Le 6 janvier dernier, animée par Rob Nelson, s’est déroulée la conférence organisée par le Conseil international de la chasse et de la conservation du gibier (CIC), avec la participation de Karrie Meadows (Communication Manager, Dallas Safari Club) et Jason G. Goldman (journaliste scientifique). Le thème général était : « En tant que sujet hautement émotif, la chasse est souvent entourée de désinformation, créant ainsi un fossé entre les gens, ce qui est encore accru par les médias sociaux. Une communication efficace avec le monde extérieur est donc importante, si nous voulons préserver l'avenir à long terme, de la chasse et des chasseurs ». Jason Goldman a ouvert les débats avec une présentation évaluant la stratégie actuelle de communication des chasseurs, qui est selon lui, « un modèle de déficit ». Et il a suggéré que, pour combler le fossé de l'éducation, il fallait apporter les connaissances qui mènent à la compréhension. « Se concentrer sur la viande et l'argent ne fonctionne pas, parce que les gens sont imprégnés de leurs propres valeurs, identité sociale, idéologie, émotions, connaissances préexistantes et exposition aux médias » a-t-il déclaré. Jason Goldman a donc proposé que, face à nos opposants, les chasseurs pensent différemment, afin de renforcer la confiance grâce à un engagement honnête qui encourage le compromis. Puis il poursuivait avec la nécessité d'une participation médiatique plus proactive « qui n'attend pas pour corriger les mythes ou la désinformation sur la chasse...». Il laissa ensuite la parole à Karrie Meadows, qui expliqua comment les organisations nationales et internationales pourraient encourager les individus à partager leurs histoires, peu importe qu’ils aient, ou pas, des compétences ou une expérience professionnelle en rédaction. « Tout le monde a une histoire à raconter, et les organisations peuvent fournir un exutoire à ces messages. Elles peuvent aider en encourageant plus de photos et de descriptions de l'expérience de chasse dans son ensemble, du début à la fin, au lieu d'inclure uniquement les photos du moment de la récolte. Les organisations peuvent créer des lignes directrices et des attentes, mais il est important de se rappeler que le changement prend du temps… ». Pour conclure, le modérateur Rob Nelson a rappelé l'importance de fixer des limites, et de savoir quelles lignes entourent ce qui est acceptable, et ce qui ne l’est pas, au sein des chasseurs et des groupes de défense des droits des animaux.