Il aura fallu plus de dix ans, mais enfin, la vérité éclate. Comme le loup hybride tué dans le Valais en mai dernier (notre photo), l’animal tué en mars dans les Grisons était, lui aussi, bel et bien issu d’un croisement entre un chien et un loup. Les analyses effectuées par le Laboratoire de biologie de la conservation (LBC) de Lausanne, et par le Centre Senckenberg de génétique des animaux sauvages de Gelnhausen (Allemagne), ont révélé qu’il s’agissait d’un animal de la deuxième génération de rétrocroisement, a indiqué l’Office de la chasse et de la pêche du canton des Grisons. Les spécialistes pensent qu’il a très probablement migré du nord de l’Italie vers les Grisons en passant par le Tessin. En décembre 2021, les autorités grisonnes avaient été informées de la présence de cet animal près de Domodossola, en Italie. Le canidé a ensuite été aperçu au Tessin, puis en mars dans la vallée du Rhin, dans la région de Coire. Selon la loi fédérale sur la chasse, les hybrides présumés doivent être tués par les autorités cantonales en cas de soupçons fondés. La mise à mort de cet hybride dans les Grisons a donc été effectuée en accord avec l’Office fédéral de l’environnement. La lutte s’organise également en Italie, où la capture et la stérilisation de loups hybrides est en cours. Et pour la France, qui n'échappe pas à cette pollution génétique, il faudra aussi en passer par là...