« Dans les Bauges, on connaît le chamois « comme nulle part ailleurs dans le monde » déclarait la semaine dernière, lors d’un séminaire qui a réuni 98 scientifiques, le directeur de l’OFB de Savoie et Haute-Savoie, François-Xavier Nicot. Mais si la réserve nationale de chasse et de faune sauvage du massif est une référence scientifique internationale pour cet animal, le milieu est soumis aussi aux aléas climatiques puisqu’on apprenait également que la zone favorable au développement des populations de chamois pourrait se rétracter de 30 %, d’ici 2100, notamment en raison de la modification des disponibilités fourragères, conséquence du réchauffement climatique. C’est l’une des hypothèses qui étaient abordées mardi dernier, aux spécialistes de la faune sauvage, réunis à Bellecombe-en-Bauges, sous l’égide d’Anne Loison, directrice de recherche au CNRS (Centre national de la recherche scientifique) au Laboratoire d’écologie alpine. La réserve nationale des Bauges, créée il y a un siècle, couvre 5265 hectares. Elle est gérée par l’OFB et les animaux (chamois, bouquetin, lagopède, tétras et lièvre variable) y sont étudiés en coopération avec le CNRS, l’INRAE et les universités de Savoie, de Grenoble et de Lyon.