Cinq ONG ont déposé, lundi dernier, un recours contre l'État auprès du Tribunal administratif de Paris, pour « manquement à ses obligations de protection de la biodiversité ». La requête fait suite à un recours gracieux adressé, en septembre dernier, au gouvernement par ces associations, qui espéraient la fin du processus d'autorisation de mise sur le marché des pesticides, et la suspension des produits déjà autorisés qui entraînent une « perte inestimable de biodiversité ». Sont dénoncés les insecticides néonicotinoïdes, qui viennent de faire l'objet d'une nouvelle autorisation dérogatoire de 120 jours, pour, en l’absence d’autres moyens, sauver la filière betteravière. La récente note scientifique de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), sur le déclin des insectes, dénonçait effectivement une mauvaise prise en compte des recommandations de l'Agence de sécurité sanitaire (Anses) par la réglementation visant à protéger les abeilles.