Début octobre, la préfecture de l’Ariège autorisait la chasse de 10 lagopèdes, par arrêté aussitôt saisi en référé par le Comité écologique ariégeois (CEA), et aussitôt suspendu par le Tribunal administratif de Toulouse, le 13 octobre. Quelques jours plus tard, à la demande de One Voice, il en fut de même pour la chasse de 20 perdrix grises des montagnes, dont l’autorisation de chasse a également été suspendue le 18 octobre. « C'est une petite victoire, mais c'est déjà une victoire pour la biodiversité » a déclaré l’avocate de l'association One Voice, regrettant cependant que 4 oiseaux aient déjà été tués. S’appuyant sur le fait qu’en Haute-Savoie, la chasse n’est autorisée que si l’indice de reproduction est égal ou supérieur à 0,4 jeune par adulte, cet indice n’était que de 0,36 en Ariège. Jean-Luc Fernandez, président de la FDC, a, de son côté déclaré : « C’est une évidence, il faut gérer au mieux les populations de lagopèdes et de grands tétras, mais il faut reconnaitre que la perdrix grise n'est pas menacée dans les Pyrénées. L’espèce, qui profite du réchauffement climatique, se développe et il y a de plus en plus d'oiseaux sur le terrain. Les associations anti-chasse peuvent prétendre s'intéresser aux oiseaux, mais elles n'en ont jamais vu un de leur vie, à part en photo. Elles ne fournissent aucun travail sur le terrain et n'ont aucune compétence pour la préservation de ces oiseaux, contrairement aux chasseurs. Ce n'est pas la protection de l'oiseau que ces associations veulent, mais l'interdiction pure et simple de la chasse en montagne ».