Les gardes de l’OFB, du Parc national et les lieutenants de louveterie ont des moyens techniques adaptés, nous allons demander à M. le Préfet de les mettre en action… ». Le grand bazar se poursuit donc avec cette calamité, que ses défenseurs n’ont jamais vu de près, et de loin uniquement dans un zoo ou sur un écran de télé. Ce qui était annoncé arrive, et l’émancipation des jeunes louvards ne fait qu’ajouter de la détresse à la détresse, déjà trop fortement ancrée dans les campagnes. Tout cela aura forcément une fin, mais que de larmes versées en attendant. Si le tableau officiel des pertes en animaux domestiques s’élève à plus de 10 000 têtes, les pertes en animaux sauvages ne sont pas estimées. Alors faisons-le ici, avec les chiffres de l’OFB qui évalue la population de loups à quelques 600 individus (mais plus du double selon les éleveurs). Un loup consomme en moyenne une centaine de proies par an, ce qui en fait 60 000 pour les 600 loups annoncés. Comme on connait les pertes chez les éleveurs, le reste est donc pris sur la faune sauvage (mouflons, chamois, chevreuil, cerf et quelques animaux domestiques, des chiens en particuliers). La soustraction est simple à faire : 60 000 – 10 000 = 50 000 têtes de gibier décimées. Et si l’on prend en compte les estimations des éleveurs, il y en aurait le double ! Mais qu’on ne s’y trompe pas : derrière ce semblant de défense de la biodiversité, se dissimule une vaste opération anti-chasse… dont les chasseurs eux-mêmes n’ont pas encore pris la mesure. Un jour prochain, peut-être…