers agents ont été recrutés à partir de 1974, et, en 1976 le parc s’est doté d'un lieu d'accueil : la maison du Parc, à Vallouise, qui a reçu, le 27 août 1977, la visite du président Valéry Giscard d'Estaing. Il donna le coup d’envoi des premières actions du Parc, dont une tentative infructueuse de réintroduction de bouquetins, et la création des premières bases de données scientifiques. En avril 2019, le parc a été inclus dans la Liste verte de l'UICN, certification qui reconnaît les aires protégées dont la gestion est efficace et dont la gouvernance suit les standards établis. Fin décembre 2019, la zone cœur du parc s'est agrandie de 705 ha, avec l'intégration de deux réserves contiguës au cœur du parc : la réserve naturelle nationale de la haute vallée de Saint-Pierre, et la réserve naturelle nationale des pics du Combeynot. Le conseil d'administration du parc, dont le cœur est classé « aire protégée de catégorie II » par la Commission mondiale des aires protégées de l'UICN, rassemble des élus locaux, des représentants des services de l’État, des chambres d'agriculture, des scientifiques, des représentants d'associations reconnues au titre de la protection de la nature.


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​​​​​​​Les blessures par balles de chasse

Elles sont souvent la conséquence de tirs de longueur, notamment en plaine et dans les découverts, où les distances sont plus difficilement appréciées qu’en sous-bois. Les balles lourdes, utilisées en battues, plongent rapidement vers le sol au-delà de la DRO, augmentant ainsi le risque de blessures basses. Les tireurs placés en lisière du bois et qui peuvent tirer en plaine, ont souvent un temps de retard sur les animaux débuchant. Dans ces conditions, la visée ne devient effective qu'après un parcours conséquent de ces derniers à découvert. Les blessures hautes des membres, fractures de l'omoplate, de l'épiphyse proximale de l'humérus au membre antérieur, du fémur au membre postérieur, ralentissent, voire immobilisent très vite l'animal, d'autant que ces blessures s'incrustent la plupart du temps en profondeur, dans l'entrée de la poitrine ou dans le bassin. Un grand cerf ou un lourd sanglier est pratiquement condamné à l'immobilité par une telle blessure, dès lors qu'une épaule ou une cuisse est très fracturée. Quant aux balles basses qui touchent les extrémités des membres (onglons), elles sont très douloureuses et arrêtent rapidement un gibier de grand poids. L'animal, non poursuivi, cherchera rapidement une reposée. Comme chez les humains, l'innervation sensitive des extrémités des membres est particulièrement conséquente, d'où cette sensibilité exacerbée à la douleur, lors d’une atteinte. Néanmoins, la blessure étant peu invalidante, le blessé pourra prendre un grand parti dès le moindre soupçon de poursuite, pour n'être, la plupart du temps, jamais retrouvé. De nombreux sangliers tués sont porteurs de lésions bien cicatrisées des extrémités des membres, et malgré ce handicap, se comportaient normalement dans les compagnies, posant au sol sorte de tampon de peau élastique et dur.


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Un cas de peste porcine africaine détecté sur un sanglier, en Italie

L'Institut Zoo prophylactique de l'Ombrie et des Marches (ISZUM) a confirmé l’infestation d’un sanglier par la PPA, à Ovada, dans le Piémont. Ce cas, qui inquiète au plus haut point les éleveurs de porcs et les chasseurs, a été immédiatement signalé au ministère italien de l'Agriculture, qui vient de la notifier à la Commission européenne et l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE). La PPA, endémique en Afrique depuis des dizaines d'années, affecte actuellement d’autres continents (Europe, Asie et plus récemment l’Amérique). En Europe, le virus est présent en Estonie, Lituanie, Lettonie, Pologne, Serbie, Ukraine, Russie, Biélorussie, Moldavie, Slovaquie, Roumanie, Allemagne et Bulgarie, recensait récemment le ministère français de l'Agriculture. Il est également présent de longue date en Italie, mais uniquement sur l'île de Sardaigne. Il est donc fort probable que l’animal contaminé l’ait été par un sujet porteur d’un pays limitrophe. Si cette maladie ne présente pas de risque pour la santé humaine, elle a, en revanche, de lourdes répercussions pour les professionnels du porc, puisque les pays touchés perdent leur statut « indemne de PPA », ce qui leur ferme la porte des exportations, non seulement pour les porcs vivants, mais aussi pour les produits fabriqués à base de viande de porc.


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Idée cadeau : le coffret de 6 CD : Hymne à la trompe de chasse

Un monument musical à offrir... pour les fêtes de fin d'année

Les sonneurs de trompe… de chasse, ceux qui sont restés fidèles aux traditions de la vénerie, vont être heureux d’apprendre la sortie de ce coffret de 6 CD qui couvrent tout l’art de la musique de chasse : Cd 1 : « Au Panthéon de la vénerie » (45 fanfares). Cd 2 : « Protocole et déontologie de la vénerie d’hier et d’aujourd’hui » (84 fanfares). Cd 3 : « Hommages, honneurs et dédicaces » (64 fanfares). Cd 4 : « Fanfares d’animaux et de circonstances » (72 fanfares). Cd 5 : « La chasse à tir en fanfares » (54 fanfares). Cd 6 : « Histoire et modernité à l’épreuve des exigences de la musique » (30 fanfares). Dans le livret qui accompagne cette collection magistrale, Philippe Dulac souhaite la « Bienvenue dans ce panthéon sonore », et Pierre de Rouälle « félicite Hubert Heinrich pour l’originalité de son initiative, contribuant avec faste à l’élargissement d’un patrimoine commun à la trompe des sonneurs et à l’activité des équipages ». Ce magnifique coffret, d’une richesse musicale incomparable, est disponible au prix de 64 €, frais d’envoi compris auprès de : Institut Hubert Heinrich, 8 rue du Bout Dessous, 25250 Gémonval. Internet : www.ihh.gemon@yahoo.fr

 

 


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Dossier chaud : Engrillagement : le malaise est-il de chaque côté de la clôture ?

Des milliers de rouleaux de grillage ont bouleversé les biotopes, coupé des passages séculaires, isolé des noyaux de populations. De plus en plus, des régions entières sont découpées en secteurs indépendants les uns des autres. Or, des échanges d’individus sont nécessaires d’une zone à l’autre pour maintenir la richesse d’un patrimoine génétique longuement acquis. Toute entrave est donc signe d’appauvrissement, ce qui, à terme, représente un danger pour la diversité de la faune sauvage… Quelques députés et sénateurs planchent actuellement sur le sujet et devraient, au début de l’année prochaine, présenter leurs premières propositions.

 

 

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