Les autorités de la capitale australienne vont faire appliquer, dès juillet prochain, une nouvelle loi interdisant propriétaires de chats domestiques de les promener à l’extérieur, sans laisse. En cas de non-respect de cette disposition, le maitre pourra se voir infliger d’une amende de 300 dollars australiens (environ 200 €). Toutes griffes dehors, les autorités, par la voix de Rebecca Vassarotti, ministre de l’Environnement de l’ACT (Territoire de la capitale australienne), ont estimé que, pour la seule ville de Canberra, les chats en divagation croquent près de 100 000 oiseaux, 2 000 mammifères, 30 000 reptiles et 6 000 grenouilles, dont des spécimens appartenant à des espèces protégées. Mais, là où le bien-être animal prend le dessus, c’est que cette loi ne s’appliquera pas aux chats adoptés ou achetés avant le 1er juillet, car, a déclaré Chris Steel, le ministre des Transports et des services publics : « Nous comprenons que ces animaux et leurs propriétaires peuvent ne pas être préparés ou habitués au confinement ». Deux ministres australiens pour rappeler ce qu’a écrit Buffon il y a deux siècles et demi : « Le chat est un domestique infidèle qu’on ne garde que par nécessité » (Histoire naturelle, générale et particulière)